L'alimentation est à la base de la vie et, pourtant, il nous arrive parfois de la prendre pour acquise. La crise sanitaire mondiale de la COVID-19 nous a amenés à reconsidérer ce qui compte vraiment pour nous et à redéfinir nos besoins les plus fondamentaux. L’alimentation compte parmi ces besoins.
Le maintien de l’accès à une alimentation sûre et nutritive constitue un volet essentiel de la réponse à la pandémie de COVID-19, en particulier pour les communautés pauvres et vulnérables, qui sont les plus durement touchées par la pandémie.
Chaque année, la Journée mondiale de l'alimentation est célébrée le 16 octobre. Créée en 1979 par la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), la Journée internationale de l'alimentation vise à susciter une prise de conscience à une échelle mondiale autour de la précarité alimentaire. Cette année, la campagne met en lumière un message crucial : chacun d'entre nous doit avoir accès à une alimentation variée, nutritive, durable et abordable.
À travers le monde, des associations, entreprises ou encore collectivités s’organisent pour porter cette cause. Campagnes de sensibilisation, événements éducatifs, spectacles culturels, expositions artistiques : autant d’initiatives qui soulignent l'importance d'agir collectivement pour garantir un avenir alimentaire durable pour tous.
Dans son rapport sur les foyers de famine (a), le Programme alimentaire mondial (PAM) met en garde contre une détérioration de la sécurité alimentaire dans 16 pays au cours des douze prochains mois, l’Afghanistan, la Somalie et la Syrie figurant de nouveau parmi les pays concernés.
Les Perspectives mondiales 2026 (a) du PAM révèlent une augmentation de 20 % du nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë depuis 2020. Selon l’indice de la faim dans le monde (a), les conflits sont le principal facteur en cause, aggravé par les dérèglements climatiques, dont le caractère sporadique a désormais cédé la place à une menace permanente.
L’expansion de l’agriculture est responsable de près de 90 % de la déforestation dans le monde, du fait de l'empiètement croissant des terres cultivées et des pâturages sur les forêts.
Selon le rapport 2025 sur la Situation des enfants dans le monde, plus de 417 millions d’enfants souffrent de privations graves dans au moins deux des domaines fondamentaux suivants : l’éducation, la santé, le logement, la nutrition, l’assainissement et l’accès à l’eau salubre.
Ces conditions de vie limitent considérablement la capacité des ménages à fournir aux enfants une alimentation adéquate et nutritive, en particulier pendant les périodes de stress économique. La situation est particulièrement critique en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, où se concentre une grande partie des enfants vivant dans l’extrême pauvreté et souffrant de carences nutritionnelles.
L’État mène une politique de lutte contre la précarité alimentaire afin d’atténuer les difficultés de certains publics vulnérables à accéder à une alimentation saine, diversifiée et de qualité. À travers des crédits nationaux, l’État soutient les structures habilitées au titre de l’aide alimentaire. Plusieurs dispositifs sont déployés sur l’ensemble du territoire : distribution de paniers alimentaires, épiceries sociales et solidaires, jardins collectifs, maraudes alimentaires, groupements d’achats citoyens, etc.
Depuis 2022, face à la montée des prix, l’État a intensifié ses efforts grâce au programme Mieux manger pour tous (MMPT). C’est à travers ce programme dédié qu’un fonds alimentaire a été créé pour améliorer l’offre et la qualité de l’aide alimentaire. Des programmes ciblés offrent aux familles un soutien essentiel. Par exemple, le programme Malin aide financièrement les familles à faible revenus tandis que le Pacte pour les premiers pas distribue des produits alimentaires et d’hygiène pour les nourrissons.
Les écoliers peuvent bénéficier de petits-déjeuners gratuits à l’école et des déjeuners à 1 euro.
