Les servos sont des éléments essentiels de tout modèle de voiture radiocommandée. Ils constituent un lien indispensable entre la machine et le pilote, retranscrivant fidèlement les ordres transmis par l'émetteur.
Cet article explore en détail les différents aspects de l'alimentation des récepteurs RC, incluant les composants, les types, l'entretien et les astuces pour garantir une performance optimale et une sécurité accrue.
Un servo est constitué de trois parties distinctes : le corps, la tête et le socle. Ces parties sont reliées par quatre vis, généralement cruciformes. L'étanchéité est assurée par des joints toriques en caoutchouc insérés entre les trois socles, soit deux joints toriques au total. Pour une étanchéité optimale, les quatre vis de fixation peuvent également recevoir des micro-joints toriques.
Le pignon de sortie, ou tête du servo, peut être coiffé d'un gros joint torique qui se plaque sur le capot supérieur du boîtier. Un servo à bas prix ne possède généralement aucun joint d'étanchéité, contrairement aux modèles haut de gamme qui incluent une gaine en caoutchouc à l'entrée du cordon triphasé pour une meilleure protection contre l'humidité.
À l'instar d'un processeur d'ordinateur, chaque servo possède un circuit imprimé, véritable cerveau de l'appareil. Ce circuit est équipé d'un amplificateur qui augmente le signal reçu par l'émetteur via le récepteur, permettant ainsi aux commandes de la radio de fonctionner. Le cordon d'alimentation du servo comporte trois fils électriques soudés au circuit imprimé et se termine par une prise. Il est crucial de surveiller l'état de ce cordon et de le remplacer en cas d'usure.
Si vous êtes expérimenté, vous remplacerez le cordon dans son intégralité depuis sa base. Un fer à souder muni d’une panne fine et un peu d’application viendront rapidement à bout de cette opération qu’il est cependant recommandée de faire réaliser par un professionnel.
La pignonnerie encaisse tous les efforts mécaniques via le palonnier. Elle peut prendre du jeu et affecter la précision du guidage, ou se rompre en cas de choc violent. Il existe deux types principaux de pignons : les pignons en plastique (avec ou sans renforts en fibre de verre ou de carbone) et les pignons en alliage de métal, plus fiables.
Sur un servo, les pignons plastiques sont les plus fragiles, même lorsqu’ils sont renforcés. Les pignons métal sont plutôt constitués de différents alliages. Ils sont plus endurants. Enfin, sachez que tous les servos à engrenages métalliques conservent en principe un pignon plastique au sein de leur pignonnerie.
Les pignons peuvent être moulés ou usinés, un détail important car leur usure dépend de leur fabrication et des matériaux utilisés. Les servos à engrenages métalliques incluent souvent un "pignon fusible" en plastique, conçu pour casser en cas de choc important afin de protéger les autres pignons et le moteur.
Les servos se raccordent au récepteur de votre installation radio. Pour cela, il faut respecter l’emplacement des fils et leurs polarités en fonction des marques utilisées, et à fortiori pour peu que l’on utilise des servos de marque différente de celle de son émetteur. Les prises des servos sont en principe toutes compatibles avec les récepteurs. Certaines affichent une polarité inversée.
Les prises des servos sont équipées d'un détrompeur, une petite excroissance en plastique qui empêche l'inversion des polarités lors du branchement sur le récepteur. Si la prise n'a pas de détrompeur, il faut être vigilant et s'assurer que la polarité négative (noire ou marron) est à l'extrême droite lorsqu'on regarde le récepteur de face.
Le palonnier est l'élément en plastique qui se monte sur le pignon de sortie et auquel se fixe la tringlerie. Il existe des modèles renforcés, particulièrement utiles pour le servo de direction en raison de leur rigidité accrue. Les palonniers possèdent différents types de cannelures internes, souvent numérotées pour indiquer leur compatibilité avec différents servos.
Un palonnier plus long occasionnera une prise de jeu plus importante de la pignonnerie, alors qu’un palonnier plus court vous permettra de bénéficier d’une meilleure rigidité, même si cela peut vous faire perdre en débattement.
Reliées directement au servo, les tringleries transmettent les ordres aux roues, à l'accélérateur ou aux freins. Elles doivent être précises et fonctionner librement. Les modèles classiques sont en corde à piano, tandis que les biellettes sur rotules à chapes filetées offrent un réglage en longueur facile et rapide.
L'entretien des servos étanches est minimal. Il faut surveiller l'état du cordon d'alimentation et de la prise du récepteur, car les connectiques peuvent s'oxyder avec le temps. Pour débrancher un servo du récepteur, il est préférable d'utiliser une pince plutôt que de tirer sur le fil.
Si vous roulez souvent sur des terrains humides avec des servos standards non étanches, vous pouvez envisager de protéger les parties les plus exposées à l’humidité. La solution peut consister à appliquer un peu d’autojoint silicone à la base du cordon d’alimentation, voire aussi à déposer un congé de graisse tout autour de la tête du pignon de sortie.
Pour optimiser la protection d’un servo standard non étanche, les interstices habituellement réservés aux joints d’étanchéité pourront être enduits de pâte silicone.
Le récepteur radiocommande est un composant essentiel qui reçoit les ordres de l'émetteur et les transmet aux servos et variateurs. Il capte les signaux radio et les distribue sur ses différentes voies pour piloter les fonctions du modèle.
Chaque voie correspond à une sortie sur laquelle on branche un servo, un variateur ou un accessoire.
Il existe plusieurs types de récepteurs, chacun adapté à des utilisations spécifiques :
Le "binding" est l'opération de synchronisation entre la radio et le récepteur. Elle crée une relation unique entre les deux, évitant les interférences avec d'autres radios.
Les étapes classiques du binding :
Chaque voie du récepteur a un connecteur à trois broches :
On y branche :
| Marque / Système | Protocole / Mode | Compatibilité inter-marques | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|---|
| Futaba | FASST, FHSS, S-FHSS, SBUS | Propriétaire (sauf SBUS : FrSky) | Fiable, grande portée, SBUS universel | Prix élevé, peu d’ouverture, FASST/FHSS non compatibles |
| Spektrum (Horizon Hobby) | DSM2, DSMX | Propriétaire | Facile à binder, large choix de récepteurs | Peu d’ouverture, DSM2 sensible aux interférences |
| FrSky | ACCST, ACCESS, SBUS | SBUS compatible Futaba, le reste non | Prix abordable, ACCESS très fiable | Protocoles propriétaires (hors SBUS), ACCST/ACCESS incompatibles |
| Team BlackSheep (TBS) | Crossfire (CRSF) | Propriétaire | Portée extrême (long range), faible latence | Nécessite module dédié, prix, pas de compatibilité multi-marques |
| ELRS (ExpressLRS) | ELRS (2,4 GHz/868 MHz) | Ouvert (multi-marques) | Open source, ultra faible latence, portée, prix bas | Installation parfois technique, compatibilité matérielle à vérifier |
tags: #alimentation #recepteur #rc #types
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