Depuis des millénaires, les volailles, et en particulier le poulet, occupent une place centrale dans l’alimentation humaine. Les premières variétés de poules domestiques sont originaires d’Asie du Sud-Est, et elles se sont par la suite répandues dans le monde entier. Cependant, les conditions de vie des poules ainsi que leur alimentation ont changé depuis l’industrialisation des élevages. Ces changements importants ont entraîné une diminution de la qualité nutritionnelle des produits que nous consommons, en plus de porter atteinte au bien-être animal et à l’environnement. La majorité des volailles consommées dans le monde sont issues de l’élevage intensif. Quels sont les risques pour votre longévité en bonne santé, et quelles sont les alternatives ?
Grâce à la suite de ce contenu, vous saurez désormais quelle est l’alimentation naturelle des volailles, ce qu’on leur donne en élevage intensif, comment on les élève lorsqu’on veut accélérer leur croissance, et pour quelles raisons précises ces « élevages rapides » sont mauvais pour notre santé. Prêt ?
Les poules sont des animaux dits omnivores, comme l’homme. Une bonne alimentation est la clé pour stimuler la ponte des poules.
Les poules doivent être nourries 2 fois par jour, idéalement le matin assez tôt et en fin d’après-midi. Comptez de 100 à 150 g par poule et par jour, à équilibrer sur les deux repas de la journée. Enfin, n’hésitez pas à prévoir une mangeoire suffisamment grande pour que vos poules ne manquent jamais de rien.
L’eau est un aliment essentiel dans l’alimentation des poules. Elle doit être également adaptée à la saison. Les poules pondeuses n’auront pas les mêmes besoins en hiver qu’en été. Ainsi, l'alimentation des poules en automne doit s'adapter à la baisse des températures et au temps pluvieux.
La prise hydrique d’une poule est variable suivant son alimentation, la température extérieure et son état général, mais en moyenne une poule boit 10 % de son poids. En moyenne, une poule adulte a besoin de 250 à 300 ml d’eau par jour, mais en été, lorsqu’il fait très chaud, une poule peut boire plus de 600 ml d’eau. Et leurs besoins en eau seront d’autant plus importants si elles mangent beaucoup d’aliments secs.
Les poules ont également besoin d’une eau claire tous les jours, donc à renouveler tous les matins (ou tous les soirs). Elles boivent environ 10 % de leur poids, donc 250 ml pour une poule rousse adulte, néanmoins, les besoins varient selon la température, l’alimentation, mais aussi selon l’état général de chaque poule. Cet abreuvoir est nettoyé très régulièrement pour éviter les dépôts.
Une poule consomme entre 120 et 250 g d’aliment par jour (comprenant les éléments trouvés sur le parcours et les aliments complets distribués par l’éleveur). Il est conseillé de ne pas dépasser cette dose pour éviter les restes qui attirent les nuisibles et également pour empêcher la prolifération de bactéries. Idéalement, vous irez nourrir vos poules deux fois par jour, à heures fixes.
Dans leur état naturel ou semi-sauvage, les volailles vont se nourrir de façon opportuniste de nutriments naturellement présents dans les prairies et les milieux naturels. Il peut sembler difficile de reproduire cet aléa naturel de façon cartésienne et contrôlée, et c’est la raison pour laquelle l’industrie qui pratique l’élevage intensif cherche des solutions rapides et profitables pour répondre à une demande très forte des consommateurs.
Toute la subtilité va donc consister à jongler entre différents niveaux de qualité afin de réduire autant que possible le risque d’exposition à des toxines, ou le risque d’exposition à des nutriments auxquels l’organisme ne serait pas bien adapté, en ayant comme contrainte de respecter le budget disponible.
Nous avons tout d’abord les graines, qui sont issues des plantes sauvages ou cultivées, comme les graminées ou les légumineuses spontanées présentes dans leur environnement. Lorsqu’on parle de graminées, il s’agit de jeunes pousses et de tiges tendres souvent présentes dans les prairies naturelles ou semées, et pas de blé domestiqué par l’être humain. Enfin, on trouve les baies et les fruits plus ou moins sauvages comme les mûres et les petits fruits tombés au sol, particulièrement en période estivale ou automnale.
Ces aliments auxquels la poule s’est adaptée au fil des millénaires vont permettre de répondre spéficiquement à ses besoins en micronutriments. Tout d’abord, ces nutriments apportent une diversité nutritionnelle, car chaque élément naturel apporte des micronutriments essentiels, comme des acides aminés spécifiques dans les insectes ou des antioxydants dans les baies par exemple. Ensuite, l’alimentation naturelle des volailles contribuent au maintien des écosystèmes, par exemple en dispersant des graines ou en régulant certaines populations d’insectes. Avec une santé et une immunité améliorées, les volailles présentent un risque plus faible de contracter des maladies.
Que ce soit pour bien grandir ou pour bien pondre, et ne serait-ce que pour être en bonne santé, les poules ont besoin d’avoir une alimentation bien équilibrée. Elles doivent disposer de protéines (acides aminés), de vitamines, de lipides, de glucides, de minéraux (calcium, phosphore, potassium, …) et d'oligo-éléments. Sachant que glucides et lipides doivent représenter 70 % de leur alimentation, les 30 % restants étant constitués de protéines.
La croissance des poussins et des jeunes poules demande un important apport en protéines (méthionine, lysine, carnitine) au moins 20%, et du calcium qui participe à la croissance des os. La poule pondeuse a aussi des besoins nutritionnels particuliers. Elle va avoir besoin de beaucoup d’énergie, à apporter avec des glucides, mais aussi de protéines qui contiennent de la lysine et de la méthionine, des acides aminés essentiels, qui participent à la constitution de l’œuf. La teneur en lipides de son alimentation est par contre réduite.
La nourriture des poules, qui sont des omnivores, se compose d’insectes, de graines, de végétaux, qu’elles vont trouver dans leur parcours et dans les restes de repas et épluchures, qui leur sont souvent octroyés. Par ailleurs, vous comblerez leurs besoins nutritionnels par :
Pour bien nourrir ses poules, il faut jouer entre ce qu’elles mangent tout autour du poulailler tout au long de la journée, les restes de votre repas et les déchets de la cuisine et du jardin, ainsi que ce qui est proposé dans le commerce. Il va de soi que, du coup, il est relativement difficile de bien maîtriser ce que mangent vos poules !
Même en liberté dans un grand espace herbeux, avec de l’herbe et des insectes à volonté, les poules ne trouveront pas tout ce dont elles ont besoin au niveau nutritionnel. En effet, il va leur manquer des graines, indispensables pour leur bonne santé. Voir notre alimentation pour poules Pure Family
Les poules ont besoin de picorer des graines au sol, de gratter, de manger de l’herbe et, en même temps, insectes, larves et vers de terre qui passent par là. Elles y trouvent des vitamines, des oligoéléments et des protéines. Excepté en hiver, saison durant laquelle les poules vont peiner à se nourrir à l’extérieur. Les aliments complets ou les mélanges pour l’hiver sont de ce fait différents.
Dans l’idéal, il convient d’offrir un espace de 20 m2 au moins par poule, et de faire tourner les parcours. Une fois le premier épuisé, les poules sont mises sur le deuxième, etc. Cela permet à l’herbe de repousser et au sol d’absorber les fientes. Et selon la nature de l’enclos, il est possible de leur donner en plus des céréales (en mélange), car c’est ce qui va leur manquer dans ce qu’elles trouvent dans le jardin ou dans l’enclos.
Il est envisageable de réaliser son propre mélange pour nourrir ses poules : 50 % de céréales, 20 % de légumineuses, 30 % de maïs. Néanmoins, il est assez difficile de réaliser des mélanges qui apportent tous les nutriments nécessaires. C’est pourquoi il existe des aliments complets ou des mélanges d’aliments, réalisés pour apporter un bon équilibre nutritionnel.
La ration journalière de graines pour une poule adulte est de 100 à 180 g. Sa ration quotidienne lui est donnée par petites quantités, à heures fixes. Le bon poids est bien sûr à calculer en fonction du poids de vos poules, mais il dépend aussi de la nature de leur parcours. Très herbeux et très vaste, il leur apportera la majeure partie de ce que vos poules mangent au quotidien.
Pensez à donner à vos poules du gravier ou du sable grossier avec leur nourriture, cela leur permet de broyer les graines et il n’y en a pas toujours suffisamment au sol.
En hiver, les poules trouvent moins à se mettre sous la dent, le sol est dur et il leur est difficile d’y trouver leur pitance, et le froid provoque une dépense d’énergie supplémentaire. Il est du coup important de leur proposer des aliments complets, qui vont leur apporter l’énergie suffisante. Les lipides, notamment, leur apportent de quoi mieux résister au froid, ainsi qu’une plus grande proportion de maïs et d’avoine et plus de vitamines.
Pour remplacer les protéines fournies par les insectes et vers de terre, il est possible de leur donner des restes de poisson ou de viande, ou bien des vers de farine, insectes et larves séchés. Et pour remplacer l’herbe, apportez-leur du fourrage.
Pensez à leur donner des aliments tièdes, des soupes de pain et de légumes ou divers restes par exemple, cela les réchauffe et les fait boire.
Les aliments complets peuvent également être donnés en complément de mélanges de céréales, pour une meilleure ponte ou pour produire des poulets pour la viande.
Les poules étant omnivores comme nous, il est logique de leur donner la plupart de nos restes de repas. Cela diversifiera leur alimentation, en plus de leur faire plaisir ! Ne dépassez cependant pas 30 % de leur ration journalière avec ces déchets.
Vous pouvez leur donner une grande partie de ces déchets : toutes les salades vertes, les carottes, la viande maigre, le poisson, le pain (à mouiller), le riz, les pâtes.
Coquilles d’œufs ou coquilles d’huîtres ou de moules sont broyées et mélangées à la ration quotidienne pour fournir le calcium nécessaire à la fabrication de la coquille des œufs.
Il y a en effet des aliments qui sont toxiques pour elles, que ce soit parmi les restes de la cuisine ou les déchets végétaux.
Parmi les plantes grimpantes, nombreuses sont celles qui sont toxiques. Ce que mangent les poules dans le jardin ne suffit pas à leur bonne santé, d’autant plus que tous les jardins ne sont pas suffisamment grands pour leur offrir réellement tout l'espace dont elles auraient besoin. Un apport de graines variées sera un bon complément, et encore plus en hiver où la nourriture se fait plus rare dans le sol !
Voici une liste d'aliments à proscrire absolument :
Sans le savoir, nous plantons parfois des végétaux pouvant être dangereux pour les animaux (mais aussi pour l’homme).
L’élevage de poulets de chair à taille humaine est une solution intéressante pour diversifier ses revenus agricoles ou faciliter l’installation d’une nouvelle personne sur une ferme existante. Il existe plusieurs manières d’organiser un élevage de poulets de chair à taille humaine.
Le bon équipement d’élevage est un facteur clé de rentabilité en élevage de poulets. Les poussins sont très sensibles aux variations de température. L’alimentation et l’abreuvement représentent 70 % des coûts en élevage de poulets.
Adoptez un silo de stockage pour acheter votre alimentation en grande quantité et ainsi réduire vos coûts. Une trémie mobile vous amènera aussi beaucoup de flexibilité et vous permettra d’économie de temps de manutention.
La rentabilité en élevage de poulets dépend de votre capacité à optimiser les charges et le temps de travail :
Réussir son élevage de poulets de chair nécessite une approche bien structurée et un matériel d’élevage de poulets adapté. En optimisant l’alimentation, la gestion sanitaire et la commercialisation, vous assurez la rentabilité de votre élevage tout en garantissant le bien-être des animaux.
Dans les élevages de volailles, le poulet occupe une place prépondérante. Très apprécié pour ses qualités gustatives et nutritionnelles, le poulet de chair (c’est-à-dire le poulet élevé pour sa viande) est élevé selon des conditions propres aux différents types d’élevage. L’alimentation joue un rôle majeur dans la croissance, le poids et la vitalité du poulet de chair, de même que pour les qualités organoleptiques de sa viande.
Conformément à la règlementation en vigueur, l’alimentation des poulets de chair Maître CoQ est composée notamment de céréales (blé, maïs pour l’essentiel). Les poulets de chair ont aussi des besoins importants en protéines, vitamines et oligo-éléments. Des recettes alimentaires adaptées à chaque stade physiologique du poulet sont conçues par des nutritionnistes.
Les aliments complets sont distribués à volonté via des assiettes (ou nourrisseurs) adaptés à chaque espèce et dont la hauteur est réglée au fur et à mesure de l’élevage par les éleveurs. La présentation (taille des granulés, aspect…) et la composition sont adaptées graduellement en fonction de l’âge et de la croissance du poulet de chair.
La conduite alimentaire repose ainsi en pratique sur une gamme d’au moins 3 aliments qui couvrent les besoins des poulets lors des 3 principales phases de l’élevage : démarrage, croissance et finition.
L’engraissement du poulet se fait de manière progressive. Phase délicate dont la durée varie en fonction des types d’élevage, le démarrage vise à assurer l’équilibre entre les différents acides aminés, à prévenir les carences en lysine qui ne pourront être compensées ensuite, tout en évitant un excès de protéine afin de respecter les besoins nutritionnels du jeune poulet. A ce stade, la ration quotidienne est augmentée : le poulet de chair conventionnel consommera entre 75 et 85 g d’aliment quotidiennement. Le poulet sera abattu environ entre 35 et 81 jours selon le type d’élevage.
Lors de sa première semaine d’élevage, un poulet de chair peut prendre jusqu’à cinq fois son poids de départ. Cette période correspond à un tiers de la vie d’un poulet de chair standard. A la fin de cette première semaine, les objectifs sont d’avoir des animaux les plus homogènes possibles. Dont la croissance est maîtrisée et en augmentation. Et dont la viabilité est la plus élevée possible.
Les céréales entières utilisées dans l’alimentation des poulets de chair Maître CoQ sont toutes d’origine française. La fabrication de l’aliment est française : elle est réalisée dans des sites localisés à proximité des élevages partenaires. Les protéines végétales sont le plus souvent importées (le soja en particulier) car la France n’est pas encore autonome sur la production de soja.
Un contrôle strict des matières premières destinées à la fabrication de l’alimentation du poulet de chair est réalisé dès réception. Le broyage, le mélange et enfin la granulation constituent l’ensemble du processus de fabrication.
Pour la qualité des matières premières et des produits finis, les fabricants d’aliments respectent le plan de contrôle et de surveillance OQUALIM. La démarche OQUALIM est une démarche au service des entreprises de nutrition animale et des filières d’élevage, qui certifie le respect des bonnes pratiques d’hygiène et des règles de traçabilité dans les usines de fabrication et qui organise des plans de contrôles mutualisés pour mieux surveiller les risques sanitaires.
Maître CoQ collabore avec l’association Bleu-Blanc-Cœur qui prône une agriculture plus respectueuse des animaux et de la terre. Le but est de favoriser une alimentation à base de graines de lin, riches naturellement en omégas-3, pour les poulets d’élevage. Ces acides gras essentiels sont assimilés par les poulets, ils contribuent notamment à augmenter les bienfaits nutritionnels de leur viande.
Comme la plupart des oiseaux, les poussins de chair sont homéothermes. C’est-à-dire qu’ils doivent maintenir une température corporelle constante, comprise entre 40 et 42°C. Au-dessus ou en dessous de leur neutralité thermique, les poussins ont la capacité de produire de la chaleur (thermogenèse) ou de perdre de la chaleur (thermolyse). Toutefois, les poussins n’ont pas la capacité à répondre efficacement à une température plus faible, c’est pourquoi l’ambiance, notamment les températures à différents endroits du bâtiment sont des critères à surveiller tout particulièrement.
L’éleveur doit apporter à ses animaux tout le confort nécessaire pour qu’ils puissent se nourrir et s’abreuver correctement. Il est possible de vérifier la température corporelle des poussins d’un jour pour s’assurer qu’ils n’ont ni trop chaud ni trop froid. Le temps de préchauffage du bâtiment doit être compris entre 24 et 72h avant l’arrivée des animaux. Le temps de préchauffage dépend de la saison, des températures extérieures, de l’installation et l'étanchéité du bâtiment.
La vérification de l’installation et des équipements est nécessaire. La première fonction de la litière est d’absorber l’humidité, dont une grande partie provient des excrétions des animaux et du système d’abreuvement.
La répartition des mangeoires sur la largeur du bâtiment, la distance entre les points d’eau et d’aliments, la quantité d’aliment ainsi que le nombre de poussins par mangeoire (ou point d’eau) sont des éléments qu’il ne faut en aucun cas sous-estimer.
Si des vidanges de chaînes d’aliment sont à réaliser, dans le but de faire consommer les fines, ou des purges du système d’abreuvement (limiter la formation d’un biofilm), il est préférable de les faire au moment où le matériel est le moins sollicité : durant la journée par exemple.
Il faut essayer de réduire le nombre de poules par groupe, écarter le sujet dominant et les animaux blessés. Il faudra désinfecter les plaies et prévoir un rendez-vous avec le vétérinaire si les lésions sont importantes. Le propriétaire doit s’assurer du nombre suffisant de mangeoires, abreuvoirs, nids et perchoirs.
La poule a un régime alimentaire omnivore; elles consomment aussi des graines. Les poules n’ayant pas de dents, elles possèdent un gésier bien développé qui va avoir la même fonction. Cet organe très musculeux va permettre de broyer les graines ingérées.
La prise alimentaire de céréales sera d’environ 150 g par jour. Une poule vit en moyenne 10 ans. Durant cette période les poussins sont très sensibles aux variations de température et doivent être maintenus à 30 °C avec des chauffages radians à gaz la plupart du temps.
Pour bien nourrir vos poules, quelques principes de base sont à connaître :
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