La scène politique française est régulièrement le théâtre de débats passionnés, voire de polémiques enflammées. Récemment, l'attention s'est portée sur une déclaration de la députée Sandrine Rousseau concernant le barbecue, établissant un lien controversé entre cette pratique, la virilité et l'impact environnemental.
Fidèle à elle-même, la députée Sandrine Rousseau a remis le couvert samedi aux universités d’été des Verts. Selon elle, le barbecue symbolise la virilité et c’est mal. En bouffant fièrement de la viande plus que la femme, ce qui est démontré, l’homme précipiterait la fin du monde, l’élevage étant largement responsable de la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Clémentine Autain, députée de la Nupes arrivée en renfort et souvent plus avisée, a précisé qu’il s’agissait de dénoncer le virilisme à travers une pratique qui a enchanté et enfumé quelques-unes de nos soirées d’été.
Un barbecue typique, sujet de controverse.
La mèche allumée, chacun a pu disserter du RN jusqu’au PC sur la place qu’il faut accorder au steak, la frite restant exempte de tout reproche. Si l’écoféministe et le monde selon Sandrine Rousseau font largement écho sur les plateaux télé et au-delà, c’est bien qu’ils touchent des points sensibles. Sans doute, visent-ils juste. Le problème est qu’ils passent totalement à côté de la cible. Veut-on parler de l’égalité des sexes, d’une alimentation saine et plaider pour une prise de conscience générale qu’il faut susciter un minimum d’empathie. Aller à l’essentiel, accepter les différences et ranger les idéologies là où elles sont utiles, plutôt en dehors de la cuisine.
Il est important de noter que, parallèlement à ces débats, la France a été marquée par des mouvements sociaux importants, notamment celui des "gilets jaunes".
Manifestation des gilets jaunes.
Après des semaines de polémique sur les prix des carburants, le mouvement des "gilets jaunes" organise, samedi 17 novembre, une journée de blocage des axes routiers dans toute la France. Les organisateurs ont publié une carte interactive, consultée environ 15 millions de fois, recensant des centaines d'opérations. De nombreux groupes de "gilets jaunes" ont décidé de se concentrer sur les ronds-points stratégiques situés en périphérie des villes. A Epernay (Marne), où l'affiche est surmontée du slogan "Bloquons tout", les leaders du mouvement ont ainsi revu leurs ambitions à la baisse.
L'un d'eux précise que de simples "barrages filtrants" seront installés, "donc obligation de laisser une voiture passer toutes les heures". Bien souvent, les internautes s'interrogent sur le type d'obstacles à installer sur les routes. "J'ai un camion utilitaire et une remorque si vous voulez", propose par exemple un maçon sur la page d'un rassemblement prévu à Blois (Loir-et-Cher). D'autres partagent des astuces pour empêcher tout enlèvement de voiture : "Il faudra absolument retourner dans vos voitures si des plateaux arrivent pour enlever les véhicules.
Le tuyau que tout le monde se refile, de page en page, plus ou moins sérieusement, explique comment "bloquer un rond-point en toute légalité". Des dizaines de manifestants doivent marcher autour du carrefour afin, du fait de la priorité accordée aux piétons sur les passages protégés, de bloquer la circulation. Qui pourra bénéficier du filtrage des barrages ? Où qu'ils se trouvent sur le territoire, les organisateurs insistent sur la nécessité de ne pas entraver la circulation des véhicules sanitaires et d'urgence, qui auront des voies réservées.
Les sections les mieux organisées ont désigné des référents sécurité pour chaque point de blocage, qui communiqueront avec le responsable local du mouvement, lequel sera en lien direct avec les autorités. Avant même le début des blocages, et malgré les appels à la retenue, la tension monte toutefois sur les pages des "gilets jaunes". Appelant à "respecter ceux qui doivent travailler", un homme prévient qu'il "n'acceptera aucun blocage" de son camion de lait devant livrer une société de Rebourguil (Aveyron), au pays du Roquefort.
Par endroits, il est presque impossible pour les travailleurs du samedi de prendre leurs dispositions, faute d'informations fiables sur les actions. Certains organisateurs n'ont pas fait de déclaration officielle en préfecture. La "révolution des ronds-points" se mettra parfois en mouvement en direction de péages. A Bordeaux (Gironde), les manifestants disent vouloir "aller bloquer la station de péage à Virsac, ainsi que le pont d’Aquitaine".
Si l'ampleur de la mobilisation nationale des "gilets jaunes" est une grande inconnue, la durée du mouvement l'est tout autant. A Brignoles (Var), où une "mission barrière ouverte" doit avoir lieu au péage le matin, le leader local reconnaît que le programme de l'après-midi n'a pas été défini. A Saint-Affrique, le mouvement déclaré en préfecture doit prendre fin à minuit, samedi.
Dans Le Journal du Dimanche, Eddy Mitchell s'en prend au mouvement des gilets jaunes et explique son incompréhension face à leur énergie. "Eux, je ne les comprends pas. Franchement, n'ont-ils pas obtenu ce qu’ils voulaient sur les retraites, etc. ?". "Les gilets jaunes, une réunion de barbecue"L'incompréhension d'Eddy Mitchell pour les gilets jaunes est telle qu'il va même plus loin ! "Et pourtant ça continue et ça ressemble à une réunion de barbecue, avec saucisses-frites. Peut-être que les gens ont besoin de se rencontrer, peut-être aussi que des enfants naitront de tout ça. Des petits gilets", déclare-t-il.
Les vacances approchent, la fin des polémiques ? A quelques jours de la trêve, nul doute que les responsables politiques pensent déjà à leurs congés estivaux. Mais après une année riche en émotions, ce repos ne sera pas sans risque. De bonne âme, 20 Minutes a choisi de les aider à passer des vacances sans encombre, en dressant une liste des choses à ne surtout pas faire pour éviter toute controverse pendant l'été.
A l’heure du « Make Our Planet Great Again », difficile de partir au bout du monde sans réfléchir à son bilan carbone. A éviter également : les vacances trop bling-bling, pour éviter les controverses comme Nicolas Sarkozy et son repos à bord d’un luxueux yacht en 2007 au large de Malte. Pour les membres du gouvernement, les règles fixées depuis plusieurs années - être à 3 heures de trajet de Paris - limitent les destinations trop exotiques.
Là encore, les activités trop polluantes pourraient vite devenir un élément de reproche sur les réseaux sociaux, et même une arme utilisée par les adversaires. Pour faire un peu de sport de manière ludique, mieux vaut privilégier le vélo, le canoë ou le parapente, plutôt que le kart, le quad ou le jet-ski. A l’heure des réseaux sociaux, la polémique n’est jamais très loin. L’ex-ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait lui aussi été critiqué lors d’une sortie endiablée en boîte de nuit en pleine crise des gilets jaunes.
En vacances, hommes et femmes politiques s’habillent généralement de manière plus décontractée qu’à l’accoutumée. Tous ont en mémoire la controverse suscitée par Jean-François Mattei à l’été 2003, lorsque le ministre de la Santé avait répondu en polo, depuis sa maison du Var, en pleine canicule.
Sur les réseaux sociaux, les mines brunies des responsables politiques ne manquent pas d’être scrutées à l’heure de la rentrée des classes. En 2018, « Benjamin Griveaux était rentré hyperbronzé de Marrakech en pleine crise des « gilets jaunes ». Il était hyper mal. Cette année, tout le monde veut éviter ça », soufflait en 2019, au Parisien, un conseiller ministériel pour les congés de Noël.
La polémique enfle sur l’encadrement policier des deux manifestations interdites le week-end dernier à Montpellier. Samedi 16 mai, une centaine de gilets jaunes ont bravé l’interdiction pour se rassembler sur la Comédie entourés par un très important dispositif policier. Bilan : 25 verbalisations et sept personnes interpellées.
Le lendemain, dimanche c’est la Ligue du Midi qui avait prévu de rendre un hommage à Jeanne d’Arc devant sa statue. Rassemblement d’extrême droite au cours duquel la journaliste de l’AFP Ysis Percq (également chroniqueuse éco sur France Bleu Hérault) a été intimidée et volée. La manifestation a bien eu lieu et elle a bénéficié d’une étonnante tolérance de la part des policiers présents.
Richard Roudier va faire son discours sans que jamais la police ne l’en empêche. Prise de parole applaudie par des personnalités politiques d’extrême droite. Et c’est Roudier, encore lui, qui ordonne ensuite la dispersion. Une fois la manifestation disloquée, un autre regroupement se crée une centaine de mètres plus loin. Là non plus, la police n’est pas intervenue.
Pourquoi la manifestation a-t-elle pu se tenir alors qu’elle était interdite ? La première réponse apportée par la police dimanche soir : "une trentaine de personnes... On ne peut pas vraiment parler d’un rassemblement." D'autant qu' un "bon contact a été noué entre nous et les organisateurs. Au bout de 20 minutes, tout le monde est parti". Argument qui pose question, quand le texte officiel interdit "tout rassemblement mettant en présence plus de dix personnes" (décret n° 2020-548 du 11 mai 2020).
Parmi les réactions politiques, celle d'Hussein Bourgi, premier secrétaire fédéral du Parti socialiste dans l'Hérault, qui condamne "des faits attentatoires à la liberté de la presse". Et qui par ailleurs "s'étonne que cette manifestation ait pu se dérouler en dépit de l'arrêté d'interdiction de la Préfecture de l'Hérault. Il s'agit là d'une remise en cause de l'autorité de l'État que je condamne tout aussi fermement".
Une cinquantaine de gilets jaunes se sont mobilisés dans le centre-ville de Montpellier ce samedi 7 novembre. En raison de la crise sanitaire, la préfecture de l'Hérault avait interdit ce rassemblement. Les forces de l'ordre ont procédé à quatre interpellations et deux verbalisations.
| Date | Événement | Résultat |
|---|---|---|
| 16 mai | Manifestation des gilets jaunes à Montpellier (interdite) | 25 verbalisations, 7 interpellations |
| 17 mai | Hommage à Jeanne d’Arc par la Ligue du Midi (interdite) | Tolérance de la police, intimidation d'une journaliste |
| 7 novembre | Mobilisation des gilets jaunes à Montpellier (interdite) | 4 interpellations, 2 verbalisations |
La polémique du barbecue, les mouvements sociaux comme les gilets jaunes, et les controverses liées aux vacances des politiques sont autant de sujets qui témoignent des tensions et des préoccupations de la société française actuelle. Ces événements mettent en lumière les défis auxquels sont confrontés les responsables politiques, ainsi que la nécessité de prendre en compte les aspirations et les préoccupations de la population. Peut-on se revendiquer de gauche, parler au nom du peuple et ignorer aussi puissamment la vie et les aspirations de ceux qu’on est censé représenter ? Pendant la crise des « gilets jaunes », un ministre se moquait des fumeurs de clopes qui roulaient au diesel. Tout un pan de l’écologie politique n’en finit pas d’afficher son mépris. Des militants sincères s’en inquiètent.
tags: #barbecue #gilet #jaune #polémique
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic