L'obésité est une maladie chronique, la plus fréquente en nutrition (17% de la population), évolutive et sans tendance spontanée à la guérison. Elle est définie comme une maladie car elle affecte le bien-être physique, social et psychologique. Pour l’OMS, l’obésité est un « excès de masse grasse entraînant des conséquences néfastes pour la santé ».
Interprétation de l'indice de masse corporelle (IMC)
En 2015, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé à plus de 600 millions le nombre de personnes souffrant d’obésité dans le monde. Cela signifie qu’à ce jour 13% de la population mondiale adulte souffre d’obésité, un chiffre qui a plus que doublé en 30 ans. Cette tendance à la hausse est qualifiée par l’OMS de « véritable épidémie ».
En France, la prévalence de l’obésité ne cesse d’augmenter, elle concerne actuellement près d’un adulte sur six selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire publié par l’institut de veille sanitaire en 2016. D’ici à 2030, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) estime que le taux d’obèses en France pourrait atteindre jusqu’à 21 %.
La prise en charge de l’obésité commence par une évaluation de sa sévérité, des maladies qui l’accompagnent (diabète de type 2, hypertension, par exemple), de son histoire (et des tentatives de traitement déjà effectuées), des habitudes alimentaires de la personne, de son activité physique, de sa santé psychique, du retentissement du surpoids sur sa vie personnelle, familiale et professionnelle, etc.
Il est utopique, voire dangereux, de donner le même objectif à tous les patients. Chaque projet de soins doit être adapté au patient. Il existe des limites biologiques et psychologiques à la restriction alimentaire. Dans tous les cas, la surveillance doit être régulière : un suivi mensuel est justifié au cours des premiers mois.
Les facteurs psychologiques et environnementaux sont souvent décisifs pour la réussite de la prise en charge. diversifier les repas en mangeant de tout : ne pas éliminer les aliments préférés mais en manger modérément. L’utilisation de tables d’équivalence est très utile. rassurer le patient quant à son droit au plaisir de manger : le repas doit rester un moment de convivialité.
La fréquence des consultations doit être adaptée afin de parvenir à la perte pondérale visée et de la maintenir. Un suivi régulier avec des consultations rapprochées pendant les premiers mois de traitement sont conseillés. La prescription diététique impose une surveillance et un suivi au long cours.
« Les régimes déséquilibrés ou très restrictifs sont déconseillés ». - HAS 2022 | < 1200 kcal/j ne sont pas conseillés. Pour toute personne, « Il n’y a pas d’interdits alimentaires ».
Les régimes déséquilibrés ou trop restrictifs sont déconseillés en raison du risque d’effet yoyo sur le poids à long terme.
Voici quelques conseils hygiéno-diététiques pour améliorer vos habitudes alimentaires :
Pyramide Alimentaire du Plan National Nutrition Santé
La mise en place de ces nouvelles habitudes alimentaires doit se faire avec l’aide d’un professionnel, à la faveur d’un changement progressif.
Le régime méditerranéen, aussi appelé régime crétois, est reconnu pour favoriser l’équilibre alimentaire sur la semaine.
Pour faire en sorte que la perte de poids soit durable, il est nécessaire d’augmenter ses dépenses énergétiques. Si l’on est réfractaire au sport, on peut préférer les escaliers aux ascenseurs, se garer à distance pour s’obliger à marcher, jardiner, faire des balades en fin de semaine, par exemple. Un léger regain d’activité tout au long de la journée augmente facilement les dépenses énergétiques.
Idéalement, l’objectif est de pratiquer plus de 150 minutes par semaine d’activité physique d’intensité modérée, ou plus de 75 minutes de d’activité physique d’intensité vigoureuse (sports, et en particulier sports à dominante aérobie - « cardio »), ou un mélange des deux.
L’activité physique adaptée (APA) fait partie des traitements non médicamenteux du surpoids et de l’obésité. En effet, lorsqu’elle est associée à des mesures destinées à améliorer l’équilibre alimentaire, la pratique régulière d’une activité physique aide à contrôler son poids.
De nombreuses activités sportives peuvent être adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes en surpoids ou obèses, même celles dont les articulations des jambes sont endommagées : par exemple, aviron, canoë-kayak, escrime (assise), natation, taïchi chuan et qi gong.
Dans le cadre de l’obésité, le médecin traitant peut désormais prescrire de l’APA en précisant les objectifs recherchés (contrôle du poids, amélioration de la mobilité articulaire, etc.) et les contre-indications propres au patient.
Les patients obèses doivent être encouragés à effectuer au moins 2h30 (150 minutes) par semaine d’activité physique d’intensité modérée. L’évaluation du risque cardio-vasculaire global du patient devra bien entendu être réalisée avant la reprise d’une activité physique quelle qu’elle soit.
Dans les cas les plus sévères, le traitement de l’obésité peut faire appel à des techniques chirurgicales appelées chirurgie bariatrique. Environ 10 à 15 mille opérations de ce type sont réalisées en France chaque année.
La décision d'avoir recours à ce type de chirurgie est prise par une équipe multidisciplinaire réunissant le médecin traitant, un spécialiste de l'obésité, un diététicien, un psychiatre ou un psychologue, le chirurgien et l'anesthésiste.
Les différents types de chirurgie bariatrique
| Définition | IMC (kg/m²) |
|---|---|
| Surpoids | 25-29,99 |
| Obésité modérée (classe 1) | 30-34,99 |
| Obésité sévère (classe 2) | 35-39,99 |
| Obésité morbide (classe 3) | ≥ 40 |
tags: #alimentation #en #cas #de #surpoids #recommandations
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic