La viande rouge, incluant le bœuf, le mouton et le cheval, est une source importante de nutriments essentiels. Elle est appréciée et consommée dans de nombreux pays, notamment en Europe et en Amérique. Cependant, il est crucial de comprendre ses atouts nutritionnels et les recommandations pour une consommation équilibrée.
La viande est avant tout une excellente source de protéines animales, dont la composition en acides aminés est équilibrée. Les protéines de la viande ont l’avantage d’être de très bonne qualité puisqu’elles contiennent tous les acides aminés indispensables en proportions équilibrées et sont bien assimilées par l’organisme.
Pour les adultes, l’apport nutritionnel conseillé en protéines de bonne qualité est de 0,8 g par kg de poids corporel et par jour. Les protéines d'origine animale sont toutes de bonne qualité nutritionnelle, avec un bon équilibre en acides aminés indispensables. En alimentation, les protéines jouent un rôle essentiel, participant à la construction et la réparation des tissus, ainsi qu'à la production d’enzymes et d’hormones.
Les acides aminés sont des molécules essentielles au bon fonctionnement du corps, participant à de nombreux processus biologiques comme la fabrication des hormones. Les protéines de la viande contribuent au maintien et au développement musculaire, particulièrement chez les sportifs.
La viande rouge est une excellente source de fer héminique, mieux absorbé par l’organisme que le fer d’origine végétale. Ce fer est essentiel au transport et à l'utilisation de l’oxygène par les globules rouges, ainsi qu’au fonctionnement de certaines enzymes. Le fer contenu dans la viande rouge est sous forme héminique, qui est mieux absorbée par l’organisme que le fer d’origine végétale.
En plus de ses teneurs élevées en fer, la viande apporte du fer héminique. Il représente 50 à 80 % du fer de la viande selon les espèces et est mieux absorbé que le fer non héminique présent dans les légumes, les légumes secs ou les céréales.
Autre atout de la viande rouge, elle apporte de la vitamine B12 à l'organisme. Aussi appelée cobalamine, la vitamine B12 est impliquée dans le métabolisme du propionate et de la vitamine B9. Les produits animaux sont la seule source de vitamine B12 dans notre alimentation.
Une carence en vitamine B12 peut entraîner des atteintes neurologiques avec une démyélinisation progressive au niveau du cerveau et de la moelle épinière, qui s’accompagne de troubles moteurs et de la sensibilité. Ces atteintes peuvent être également associées à des dysfonctions neuronales à l’origine de certains troubles mentaux : irritabilité, troubles de la mémoire et de l’humeur.
Cette viande apporte aussi des minéraux antioxydants comme le cuivre et le magnésium. Le magnésium est impliqué dans "la production d'énergie et les réactions impliquant l’ATP (adénosine triphosphate), notamment dans les métabolismes intermédiaires des glucides, lipides, acides nucléiques et protéines". Il est également indispensable pour le "maintien du potentiel de membrane des cellules, le transport ionique, la régulation de flux de potassium".
C'est également une excellente source de zinc, cet oligoélément essentiel est impliqué dans de nombreuses fonctions cellulaires. La viande constitue l'une des meilleurs sources alimentaires de zinc avec à la fois des teneurs importants (2 à 7 mg/100g) et une très bonne biodisponibilité par rapport au zinc des autres sources d'aliment.
La viande rouge peut effectivement améliorer les performances sportives en fournissant des éléments nutritifs essentiels. Pour les sportifs, une portion de 100 à 150 grammes de viande rouge, 2 à 3 fois par semaine, peut être bénéfique. La fréquence de consommation peut être adaptée selon les besoins individuels.
Pour les athlètes, ces acides aminés sont cruciaux pour la récupération après l’effort et pour le développement musculaire. La viande rouge est riche en zinc, un autre nutriment important pour les sportifs. Les vitamines B, en particulier la vitamine B12, sont cruciales pour la production d’énergie.
Il est également essentiel de prendre en compte la qualité de la viande. Intégrez la viande rouge dans vos repas de manière réfléchie. Par exemple, vous pourriez choisir de faire un repas de viande rouge le week-end, tout en incluant des sources de protéines végétales pendant la semaine.
N’oubliez pas de rester bien hydraté, surtout lors de jours d’entraînement intensif. L’eau joue un rôle crucial dans la performance sportive et la récupération. Soyez attentif à vos besoins en énergie et en nutriments. Si vous ressentez de la fatigue ou des baisses de performances, envisagez de réévaluer votre alimentation et d’ajuster vos apports.
Il existe différentes sortes de viandes rouges, chacune ayant des caractéristiques spécifiques :
Bien que la viande rouge offre de nombreux avantages nutritionnels, il est essentiel de la consommer avec modération. Le Programme National Nutrition Santé recommande de limiter sa consommation de viande (hors volaille) à 500 grammes par semaine, ce qui équivaut à 3 ou 4 steaks. Il est conseillé de privilégier la volaille, comme le poulet sans la peau ou les escalopes de volaille, car elle est moins grasse.
Si vous consommez d’autres viandes, favorisez également les morceaux les moins gras : escalope de veau, filet maigre de porc, bavette, steak haché à 5% de matières grasses. Comme tous les aliments, la viande doit être consommée sans excès et être intégrée dans une alimentation variée et équilibrée.
Pour une alimentation équilibrée, il est important d'inclure d'autres sources de protéines :
Voici quelques conseils pour préparer et conserver la viande rouge de manière saine :
Les viandes peuvent être classées en trois groupes selon leurs apports en lipides :
Dans le cadre d’un régime de sèche ou de perte de poids ou en recherche de muscle sec, mieux vaut privilégier les viandes maigres. Les volailles ou le boeuf maigre sont donc les meilleures options au quotidien, même si quelques exceptions occasionnelles sont possibles. Veillez tout de même à cuisiner au maximum sans matière grasses, y compris les viandes déjà riches en graisses.
Certaines études récentes pointent des effets néfastes dans une trop importante consommation de viande rouge et, notamment, son possible rôle dans l'apparition de cancer du sein, de la prostate, etc. Le rapport "Nutrition & Prévention des cancers" de 2009 suggère que la consommation de viandes rouges et de charcuteries est associée à une augmentation du risque de cancer colorectal.
Il a été estimé que le risque de cancer colorectal est augmenté de 29 % par portion de 100 g de viandes rouges consommée par jour et de 21 % par portion de 50 g de charcuteries consommée par jour. D'autre part, les viandes lorsqu'elles ne sont pas dégraissées (avant ou après cuisson) et la plupart des charcuteries (riches en graisses) sont des aliments à forte densité énergétique.
Les résultats sont présentés sous forme de tableaux de valeurs nutritionnelles standardisés indiquant, pour chaque morceau cru et/ou cuit (si disponible et selon le mode de cuisson indiqué), la teneur (moyenne, mini, maxi + écart type) en nutriment dans 100 g de viande.
| Nutriment | Valeur Moyenne (100g) |
|---|---|
| Protéines | 20-30g |
| Lipides | 3-23g (varie selon le morceau) |
| Fer Héminique | Variable selon l'espèce |
| Zinc | 2-7 mg |
| Vitamine B12 | Présente |
Source: Anses, INCA 3
tags: #apport #nutritionnel #protéines #viande #rouge
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic