Alimentation et Occlusion Intestinale: Guide Complet

Si vous avez une colostomie ou une iléostomie, vous aurez probablement des questions concernant votre régime alimentaire : dois-je adopter un régime spécial ? Des aliments sont-ils à proscrire ? De manière générale, tous les aliments bons et sains pour la santé avant l’opération le restent après l’opération. Il en va de même pour les plats les moins équilibrés.

Plus tôt vous reprendrez votre régime alimentaire habituel après l’intervention, plus vite votre système intestinal fonctionnera de nouveau normalement. Tout comme avant la chirurgie, certains aliments seront plus faciles à digérer que d’autres. Si vous avez des doutes sur un type d’aliments, mangez-en une petite quantité dans un premier temps. Si votre corps réagit normalement, ne vous en privez pas. N’hésitez pas à tester de nouveaux aliments tout en prenant des précautions.

Une mauvaise expérience ne doit pas vous pousser à ne plus jamais manger un aliment. C’est uniquement si cela se répète que vous devez envisager d’éliminer l’aliment de votre alimentation. Cela peut vous sembler insurmontable au début, mais rien ne vous empêche de profiter d’un repas dans un restaurant. Au moment de commander, il n’est pas nécessaire de prendre trop de précautions, soyez simplement pragmatique.

Commandez tout ce qui vous fait envie, mais anticipez vos réactions à certains aliments. Dans la mesure du possible, vous préférerez sans doute commander des aliments que vous avez déjà testés chez vous car vous savez probablement comment votre corps va réagir. À mesure que vous mangerez en plus grande quantité et des aliments différents, vous vous sentirez également plus en confiance pour aller manger au restaurant.

Il est vraiment important que vous écoutiez votre corps. Prendre le temps de mâcher minutieusement les aliments avant de déglutir facilite la digestion. Certains aliments, en particulier ceux dits riches en fibres, peuvent provoquer une occlusion intestinale. Une occlusion survient lorsque des parties d’aliments non digérés obstruent l’intestin. Les occlusions peuvent être évitées en mâchant longuement, mais malgré ces précautions une occlusion peut se produire.

Un gonflement de la poche de stomie survient lorsque des gaz s’y accumulent. L’un des principaux moyens de prévenir les gonflements est de réduire la quantité de gaz produite par votre appareil digestif. Pour cela, il est important de prendre le temps de bien mâcher les aliments et d’éviter les aliments et les boissons auxquels vous êtes sensible parce qu’ils provoquent de nombreux gaz chez vous.

Vous remarquerez aussi probablement que certains aliments peuvent provoquer des gaz. Bien que ceux-ci ne soient pas dangereux, vous pouvez tout de même essayer de supprimer ces aliments de votre alimentation pendant quelque temps. Comme tout le monde, il se peut que vous souffriez occasionnellement de diarrhée. Toutefois, trois épisodes ou plus sont une cause de préoccupation, car il existe un risque de déshydratation.

Si vous avez une iléostomie et avez également la diarrhée, vous allez perdre beaucoup de sel, environ 1 petite cuillère à café par litre de selle. De manière générale, les personnes avec une stomie peuvent manger et boire ce qu’elles veulent sauf si le chirurgien ou l'infirmière stomathérapeute émet un avis contraire.

Comment manger après une intervention de chirurgie bariatrique ?

Hydratation et Alcool

Dès lors, pour permettre à votre organisme de rester hydraté en permanence, vous devrez boire plus. En particulier juste après l’intervention chirurgicale, il se peut que votre iléostomie produise des effluents de manière abondante (parfois plusieurs litres). Entre 3 à 12 semaines après l’opération chirurgicale, l’intestin grêle s’habitue à absorber plus de liquide et vous devrez peut-être compenser de la même manière qu’au début.

Les personnes avec une iléostomie perdent deux à trois fois plus de liquide et de sels minéraux dans leurs effluents. Votre corps absorbe moins l’eau que vous consommez. Consommé avec modération, l’alcool est autorisé. Il vous suffit d’être attentif aux réactions de votre appareil urinaire. L’eau et les jus restent des moyens plus sains pour s’hydrater. C’est pourquoi il est déconseillé d’utiliser le café ou le thé comme des substituts à l’eau.

Aliments et Préparation

Vous pouvez continuer à consommer vos cinq fruits et légumes par jour. La peau de certains fruits et légumes est très épaisse, comme celle des pommes de terre ou des pommes. Il est préférable de les éplucher pour éviter tout problème. Vous devrez probablement adapter leur préparation : des soupes pour les légumes et des smoothies pour les fruits par exemple.

Il est préférable de cuire les fruits et légumes, plutôt que de les manger crus, pour les rendre plus digestibles. Certains aliments produiront plus de gaz que d’autres et même s’ils ne sont pas mauvais pour vous, nous vous conseillons de limiter leur consommation.

