La durée de vie de l’animal est fortement conditionnée à sa nutrition, d’où la nécessité de porter une grande attention à ses repas. Dans cet article, nous détaillerons le régime alimentaire adapté à un perroquet de compagnie, les aliments à lui fournir chaque jour et ceux à lui offrir occasionnellement.
À l’état sauvage, le perroquet se nourrit principalement de graines et sélectionne souvent les plus riches en graisse pour avoir de l’énergie. En captivité, le volatile se dépense moins et ne nécessite pas une nourriture aussi calorique sans quoi il risque de développer des pathologies.
Une alimentation adaptée au perroquet se compose pour moitié de nourriture sèche déjà préparée. Le reste de son menu doit afficher des fruits, des légumes et d’autres denrées que nous détaillerons plus bas. En termes nutritifs, le repas du volatile doit comprendre des apports équilibrés en protéines, acides aminés, minéraux et vitamines. En termes de rythme, le perroquet doit idéalement manger 2 fois par jour afin qu'il se sente rassasié plus longtemps. La quantité de nourriture à lui servir dépend de son âge, de son espèce et de son état de santé général. On recommande généralement de changer régulièrement la variété de granulés de manière à éviter la lassitude alimentaire.
Dans la nature, les perroquets n’ont pas le temps de s’ennuyer car ils passent une grande partie de la journée à chercher de la nourriture. Pour un oiseau en captivité, une bonne idée est de l’inciter à faire des efforts pour obtenir ses aliments. Le commerce propose de nombreux jeux qui favorisent l’exploration, une des activités préférées des perroquets. Il est aussi possible de confectionner soi-même des accessoires simples, internet regorge de suggestions de jouets faits maison.
Une alimentation dite équilibrée doit répondre aux besoins du perroquet à tous les stades de sa vie : croissance, adulte, reproduction, repos, mue… Par exemple, un oisillon en pleine croissance exige davantage de protéines, de sucres, de vitamines et de sels minéraux. Il en va de même pour un individu qui mue ou qui est malade. En période de gestation, la nourriture de la femelle peut être enrichie en vitamine E et en acides aminés essentiels. Un apport en calcium est aussi essentiel pour favoriser la fabrication de la coquille.
Une alimentation équilibrée doit aussi tenir compte des conditions d’élevage de l’animal (cage intérieure ou volière extérieure) et de l’espèce. Enfin, un régime alimentaire adapté implique également de diversifier les sources nutritionnelles afin de ne pas provoquer de carence ou de problèmes de surpoids.
Comme indiqué précédemment, 50% de l’alimentation du perroquet est constituée de nourriture sèche. Spécifiquement conçus pour les perroquets, ces produits se trouvent facilement dans les magasins spécialisés. Face au vaste choix, il est indispensable de sélectionner une qualité premium, issue de marques de confiance, sérieuses et transparentes. participent à l’apport d’éléments nutritifs indispensables à une alimentation saine et équilibrée pour le perroquet.
Ils sont élaborés à partir d’un assortiment d’ingrédients (graines, céréales, huiles végétales, légumes, fruits…) broyés puits cuits à haute température. Ces aliments séchés offrent un panachage varié pouvant se composer de tournesol, de cardi, de maïs, de cacahuètes en coque, de blé, d’orge, de dari, de riz, d’avoine ou de chènevis. On peut aussi y trouver des graines de colza, de nigelle, de chanvre, d'arachide, de lin, de sésame, de millet ou d’alpiste.
Ce type de produit est assez complet dans ses apports nutritifs mais il favorise une tendance au tri chez le perroquet. L’oiseau risque en effet de prendre les graines aux formes et couleurs qui lui plaisent et de laisser les autres de côté.
Les granulés extrudés ou mélange de graines servent de base au régime alimentaire du perroquet et doivent être complétés par 20% de fruits frais, lavés et épépinés. L'idéal est de présenter au volatile 3 fruits différents par jour afin qu’il bénéficie d’un panel de vitamines. Même de qualité supérieure, les granulés extrudés (ou mélanges de graines), ne procurent pas la totalité des éléments nutritifs nécessaires au perroquet.
Pour rappel, il est capital d’offrir à l’oiseau une grande variété d’aliments. Ainsi, au même titre que les fruits, les légumes doivent figurer sur son menu quotidien car ils sont généralement pauvres en sucres et en calories mais riches en nutriments. Les légumes peuvent être distribués sous différentes formes : tranchés, hachés, cuits ou crus. Dans tous les cas, il est indispensable de les laver soigneusement pour enlever toute trace de pesticides. (vitamines, minéraux et oligo-éléments). Ces produits naturels (10% de son régime alimentaire) seront servis au volatile de façon parcimonieuse, 1 à 2 fois par semaine.
