L'alimentation du poulain est cruciale pour son développement, en particulier lorsqu'il est orphelin ou lorsque la jument ne peut pas assurer une production laitière suffisante. Ce guide détaille les besoins nutritionnels spécifiques, les méthodes d'allaitement artificiel, et les pratiques de soins essentiels pour assurer une croissance saine et harmonieuse.
L'allaitement représente une phase de transition obligatoire avant le développement des organes et des fonctions digestives définitives. Le passage d'un régime lacté à une alimentation herbivore doit se faire progressivement. Voici les besoins nutritionnels essentiels du poulain :
Voici un tableau récapitulatif des besoins nutritionnels moyens pour un poulain de six mois :
| Nutriment clé | Besoins moyens (par jour) | Sources recommandées |
|---|---|---|
| Protéines digestibles | 750 g | Foin de luzerne, floconné Pavo Podo Grow |
| Calcium | 30 g | Bloc Audevard Myostem Growth |
| Phosphore | 15 g | Granulés Horse Master Junior |
| Cuivre | 90 mg | Correcteur Equistro Triforce |
| Oméga-3 | 35 g | Graines de lin extrudées Ravene |
L'allaitement artificiel est nécessaire lorsque le poulain est orphelin, en cas de problèmes d'allaitement maternel, ou si la jument ne produit pas assez de lait. Voici les étapes clés :
Si le poulain n'a pas tété la mère à la naissance, il doit recevoir un colostrum de bonne qualité (>60g d'immunoglobulines/litre). Idéalement, 3 biberons de 300-350 ml chacun sont distribués à 2 h d’intervalle pour des poulains de sang; pour des poulains de races lourdes cette quantité peut être portée à 400-450 ml. L'absorption du colostrum doit avoir lieu moins de 12h après la naissance.
Le lait artificiel doit être distribué à l’aide d’un biberon en verre ou d’une bouteille à goulot étroit et d’une tétine en caoutchouc type « agneau ». En général, les seaux de poudre de lait artificiel contiennent une tétine appropriée.
A partir du sevrage, le poulain devrait assimiler suffisamment d’éléments nutritifs dans sa ration pour maintenir son poids et une croissance de façon régulière. La qualité du fourrage a une influence énorme sur le choix des aliments complémentaires.
Les jeunes chevaux qui mangent de l’herbe durant le printemps et l’été auront besoin de beaucoup moins de calories ajoutées venant d’aliments complémentaires. Ceux consommant du foin ou de l’ensilage durant l’automne et l’hiver auront des besoins en protéines et en micro-éléments nutritifs plus importants pour satisfaire une croissance correcte.
Des recherches ont souligné un lien entre la réponse glycémique et les cas d’ostéochondrose chez les jeunes chevaux. La solution pour contourner la réponse glycémique excessive, est de donner des rations d’aliments composés en petites quantités, ainsi l’organisme n’aura pas à gérer de grands flux de glucose.
Le poulain de six mois vit ses premiers gestes de médecine préventive. Le protocole de vaccination débute avec la grippe et le tétanos. Une deuxième injection suit quatre à six semaines plus tard, puis un rappel annuel. Le parage intervient toutes les cinq à six semaines. Le vermifuge suit un schéma raisonné : première administration fin septembre, seconde au début du printemps.
Voici un tableau récapitulatif des soins recommandés :
| Acte | Périodicité conseillée | Objectif |
|---|---|---|
| Vaccin grippe/tétanos | Mois 6 et 7 | Immunité de base |
| Parage | Toutes les 6 semaines | Stabilité des aplombs |
| Vermifuge | Automne + printemps | Maîtrise des strongles |
| Examen dentaire | À 9 mois | Repérage des surdents |
| Bain anti-dermatophilose | Selon météo | Prévention cutanée |
Le poulain apprend d’abord par mimétisme. Vivre dans un troupeau mixte, comprenant juments, hongres et autres poulains, structure sa hiérarchie interne. Le jeu occupe jusqu’à 50 % du temps éveillé à six mois. Il sert d’entraînement moteur : esquives, cabrés, ruades contrôlées.
À six mois, l’objectif n’est pas de transformer le poulain en champion de show, mais de créer un langage commun. Le licol constitue le premier outil. On commence par présenter la muserolle dans le creux de la main, sans rien demander. Ensuite vient la têtière.
Le sevrage naturel se situe entre 12 et 15 mois, mais la vie moderne impose parfois un sevrage artificiel dès 7 mois. La clé est d’évaluer l’autonomie comportementale, plus que l’âge. Un poulain capable de s’éloigner 30 minutes de sa mère sans détresse vocale montre un attachement sécurisé.
En conclusion, une alimentation appropriée, des soins réguliers, et une socialisation adéquate sont essentiels pour assurer la croissance et le développement harmonieux du poulain orphelin.
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