L’alimentation du cheval joue un rôle fondamental dans la santé et le bien-être des chevaux, quel que soit leur âge, leur usage ou leur environnement. Une bonne alimentation quotidienne influence directement le comportement, l’état musculaire, le poids et la prévention de nombreux problèmes de santé. En élevage, en loisir ou en sport, la ration doit être pensée comme un ensemble d’éléments complémentaires adaptés à chaque profil de cheval.
Nourrir un poulain est un équilibre délicat qui demande une compréhension approfondie de ses besoins précis et des diverses étapes de son développement. L’alimentation doit être ajustée à chaque phase de développement, en tenant compte de l’âge, du poids, de la race et du niveau d’activité de votre jeune cheval.
Le poulain en pleine croissance possède des besoins nutritionnels bien spécifiques, distincts de ceux du cheval adulte. Il est primordial de comprendre ces exigences pour garantir un développement harmonieux et prévenir les carences ou les excès qui pourraient impacter sa santé à long terme.
Les nutriments indispensables pour le poulain en pleine croissance englobent l’énergie, les protéines, les minéraux, les vitamines et les fibres. Chaque nutriment joue un rôle vital dans le développement du poulain, et un équilibre correct est fondamental pour une croissance optimale. Il est essentiel de veiller à ce qu’il soit correctement nourri.
Les besoins nutritionnels varient fortement selon l’âge, le sexe, l’activité et le stade physiologique du cheval. Une ration universelle n’existe pas. La précision est la clé de la réussite !
Une croissance trop rapide ou mal équilibrée peut provoquer des pathologies irréversibles. Mieux vaut viser la régularité que la précipitation ! On évitera toujours la prise de poids d’un poulain qui peut être néfaste pour sa croissance !
Voir les tables INRA (Nutrition et alimentation des chevaux,W. Martin-Rosset- QUAE 2012)
Protéines
Le poulain a besoin de protéines de qualité. En effet, le cheval est incapable de synthétiser les Acides Aminés Indispensables (AAI). La majeure partie de ces Acides Aminés proviennent de la digestion des aliments dans l'intestin grêle. Dans le gros intestin, une quantité d'Acides Aminés d'origine microbienne est absorbée, bien pourvue en AAI. Cependant chez le jeune poulain, l'absorption dans le gros intestin est faible, d'où l'importance de l'apport d'AAI extérieurs. La Lysine est un des AAI les plus indispensables.
Besoin en lysine :
Le gain de poids vif est élevé (+18%) lorsque le poulain est complémenté avec 2 kg d'aliment concentré à partir de l'âge de 4 mois. Lorsque l'apport de protéines est constitué de poudre de lait ou de lactosérum comparée à du soja, le gain moyen quotidien est supérieur.
Minéraux
Calcium et Phosphore : Un déséquilibre du rapport Ca/P restant dans la fourchette de 1,5 à 2 n'aurait pas d'effet sur l'apparition d'ostéochondrose. Cuivre : en revanche, un déficit en cuivre (Cu) est connu comme un facteur favorisant l'apparition de lésions ostéo-articulaires. Le cuivre intervient dans la synthèse de nombreux tissus (tendons) et conditionne le développement et la résistance de l'os en stimulant la formation de fibres de collagène et le métabolisme osseux. Les recherches récentes montrent qu'une teneur minimum de 15 ppm (partie par millions) dans la ration est nécessaire, soit 1 mg de Cu/ kg d'aliment sec. ex : ration totale de 7 kg de MS => 105 mg de Cu.
Chez la jument, dès le 7ème mois de gestation, les besoins de Cu sont de : 32 ppm/kg de ration, soit 32 mg x 12 (kg de MS) = 384 mg de Cu.
Vitamine A : besoin de 35 000 - 40 000 UI/Animal/jour (UI : unité internationale). Les carotènes présents dans les fourrages secs sont plutôt mal valorisés par le cheval.
Vitamine D : elle intervient dans l'ostéogenèse en stimulant la synthèse des matières protéiques de l'os en favorisant la fixation du calcium. Par contre, l'excès est aussi nuisible que la carence rare chez les chevaux conduits à l'extérieur.
Vitamine E : besoin de 20 UI/100 kg de PV soit 50 à 60 UI/Al/jour. La vitamine E agit en synergie avec le sélénium et dans le maintien de l'intégrité musculaire.
L’alimentation équestre repose sur différents types d’aliments qui doivent être sélectionnés et distribués selon des règles précises pour garantir une nutrition équilibrée.
Le fourrage constitue l’élément fondamental du régime alimentaire équin. Le foin de prairie naturelle, composé principalement de graminées, apporte les fibres indispensables au bon fonctionnement digestif. Un cheval consomme entre 1,5 et 2 kg de foin par 100 kg de poids vif par jour.