Ces fruits et légumes secs, légumineuses et céréales, constituent de bonnes collations pour le perroquet ou de récompenses après un exercice. L’appareil digestif du perroquet ne tolère pas certains aliments dont la consommation peut provoquer, entre autres, des troubles intestinaux. Des denrées se révèlent même toxiques pour son organisme au point de causer des pathologies sérieuses telles qu’une insuffisance rénale, des dysfonctionnements cardiaques ou hépatiques. Sont par exemple à éviter les aliments à forte concentration de sucre ou de sel.
Apporter une alimentation équilibrée à son perroquet n’est pas toujours de tout repos. Les oiseaux qui consomment régulièrement des extrudés peuvent y trouver suffisamment de vitamines pour être en bonne santé. En revanche, les oiseaux qui boudent ce type d’aliments peuvent parfois s’exposer à des carences, entrainant parfois des problèmes de santé.
Toutefois, ce n’est pas une fatalité. On peut offrir à nos oiseaux suffisamment de vitamines naturelles en variant leur alimentation et en apportant les bons compléments si besoin.
Arrivent ensuite le cresson, le chou vert, les bettes, les feuilles de betterave, les pak-choi. Tous les autres légumes peuvent être donné au nom de la variété alimentaire, mais sont beaucoup moins intéressant du point de vue de leur taux de vitamine A.
Quand aux fruits, ils sont très pauvres en vitamine A. Le fruit le plus intéressant reste le melon, avec 3382 mg, puis viennent l’abricot (1926) et la papaye (1094). Tous les autres fruits sont pratiquement dépourvus de vitamine A, mais sont par contre riches en sucres, c’est pourquoi la plupart des oiseaux ne devraient en manger qu’occasionnellement. A l’exception des frugivore, bien sûr.* UI Unité internationale de mesure servant à exprimer l’activité biologique des vitamines.
Les meilleures sources de vitamine A hautement assimilable restent les produits carnés. Le poulet, les poissons et les abats en sont particulièrement riches, de même que les œufs. Pour les plus grands oiseaux, il est facile de leur donner des os de poulet avec un peu de chair cuite, afin qu’ils trouvent leurs besoins dans la viande et la moelle.
La vitamine D3 est essentielle pour permettre une bonne absorption du calcium par l’organisme des oiseaux. Leur métabolisme a la faculté de synthétiser cette vitamine par l’absorption d’UVB de la lumière solaire. Cependant, la grande majorité des oiseaux de compagnie vivent en intérieur et les fenêtres filtrent ces UVB. Ces oiseaux ne reçoivent donc pas assez de lumière naturelle, et c’est ainsi que les carences en D3 et en calcium peuvent apparaitre. La dose recommandée de vitamine D3 dans une alimentation normale est de 1000u.i.
Si les carences en vitamines A et D3 sont les plus fréquentes chez les oiseaux, il ne faut pas pour autant négliger les autres nutriments.
Dans le cadre d’une alimentation variée, l’apport régulier de légumes, et, en moindre mesure, de fruits, vous permettra de fournir à votre compagnon toutes les vitamines dont il a besoin. Votre oiseau est difficile et refuse de manger autre chose que des pommes ?
Dans ce cas optez pour les super fruits ! Riches en anti-oxydants, en vitamines A, C, E et du groupe B, ils fournissent aussi des minéraux importants comme le potassium et le magnésium. Leur teneur élevée en fibres permet une bonne santé digestive, ce qui signifie une meilleure absorption des nutriments présents dans le bol alimentaire. Moins sucrés que les autres fruits, leur petite taille permet de les présenter comme des friandises ou des récompenses pour votre oiseau, ce qui les rends plus facile à faire accepter à votre perroquet récalcitrant.
Vous leur donnerez ainsi le meilleur des fruits, dans une mini bouchée ! Il en va de même pour les fruits secs. Bien que leur teneur en sucre soit plus élevée (car l’eau de la chair a été retirée pendant le processus de déshydratation, ce qui a concentré les sucres), leurs quantités de vitamines a aussi été concentrée dans une mini bouchée.
Vous pouvez donc offrir le maximum des nutriments naturellement présent dans le fruit, sous forme de petit bonbon naturel facile à donner et à doser. Une autre source de vitamines souvent oubliée provient des fleurs. Bien qu’il y ai peu d’études précises sur les valeurs nutritionnelles des fleurs, on sait cependant qu’elles sont riches en vitamines, comme la vitamine A et la vitamine C. Elles sont aussi riches en minéraux et en antioxydant.
Introduire des fleurs, sous forme fraiche ou séchées, est donc une très bonne idée ! Sous forme fraiche, le pissenlit reste le roi des fleurs, facile à trouver à récolter dans des zones non polluées. En plus, toute la plante est comestible pour vos oiseaux ! Sous forme séchée, vous trouverez plus facilement des fleurs d’hibiscus, comme dans notre Mix de Fleurs et de Fruits. Il contient des fleurs d’hibiscus rouge séchées, mais aussi des morceaux de fruits et des super fruits séchés.
Vouloir apporter suffisamment de variété dans l’alimentation des perroquets lorsqu’on n’intègre pas d’aliments extrudés peut parfois paraitre compliqué. Pourtant, le secret réside dans deux faits tous simples : 1) Il suffit d’apporter une belle variété d’aliments frais, tous les jours. 2) Il suffit de connaitre les principales valeurs nutritives des aliments pour faire les bons choix ! Et si vous ne connaissez pas les valeurs de tous les fruits et légumes, ce n’est pas grave.
Les carences nutritionnelles sont encore, au début de ce millénaire, avec le manque d’hygiène et les stress psychologiques, les plus grandes causes de maladies et/ou de morts prématurées chez nos perroquets dits de compagnie. La malnutrition est un tueur silencieux qui œuvre lentement, quotidiennement. Des mois, même des années de diète pauvre ou inadéquate peuvent hypothéquer la santé de l’oiseau pour toujours. Ces genres de troubles sont créés par la captivité... par l’homme et il n’y a que ce dernier pour remédier à la situation.
Plusieurs personnes (très) mal informées nourrissent leurs perroquets qu’avec ce qu’ils retrouvent dans les animaleries, et trop souvent, ces nourritures sont vendues comme étant des aliments complets. Bien que la plupart des moulées ou mélanges de grains offerts sur le marché soient de très bonne qualité, en aucun cas il ne faut considérer ces aliments de base comme étant des aliments complets.
Bien laver (avec une brosse) les fruits et les légumes afin d’enlever tout résidu chimique (insecticides, pesticides). d’eau. Les vieux grains perdent un haut pourcentage de vitamines C et E.
Nourriture chaude: soupe, gruau, purée pour bébé, crème de tomate, etc. Pas plus de 106 à 108°F. (41-42°C). Nourriture de base qui satisfait certains besoins alimentaires de certaines espèces de perroquets, mais qui se doit d’être complétée par toutes les catégories d’aliments à l'exception des aliments de la liste de "aliments dangereux".
Moins de saletés, plus propre d’utilisation (pour l'humain). Ne requiert pas d’ajout de supplément vitaminé. Ne requiers pas d’ajout de supplément vitaminé. Ne requiers pas d’ajout de supplément vitaminé. Ne requiers pas d’ajout de supplément vitaminé. Ne requiers pas d’ajout de supplément vitaminé. Avitaminose ou hypervitaminose courantes.
S'ils sont exposés à la chaleur ou à la lumière (comme c'est souvent le cas sur les tablettes de l'animalerie). Ne pas offrir de supplément vitaminé à un perroquet qui est sur une diète de moulée.
En gras. minéraux). diversifiée: fruits, légumes, etc. Ne requiers pas d’ajout de supplément vitaminé. Ne requiert pas d’ajout de supplément vitaminé. Faites germer des grains. Les perroquets adorent ça! Vérifiez toujours les augets de nourriture contenant des grains. Ne requiers pas d’ajout de supplément vitaminé. Les psittacidés adorent les travaux minutieux avec leur bec. Ne requiers pas d’ajout de supplément vitaminé. Les grains doivent toujours être propres, secs, dépoussiérés et dépourvus de moisissures.
Les perroquets les adorent, mais très sucré. Excellentes sources de protéines végétales. Le délice de tous les perroquets... Une à deux fois par semaine, cuits et servis avec la coquille cuite aussi (pour éviter les affections causées par les salmonelles et autres bactéries). Bien cuites, sans gras. Riches en gras, en amino-acides, en minéraux et en protéines. À offrir en quantité raisonnable (aliment très gras). Laissez les oiseaux les décortiquer eux-mêmes si possible (tout dépendant de la taille du bec de votre perroquet). Noix de Grenoble, arachides, avelines, amandes (riches en calcium), pacanes, noix de pin (les conserver au réfrigérateur), pistaches (riches en vitamine A et en fer), noix du Brésil, noix de coco, noix de palme, noix de macadam, etc.
Riz, couscous, blé bulghur, orge, etc. Pas les restes de table...! Les mêmes aliments qui se retrouvent dans votre assiette. Naturellement, il serait souhaitable que vous ne soyez pas trop "junk food". En poudre de préférence.
Les suppléments vitaminés de type soluble dans l’eau ne sont pas recommandés, car ils sont pauvres en vitamines liposolubles (les précieuses vitamines A et D entre autres), dépérissent rapidement et deviennent un terrain de prédilection pour la croissance des bactéries. de l’eau (de même que toutes les vitamines liposolubles). Il est important de demander l’avis d’un vétérinaire avant d’offrir un supplément vitaminé à son perroquet.
À bonne bectance...
Voici un exemple de menu quotidien pour un perroquet, adapté pour lui fournir une alimentation équilibrée :
Il est important de rincer les gamelles quotidiennement et de les choisir en inox ou en porcelaine.
Un perroquet Ara ararauna mangeant des graines.
Coco parle, Coco chante, Coco danse... Les perroquets sont depuis toujours connus pour leurs comportements qui ressemblent aux nôtres. Une caractéristique qui fascine et les rend très populaires comme animaux domestiques. Mais plus étonnant encore, ils gaspilleraient leur nourriture. Un autre point commun avec l'humain ?
Une récente étude publiée dans la revue Nature, montre que ce phénomène n’est pas anecdotique et souligne son universalité. De nombreuses espèces de perroquets sauvages à travers le monde jetteraient leur nourriture pendant qu'ils s'alimentent.
Pour connaître l’ampleur de ce phénomène, des ornithologues ont observé ce comportement pendant plusieurs années dans la nature et dans des environnements contrôlés. Le corpus représente 103 espèces dispersées dans 17 pays. De l’amazone à front blanc jusqu’à la petite perruche nymphique, de la nourriture est souvent laissée au « bord de la table ». Et cela, dans de nombreuses situations.
Les critères comme la taille de l’oiseau, la disponibilité de la nourriture - dans le cas où l’oiseau n’avait pas mangé depuis un certain temps - et la perturbation des congénères - le nombre d’individus dans la cage - n’affectent pas la proportion de nourriture gaspillée.
Concernant la taille, cela suggère donc que les différences métaboliques entre les espèces ne sont pas à l’origine de ce comportement. Mais alors pourquoi les perroquets gâchent leur précieux casse-croûte ? Aucune conclusion officielle n'a été établie pour le moment, les recherches n'ayant pas réussi à dissocier la nature accidentelle ou délibérée de ce comportement.
En effet, plusieurs études dans le passé ont déjà souligné la maladresse des perroquets qui laissaient tomber de leurs becs des gros fruits. Mais les récentes observations révèlent également une réflexion sélective.
Pour Esther Sebastián-González, chercheuse en biologie à l'Université Miguel Hernández en Espagne, et auteure principal de l'étude, la plus probable hypothèse serait que les perroquets penseraient à leur futur en-cas. Dans une interview du New York Times, elle explique « En horticulture, vous coupez des fruits pour améliorer la future récolte. Alors peut-être que les oiseaux font de même. Ils taillent les arbres pour obtenir des fruits plus gros et plus sucrés les années suivantes. »
D’ailleurs, pour que cette hypothèse soit possible, les perroquets doivent pouvoir faire des choix intertemporels (sacrifier la satisfaction à court terme pour obtenir une récompense supérieure à l'avenir), ce qui a déjà été mis en évidence dans d’autres études.
Si le mystère de ce curieux comportement n'a pas encore été percé, son impact sur l’écosystème de l'oiseau, lui, est désormais beaucoup mieux documenté. 86 espèces, majoritairement des oiseaux, ont été répertoriées comme se servant à leur guise des restes de fruits des perroquets aux pieds des arbres. En outre, d’autres animaux ont été vus dispersant les graines de ces fruits.
Cela ne démontre pas un quelconque altruisme de la part des perroquets mais si ce comportement a subsisté au cours de l’évolution, c’est peut-être parce qu’il leur serait bénéfique.
Le perroquet, joue en tout cas un rôle beaucoup plus important dans la conservation des écosystèmes que ce que l’on pensait auparavant. Il devient d'autant plus crucial de sauvegarder cette espèce soumise à une forte pression humaine. Dans la nature, son régime est tellement varié (fruits, feuilles, insectes, nectars, fleurs…) qu’il est très difficile de le reproduire en captivité.
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