Selon le rapport mondial 2020 sur les crises alimentaires (hyperlien externe) le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë n’a jamais été aussi élevé dans le monde. Le rapport a révélé qu’en 2019, quelque 135 millions de personnes dans 55 pays et territoires présentaient un besoin urgent d’aides en matière d’alimentation, de nutrition et de subsistance, en raison de conflits, de conditions climatiques extrêmes, de chocs économiques ou d’un cumul de ces trois facteurs.
Dans ces 55 pays et territoires confrontés à la crise alimentaire, on estime à 75 millions le nombre d’enfants présentant un retard de croissance et à 17 millions ceux souffrant d’une dénutrition aiguë.
Dernières données sur la sécurité alimentaire - 22 décembre 2025. Les récentes évaluations et projections mondiales dressent un tableau préoccupant de l’aggravation de l’insécurité alimentaire, sous les effets conjugués de la fragilité, des conflits et des chocs climatiques.
L’inflation des prix alimentaires intérieurs reste modérément élevée. Les dernières données mensuelles disponibles pour la période comprise entre août et novembre 2025 font état d’une forte inflation alimentaire dans un grand nombre de pays à revenu faible et intermédiaire.
Les taux d’inflation sont supérieurs à 5 % dans 45 % des pays à faible revenu (soit un chiffre inférieur de 10,6 points de pourcentage par rapport à la précédente mise à jour du 31 octobre 2025), 43,5 % des pays à revenu intermédiaire inférieur (soit une baisse de 7,6 points de pourcentage), 41,9 % des pays à revenu intermédiaire supérieur (-13,1 points) et 9,1 % des pays à revenu élevé (-10,9 points).
En termes réels, l’inflation des prix alimentaires a dépassé l’inflation globale dans 54 % des 166 pays pour lesquels des données sont disponibles.
Les indices des prix agricoles et des céréales ont augmenté respectivement de 1 % et 3 % depuis la dernière mise à jour du 31 octobre, tandis que l’indice des prix à l’exportation est resté inchangé.
Les cours du blé, du maïs et du riz ont enregistré une hausse de 1 %, 4 % et 5 % respectivement. En glissement annuel, le prix du maïs a progressé de 2 %, celui du blé a diminué de 3 % et celui du riz de 29 %.
Selon le bulletin de veille du Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS) publié en décembre 2025 (a), les marchés mondiaux sont bien approvisionnés. Les prix du blé et du riz sont en baisse, ceux du maïs demeurent stables, et ceux du soja sont en hausse.
Si les prix des engrais connaissent un léger repli, le niveau élevé des coûts des intrants continue de limiter la demande dans les systèmes de production à faible marge.
La longue expérience accumulée par le Programme alimentaire mondial (hyperlien externe) dans l’aide humanitaire et le développement place l’organisation dans une position adéquate pour contribuer au renforcement de la résilience afin d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition.
Le programme aide les personnes les plus vulnérables à renforcer leurs capacités de résistance, d’adaptation et de transformation dans les situations de crise, notamment celles provoquées par des conflits, des aléas naturels et une instabilité politique, qui peuvent avoir des effets dévastateurs.
«Chacune des 690 millions de personnes touchées par la faim dans le monde aujourd’hui a le droit de vivre en paix et sans souffrir de la faim», a déclaré David Beasley, directeur exécutif du Programme alimentaire mondial, à l’occasion de la remise du prix Nobel (hyperlien externe).
David Beasley a également rendu hommage à l’équipe du Programme alimentaire mondial: «Ils sont sur le terrain dans les zones les plus difficiles, les plus complexes du monde, que ce soit à cause de la guerre, de conflits ou de conditions climatiques extrêmes», a-t-il déclaré.
Le portefeuille d'opérations de la Banque mondiale dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle s’étend désormais à 90 pays. Cet appui comprend des interventions de court terme, comme l’extension des dispositifs de protection sociale, mais s’attache aussi à renforcer la résilience à plus long terme, en boostant notamment la productivité agricole et l’agriculture climato-intelligente. Il devrait bénéficier à 296 millions de personnes. En voici un aperçu :
Au mois de mai, le Groupe de la Banque mondiale et la présidence du G7 ont officialisé le lancement de l’Alliance mondiale pour la sécurité alimentaire (a), une initiative conjointe qui vise à mobiliser une action immédiate et concertée face à cette crise.
