Vivre avec l’épilepsie peut être un défi quotidien, mais saviez-vous que votre alimentation peut jouer un rôle crucial dans la gestion de cette condition ? En adoptant une alimentation équilibrée et en choisissant des aliments spécifiques, il est possible d’améliorer considérablement votre qualité de vie.
Il est important que les personnes épileptiques suivent un régime nutritif et équilibré. En effet, de bonnes habitudes alimentaires et un mode de vie sain sont importants pour la maîtrise optimale des crises.
Pour prévenir les carences alimentaires, assurez-vous d’avoir un apport adéquat d’éléments nutritifs grâce à une alimentation incluant les vitamines et les minéraux suivants :
Les médicaments qui maîtrisent les crises peuvent empêcher l’organisme d’absorber certains éléments nutritifs, y compris la vitamine D, la vitamine K, le calcium, le magnésium, le manganèse et l’acide folique. Bien que ce problème se présente chez la plupart des gens qui prennent des anticonvulsivants, il est généralement léger et ne constitue pas de danger. Toutefois, dans de rares cas, des problèmes plus graves peuvent se produire. L’anémie peut, par exemple, survenir à la suite d’une carence grave en acide folique.
Les carences en vitamine peuvent être dépistées par un examen médical et des épreuves de laboratoire. Des suppléments vitaminiques peuvent alors être prescrits au besoin. Il est toutefois déconseillé de tenter de diagnostiquer soi-même une carence en vitamine. La prise de vitamines à fortes doses, les « mégavitamines », ne servira à rien et pourrait même faire du tort.
Le régime cétogène est souvent mentionné lorsqu’on parle d’alimentation adaptée aux personnes épileptiques. Il s’agit d’un régime très pauvre en glucides et riche en lipides, qui a montré des résultats positifs dans la réduction des crises chez certaines personnes atteintes d’épilepsie. Adopter le régime cétogène nécessite toutefois une supervision médicale.
Ce régime particulier très riche en graisses imite les circonstances métaboliques d’un état de dénutrition dans l’organisme. Ce régime (dans lequel les gras en excès sont brulés et produisent des substances chimiques appelées cétones) s’est révélé efficace pour maîtriser les crises chez les jeunes enfants qui ne répondent pas aux anticonvulsivants. Ce régime est rarement efficace chez les jeunes de plus de 16 ans et n’agit pas dans tous les types de crises. La majorité de l’apport calorique provient d’aliments riches en gras. Le régime cétogène est fort peu appétissant et difficile à suivre.
Un régime très riche en matières grasses et très pauvre en glucides (régime cétogène) permet à l’organisme de modifier son métabolisme sans pour autant ressentir la faim. Le métabolisme des graisses est accéléré et produit des cétones. Les cétones fournissent au cerveau l’énergie dont il a besoin en l’absence de sucre. Dans les cellules cérébrales, la combustion des cétones dans les mitochondries s’avère extrêmement efficace et permet aux cellules cérébrales d’être performantes.
De nombreux produits sont désormais annoncés comme étant cétogènes, et vous pouvez les voir étiquetés comme étant compatibles avec le céto. Il est important de lire les étiquettes nutritionnelles de ces produits pour s’assurer qu’ils peuvent vraiment être utilisés en toute sécurité si vous suivez un traitement diététique médical pour l’épilepsie.
Le régime n’est pas un régime « sain ». Votre médecin surveille généralement les tests de laboratoire tous les quelques mois pour s'assurer que votre corps tolère le régime. Certaines personnes ne sont pas en mesure de suivre un régime cétogène car leur corps ne peut pas décomposer correctement les graisses.
Avant de commencer un régime cétogène, il est important de faire un dépistage des troubles métaboliques et mitochondriaux. La perte de poids peut être un effet secondaire du régime cétogène. La taille et le poids des enfants qui suivent ce régime doivent donc être surveillés de près.
Il existe des régimes moins stricts, comme le régime Atkins modifié, qui peuvent être efficaces, en particulier chez les enfants, et entraîner une réduction significative des crises. Un autre régime pauvre en glucides, le régime à faible indice glycémique, peut également être utile pour certaines personnes, mais ne réduit pas les convulsions aussi bien qu'un régime cétogène.
Même s’il n’est pas utilisé pour le traitement de l’épilepsie, un régime pauvre en glucides, tel que le régime méditerranéen, peut être une bonne option pour tous ceux qui recherchent une façon de manger plus saine.
Limiter les glucides peut aider à contrôler les crises épileptiques, mais cela ne signifie pas qu’ils doivent être complètement exclus. Certains glucides peuvent être bénéfiques, notamment ceux provenant de sources naturelles comme les fruits et légumes. Quelques exemples de glucides complexes à intégrer dans un régime adapté incluent la patate douce, les légumineuses et les grains entiers.
Les protéines sont vitales pour tous, y compris pour ceux vivant avec l’épilepsie. Elles aident à réparer et construire les tissus du corps, et fournissent une source d’énergie stable. Quant aux lipides, leur rôle ne doit pas être sous-estimé, surtout dans le contexte du régime cétogène. Les bonnes graisses, comme celles trouvées dans les avocats, les noix et les huiles de qualité (huile d’olive, huile de coco), peuvent contribuer à maintenir une énergie constante et favoriser la santé cérébrale.
Pour les personnes atteintes d’épilepsie, certaines vitamines et minéraux jouent un rôle essentiel dans la gestion des crises et le maintien d’une bonne hygiène de vie. Trois vitamines en particulier méritent une attention spéciale : les vitamines B9, K et D.
Néanmoins, les taux de glucose devraient être stables et modérés chez les personnes épileptiques. Les sucreries, la caféine et l’alcool entraînent des fluctuations de la glycémie et devraient donc être évités. Les pains à forte teneur en fibres ou de blé entier et les muffins au son aident à maîtriser les fluctuations du sucre dans le sang.
En termes de fruits, les baies, telles que les myrtilles et les framboises, sont particulièrement bénéfiques. Parmi les recommandations alimentaires figure même une association intéressante entre certains fruits, comme la banane, et la réduction des crises.
Ici, les légumes verts à feuilles, comme le chou frisé et les épinards, sont vivement recommandés. Non seulement ils sont riches en vitamines et minéraux essentiels, mais ils contiennent aussi des antioxydants qui protègent le cerveau des dommages oxydatifs.
Outre l’alimentation, plusieurs aspects liés à l’hygiène de vie peuvent influencer positivement la gestion de l’épilepsie. Par exemple, assurer une hydratation suffisante est une étape clé; boire suffisamment d’eau aide à prévenir la déshydratation, laquelle peut augmenter la susceptibilité aux crises. L’activité physique régulière, bien qu’essentielle pour la santé générale, doit également être réalisée en tenant compte de l’état de chacun. Des exercices modérés comme la marche, le yoga ou la natation peuvent être particulièrement bénéfiques.
Avoir une routine quotidienne stable peut énormément aider à réduire les épisodes de crises. Se coucher et se réveiller à des heures fixes permet de réguler le rythme circadien et de minimiser les risques associés à la privation de sommeil. En complément, pratiquer des techniques de relaxation comme la méditation ou la respiration profonde peut être utile. Elles aident à diminuer le stress et l’anxiété, qui sont souvent des déclencheurs de crises pour de nombreuses personnes atteintes d’épilepsie.
Intégrer ces superaliments dans le menu quotidien peut sembler difficile, mais quelques ajustements simples peuvent faire toute la différence. Pourquoi ne pas commencer la journée avec un smoothie vert plein de chou frisé, épinards et fruits frais ? Finalement, les collations peuvent aussi devenir un moment privilégié pour booster sa consommation de fruits et légumes. Des bâtonnets de carotte avec du houmous, ou des tranches de pomme avec un peu de beurre de noisette, sont des options délicieuses et nutritives.
Si vous souffrez d'épilepsie, vous devez vous renseigner sur les risques liés aux médicaments antiépileptiques et à la grossesse, en particulier sur le risque accru de malformations congénitales chez les personnes prenant certains médicaments.
Le folate, également appelé acide folique ou vitamine B-9, est important pour le développement du système nerveux central du fœtus. Plusieurs médicaments anticonvulsivants abaissent les taux de folate, en particulier l'acide valproïque (Depakote). Cela augmente le risque de ce que l’on appelle des anomalies du tube neural. Un exemple est le spina bifida. Assurez-vous que votre alimentation comprend de bonnes sources de folate, comme des légumes-feuilles foncés, des haricots, des noix, des grains entiers et des produits céréaliers enrichis.
Si vous prenez des médicaments antiépileptiques et êtes enceinte ou envisagez de le devenir, prenez jusqu'à 4 mg d'acide folique par jour, en particulier si les médicaments que vous prenez sont associés à un risque accru d'anomalies du tube neural.
| Nutriment | Sources Alimentaires | Bénéfices |
|---|---|---|
| Acide Folique (Vitamine B9) | Légumes verts à feuilles, agrumes, haricots | Fonctionnement du cerveau, formation des globules rouges |
| Calcium et Magnésium | Produits laitiers | Essentiels pour la santé osseuse et nerveuse |
| Vitamine B12 | Viandes, produits laitiers | Fonction nerveuse et production d'ADN |
| Vitamine K | Légumes-feuilles verts, grains céréaliers | Coagulation sanguine et santé osseuse |
| Vitamine D | Huiles et chair de poissons, lait enrichi | Absorption du calcium, santé osseuse |
| Bonnes Graisses (Lipides) | Avocats, noix, huiles d'olive et de coco | Énergie stable, santé cérébrale |
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