Le merle noir (Turdus merula) est un oiseau commun dans nos jardins, les forêts, les bois, les bosquets, les haies, les buissons, les parcs et les villes. Facilement reconnaissable à son plumage noir et son bec orange vif (chez le mâle), il est apprécié pour son chant mélodieux et sa capacité à s'adapter à divers environnements. Cet article explore en détail le régime alimentaire du merle noir, en mettant en lumière son penchant pour les insectes, sa nature omnivore et son comportement alimentaire.
Un merle noir mâle avec son plumage noir et son bec orange vif.
Le merle noir est un oiseau omnivore, ce qui signifie qu'il se nourrit d'une grande variété d'aliments. Son régime alimentaire est influencé par les saisons et la disponibilité des ressources. Il a la capacité d’adapter sa nourriture en fonction des ressources disponibles, étant tour à tour insectivore, frugivore ou granivore.
Le Merle noir de la sous-espèce type (Turdus merula merula) a une longue queue (95 à 110 mm pour le mâle et 100 à 105 mm pour la femelle), mesure entre 23,5 et 29 cm de long pour une envergure de 34 à 38 centimètres, et pèse entre 80 et 125 grammes. Cette masse varie en fonction du sexe mais aussi des saisons et des contraintes physiologiques qui leur sont liées.
Les merles sont fondamentalement insectivores. Leur alimentation est principalement constituée d'insectes tels que les vers de terre, les araignées et diverses sortes de larves. On observe fréquemment des merles fouillant la terre avec leur bec acéré à la recherche de ce genre d'aliments. C'est ainsi qu'on observe fréquemment des merles fouillant la terre avec leur bec acéré à la recherche de ce genre d'aliments.
Les vers sont une source importante de protéines pour le merle. Cette valeur nutritive favorise sa croissance musculaire et améliore la santé générale de son corps. Les vers aident également le merle à conserver un poids optimal tout au long des variations saisonnières.
Les merles contribuent grandement au contrôle des populations d'insectes potentiellement nuisibles, aidant ainsi à maintenir l'équilibre écologique de notre environnement. L'alimentation du merle peut se modifier en fonction du rythme saisonnier où il consomme davantage d'insectes durant le printemps et l'été.
Pour débusquer des vers de terre ou des larves, il va sautiller au sol d’une zone à l’autre et fouiller bruyamment tout ce qui s’y trouve : feuilles mortes, brindilles, compost, fumier ou paillage au jardin. Il est également capable d’attraper au vol des insectes. Pour son action de régulation sur la présence de certains insectes considérés comme des ravageurs des cultures (chenilles et escargots notamment), il est donc considéré comme un auxiliaire du jardin.
Un merle noir se nourrissant d'un ver de terre.
Si les merles sont particulièrement friands d'insectes, leur alimentation demeure toutefois omnivore. Ces volatiles ne s'arrêtent pas simplement à la consommation d'insectes et d'autres petites bêtes qu'ils réussissent à attraper dans le sol ou sur les branches. Leur capacité d'adaptation en matière nutritive est véritablement stupéfiante et montre une fois encore l'impressionnante résistance de cette espèce face aux variations climatiques et environnementales.
Les merles montrent une grande affection pour les baies et petits fruits rouges ou noirs tels que mûres, cerises ou groseilles. Il a un faible pour les baies rouges telles que celles du houx ou du sureau, mais sait apprécier la variété de fruits à sa disposition. Mûres, framboises et même groseilles peuvent être incluses dans ses repas lorsqu’elles sont disponibles.
La nature des fruits consommés dépend de ce qui est localement disponible, et peut inclure des espèces exotiques prises dans les jardins ou les vergers. Ils affectionnent les petits fruits qu'ils peuvent saisir et emporter dans leur bec mais ne dédaignent pas de picorer de plus gros fruits tombés à terre comme des pommes. En Europe tempérée, ils se nourrissent de baies de troène, de sureau noir, d'argouses, de cornouilles, de cerises, de mûres de roncier… En hiver, ils trouvent, encore accrochés aux rameaux, des fruits d'aubépine, de lierre, des sorbes, des boules de houx, du gui, etc.
Pendant la saison froide (uniquement entre novembre et février-mars), mettre de la nourriture à disposition. Le merle aime les fruits frais ou séchés à cette période.
Un merle noir dégustant des baies.
Le merle n'est pas un simple consommateur passif de nourriture, c'est un opportuniste doué qui modifie ses habitudes en fonction des ressources présentes. Il emploie une diversité de techniques pour se procurer sa nourriture.
Durant l'hiver où la nourriture devient rare, le merle se transforme en omnivore afin d'assurer sa survie. Lorsque l'hiver s'installe, la nourriture devient moins abondante et les merles doivent adapter leur alimentation. Les vers et les insectes qui forment une grande partie de leur régime sont plus difficiles à dénicher dans le sol durci par le gel. Les graines deviennent une part importante de son régime durant cette saison froide.
Les proies animales dominent et sont particulièrement importantes dans l'alimentation du merle pendant la saison de nidification, alors que les fruits tombés ou les baies prennent de l'importance en automne et en hiver.
L'importance du jardin dans l'alimentation des merles est non négligeable. Ce lieu apporte une multitude de ressources alimentaires correspondant à leurs nécessités nutritionnelles. Au cours de la saison estivale, les jardins sont remplis d'insectes tels que les pucerons et les chenilles. Par ailleurs, le jardin propose une diversité attrayante de fruits comme les baies sauvages ou les pommes tombées au sol qui enrichissent leur régime alimentaire.
Si vous avez un jardin, vous avez sans doute déjà eu la chance de croiser un merle noir. Il s'adapte facilement aux environnements humains, notamment grâce à sa capacité à se nourrir des déchets alimentaires ou à trouver des vers dans les pelouses.
Si vous souhaitez favoriser sa présence, il est essentiel d’apprendre à le connaître et, surtout, de savoir ce qu’il aime manger. Lui offrir un environnement riche en végétation, qui lui apporte aussi bien le gîte que le couvert.
Pour tous les travaux de taille, évitez d’intervenir entre mi-mars et fin août, afin de ne pas perturber les nichées. Préférez également la tonte différenciée, où toutes les zones ne sont pas taillées en même temps, ce qui laisse des espaces sauvages bénéfiques à la biodiversité. Si vous le pouvez, laissez des zones de friches permanentes, des tas de bois, des tas de pierres, etc.
| Type d'Aliment | Saison | Exemples |
|---|---|---|
| Insectes | Printemps, Été | Vers de terre, araignées, larves, pucerons, chenilles |
| Fruits et Baies | Automne, Hiver | Mûres, cerises, groseilles, baies de houx, baies de sureau, pommes |
| Graines | Hiver | Diverses graines disponibles |
| Déchets Alimentaires | Toute l'année (en milieu urbain) | Restes de nourriture trouvés dans les pelouses et jardins |
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