L'alimentation haut de gamme est un segment en pleine évolution, marqué par une fragmentation des habitudes de consommation et une quête de qualité et d'authenticité. Cet article explore les différentes facettes de ce marché, des épiceries fines aux stratégies des grandes enseignes pour attirer une clientèle exigeante.
Une épicerie fine est un commerce proposant de l’alimentation haut de gamme, souvent artisanale, rare ou issue du terroir. Ces boutiques se distinguent par la sélection et la qualité de leurs produits.
Le postulat de départ est plutôt clair. Je ne cherche pas les mêmes produits si je fais mes courses en GMS ou dans une épicerie fine. Cette dernière, gage de bon goût et de produits locaux de qualité, est un concept largement développé en France (et à l’international) depuis de nombreuses années.
Une épicerie fine propose donc une vraie expertise à ses clients, sur des produits originaux et de très haute qualité, souvent issus de circuits de production courts ou possédant des labels (bio, AOP, AOC, etc ...). Plus rarement, une épicerie fine propose des idées cadeaux, du petit linge de maison ou des éléments de décoration à ses clients. Ce commerce de proximité est généralement implanté dans des zones urbaines.
Les supermarchés des grandes enseignes de la distribution, E.Leclerc, Carrefour, Intermarché, Système U ou encore Auchan, restent encore de loin le circuit de vente majoritaire en France.
Mais une récente étude de l’Insee montrait une érosion notable, de 65,5 % des ventes en 2016 à 62 % en 2021. Ce recul de plus de trois points est presque l’exact miroir de la catégorie « alimentation spécialisée et artisanat commercial ».
Cette catégorie regroupe les commerces de bouche comme les boulangeries, les poissonneries ou les boucheries, mais aussi l’enseigne experte en produits frais, Grand Frais, ou encore les réseaux de spécialistes « bio » comme Biocoop ou Naturalia. Si ces derniers subissent en 2022 les vents contraires soufflant sur le bio, jugé trop cher par de nombreux consommateurs en période de forte préoccupation sur le pouvoir d’achat, « boulangerie, poissonneries ou boucheries continuent à bien se porter », explique Vincent Chabault, sociologue à l’université de Paris.
La fédération du commerce spécialisé Procos notait aussi mi-octobre que les commerces d’alimentaire spécialisés sont pratiquement les seuls à réaliser des ventes supérieures (+16,2 %) à la période d’avant Covid-19, avec l’équipement de maison (+6,4 %) et le sport (+7 %).
La tendance part de loin : « Depuis une quinzaine d’années », poursuit Vincent Chabault, la grande distribution traditionnelle perd des clients « par le bas », avec les discounters aux poches profondes, Lidl et Aldi, qui sont respectivement classés 4e et 8e des plus gros groupes mondiaux de la distribution par Deloitte, un classement qui fait référence et où le premier français recensé, E.Leclerc - Carrefour ayant demandé à ne pas y figurer -, n’est que 22e.
Hyper et supermarchés perdent aussi des clients « par le haut ». Il s’agit en l’occurrence d’une « clientèle premium », par définition bien moins sensible aux questions de pouvoir d’achat que le consommateur moyen, et « qui va se tourner vers Grand Frais ou des artisans alimentaires », explique encore Vincent Chabault.
Moez-Alexandre Zouari, important franchisé du groupe Casino, a théorisé cette fragmentation des habitudes de consommation en évoquant un « effet sablier », par opposition au modèle autrefois dominant du « ballon de rugby », où la consommation était plus uniforme et effectuée dans une grande surface, de préférence un hypermarché.
Face à cette concurrence nouvelle, les acteurs de la grande distribution « traditionnelle » ne restent pas les bras croisés : E.Leclerc a par exemple inauguré tout récemment son second magasin parisien, au sein d’un centre commercial flambant neuf, les Ateliers Gaîtés, destiné plutôt à une clientèle internationale et aisée.
En régions, certains patrons de magasins ont aussi fait de gros investissements pour rendre leurs rayons produits frais - où les marges sont plus élevées - plus attractifs. « L’objectif est de continuer à retenir cette clientèle haut de gamme tout en continuant d’accueillir les clients moins favorisés », conclut Vincent Chabault.
L’offre est généralement décomposée en haut, moyen et bas de gamme. L’offre est généralement décomposée en haut, moyen et bas de gamme. La largeur d’une gamme est liée au nombre de lignes de produits. La longueur représente le nombre total de produits de la gamme. Ensemble de produits appartenant à la même catégorie. Ils répondent généralement aux mêmes types de besoins chez les consommateurs. On dit qu’une gamme est large lorsqu’elle est composée de différents produits. Elle est dite « profonde » lorsque le même produit se décline en plusieurs variantes : tailles et coloris.
Pour une grande entreprise, le découpage des gammes est plus complexe. Dans le cas d’une marque de cosmétique par exemple, les gammes principales s’articulent autour du maquillage, des soins pour les cheveux, des soins de la peau, etc.
Dans le secteur de la distribution, le terme « première gamme » désigne les produits frais. L’alimentation en conserve appartient à la deuxième gamme. Les produits surgelés font partie de la troisième gamme. La quatrième gamme regroupe les produits frais qui sont prêts à l’emploi.
Elle se réfère au nombre de lignes qui composent une gamme de produits. Une ligne désigne tous les produits de même nature. Elle correspond au nombre de produits qui composent une ligne de produits. Elle se réfère au nombre total de produits qui font partie d’une gamme. Ce nombre est obtenu via le résultat du produit entre la largeur et la profondeur.
Trois types de gammes existent en marketing. Les produits qui composent l'entrée de gamme sont moins étendus. Ils sont vendus à un prix abordable. Les experts les utilisent comme produits d'appel. Un produit haut de gamme se trouve dans la partie supérieure de l'offre d'une entreprise. Ce terme est généralement utilisé pour désigner des produits. Il représente le meilleur rapport qualité/prix aux yeux des consommateurs. Elle se caractérise par un nombre de produits limité.
L'entreprise choisit cette stratégie pour recentrer les actions marketings. Cette technique n'est pas sans risque. Le fabricant peut se faire devancer par ses concurrents rapidement face à l'obsolescence de sa gamme. L'entreprise intègre de nombreux produits dans sa gamme. Cette stratégie procure une plus large couverture du marché. La marque construit généralement la gamme autour de ses produits ayant le plus de succès. Cependant, une gamme longue n'est pas sans inconvénient. Le retour sur investissement met du temps à venir. Les vendeurs auront du mal à maîtriser tous les aspects des produits.
Les produits alimentaires de Cinquième Gamme sont des plats cuisinés puis conditionnés, qui ont été élaborés suivant des critères établis par la législation en vigueur en matière d'alimentation, en utilisant des techniques de cuisine qui permettent de fabriquer des plats de haute qualité et sans conservateurs, avec une longue date de péremption.
Cette dénomination fait référence à la méthode de conservation utilisée, laquelle garantit la sécurité des aliments, la conservation de leur texture et de leurs propriétés organoleptiques originales. La réglementation européenne établit que pour qu'un plat cuisiné soit considéré de cinquième gamme, l'ensemble des processus de cuisson, conditionnement, pasteurisation et abattement ne doit pas dépasser 120 minutes.
Leur régénération, autrement dit, le processus de préparation pour leur consommation, est très simple, puisqu'il consiste à réchauffer les plats en utilisant le système de régénération indiqué pour chacun d'eux, qui peut être soit au micro-ondes, au bain-marie ou dans un appareil professionnel de remise en température.
Ouvrir une épicerie fine est un projet ambitieux et passionnant, qui demande une très bonne connaissance du secteur de l'alimentaire haut de gamme et des connaissances en gestion d'entreprise. Retrouvez dans cet article les éléments clés à connaitre avant de se lancer dans l'aventure de l'entreprenariat.
Légalement, il n'est pas nécessaire d'être titulaire d'un diplôme dans le domaine de l'épicerie pour ouvrir une épicerie fine, tout comme pour ouvrir une épicerie classique. Il est donc tout à fait possible d'ouvrir une épicerie fine sans diplôme.
Cependant, si vous souhaitez proposer à vos clients des produits relatifs à une profession réglementée (charcutier-traiteur, poissonnier, ...), il vous faudra être titulaire des diplômes répondants à l'obligation légale de ces professions. Si ce n'est pas le cas, vous devrez alors embaucher du personnel répondant à cette obligation.
La loi n’exige ni diplôme, ni formation spécifique pour ouvrir une épicerie fine. En tant que commerce alimentaire, vous avez l’obligation de respecter les règles HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point).
Une épicerie fine est considérée comme un établissement recevant du public (ERP). sécurité incendie : vous devez installer des extincteurs et signaler les sorties de secours.
Une déclaration auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) avant l’ouverture de votre commerce : cette déclaration permet aux autorités de vérifier que votre activité respecte les normes sanitaires et de sécurité. L’étiquetage des produits dans une épicerie fine doit respecter plusieurs règles afin de garantir la transparence envers les consommateurs.
Avant d’ouvrir votre épicerie fine, vous devez réaliser une étude de marché. Par exemple, demandez-vous quels sont les produits qui se vendent bien et ceux qui fonctionnent moins bien. Vous allez ensuite pouvoir faire un business plan. Ce document vous permet de vérifier la rentabilité économique de votre projet et de planifier son développement.
