Les moutons sont des animaux agréables et utiles que beaucoup de personnes élèvent par passion. Ils assurent un pâturage naturel et apportent de la vie au pré. Mais un mouton de loisir a lui aussi besoin d’une alimentation bien équilibrée pour rester en bonne santé. Les moutons sont des herbivores ruminants et possèdent donc un système digestif complexe.
Leurs besoins alimentaires sont spécifiques à leur espèce, et varient en fonction des saisons, de leur environnement et de leur santé. Cet article vous guidera à travers les aspects essentiels de l'alimentation du mouton, en abordant les besoins nutritionnels, les types d'aliments, les soins spécifiques et les races adaptées à différents contextes.
Les aliments doivent apporter aux animaux les composants utiles à leurs fonctions vitales et leur croissance. Les ovins se nourrissent essentiellement de végétaux. Chaque jour, l’animal doit consommer la quantité d’aliments nécessaire pour couvrir ses besoins : cette quantité est appelée la ration. La ration alimentaire est essentiellement constituée de fourrages.
Un mouton de loisir couvre généralement ses besoins en énergie et en protéines grâce à l’herbe et au foin. Les minéraux sont essentiels, même pour les moutons de loisir. Une carence peut entraîner de l’apathie, des problèmes de croissance ou une baisse de résistance. Le calcium et le phosphore sont importants pour le squelette et le métabolisme, notamment pendant la croissance et la gestation. L’iode est nécessaire au bon fonctionnement de la thyroïde.
Le cobalt est indispensable à la production de vitamine B12, essentielle à la croissance et à la résistance. Attention avec les moutons Texel et autres races sensibles : ils sont particulièrement sensibles au cuivre. La vitamine E est essentielle pour la fonction musculaire, la résistance et la fertilité. Une carence peut entraîner une faiblesse musculaire ou des problèmes de fertilité, surtout chez les agneaux et les brebis gestantes.
Une carence en vitamine B1 peut provoquer une polioencéphalomalacie, une maladie cérébrale grave chez les moutons, avec des symptômes tels que cécité, démarche titubante ou réactions exagérées aux stimuli. Vous pouvez prévenir ces problèmes en offrant une alimentation stable et de bonne qualité.
Du printemps à l‘automne, les ovins trouvent en général une grande partie de leur nourriture sur les prairies naturelles. Un hectare peut généralement convenir à 6 à 7 brebis, mais cela peut varier en fonction de la qualité de la prairie. Toutefois, lorsque l‘herbe est rare, en début et en fin de saison, il est nécessaire de leur apporter des compléments sous forme de foin et de fourrages verts (luzerne, ray-grass, vesce, seigle en vert, etc…).
Lorsqu‘il y a production de lait, les compléments alimentaires sont indispensables. Ils peuvent être apportés sous forme d‘aliments concentrés, tels que des céréales.
Il en existe plusieurs types qui se distinguent par leur mode de conservation :
L’herbe tient une place prépondérante dans l'alimentation des ovins (60% en moyenne). Les fourrages ne couvrent pas toujours tous les besoins des ovins.
L’éleveur, qui connait ses animaux et sait évaluer leurs besoins, va régulièrement adapter la ration qu’il leur distribue. En particulier, il va la compléter avec des aliments concentrés, d’origine végétale et minérale. Une grande partie des compléments de nature végétale est produite sur l’exploitation, notamment les céréales.
Un complément protéique est apporté par les tourteaux, obtenus à partir des graines de plantes oléagineuses comme le soja, le lin, le tournesol ou encore le colza, après extraction de l’huile.
Un complément énergétique est apporté par des céréales riches en glucides telles que le blé, l’orge et le maïs ou d’autres végétaux tels que les betteraves sous forme de pulpe.
Des compléments minéraux (calcium, phosphore) et vitaminiques peuvent être apportés. De plus, l’un des éléments essentiels à leur alimentation est la pierre à sels. Comme tous autres animaux, il est important qu’ils aient un accès permanent à de l’eau propre et à volonté. Un mouton boit entre 5 et 6 litres d‘eau par jour. L’eau et les abreuvoirs doivent être propres.
| Type d'Aliment | Description | Objectif |
|---|---|---|
| Fourrages Verts | Herbe, luzerne, colza | Alimentation de base pendant la belle saison |
| Foin | Herbe séchée | Alimentation de base en hiver |
| Ensilage | Maïs, herbe conservée par acidification | Aliment complémentaire en hiver |
| Céréales | Blé, orge, maïs | Apport énergétique |
| Tourteaux | Soja, lin, tournesol | Apport protéique |
| Minéraux et Vitamines | Calcium, phosphore, etc. | Compléments essentiels pour la santé |
A la naissance, les agneaux boivent le colostrum, c’est-à-dire le premier lait riche en anticorps maternels qui protègent contre diverses infections. Au bout de quelques jours d’allaitement maternel, les agneaux issus d’élevages laitiers consomment un lactoremplaceur - aliment d’allaitement complet et équilibré - qui est un mélange composé de poudre de lait et de compléments nutritionnels, dilué dans de l’eau chaude.
Les agneaux sélectionnés pour leur qualité bouchère, en revanche, tètent le lait de leur mère jusqu’au sevrage. A la naissance, chez le jeune agneau comme chez le jeune veau, seule la caillette est développée et leur permet de digérer le lait ou lactoremplaceur qu’ils tètent. Le système digestif de ruminant deviendra fonctionnel au fur et à mesure de l’introduction de végétaux fibreux dans leur régime alimentaire.
Après le sevrage, l’agneau valorise aussi bien une alimentation concentrée riche en céréales qu’une alimentation exclusivement à base d’herbe. Les agneaux sont nourris avec des fourrages verts ou des fourrages conservés : foin, paille, maïs-ensilage. Leur aliment de complément est, dans la plupart des cas, constitué de céréales, avec de la graine de soja déshuilée appelée tourteau de soja, aliment très riche en protéines.
Les moutons doivent avoir leurs onglons parés régulièrement. Il est fréquent que les moutons souffrent de boiteries. Ceci peut être dû à une infection aux pieds ou aux articulations au niveau des genoux. C‘est la maladie du piétin. Les animaux contaminés devraient recevoir les traitements nécessaires : application d‘une solution sur les pattes, bains de pieds, vaccinations,etc. Un mouton qui ne parvient à se déplacer qu‘en s‘appuyant sur trois pattes ne devrait pas être transporté.
Les brebis âgées ont souvent une mauvaise dentition. Les moutons âgés ont généralement de mauvaises dents.
Les moutons doivent être tondus au moins une fois par an, normalement au printemps. L’hiver, leur toison les protégera du froid, et au contraire l’été, les moutons doivent être débarrassés de leur couche épaisse de laine parce qu’elle emmagasine trop de chaleur. La tonte doit être effectuée par une personne expérimentée. Les moutons qui viennent d’être tondus sont davantage exposés aux parasites externes.
Il est fréquent que la laine autour de la queue et de l’anus du mouton soit souillée. Il est souhaitable que cette laine soit enlevée car les mouches seraient tentées d’y pondre leurs œufs ; les larves creuseraient ensuite des galeries dans la peau.
Les brebis en lactation doivent être traites lorsque les mamelles sont pleines. En principe, elles sont traites le matin et le soir.
Un mouton en bonne santé est vif, a une belle toison uniforme, les yeux nets et brillants, de bonnes dents, des mouvements libres, pas de claudication, un bon appétit, un comportement normal lorsqu'il boit ou tète, une rumination normale, pas de parasites externes, et pas de blessures, d‘abcès ou d‘autres lésions visibles.
Lors de toute observation, il faut se rappeler que les signes de mauvaise santé comprennent apathie, perte d'appétit, baisse de lactation, absence de rumination, écoulement des yeux, des narines ou de la bouche, salivation excessive, toux persistante, inflammation des articulations ou d'autres parties du corps, claudication, diarrhée, décoloration du lait ou de l'urine, gonflement, prolapsus vaginal, grattements ou frottements fréquents, myase de la mouche à viande, mauvais état physique, modifications du comportement y compris des perturbations de l'organisation hiérarchique et, dans certains cas, le fait de se tenir éloigné du troupeau.
Il faut savoir qu’il existe environ 46 races de moutons disponibles en France. Si l’on choisit d’avoir des moutons d’ornement ou pour entretenir un terrain, on peut se tourner vers des races rustiques qui, en plus, seront moins exigeantes dans leur alimentation. Si l'on souhaite produire du fromage, le lait de la Lacaune permettra l’élaboration de Roquefort. La race choisie doit aussi être adaptée à la valeur nutritive de la pâture du terrain possédé.
Les moutons sont naturellement adaptés pour supporter de très basses températures, mais leur résistance au froid dépend de plusieurs facteurs : la race, l‘âge, l‘état d‘engraissement, l‘état du pelage, etc. Le facteur le plus déterminant est sans doute l‘état du pelage. Un mouton qui a une épaisse toison et qui est protégé de l‘humidité pourra supporter des températures qui descendent en dessous de -15°.
La laine de certaines races, lorsqu‘elle est épaisse, peut repousser l’humidité plusieurs jours. C‘est le cas des races élevées en montagne, telles que par exemple la race Rava que l‘on trouve principalement en Auvergne ou la race Black Face, qui peuple les collines écossaises. La laine du mouton Merinos, qui est originaire d‘Espagne, est la plus fine du monde. Son diamètre mesure moins de 20 millièmes de millimètres (micron).
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