Comprendre l'Allure : Définitions et Applications en Course à Pied et en Navigation

L’allure est un paramètre essentiel tant pour les coureurs que pour les navigateurs. Que ce soit sur terre ou sur mer, maîtriser son allure permet d'optimiser ses performances et de progresser efficacement. Cet article explore la définition de l'allure dans ces deux contextes, en mettant en lumière son importance et ses différentes facettes.

L'Allure en Course à Pied

En course à pied, l’allure est l’un des paramètres les plus importants pour un coureur, quel que soit son niveau. Elle détermine non seulement vos performances, mais aussi votre progression et votre plaisir à courir. Choisir la bonne allure de course à pied est essentiel pour progresser sans se blesser.

Endurance, seuil, VMA : ces termes techniques pas toujours clairs, surtout pour les débutants, déterminent vos allures de courses.

Un coureur fatigué court moins vite à effort égal.

#336 - Prépa marathon : comment déterminer son allure de course ? [REPLAY]

Les Différentes Allures en Course à Pied

L’endurance fondamentale est la base de l’entraînement. Voici les différentes allures utilisées en course à pied :

  1. Allure de récupération : C’est l’allure idéale pour un footing au lendemain d’une compétition ou pour terminer une séance difficile. Vous courez lentement, les apports en oxygène (O2) sont largement suffisants sans que vous ayez besoin d’accélérer votre respiration. La combustion du carburant est parfaite et ne génère aucun déchet au niveau musculaire. Mais la faible intensité de cette allure n’engendre pas d’adaptation de la part de l’organisme et ne permet pas de progresser.
  2. Allure d'endurance : C’est l’allure des footings visant à améliorer votre endurance. C’est aussi celle à privilégier pour favoriser une perte de poids. Les sorties longues seront courues en priorité à ce rythme. La vitesse de course est un peu plus soutenue, votre respiration s’accélère, mais les apports en oxygène sont équilibrés et seule une baisse de carburant limite l’effort dans le temps. Cette allure est toujours proposée sous forme de footing en course continue. Le niveau de sollicitation va permettre la mise en place de toute une série d’adaptations qui favorisent votre endurance. Le transport de l’oxygène devient plus efficace, les cellules musculaires captent encore plus efficacement l’oxygène, les mécanismes hormonaux qui favorisent le stockage du glycogène deviennent plus performants.
  3. Allure seuil : L’allure seuil est un rythme rapide mais soutenable pendant 30 à 60 minutes. C’est, globalement, votre allure semi-marathon. Elle est souvent proposée sous forme de séquences longues dans l’entraînement. Exemple : 30 mn en endurance plus 20 mn au seuil. La vitesse de course est encore un peu plus élevée, la dépense d’énergie devient importante et les besoins en oxygène augmentent. La respiration s’accélère. On parle de seuil car c’est le niveau d’effort où de nombreux paramètres dérivent (FC, respiration et bien entendu consommation d’oxygène). On ressent un réel essoufflement car la respiration se modifie afin de mobiliser toutes les réserves en oxygène des poumons.
    • La limite haute ou seuil plus : c’est l’allure qui permet de développer la capacité à courir en continu à un haut niveau de VMA et correspond à des efforts de type 10 km ou cross.
  4. Allure VMA (Vitesse Maximale Aérobie) : C’est la plus proche de votre allure 10 km. On retrouve cette intensité dans les plans d’entraînement sous la forme de séquences d’une durée moyenne de 6 à 10 mn. Exemple : 20 mn en endurance plus trois fois 8 mn à 90 % FCM, récupération 2 mn en endurance. Les entraînements à cette allure sont réalisés sous forme de fractionnés longs (de 2 à 3 mn à 95 % FCM) ou plus courts (de 15 secondes à 1 mn à 100 % FCM). Exemple : 20 mn en endurance plus six fois 3 mn à 95 % FCM ou VMA, récupération 1 mn 30 ; ou 20 mn en endurance puis deux séries de huit fois 30 secondes à 100 % VMA, récupération 30 secondes en endurance. La vitesse la plus élevée, au-delà de laquelle vous n’apportez plus assez d’oxygène à votre organisme. Vous êtes au maximum de vos capacités aérobies. L’activité génère une accumulation importante d’acide lactique au niveau musculaire et limite très rapidement la durée de l’effort.

Ce type d’entraînement consiste à alterner des phases de course rapide et des phases de récupération. Il permet d’améliorer la vitesse et l’explosivité.

Il est possible de mesurer son allure grâce à un cardiofréquencemètre.

