Le lecteur CD est un dispositif électronique complexe qui permet de lire des informations numériques stockées sur un disque compact. Son fonctionnement repose sur une combinaison de mécanique de précision, d'optique et d'électronique sophistiquée. Cet article explore en détail les différents aspects de son fonctionnement, en mettant un accent particulier sur l'alimentation et les mécanismes de lecture.
Vue éclatée d'un lecteur CD montrant ses différents composants.
Traditionnellement, les lecteurs CD sont alimentés en courant alternatif (220V). Cependant, certains modèles, notamment ceux conçus pour un usage mobile ou embarqué, fonctionnent en 12V avec un transformateur externe. Cette conception peut être motivée par plusieurs raisons :
Certains audiophiles mettent même les platines CD sur batteries pour éliminer la pollution du secteur (courant porteur, pollution radio). Un transformateur de CD723 peut fournir différentes tensions (+5v, +9v, +15v, et +2.5VDC) pour alimenter les différents composants du lecteur.
Un lecteur CD est constitué de plusieurs blocs interconnectés, chacun ayant une fonction spécifique :
Plusieurs transformateurs peuvent être utilisés pour alimenter les différents composants, notamment :
La lecture d'un CD repose sur un système optique de haute précision. Un faisceau laser est focalisé sur la piste du CD, et la lumière réfléchie est captée par une cellule photosensible. Les variations de lumière, dues aux bosses et aux plats présents sur le CD, sont interprétées comme des "0" et des "1", qui représentent les données numériques.
Voici les étapes clés du processus de lecture :
Le standard du CD (RED BOOK) impose un prélèvement de valeur de ce signal analogique original tous les 44 100ème de seconde (soit 44 100 fois par seconde). Si on cherche à échantillonner un signal de fréquence 20 000 Hz (la plus élevée que l’oreille puisse détecter, potentiellement présente dans tout enregistrement), la fréquence d’échantillonnage doit être au minimum de 40 000 Hz. Dans ce cas, le double de la fréquence analysée permet d’obtenir LE MINIMUM d’échantillons.
Représentation de l'échantillonnage d'un signal analogique pour la conversion en format numérique.
Pour assurer une lecture précise, les lecteurs CD sont équipés de plusieurs servo-systèmes qui contrôlent la focalisation du laser, le suivi de piste et la vitesse de rotation du disque.
Les principaux servo-systèmes sont :
Ces systèmes fonctionnent en boucle fermée, c'est-à-dire qu'ils comparent l'état réel du système avec celui qui est souhaité et effectuent une correction en fonction de l'écart constaté.
La surface du disque étant métallisée, le faisceau laser incident est réfléchi en permanence. Néanmoins, la quantité de lumière réfléchie varie selon que le faisceau laser rencontre une bosse ou une surface plate. C’est cette variation de lumière qui est exploitée (par une cible photosensible, nous le verrons plus loin) pour restituer l’alternance de « 0 » et de « 1 » correspondant au signal original numérisé.
Lorsque le faisceau laser rencontre une bosse, la lumière réfléchie est minimale. La hauteur de 0,12 µm des bosses joue un rôle essentiel dans la création de cette variation d’intensité lumineuse entre le faisceau incident et le faisceau réfléchi. Ainsi, une partie du faisceau incident parcourt une distance supplémentaire d’ ¼ de la longueur d’onde (0,12 µm) lors du passage sur une surface plate par rapport à l’autre partie du faisceau positionnée sur une bosse.
Ces bosses (et plats) forment une piste en spirale de 6 km sur le disque (l’écartement entre les tours de la piste en spirale étant à peine supérieur au µm). La piste est "scannée" par le faisceau laser à la vitesse constante de 1,3 mètres à la seconde environ, ou exprimé autrement, à la vitesse moyenne d’un marcheur, soit 4,27 km/h.
La longueur d’onde spécifique appliquée à la diode laser GaAlAs permet de focaliser le rayon laser sur un diamètre de 1,7 µm (2 millièmes de millimètre !!) sur la piste de 0,5 µm de large afin d’en extraire les données.
La gravure numérique offre de multiples avantages par rapport aux enregistrements sur supports analogiques (cassette compacte, LP… ) : les pertes ou dégradations du signal sont totalement éliminées. Pendant la lecture, le faisceau suit la piste depuis le centre vers le bord du disque. Contrairement au disque analogique (33T) parcouru par une pointe de lecture, la « piste » est plus difficilement altérable, puisqu’il n’y a aucun contact entre la tête de lecture et le disque.
| Composant | Tension Typique | Fonction |
|---|---|---|
| Carte de commande | +5V | Gestion du lecteur |
| Mécanique | +9V | Mouvement du disque et de la tête de lecture |
| Afficheur | +15V | Affichage des informations |
| Horloge | +5V | Synchronisation des opérations |
| DAC et étages analogiques | +/-20V | Conversion et amplification du signal audio |
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