Vous pouvez choisir de créer une entreprise individuelle (EI) pour ouvrir une épicerie fine. La création d'une EI est relativement simple. En revanche, vous créez une activité en votre nom propre. Vous ne faites donc qu’un avec votre entreprise. Il ne s’agit pas d’un statut juridique, mais d’un régime fiscal et social de l’entreprise individuelle.
Votre comptabilité est simplifiée : vous devez simplement tenir un livre de recettes et un registre des achats. En revanche, le chiffre d’affaires annuel du micro-entrepreneur commerçant est limité à 188 700 €. Vous ne pouvez pas non plus déduire vos frais professionnels.
Si vous décidez de vous lancer seul, vous pouvez créer une société unipersonnelle, comme une SASU ou une EURL. Les sociétés sont des personnes morales. Votre responsabilité est donc limitée à votre apport dans le capital social. Concrètement, en cas de dettes, vous risquez de perdre uniquement votre mise de départ. En revanche, les formalités de création sont plus lourdes.
Les plateformes de financement participatif (crowdfunding) : elles permettent de lever des fonds auprès de particuliers intéressés par votre concept.
Pour mettre toutes les chances de votre côté, votre future boutique doit se situer à proximité d’un fort flux de passage et dans un quartier où la clientèle a les moyens d'acheter vos produits. Vous devrez identifier votre public cible et adapter vos actions marketing en fonction de ses attentes. Pour attirer les clients, choisissez également une enseigne au design soigné. La fidélisation des clients est enfin essentielle.
Ainsi, vous devez organiser sa logistique avant même l’ouverture de votre commerce. Il faut aussi organiser la gestion quotidienne et le suivi financier de votre boutique. Suivez régulièrement vos dépenses, vos ventes et gérez vos stocks de manière rigoureuse pour éviter les ruptures ou le gaspillage. Pour assurer la croissance de votre activité, vous pouvez aussi réfléchir à des stratégies de développement.
Le budget pour ouvrir une épicerie fine varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que la taille du magasin, son emplacement et l’étendue de votre offre de produits. La location du local : le coût varie selon sa surface et sa localisation.
Ouvrir une épicerie fine en franchise vous permet de bénéficier du soutien d'un réseau déjà établi. Vous profitez d'une marque reconnue, d'un concept éprouvé et d'une assistance dans la gestion quotidienne (marketing, choix des fournisseurs, etc.). Toutefois, la franchise implique des coûts initiaux plus élevés, notamment des droits d'entrée, des redevances mensuelles sur le chiffre d'affaires et parfois des obligations d'achats auprès des fournisseurs du réseau.
À l’inverse, ouvrir une épicerie fine en indépendant vous offre une liberté totale pour définir votre propre concept et sélectionner vos produits. Vous pouvez réagir rapidement aux tendances du marché. Cette autonomie s’accompagne de plus de responsabilités, notamment en termes de stratégie marketing, de gestion des fournisseurs et de financement. Vous devez aussi construire progressivement votre clientèle sans l'appui d'une marque déjà connue.
Pour aménager votre épicerie fine, vous allez devoir investir dans de nombreux équipements et meubles, et notamment :
Déco ancienne, meubles chinés ou aménagement moderne ... : focus sur la décoration d'une épicerie fine Une épicerie fine se doit d'être décorée avec une vraie intention de la part de son propriétaire, pour apporter ce supplément d'âme qui saura fidéliser sa clientèle. Ainsi, la décoration d'une épicerie fine n'est pas à prendre à la légère.
La majorité des épiceries fines proposent une décoration plutôt vintage, traditionnelle, qui correspond parfaitement aux produits vendus dans ce type de commerce. Pour vous démarquer de vos concurrents, prenez le temps de chiner des objets et des meubles qui vous ressemblent, pour créer une boutique qui reflète votre personnalité.
Si vous souhaitez trancher avec ce style de décoration, pourquoi ne pas vous orienter vers une ambiance beaucoup plus moderne ? Cela peut vous permettre de marquer plus facilement l'esprit de vos clients, et de vous démarquer de vos concurrents. Et c'est encore plus valable si vous proposez des produits modernes, innovants ou peu connus.
Attention toutefois : pour garder l'image haut de gamme propre à votre métier, vous devez sélectionner des matériaux et des couleurs qui restent dans cet état d'esprit, comme le bois foncé, l'inox ou encore le verre.
Noël, Pâques, printemps, ... : faire évoluer son commerce tout au long de l'année Il est important de faire évoluer l'aménagement et la décoration de son épicerie fine tout au long de l'année, pour donner envie à vos clients de venir voir vos nouveaux produits de manière régulière. C'est particulièrement vrai pour votre vitrine, qui doit être modifiée tous les mois, au minimum.
Les épiceries fines connaissent un pic de ventes lors de certaines périodes de l'année, comme Noël ou Pâques par exemple.
tags: #alimentation #haut #de #gamme #définition
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic