L'Histoire Fascinante du Barbecue : Des Origines Médiévales à Nos Jours

L’été est enfin là, et avec lui son lot de fêtes et de retrouvailles autour de bonnes grillades. Avec lui, le retour de traditions bien ancrées comme les bonnes grillades en famille ou entre amis. L’arrivée des beaux jours amène les apéros entre amis, les déjeuners sous le soleil et les week-ends au vert, et tout ceci autour d’un bon barbecue. Chez Esprit Barbecue, nous sommes passionnés par tout ce qui touche de près ou de loin à la cuisson en plein air. Aujourd’hui on vous propose un voyage dans le temps sur l’histoire du barbecue, ses origines et son évolution !

Les Origines Mystérieuses du Barbecue

Les origines de ce mode de cuisson incontournable en été sont incertaines.À en croire le CNRTL, le mot barbecue serait un emprunt à l’anglo-américain. Le mot qui fait son entrée en anglais au XVIIe siècle vient lui-même de l’hispano-américain «barbacoa» qui renvoie au mot «arawak» désignant un ustensile de bois permettant de rôtir ou fumer la viande.

Une autre version rend hommage à une vieille expression française. Pour certains linguistes le mot barbecue viendrait en effet de «barbe à queue», exclamation que l’on doit à un groupe d’explorateurs ayant dégusté, lors d’un voyage, une chèvre cuite entière «de la tête à la queue».

Si la réussite d’une cuisson à l’étouffée apparaît pour beaucoup comme un mystère gardé par quelques as du barbecue, l’origine de ce mode de cuisson l’est tout autant.

Étymologie du mot barbecue : entre légende française et racines amérindiennes

Le barbecue remonte probablement aux premiers feux de camp humains. Mais le mot, lui, a deux histoires possibles : soit une origine française - « de la barbe au cul », en référence à la cuisson de l’animal entier - soit une origine amérindienne, avec le mot barbacoa, utilisé par les Arawaks pour désigner une grille de cuisson. Les Espagnols l’ont ensuite transmis aux Anglais sous sa forme actuelle.

Le terme apparaît dans la langue de Molière vers 1950, il provient de l’anglo-américain « barbecue » ou BBQ. L’étymologie du mot est un peu floue, mais les linguistes proposent l’origine suivante : «barbecue» descendrait de l'hispanoamérindien «barbacoa», un mot des indiens arawak qui désigne un treillage de bois pour cuire ou fumer les viandes.

Saviez-vous que contrairement à l’idée reçue, les Mongols n’ont pas inventé le barbecue ? C’est une invention des Taïnos. Une tribu amérindienne qui a développé cette technique de cuisson lente et fumée. Des claies de bois, un brasier, et voilà la viande délicatement cuite et fumée.

Les Conquistadors ont rapporté cet usage en Europe au XVe siècle, après l’avoir découvert chez les Taïnos, un peuple des Caraïbes. Le substantif « barbecue » vient de « barbacoa » en taïno, une langue amérindienne de Haïti. Le barbacoa était un treillage de bois qui permettait de cuire et fumer de la viande.

Vestiges Anciens du Barbecue

Des fouilles aux Pays-Bas ont révélé que le barbecue date de 7 700 ans ! La découverte d’une lame de silex et d’ossements cuits d’auroch témoigne de cette ancienne tradition de grillades en plein air. Selon les travaux des scientifiques, les chasseurs-cueilleurs auraient commencé par consommer la moelle des os avant de faire cuire les côtes.

Vous vous souvenez d’Homère ? Le plus célèbre poète grec de l’Antiquité et auteur de 2 épopées : l’Iliade et l’Odyssée. Environ 850 av. “Et quand la flamme tomba et s’éteignit, il étendit les broches au-dessus des charbons en les appuyant sur des pierres, et il les aspergea de sel sacré.

Le Barbecue au Moyen Âge

Lorsque nous parlons de cuisine médiévale européenne, nous faisons référence aux régimes alimentaires et aux habitudes culinaires des cultures du Ve au XVe siècle. Les gens du Moyen Âge préparaient leur nourriture sur un feu ouvert, parfois partagé par tous les habitants d’une ville.

Les aliments de base du Moyen Âge étaient le pain et les céréales. Les pauvres mangeaient généralement de l’orge, de l’avoine et du seigle - le blé (utilisé dans le pain, la bouillie, le gruau et les pâtes) était réservé aux riches. Le riz et les pommes de terre ont été introduits plus tard et ne se sont répandus qu’après les années 1530. À la fin du Moyen Âge, un type de cuisine plus raffinée s’est développé, établissant des normes pour la noblesse dans toute l’Europe.

Ce changement a permis d’introduire, entre autres, les amandes, le poivre noir, le safran, le gingembre, le vin et le vinaigre. La cuisine médiévale était fortement tributaire des céréales, en particulier des différents types de blé.

L’Église catholique romaine avait une grande influence sur les habitudes alimentaires des gens. Par exemple, il était interdit à la plupart des chrétiens de manger de la viande pendant un tiers de l’année. Pendant le carême et le jeûne, les œufs et les produits laitiers (parfois aussi le poisson) étaient également proscrits.

Les fêtes étaient généralement alternées avec des périodes de jeûne dans le but d’enseigner la retenue par l’abstention. Toutefois, les compromis pragmatiques étaient fréquents (comme les définitions très larges de la notion de « poisson »).

La société médiévale était très stratifiée, et la nourriture était un marqueur important du statut social. Le pouvoir politique s’exprime généralement par la richesse. Les nobles mangeaient des gibiers frais assaisonnés d’épices exotiques, tandis que les ouvriers devaient se contenter de pain d’orge grossier et de haricots. On croyait également qu’un seigneur avait un système digestif plus sélectif qu’un subalterne rustique.

Ce qui était considéré comme sain et nutritif au Moyen Âge était influencé par les sciences médicales de l’époque. On attribuait à tous les types d’aliments certaines propriétés qui pouvaient affecter la santé d’une personne. Les aliments étaient également classés du chaud au froid et de l’humide au sec, en lien avec la théorie des quatre humeurs corporelles de Galien. L’aliment le plus idéal était celui qui correspondait à l’humeur des êtres humains - modérément chaud et humide. L’estomac était généralement « ouvert » avec un apéritif sucré et fermé avec une digestion dragée.

Pour la plupart des gens du Moyen Âge, le régime alimentaire avait tendance à être riche en glucides - et principalement basé sur les céréales et l’alcool. La viande n’était pas très appréciée ou facilement accessible aux classes inférieures, bien que sa part ait augmenté pour atteindre environ 20 % de l’apport calorique quotidien après la peste noire.

Les repas médiévaux étaient des affaires communautaires. Toute la maisonnée dînait ensemble, y compris les domestiques. Vers la fin du Moyen Âge, les riches hôtes se retirent dans des chambres privées pour prendre leurs repas dans une plus grande exclusivité et intimité. Être invité dans la chambre d’un seigneur était un privilège et une récompense pour les amis et les alliés. Cependant, lors des grandes occasions et des banquets, l’hôte et l’hôtesse dînaient généralement dans la grande salle avec les autres convives.

On ne sait pas grand-chose des manières de manger des gens du peuple, mais les invités les plus riches se voyaient offrir des serviettes en lin avant et entre les plats pour pouvoir se laver les mains. Les repas raffinés étaient une affaire d’hommes, et les épouses ne se joignaient généralement au dîner qu’une fois les tâches potentiellement salissantes du repas terminées. Les personnes de rang inférieur devaient aider celles de rang supérieur, les plus jeunes les plus âgés, et les hommes les femmes.

À l’époque médiévale, les boissons alcoolisées étaient préférées à l’eau. Elles étaient considérées comme plus nutritives et moins sujettes à la putréfaction. La boisson la plus courante dans les régions du nord du continent était la bière ou l’ale. Les médiévaux consommaient également des jus de fruits, du prunellé et du cidre. Le prunellé était fabriqué à partir de prunes sauvages, tandis que l’hydromel se retrouve dans de nombreuses recettes du Moyen Âge.

L'Évolution du Barbecue après le Moyen Âge

1492, ça vous dit quelque chose ? Cette date marque la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb et la fin du Moyen-Âge. Dans l’univers de la cuisson outdoor, cette date correspond à une révolution ! Cette technique vise à cuire lentement la viande au-dessus du feu. En Europe, cette technique se diffuse lentement. Elle séduit en raison de la fascination des Européens pour la découverte des nouvelles cultures et reste réservée aux grandes occasions.

Après la Seconde Guerre Mondiale, le barbecue s’impose largement en Europe grâce à la culture américaine (pubs, séries télévisées et cinéma). S’ensuit l’invention du barbecue Weber, un barbecue boule avec couvercle qui transforme littéralement la cuisine en plein air ! C’est ENFIN possible de préparer un barbecue familial dans nos jardins !

C'est en cette année que Georges Stephen imagine le célèbre barbecue Weber en forme de boule avec un couvercle. Sa nouvelle invention offre le choix entre deux modes de cuisson: une lente (indirecte) l’autre rapide (directe) qui vont révolutionner la cuisine au BBQ.

Christophe Colomb explique par le menue comment les indiens conservent les viandes au chaud avec des épices. Les viandes sont cuites lentement sur une plate-forme de bois audessus d'un feu de bois. «Ils ont deux façons de cuisson au grill, une par la pose de la viande à même les charbons debois, l'autre en la posant sur une grille à une certaine distance au-dessus des braises, qui chauffe plus doucement, et assèche les chairs; ce que nous avons appelé barbecue».

Les grillades une passion populaire dans les états du sud des Etats-Unis. A ce jour, les «BBQ Party» restent une importante tradition des USA pour deux raisons : 1/ on n'a pas besoin de viande la plus chère 2/ faire des grillades est une façon bon marché pour organiser des meetings ( sportifs, électoraux, religieux...) et se rencontrer d'une manière informelle.

Les grillades plaisaient à tout le monde, que ce soit des gens riches ou pauvres. Barbecue pas cher, une occasion conviviale! De nos jours, faire des grillades pas chères n'est plus limité aux Etats-Unis, c'est un loisir populaire aux quatre coins du monde, du plus simple brasero à la plus grosse rôtisserie!

Le barbecue en France : un rituel estival adopté par 66 % des foyers. Aujourd’hui, environ deux tiers des Français possèdent un barbecue, ce qui nous place juste derrière nos voisins allemands. Les fabricants rivalisent d’innovation, notamment en développant des modèles au gaz ou en misant sur des matériaux durables pour réduire l’impact écologique. Un pas vers des barbecues plus responsables.

Le barbecue, rituel convivial des beaux jours, tire son nom du français médiéval ou des Amérindiens. Présent dans 66 % des foyers français, il évolue avec des versions plus écologiques.

Aux États-Unis, le barbecue est une véritable institution. Cette pratique populaire s'est même transformée en outil politique, depuis les barbecues instaurés par le président Lyndon B. Johnson dans son ranch du Texas, jusqu'à ceux organisés par Barack Obama dans le jardin de la Maison Blanche à l'occasion de la fête nationale américaine.

Pour autant, les États-Unis n'ont pas le monopole du barbecue : ce mode de cuisson se retrouve en réalité dans beaucoup d'autres cultures ! En Argentine, l'asado, une rôtisserie dans laquelle on fait cuire les viandes à ciel ouvert, est une technique très ancienne. En Corée, le Bulgogi ("viande de feu"), plus connu sous le nom de "barbecue coréen", désigne une viande marinée avant d'être grillée sur des braises. Cette technique daterait de l'ère Koguryo (37 avant JC - 668 après JC). Au Japon enfin, la cuisson Yakitori (littéralement "oiseau grillé") existe depuis l'ère Edo.

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Le Barbecue Moderne

Le barbecue, ce n’est plus seulement pour la viande ! Légumes farcis, barbeclette, pastrami fumé, pizza… Les recettes au barbecue se diversifient, tout comme les accessoires disponibles. De ses origines lointaines à sa place incontestée dans nos jardins, le barbecue reste un symbole de partage et de plaisir. Alors, prêt pour une grillade entre amis ou en famille ?

On y grille bien sûr des classiques : merguez, chipolatas, côtes d’agneau ou de porc, entrecôte… mais les légumes aussi y trouvent leur place ! Courgettes, poivrons, maïs, tout passe sur la grille et ça change. Le barbecue, c’est un moment de partage, une cuisine simple, joyeuse, et surtout, faite avec le cœur.

Qui dit été dit soleil... et barbecue. Il est temps de sortir les planchas dans le jardin, et de profiter du soleil, des amis…et du Rosé pamplemousse. Le barbecue est une pratique universelle, qui a évolué dans toutes régions du monde à leur manière. Il peut être aisément accompagné de taboulé, de pommes de terre, de salades, et permet de décomplexer les personnes qui ne savent pas cuisiner. C’est l’occasion de redécouvrir les saveurs des produits bruts.

Fan inconditionnelle de jeux vidéos, de festivals de musique et de voyages, j’adore cuisiner quelques tapas à partager avec mes amis.

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