L'Allure en Navigation

Lorsque l’on parle de l’allure d’un voilier, la plupart des gens pensent à sa vitesse. Mais en fait si on vous demande « quelle est ton allure ? » ce n’est pas pour connaître votre vitesse ni savoir si vous êtes à 5 ou 6 nœuds. Mais pourquoi cette confusion entre allure et vitesse ? Et qu’est-ce qu’une allure d’abord ? Et l’amure ?

Définition de l'Allure et de l'Amure

  • L’allure : C’est l’angle entre l’axe du navire et l’axe du vent.
  • L’amure : Elle exprime de quel côté le navire reçoit le vent, il est « bâbord amure » ou « tribord amure ».

Exemple : Le vent vient du Nord, mon voilier fait route vers l’Ouest. Il fait donc route à 90° du vent, c’est mon allure, appelée dans ce cas « Vent de travers ». Comme il reçoit le vent du côté droit (tribord), le voilier est « tribord amure ». Mon voilier est donc « Vent de travers, tribord amure ».

(Notez au passage que le terme « amure » est également utilisé pour nommer le point de fixation, en bas et en avant, d’une voile. On parle alors de « l’amure » ou du « point d’amure »).

Changer de Direction : Lofer et Abattre

  • Lofer : Cette action de se rapprocher de l’axe du vent s’appelle « lofer ». À 45° du vent, je suis « au près ».
  • Abattre : Cette action de s’éloigner de l’axe du vent s’appelle « abattre ». À l’inverse, si je tourne dans l’autre sens et que je vais vers le Sud-Ouest, je me retrouve avec le vent dans le dos. On appelle cela « les allures portantes » et on dit du voilier qu’il est « au portant » et à 135° du vent, nous sommes « au largue ».

Influence de l'Allure sur la Vitesse

Cet angle par rapport au vent a une influence directe sur la vitesse du navire. Il est aisé de comprendre qu’un navire quel qu’il soit, y compris un navire à moteur, ira bien plus vite au largue qu’au près. En effet dans un cas il est poussé par le vent, et dans l’autre il essaye de le remonter. On comprend donc bien ici le rapport entre « allure » et « vitesse ».

Réglages de Voile et Allure

En fonction de l’allure, il faut régler ses voiles correctement, sous peine de se traîner comme une limace et/ou de déséquilibrer le voilier. Elles sont ouvertes (« choquées ») au portant et fermées (« bordées ») au près.

L’allure a une influence sur l’ensemble du fonctionnement du voilier, en particulier sur sa vitesse, sa gîte et la sensation de vent. En effet, le vent apparent, résultante du vent réel et du vent vitesse, est plus fort lorsque l’on remonte au vent. Mais l’allure influence aussi :

  • La direction prise par les embruns qui frappent la coque : Au près, ils se dirigent droit sur l’équipage dans le cockpit
  • Le réglage des voiles, différent à chaque allure
  • La stabilité car le roulis est beaucoup plus important au portant qu’au près
  • Le type de voile.

Les allures sont donc un élément essentiel de toutes navigations ! Il en va de même pour tous types d’embarcations, même sans voile ! Avoir un vent de force 5 Beaufort ne pose pas de problème à une embarcation qui se fait « porter » par celui-ci et le descend tranquillement. En revanche, remonter ce même vent de force 5 et le clapot qui l’accompagne, sera une toute autre paire de manche et souvent bien plus sportif, humide, long et compliqué !

Petite Sortie en Mer en Famille

Lorsque l’on sort en mer, par exemple pour emmener sa petite famille passer la journée sur un îlot - comme beaucoup de monde le fait en Nouvelle Calédonie - en quittant le port au matin, il faut se poser la question du retour. Quelles seront la force et la direction du vent tout à l’heure. Il se peut que la fameuse destination se trouve carrément sous le vent du port au moment du retour. Si en plus le vent forcit, ce qui est normal et fréquent avec les « brises thermiques », le retour peut être très désagréable voire même dangereux. La petite famille vient de passer une journée de rêve sur un îlot paradisiaque, mais le retour est parfois si brutal qu’au final plus personne n’a envie de ressortir en mer.

Le chef de bord doit prévenir à l’avance son équipage que le vent sera plus fort au retour. Déjà, tout le monde sait à quoi s’en tenir, cela permet de rester calme.

Allure Définition Influence sur la vitesse
Au près Naviguer à 45° du vent Vitesse réduite
Vent de travers Naviguer à 90° du vent Vitesse modérée
Au largue Naviguer à 135° du vent Vitesse élevée
Au portant Naviguer avec le vent dans le dos Vitesse maximale

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