Toute la semaine a été rythmée par le branle-bas de combat sur la précarité alimentaire. L’appel à l’aide des restos du cœur a, en effet, sonné l’alarme. Mobilisation générale qui met en lumière l’inflation alimentaire.
Depuis 2020 et les crises successives (covid, explosion des tarifs de l’énergie, hausses des cours des matières premières, conflits armés…), les prix des produits de grande consommation (alimentation, hygiène-beauté, entretien) ont connu une inflation inédite. Dès 2022, cette inflation a gagné les autres secteurs économiques (produits importés, services).
L’inflation s’établit à 5,6 % en rythme annuel en mars 2023 selon l’INSEE. Quasiment la moitié de cette inflation est imputable au poste « alimentation ». Sur les 12 derniers mois, les prix de l’alimentation ont, en effet, progressé de 15,8 %. Selon les premières estimations publiées vendredi 31 mars par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), le taux d’inflation s’élève à 5,6 % sur les douze derniers mois.
Cet article explore les causes de cette inflation alimentaire, ses conséquences sur les consommateurs et les stratégies pour y faire face.
Plusieurs facteurs contribuent à l'inflation des prix alimentaires :
Selon un rapport de l’Inspection générale des finances, la première cause de l’inflation alimentaire est l’augmentation du coût des intrants, principalement des engrais. Le revenu des agriculteurs semble avoir également augmenté, quand la profitabilité de l’industrie agro-alimentaire a, elle, diminué.
Le prix d’un kilo de farine ou d’un yaourt se répartit en trois parts qui vont chacune rémunérer l’un des acteurs de cette chaîne qu’on nomme « chaîne de valeur ». Lorsqu’un client achète un paquet de spaghettis, en moyenne, 25 % revient au producteur, 56 % au transformateur (le secteur agroalimentaire) et 19 % au distributeur.
Le prix de vente d’un produit agricole a augmenté de 20 %. Cela peut être l’effet d’une amélioration du rapport de force entre l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. Une conséquence potentielle de la loi Egalim II, pointe le rapport de l’IGF.
L’inflation alimentaire a des conséquences significatives sur les consommateurs et leurs habitudes d’achat :
Conséquence directe du prix d’augmentation des produits alimentaires, les consommateurs se détournent de ceux qui coûtent le plus chers, viande de boeuf et poisson notamment, enregistrant respectivement de 10 à 15% de baisse pour la viande rouge et de 15 à 20% sur le poisson.
Malgré une forte baisse de l’inflation, beaucoup de Français considèrent que leur pouvoir d’achat a baissé. Et pour cause, les prix des produits alimentaires se sont stabilisés au mois de décembre dernier par rapport à la même époque en 2023. Résultat, les Français adaptent leurs achats alimentaires et font des concessions sur certains produits, en particulier la viande, le poisson ou le bio.
Face à cette situation, les consommateurs adoptent diverses stratégies pour limiter l'impact de l'inflation sur leur budget :
Vous avez sûrement entendu parler de toutes ces applications qui existent pour limiter le gaspillage, phénix, too good to go, des applis que vous installez dans votre téléphone, le principe c’est d’acheter les invendus, du pain, des fruits, des légumes.
Des supermarchés s’y mettent aussi, « Nous anti gaspi » par exemple, plutôt dans le quart nord ouest de la France, avec des prix promet l’enseigne de 30 à 50% moins élevés que les prix moyens.
Premiers prix, marques de distributeurs, promotions, nous basculons aussi vers des enseignes moins chères. Ça, ce sont les choix des consommateurs en ce qui concerne la filière classique, est-ce qu’il y a d’autres manières de faire face à cette inflation alimentaire ?
Au-delà de l’attention disproportionnée qu’elle a suscitée - au regard du fait qu’elle est pratiquée de manière encore marginale -, elle pose pourtant un sujet majeur sur la table, celui de l’adaptation des grammages.
La pratique de la shrinkflation, parfois traduite en français par réduflation, consiste à maintenir le prix d’un produit tout en réduisant sa quantité. Ainsi le prix au litre ou au kilo augmente mais la valeur faciale du produit reste identique. Cette évolution du grammage est faite à recette et qualité constante.
Une éclaircie cependant à l’horizon : à la fin de l’année l’inflation alimentaire devrait ralentir et baisser de 11 à 7%.
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