Le fourrage constitue la base de l’alimentation équine apportant des fibres essentielles et indispensables au bon fonctionnement digestif et à la prévention des coliques, des diarrhées et des ulcères.
Qu'il soit transformé en foin de prairie, de ray Grass, de luzerne, d'un mélange de différentes herbes séchées ou en version enrubannage, il devra Toujours être de très bonne qualité ce qui signifie:
Un fourrage trop sucré peut provoquer, chez un cheval, différents problèmes ou aggraver certaines pathologies comme la fourbure ou le cushing (maladie endocrinienne). De même qu’un foin poussiéreux ou moisi peut générer des problèmes respiratoires
Les céréales fournissent l’énergie sous forme d’amidon. L’avoine, très digestible, contient 11-12% de protéines et 5-6% de matières grasses. L’orge, plus dense énergétiquement, nécessite d’être aplatie ou concassée. Le maïs, très énergétique, doit être distribué avec parcimonie.
Les céréales, les granulés ou les floconnés sont utilisés pour compléter la ration lorsque le fourrage ne suffit pas.
Les granulés et floconnés présentent l’avantage d’être équilibrés et faciles à distribuer. Leur composition varie selon leur destination (entretien, sport, élevage). Les granulés contiennent généralement 12-14% de protéines et sont enrichis en minéraux. Les floconnés, plus appétents, conservent mieux les vitamines.
Les aliments industriels se déclinent aujourd’hui en une large gamme de produits adaptés aux besoins spécifiques de chaque cheval quel que soit son âge, sa discipline et son état général.
Les minéraux compensent les carences des fourrages. Un complément minéral vitaminé (CMV) apporte calcium, phosphore, magnésium, oligo-éléments et vitamines. Le sel, indispensable, est fourni sous forme de pierre à lécher ou de sel en poudre. Dosage du CMV : 100-150g/jour pour un cheval adulte.
Les compléments alimentaires permettent d’ajuster la ration :
Ils soutiennent la santé générale, la récupération musculaire, et préviennent les carences responsables de fonte musculaire ou de baisse de poids et d’état.
Le Cheval sait se réguler naturellement dans ses besoins de base, l’idéal est de mettre à disposition des pierres de sel toutes simples et sans apport de sucre, comme la mélasse, ou des apports de colorant, de goûts….néfaste pour la santé de votre cheval !
Un cheval en déshydratation génère un déficit en électrolytes responsable d’une baisse de performance certes ! Mais surtout des troubles de spasme musculaire récurrent, de crampes, d’ulcères, de coliques, de coup de sang, de dysfonction nerveuse, de nervosité, d’épuisement et certain chevaux ont le hoquet, ce qui n’est pas du tout commun !
L’équilibre alimentaire d’un cheval repose sur des règles précises qui, lorsqu’elles sont respectées, permettent d’éviter de nombreux troubles digestifs et métaboliques.
La transition vers un nouvel aliment doit se faire graduellement, sur une période de 7 à 10 jours. Le remplacement de l’ancien aliment par le nouveau doit être progressif. Une transition en douceur contribue à éviter les problèmes de digestion chez le poulain.
Les quantités d’aliments doivent être ajustées selon l’âge, le poids et l’état physique du poulain. Il est préférable de répartir la ration quotidienne en plusieurs repas (au moins deux) pour faciliter la digestion et l’absorption des nutriments.
Le foin de bonne qualité est indispensable à la santé digestive du poulain. Il doit être proposé à volonté ou en quantité suffisante. L’accès à de l’eau propre et fraîche doit être permanent.
Une alimentation mal adaptée peut être à l’origine de nombreux problèmes :
Le suivi attentif de la croissance et du développement du poulain est essentiel pour identifier rapidement tout signe de problème alimentaire. Une intervention précoce peut prévenir des complications graves et assurer un développement harmonieux.
Signes à surveiller :
En cas de coliques ou de diarrhées, il est crucial d’adapter l’alimentation et de prendre l’avis d’un vétérinaire. Les problèmes ostéo-articulaires peuvent nécessiter un ajustement de l’apport en minéraux et oligo-éléments.
Reverdy propose un ensemble d’aliments spécialement conçus pour satisfaire les besoins nutritionnels des poulains pendant leur croissance. Ces aliments sont élaborés à partir d’ingrédients de premier choix et enrichis en vitamines et minéraux essentiels pour favoriser une croissance harmonieuse et un développement optimal.
La sélection et l’utilisation des aliments Reverdy doivent être déterminées en fonction des besoins individuels de chaque poulain. Différents éléments sont à considérer, notamment l’âge, le poids, la race, l’état de santé et le niveau d’activité.
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