Cette Alliance a mis au point un tableau de bord sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le monde (a), qui est accessible au grand public et fournit des informations actualisées aux décideurs mondiaux et locaux pour aider à améliorer la coordination des moyens financiers et des mesures mises en œuvre en réponse à la crise alimentaire.
Les dirigeants de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Fonds monétaire international (FMI), du Groupe de la Banque mondiale, du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont publié une troisième déclaration conjointe le 8 février 2023.
Pour éviter l’aggravation de la crise de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ils appellent à l'adoption d’autres mesures d’urgence pour « i) éteindre les foyers de famine, ii) faciliter les échanges, améliorer le fonctionnement des marchés et renforcer le rôle du secteur privé, et iii) réformer et réaffecter des subventions aux effets douteux grâce à un ciblage minutieux et une démarche efficiente ».
Les Français sont de plus en plus nombreux à acheter les marques de distributeurs... Elles promettent d'être moins chères : mais le sont-elles réellement ?
Mettre fin à la vente des œufs de poules en cage était une promesse faite pour 2026 par plusieurs enseignes de la grande distribution. Le bras de fer entre industriels et supermarchés se poursuit.
L'alimentation des pays développés comme la France a vu de grands bouleversements au 20ème siècle, du fait de l'avènement de l'industrie alimentaire, des plats préparés et des fast-foods : l'évolution du mode de vie a conduit certains ménages à abandonner la préparation de recettes savoureuses, à base d'aliments de qualité.
Les trois repas assis quotidiens sont parfois boudés, notamment par les adolescents, au profit du grignotage et de la "junk food".
Y aurait-il urgence à mieux lire et mieux comprendre les étiquettes des aliments industriels qui peuplent nos étagères ? Emulsifiants, édulcorants, arômes alimentaires… Ces termes, qui échappent pour la plupart au grand public, renvoient à des ingrédients caractéristiques d’aliments qui se sont massifiés depuis les années 1970 et la montée en puissance de l’industrie agro-alimentaire : gâteaux secs, céréales de petit déjeuner, soda, yaourts aromatisés, pains de mie et brioches sous plastique, glaces onctueuses, saucisses à hot dog sous vide…
Cette alimentation industrielle très transformée présente de nombreux avantages : peu chère et souvent très attractive, elle se conserve généralement longtemps. Mais depuis une quinzaine d’années, les travaux scientifiques documentent de plus en plus précisément les risques qu’ils présentent pour la santé.
Cette appellation émerge en 2009, lorsque l’équipe du chercheur brésilien Carlos A. Monteiro propose de classer les aliments (dont les boissons) en fonction de leur degré de transformation, afin de faciliter la recherche sur l’impact des régimes alimentaires sur la santé.
La stratégie «de la ferme à l’assiette», l’un des piliers du pacte vert pour l’Europe, vise à rendre les systèmes alimentaires équitables, sains et respectueux de l’environnement.
Les systèmes alimentaires ne peuvent résister à des crises comme celle provoquée par la pandémie de COVID-19 s’ils ne sont pas durables. Placer nos systèmes alimentaires sur une trajectoire durable offre de nouvelles possibilités aux opérateurs de la chaîne de valeur alimentaire.
Les nouvelles technologies et les découvertes scientifiques, couplées à la sensibilisation accrue du public et à l’augmentation de la demande pour une alimentation durable, profiteront à l’ensemble des parties prenantes.
D’ici 2030, les industriels et les consommateurs devront trouver de nouvelles façons de se nourrir. L’alimentation du futur devra être meilleure pour la santé et pour l’environnement.
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