Occlusion sur Bride : Causes, Diagnostic et Traitement

L'occlusion sur bride se caractérise par l'obstruction d'un segment de l'intestin, entraînant le blocage des gaz et des matières fécales. Le transit est stoppé. Une occlusion sur bride est une obstruction d'un segment du tube digestif au niveau d'une bride intestinale, une cicatrice à l'intérieur de l'abdomen généralement consécutive à une opération chirurgicale antérieure mais pouvant aussi survenir naturellement suite à certaines infections.

"La cause de l'occlusion, c'est une bride, et la bride est souvent liée à une intervention chirurgicale", indique le chirurgien digestif et proctologique. Une bride intestinale, également appelée adhérence cicatricielle, correspond à une séquelle d'une opération abdominale. "Au cours de la cicatrisation, des adhérences se sont formées et l'intestin peut se coincer dedans. Parfois, cela survient des années plus tard. Une personne qui s'est faite opérer de l'appendicite à l'âge de 10 ans peut faire une occlusion sur bride à l'âge de 70 ans.

Le diagnostic est confirmé par un scanner de l'abdomen. Les occlusions sur bride doivent être prises en charge au plus vite. S'il n'y a pas de critère de gravité, c'est-à-dire pas de critère qui semble montrer que l'intestin est en souffrance, un traitement médical suffit généralement. "Il consiste à introduire une sonde dans le nez qui va descendre dans l'estomac pour aspirer le trop-plein digestif. La sonde reste en place pendant 12 à 24 heures, et si le patient réagit bien, un produit est injecté dans cette sonde afin de lever l'occlusion, c'est-à-dire de décoincer l'intestin, cela permet de retrouver un transit.

Une radiographie est généralement effectuée 6 à 12 heures après la diffusion du produit : si ce dernier est retrouvé dans le colon, cela signifie que l'occlusion s'est levée", détaille la spécialiste. Si le fait d'aspirer avec la sonde ne fonctionne pas, que le patient a mal au ventre ou qu'il a de la fièvre, une opération est nécessaire. Le traitement doit être effectué sous haute surveillance en raison du risque de nécrose de l'intestin.

"La chirurgie consiste à aller sectionner la bride, sous cœlioscopie quand cela est possible, sinon par une petite laparotomie. L'intestin se décoince, le chirurgien digestif vérifie qu'il est de bonne vitalité. Selon notre experte, il n'existe aucun régime alimentaire qui protège d'une occlusion sur bride. En revanche, chez les patients ayant été opérés du ventre à plusieurs reprises, l'intestin peut être très collé dans le ventre.

Troubles Alimentaires Fréquents et Solutions

Les troubles alimentaires les plus fréquemment rapportés sont les suivants:

  • Diarrhée: Caractérisée par la présence de selles molles et en volume plus abondantes, elle est souvent liée à une résection intestinale, à certains traitements de chimiothérapie et radiothérapie ou aux thérapies ciblées. Elle peut être favorisée par la consommation de certains aliments épicés ou gras, de fruits ou légumes crus, d’aliments riches en fibres (céréales complètes, pruneau...), ou encore de boissons riches en caféine. Il faut alors privilégier les aliments riches en protéines mais pauvres en fibres (pâtes ou riz blancs, volaille et poisson). La diarrhée pouvant provoquer une perte de potassium, il faut favoriser la consommation d’aliments en contenant, comme la banane ou les pommes de terre.
  • Nausées et vomissements: Souvent rapportés comme une conséquence des traitements par chimiothérapie, les nausées et vomissements peuvent également survenir après une intervention chirurgicale. Pour limiter leur apparition, il est conseillé d'éviter les aliments ayant une odeur forte et faire 4 à 5 repas par jour, moins copieux. Des collations entre les repas permettent de réduire fortement l’apparition de nausées. Des traitements antinauséeux peuvent également être prescrits.
  • Perte du goût: L’alimentation devant rester avant tout un plaisir, en cas de perte du goût, il est possible d’augmenter raisonnablement le sel ou le sucre ainsi que de parfumer les plats (le citron par exemple).
  • Constipation: Fréquent à la suite d'une chirurgie, ce trouble se manifeste par la présence de selles dures et sèches difficiles à évacuer. La constipation est favorisée par une alimentation pauvre en fibres et une hydratation insuffisante. Aussi, il convient de consommer des aliments riches en fibres (fruits et légumes frais, pain complet…), des fruits secs, avoir une bonne hydratation et si possible garder une activité physique régulière.

Allier plaisir et apport énergétique est primordial dans la lutte contre la maladie. Toute perte de poids doit rapidement être signalée au cancérologue qui, dans le cadre de la prise en charge globale, demandera si besoin l’intervention d’un nutritionniste.

En cas de stomie (colostomie ou iléostomie), d’autres troubles peuvent également apparaître et être maîtrisés en adaptant son alimentation.

  • Irritation au niveau de la stomie: Elle peut être due à certains aliments peu ou pas digérés avant d’arriver à la colostomie ou l’iléostomie. Ceci concerne notamment certains fruits et légumes consommés avec leur peau (pommes…), des fruits contenant des graines (fraises, framboises, tomates…) qui doivent être temporairement évités.
  • Les flatulences et les odeurs: Elles sont parfois embarrassantes. Elles peuvent être limitées en évitant de consommer certains aliments comme les œufs, certains légumes (brocolis, choux, oignons), les boissons gazeuses ou encore les édulcorants artificiels. En plus d’identifier et de limiter les aliments à l’origine de la gêne, il est conseillé de prendre ses repas à horaires réguliers en prenant le temps de bien mastiquer les aliments afin de favoriser leur digestion. Il est également possible d’installer une poche de colostomie avec un filtre limitant la propagation des odeurs et de la vider régulièrement.

Causes et Traitement de l’Occlusion Intestinale

Les causes de l’occlusion intestinale sont variées. Une occlusion intestinale est un arrêt complet des émissions des gaz et des matières fécales. Le blocage peut se situer au niveau de l’intestin grêle ou du côlon. Une sub-occlusion intestinale se traduit par un blocage partiel du passage des gaz et des matières fécales. Elle peut être une des complications de la maladie de Crohn.

Les personnes à risque sont celles qui ont subi une chirurgie à l’abdomen, celles souffrant de la maladie de Crohn et celles affectées par une constipation chronique sévère. L’occlusion intestinale nécessite une intervention d’urgence, si ce n’est pas le cas, elle entraîne une altération de la circulation sanguine au niveau de l’intestin, pouvant entraîner des nécroses ou une perforation intestinale.

Le traitement varie en fonction de l’origine de l’occlusion intestinale ainsi que de sa localisation et de sa gravité. La prise en charge peut être chirurgicale, médicale ou un lavement. Le traitement médical consiste en la mise au repos du tube digestif avec nécessité le plus souvent de la mise en place d’une sonde naso-gastrique. Cette sonde en silicone, posée par une infirmière, est passée par le nez et descendue jusque dans l’estomac. Elle permet une aspiration digestive 24h/24.

Le traitement chirurgical est adapté au type d’occlusion et à sa gravité. La cœlioscopie est possible dans certain cas, pour aller sectionner une bride ou dévolvuler l’intestin par exemple. Quand l’occlusion concerne le côlon il est parfois nécessaire de dériver temporairement le transit à l’aide d’une stomie encore appelée poche ou anus artificiel.

Alimentation et Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales (MICI)

Il est logique qu’un patient atteint d’une maladie de l’appareil digestif pose souvent à son médecin la question de savoir ce qu’il doit manger et surtout… Quels sont les aliments interdits !! Généralement la réponse est assez déconcertante et se résume à : « En dehors des poussées ou certains aliments seront vraisemblablement plus difficiles à digérer, vous pouvez manger ce que vous supportez ».

Les quelques pages qui vont suivre devraient vous éclairer sur ce qu’il y a lieu de faire et de ne pas faire, non pas sur des impressions ou des convictions personnelles, qu’il s’agisse des vôtres ou de celles de votre entourage médical, mais bien en s’appuyant sur l’expérience de milliers de malades et les résultats de nombreuses études qui ont essayé de faire le point sur l’importance de l’alimentation dans les MICI.

Afin de vous aider à mieux comprendre, nous aborderons trois situations que vous connaissez bien : celle où la maladie vous laisse tranquille, celle où vous êtes en poussée évolutive modérée et celle où vous êtes soit en poussée sévère, soit déjà au stade des complications, en particulier lorsque ces complications se traduisent par des rétrécissements du tube digestif.

Lorsque tout va bien

Ici, rien ne vous est interdit, seul le bon sens, et un certain sens de la modération, qui est le lot de chacun, vous évitera les inconforts des digestions lentes que procurent à tout un chacun, les repas trop riches en graisses, surtout si elle sont cuites et les repas trop arrosés, le vieil adage : un verre c’est bien … N’est pas réservé qu’aux autres. Il faudra éviter de vous imposer des régimes restrictifs à la suite d’interprétation trop rapide ou d’expériences malheureuses de banale indigestion. La recommandation diététique essentielle sera de respecter un régime équilibré en vue d’assurer un apport nutritif adéquat.

Lorsque tout va moins bien

En dehors des rares cas ou des carences nutritionnelles, ou encore les effets secondaires de la corticothérapie peuvent être évités par une alimentation rationnelle, avec des apports caloriques, protidiques, vitaminiques et en sels minéraux suffisants afin d’éviter la survenue de carence et d’empêcher des pertes de poids trop importantes. Le plus souvent, en cas de poussées modérées, Il est d’usage et consensuel de réduire dans votre alimentation, les résidus et le lait afin de réduire la diarrhée, les douleurs et les risques d’occlusion.

Pour ce qui est des matières grasses, une mauvaise absorption des graisses est soupçonnée lorsque les selles sont entourées d’une auréole grasse ; elle sera confirmée par une analyse des selles. Il faudra alors réduire la quantité de graisses utilisées pour la préparation des repas (une petite quantité de beurre frais peut être maintenue). Lorsque les graisses alimentaires sont mal absorbées, elles peuvent être remplacées par des graisses d’absorption plus facile : les triglycérides à chaîne moyenne, désignées souvent par le sigle T.C.M., disponibles en pharmacie sur prescription médicale, mais ceci est du ressort de votre médecin.

Lorsque tout va mal

La dénutrition est fréquente au cours des poussées sévères de MICI. Il est important de la diagnostiquer et ceci n’est pas toujours facile, mais le calcul de l’indice de masse corporelle qui se calcule facilement en divisant votre poids en kg par votre taille au carré [IMC = Poids (kg)/Taille² (m²)].

Ce simple calcul vous permettra de vous situer soit comme ayant un poids normal si votre IMC est supérieur à 18.5 soit comme dénutri si votre IMC est inférieur à 18,5, soit comme sévèrement dénutri si votre IMC est inférieur à 16. Des résultats indiquant un début de dénutrition doivent vous amener à consulter votre médecin afin d’envisager avec lui les mesures à mettre en ouvre pour palier à ce déficit.

Dans ce cas, la façon de se nourrir ne se limite pas à prévenir comme précédemment un nombre d’inconvénients liés à la maladie, mais va réellement servir de base au traitement de la maladie. Un certain nombre de situations conduira votre médecin à envisager ce type de traitement avec vous. Par exemple, en cas de dénutrition sévère isolée, ou en cas de dénutrition associée à une forme grave ou compliquée de la maladie ou bien encore devant une forme résistante au traitement usuel de la maladie.

Causes Variées de l'Occlusion Intestinale Aiguë

De nombreuses causes, très variées, peuvent être à l’origine d’une occlusion intestinale aiguë. Une occlusion intestinale est une obstruction d'un segment de l'intestin - grêle ou côlon - de gravité et d'évolution très diverses. Elle entraîne le blocage partiel ou complet du transit des matières fécales et des gaz.

Le siège de l’occlusion peut varier : l’occlusion est dite "haute" lorsque le siège se situe l’intestin grêle et "basse" lorsqu’elle siège au niveau du côlon et du rectum.

Un syndrome occlusif peut être lié à un obstacle qui obstrue la lumière intestinale par exemple un cancer digestif, un rétrécissement (« sténose ») inflammatoire (exp : maladie de Crohn), un polype inflammatoire, un bézoard (conglomérat d’aliments non digérés) ou un fécalome (en cas de constipation sévère). L’une des causes les plus fréquentes d’occlusion mécanique est l’occlusion par strangulation sur bride postopératoire, pouvant survenir des années après une chirurgie ouverte ou une cœlioscopie.

Une bride est une sorte de cicatrice crée par l’inflammation intra-intestinale générée par l’intervention chirurgicale. Cela s’apparente à une cordelette tendue entre deux anses intestinales ou entre de l’intestin et la paroi, autour de laquelle s’enroule l’intestin, créant un « volvulus ». Outre l’occlusion intestinale, la strangulation des vaisseaux nourriciers de l’intestin le prive d’oxygène (ischémie) ce qui peut induire une nécrose intestinale. L’occlusion par strangulation est donc une urgence chirurgicale même si, dans certains cas, l’intervention peut être retardée voire évitée.

Certaines occlusions « fonctionnelles », dénommées « iléus », ne sont pas dues à un obstacle mais à une paralysie du péristaltisme intestinal causée par une inflammation ou une infection intra-abdominales (appendicite, péritonite, pancréatite aiguë, etc.).

Douleurs abdominales brutales et intenses, arrêt du transit et surtout des gaz, nausées ou vomissements et météorisme abdominal sont les quatre signes habituels d’une occlusion abdominale, quelle qu’en soit l’étiologie.

Causes de l'Occlusion Intestinale:

CauseDescription
Brides postopératoiresAdhérences cicatricielles suite à une chirurgie abdominale
Hernies étrangléesPiégeage de l'intestin dans une hernie
VolvulusTorsion de l'intestin sur lui-même
TumeursObstruction par une masse tumorale
Maladies inflammatoiresRétrécissement de l'intestin dû à l'inflammation

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