Aujourd’hui, on prend conscience qu’une part importante des aliments proposés dans les supermarchés sont mauvais pour notre santé, mais également pour la planète, que ce soit pour la nature ou pour les animaux. De plus, les agriculteurs et les éleveurs ne sont pas toujours payés au juste prix. Il est donc temps d’étudier de plus près notre consommation et de réapprendre à se nourrir !
Mais vous, avant de chercher à mieux consommer, avez-vous compris pourquoi il est important de faire attention à ce que nous mangeons, pour notre santé ET celle de la planète ? Penchons-nous ensemble sur la question de la surconsommation viande !
Notre alimentation est en constante évolution, et ce depuis la nuit des temps. Des cueilleurs-chasseurs à la révolution industrielle, nos habitudes de consommation et de production ont bien changé !
De nos jours, les Français mangent en moyenne 84,5 kg de viande chaque année (source : France AgriMer, 2020). C’est :
Ces dernières années, la consommation de viande en Europe et aux Etats-Unis a eu tendance à stagner, voire à régresser. Pour exemple, en France, la consommation de viande était de 86 kg / habitant / an en 2019. C’est une bonne nouvelle !
Par contre, c’est la tendance inverse dans les pays en développement (comme la Chine par exemple), qui font fortement grimper la consommation mondiale…
Une étude américaine met en évidence un excès de mortalité associé à une augmentation de la consommation de viande rouge pendant 8 ans, indépendamment de l’âge, du niveau d’activité physique, de la qualité de l’alimentation ou la consommation de tabac et d’alcool. Une association qui semble davantage marquée pour les produits transformés que non transformés.
La réduction de cette consommation sur la même période, en plus d’une augmentation de la consommation de fruits à coque, de poisson, de volaille, de laitages, d’œufs, de céréales complètes et de légumes est en revanche associée à une diminution de la mortalité. Ces résultats suggèrent qu’une modification des sources de protéines, ainsi qu’une alimentation plus saine sont susceptibles d’accroître la longévité.
De nombreux éléments de la littérature ont fait état d’une augmentation du risque de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de la mortalité, associée à la consommation de viande rouge notamment transformée. Une nouvelle étude américaine s’est cette fois intéressée à l’effet d’une augmentation durable de la consommation de viande rouge sur la mortalité.
L’élevage intensif est une forme de l’élevage industrialisé ayant pour objectif d’augmenter la production de viande destinée à notre alimentation. Le but est de produire plus, mais aussi plus vite.
Ainsi, les conditions dans lesquelles les animaux sont élevées sont généralement médiocres. Ils sont tassés dans leurs enclos afin d’avoir un maximum d’animaux. Ils prennent des médicaments afin d’éviter d’avoir des maladies. Et ils ne sont pas nourris avec des menus gastronomiques, généralement loin de leur alimentation naturelle…
En France, 83% des poulets sont élevés sans jamais voir la lumière du jour. De même pour 95% des cochons qui grandissent dans des bâtiments sans contact avec la nature. C’est pour cela que l’on parle de surconsommation viande. La demande mondiale devient tellement forte, que pour la satisfaire, il faut produire dans des conditions loin d’être sans conséquences…
Les méfaits de l’élevage intensif sont nombreux sur l’environnement :
La surconsommation de viande et de produits laitiers a des effets néfastes sur la santé et conduit notamment à des problèmes de surpoids et d’obésité chez les enfants. L’alimentation d’aujourd’hui, riche en graisses et centrée autour d’aliments d’origine animale, a remplacé notre alimentation traditionnelle.
L’OMS a d’ailleurs classé les viandes transformées (type charcuterie) comme cancérogènes pour l’être humain et la viande rouge comme probablement cancérogène.
Un fort apport en protéines animales, et en particulier celles issues des produits laitiers, à l’âge de 12 mois pourrait être associé à des problèmes de surpoids à l’âge de 7 ans. L’âge de 5/6 ans est également un âge critique en termes d’apport en protéines au regard des risques liés à l’obésité plus tard.
Les conditions d’élevage industriel favorisent l’utilisation d’antibiotiques d’une part et la prolifération de bactéries d’autre part.
Au niveau sanitaire, la consommation excessive de viande rouge et/ou de viande transformée contribue à la forte prévalence des maladies non transmissibles : diabète de type II, maladies cardio-vasculaires et certains cancers.
La consommation excessive de viande rouge et de viande transformée est associée à un risque accru de maladies non transmissibles, notamment le cancer, les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2.
La cuisson à haute température (grillades, fritures, fritures profondes et barbecues) produit de grandes quantités de composés nocifs.
Une portion quotidienne comprise entre 50 et 80 g de charcuteries accroît le risque de décès de 9 %, de 21 % pour une portion comprise entre 80 et 160 g.
Un abus de viande rouge peut être toxique pour l'organisme... mais pourrait également l'être pour la santé mentale. Une étude menée en 2016 par des chercheurs américains et australiens a établi un lien entre la consommation d’aliments pro-inflammatoires, comme la viande rouge, et les risques de dépression.
La charcuterie et les viandes rouges sont directement associés à une augmentation du risque de cancer colorectal.
Le danger d’une trop grande consommation de viandes rouges serait aussi lié au fait qu’elles renferment de grandes quantités de graisses saturées. Deuxième facteur de risque important : les hydrocarbures aromatiques polycycliques, des substances hautement cancérogènes, générées lors d’une cuisson à haute température.
Des scientifiques de l'Université de Leeds ont utilisé les données de 50 0000 personnes, et découvert que consommer une portion de 25g de viande transformée par jour, l'équivalent d'une tranche de bacon, est associée à un risque accru de 44% de développer la maladie.
Si la viande rouge en excès nuit au système cardiovasculaire, ce peut être dû à sa haute teneur en graisses et en cholestérol.
Les viandes “ultra-transformées” semblent contribuer au risque de maladies non transmissibles en plus des risques liés aux viandes transformées.
Afin de pouvoir mettre en place un élevage durable dans des conditions plus éco-responsables, il est essentiel de réduire la demande mondiale en viande et donc la surconsommation.
Par contre, si l’élevage était complètement arrêté, certaines races viendraient à disparaître. Entrainant avec elles la disparition des produits animaliers comme le lait, les œufs, le cuir…
La clé est donc de réduire fortement notre consommation de viande et de produits de provenance animale, de veiller à leur qualité et de consommer des produits locaux afin de faire fonctionner l’économie locale.
| Aliment | Litres d'eau par kg |
|---|---|
| Boeuf | 15 500 |
| Porc | 4 900 |
| Poulet | 4 000 |
| Blé | 1 300 |
| Pommes | 700 |
| Carottes | 131 |
La surconsommation viande faisant de plus en plus débat, nombreux sont ceux qui décident de s’en passer. Certaines personnes adoptent un régime alimentaire plus respectueux pour notre santé et pour la nature, que ce soit l’environnement ou les conditions de vie animales. On parle de végétariens, végétaliens, végans, flexitariens, crudivores…
La première objection que l’on fait aux personnes qui décident de ne plus manger de viande est qu’elles vont manquer de protéines animales. La viande en est une source, mais heureusement, elle n’est pas la seule !
Un régime alimentaire à base de végétaux présente de nombreux bénéfices mis en évidence par les professionnels de santé partout dans le monde. Les aliments végétaux sont par ailleurs des aliments riches en fibres (légumes secs, légumes feuilles, céréales semi complètes ou complètes, oléagineux). Ce sont des aliments rassasiants, qui permettent d’éviter d’avoir faim et de grignoter entre les repas.
Les autorités sanitaires recommandent de ne pas dépasser trois portions de viande rouge par semaine.
Pour les adultes, les recommandations actuelles émanant de diverses autorités sanitaires au sujet de la consommation de viande rouge se situent entre 98 g et 500 g par semaine, la fourchette basse étant la plus favorable. Ainsi, dans les pays ayant accès à une alimentation abondante et variée, une diminution de la consommation de viande rouge et transformée est souhaitable.
Les alternatives à la consommation de viande rouge et de viande transformée comprennent l’augmentation de la consommation d’autres aliments d’origine animale, d’aliments végétaux peu transformés ou de nouveaux substituts de viande (y compris les similis-carnés, la viande à base de cellules et les insectes).
La viande rouge apporte tous les acides aminés indispensables à l'organisme : elle est une bonne source de protéines, de fer, de zinc et de vitamine B12 (uniquement présente dans les produits d'origine animale). Mais une consommation excessive de viande n'est pas bonne pour la santé.
Mais la viande rouge n'est pas la seule catégorie d'aliments source de protéines.
Un régime alimentaire à base de végétaux présente de nombreux bénéfices mis en évidence par les professionnels de santé partout dans le monde. Les aliments végétaux sont par ailleurs des aliments riches en fibres (légumes secs, légumes feuilles, céréales semi complètes ou complètes, oléagineux). Ce sont des aliments rassasiants, qui permettent d’éviter d’avoir faim et de grignoter entre les repas.
Cette infographie montre les émissions de gaz à effet de serre (en kg équivalent CO2) associées à la consommation d’un kilogramme de chacun des dix aliments les plus consommés en France. Diminuer la consommation de viande rouge est l’un des moyens les plus efficaces pour alléger l’impact climatique de l’alimentation.
Cette infographie compare les émissions moyennes en kg équivalent CO2 générées par différents types de repas. Les repas à base de bœuf émettent près de 19 fois plus de gaz à effet de serre qu’un repas végétalien.
Il existe un consensus international croissant sur l’importance de la transformation des systèmes alimentaires pour relever les défis de la malnutrition sous toutes ses formes, du fardeau des maladies non transmissibles, de la durabilité environnementale, de l’accroissement des inégalités et de la garantie du bien-être des travailleurs et des animaux.
Nous avons chacun un « super pouvoir » dans notre assiette ! Celui de lutter contre le réchauffement climatique, en économisant les ressources en eau et en énergie, mais aussi en luttant pour le bien-être animal et en préservant notre santé ! Il est génial ce super pouvoir !!!
Mais comment l’utiliser ?! Vous l’aurez compris, tout simplement en réduisant notre consommation de viande et en se souciant de sa provenance et de sa qualité !
L’initiative du Green Monday propose de délaisser chaque lundi la viande et le poisson de nos assiettes ! Alors CAP ou PAS CAP d’adopter le Green Monday ?! Pour moi, c’est déjà adopté !
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Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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