Une Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne (AMAP) est un partenariat de proximité fondé sur un engagement mutuel entre un groupe de consommateurs et une ferme locale, établissant ainsi un lien direct entre producteurs et consommateurs. C'est un système de vente directe avec zéro intermédiaire entre producteurs et consommateurs.
L'AMAP se définit comme un partenariat de proximité entre un groupe de consom'acteurs et des producteurs fermiers locaux issus de l’agriculture biologique. Ce partenariat lie des personnes soucieuses de consommer des produits de qualité, cultivés localement et à un prix raisonnable, à un producteur qui s’attache à produire des aliments de qualité, vendus sans intermédiaires, avec un contact direct producteur-consommateur.
Les AMAP encouragent des producteurs locaux qui ont fait le choix de travailler en respectant l’environnement, de préserver l’existence et la continuité des fermes de proximité dans une logique d’agriculture durable et équitable. Elles permettent aux consom'acteurs d’acheter à un prix juste des produits de qualité d’origine biologique et d’avoir accès à une alimentation saine sans surcoût d’emballage, de frais de transport.
Le principe des AMAP est simple : les consommateurs s'engagent auprès d'un producteur pour lui assurer des avances de recettes, et en contrepartie, le producteur fournit des produits de qualité.
Pierre Brousseau, producteur de viande (veau et bœuf), céréales, noix, huile de noix et bière dans le sud Charente, est un exemple de ferme familiale en Bio depuis 2007. Il propose du veau rosé de 6/7 mois, élevé avec la mère (été au pré, hiver au bâtiment), et du bœuf (vache de 7/8 ans).
La livraison se fait en caissette de 5 ou 8 kg de morceaux variés (steak, pot au feu, blanquette…), chaque morceau est emballé séparément avec poids et date, permettant une utilisation facile et une congélation sans problème. Les livraisons ont lieu tous les 2 mois, sauf en juillet et août, sur contrat ponctuel.
Les avantages des AMAP se regroupent selon les trois axes du développement durable :
En bref, l’AMAP est un système de vente directe avec zéro intermédiaire entre producteurs et consommateurs. C’est donc un partenariat direct entre un groupe de citoyens et citoyennes, les Amapiens, et un groupe de producteurs et productrices paysans bios et locaux via un engagement réciproque qui permet leur rencontre.
Dans le cadre d'une AMAP, il est important de comprendre le fonctionnement pratique des distributions, qui impliquent la participation active des adhérents.
Les distributions se font selon un calendrier précis, souvent hebdomadaire, dans un lieu défini. Les paniers qui ne sont pas récupérés sont partagés entre les personnes de permanence.
Il est demandé aux adhérents d'effectuer un minimum de permanences dans l’année. Voici les tâches à effectuer lors d'une permanence :
La gestion des clés du lieu de distribution est une responsabilité partagée. Un référent est désigné pour assurer la disponibilité des clés et leur restitution après chaque distribution. Il est essentiel de respecter ce système pour garantir l'accès au lieu de distribution.
Douze producteurs bio charentais se sont regroupés pour une nouvelle logique de circuit court sous le nom de "Bio d'ici". Une commande sur internet et "Bio d’ici" fait le nécessaire. "Cela n’existe pas chez nous , disent-ils. C’est l’esprit "drive". Pas de boutique, pas de panier type, commande des produits avec internet et retrait global de la commande dans la ferme bio de son choix. Paiement à la livraison.
Le système multiplie les points de vente, sans supprimer l’existant. "On accède au bio sans se rendre dans la distribution classique, sans aller au marché, sans s’abonner à une Amap [association pour le maintien de l’agriculture paysanne, NDLR], disent les producteurs. Cela satisfera une clientèle peu disponible, en raison du travail, des occupations."
"Le client peut commander du vendredi au lundi soir , dit Marie Manguy. Il aura une confirmation de commande." Pour le boeuf et le porc, il choisit des colis de 5 ou 10 kilos. Sinon, pas de quantité imposée. Dans chaque ferme, chaque producteur prépare ses livraisons et les apporte chez Nicolas Wisser à Bioussac.
Là, les produits sont répartis par client puis emporté à la ferme chargée de livrer (ou sous la marquise des halles du marché de Ruffec). Le retrait et le paiement des produits se font le jeudi soir de 17 heures à 19 heures.
Les producteurs sont charentais: dix dans le nord, deux plus au sud. "Il nous a fallu consacrer du temps, nous former, organiser. Cela a créé une dynamique pour partager un projet collectif, démocratiser et banaliser le bio." Patricia Ottogalli ajoute: "On montre qu’on est des producteurs contents de se rencontrer. L’opération est un très bon alibi."
De nombreux producteurs témoignent de leur satisfaction de travailler avec les AMAP, car cela leur garantit un revenu fixe et juste toute l’année. Les consommateurs apprécient également de connaître l’origine de leurs produits et de soutenir une agriculture locale et durable.
Par exemple, un groupe de consommateurs désirant manger sainement, en soutenant l'agriculture locale, et désirant sortir de la contradiction:vivre en milieu rural et se nourrir au supermarché !
Une soixantaine d’adhérents de l’association Amap d’Aiffres De la ferme… à l’assiette se sont retrouvés dernièrement au local du 70, rue de la Mairie, en présence du maire, Jacques Billy, pour fêter les dix ans de la création de l’association aiffricaine, et inaugurer en même temps le nouveau local, aménagé par les services municipaux.
« Après une enquête lancée en 2009 auprès des habitants d’Aiffres et producteurs locaux par l’association Alpha et les cafés citoyens et les réponses positives qui ont suivi, la première distribution de paniers de légumes a eu lieu le 24 mai 2011, avec le maraîcher de Germond-Rouvre, Benoît Courtin. Rapidement, une association a été créée avec, comme présidente, Roseline Blanchardie, qui occupera cette fonction jusqu’en 2018. »
D’autres producteurs ont ensuite signé un contrat avec l’Amap : Isabelle Clochard, de la ferme de la Grange à Aiffres (volailles) ; Valérie Bost de Marigny (bovins) ; Alain Dieumegard de Béceleuf (pommes et poires) ; Emmanuel Feufeu de Vouillé (fromages de chèvres) ; Gaec de la Réaumière (viande de porc) ; Claire et Loraine du Fournil le Pain’son ; Grégory Preux de Tonnay-Boutonne de la Ferme de Bellevue (huile et farine) ; Julien Gouraud de Charente-Maritime (miel bio) ; Jean-Fabrice Mimeau (viande d’agneau).
Aujourd’hui l’Amap d’Aiffres compte une centaine d’adhérents et 16 contrats de producteurs bio ou raisonnés. Nous accueillons les visiteurs intéressés tous les mardi, de 18 h à 19 h, pendant la distribution des produits », informe Bernard Sauvêtre.
Avec les AMAP, nous revendiquons un autre modèle de consommation où la relation humaine est au cœur de notre fonctionnement. Choisir d’être en AMAP, c’est s’éloigner du modèle productiviste, du profit, du gaspillage. Au-delà de la richesse des relations interpersonnelles entre paysan.nes et mangeur.ses, c’est choisir que les paysan.nes puissent vivre de leur travail et les citoyen.nes puissent se réapproprier leur alimentation. C’est faire le choix de contrats d’engagements solidaires, basés sur la confiance et la transparence.
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