Le régime alimentaire des rapaces nocturnes a été longuement étudié par les ornithologues et est aujourd'hui très bien connu. La plupart du temps, les Chouettes et les Hiboux avalent leurs proies entières, sans les dépecer. En outre, ils ont des sucs digestifs beaucoup moins puissants que les rapaces diurnes.
Lorsque le gésier a assimilé les éléments nutritifs, tous les restes osseux, poils ou plumes sont régurgités et expulsés par l'œsophage, sous forme de boulettes dites "pelotes de réjection", ou de régurgitation.
Ces pelotes sont plus ou moins faciles à trouver selon les espèces :
Les pelotes de réjection constituent donc un matériel de premier choix et l'analyse de leur contenu renseigne précisément sur le régime alimentaire. Les rapaces nocturnes sont de grands consommateurs de micro-mammifères, et tout particulièrement de rongeurs : les campagnols et mulots de différentes espèces sont à la base du régime alimentaire des rapaces nocturnes (sous nos latitudes moyennes).
Les souris rentrent dans une moindre part, car elles s'aventurent peu en dehors des maisons, sauf en zone méditerranéenne. Les rats (surmulots) sont des proies généralement trop grosses, sauf pour la Chouette hulotte. Les autres rapaces nocturnes peuvent à l'occasion capturer des individus jeunes.
Les musaraignes ne sont pas des rongeurs, elles possèdent des canines, leur régime alimentaire est donc de type carnivore, ce sont des insectivores (comme la taupe ou le hérisson). Elles ne sont pratiquement consommées que par la Chouette effraie.
Le Hibou des marais et le Hibou Moyen-duc ont un régime alimentaire spécialisé, dans lequel les rongeurs (et surtout les campagnols) occupent une place prépondérante (99% pour le premier, 90 à 95% pour le deuxième).
La Chevêche a un régime alimentaire diversifié, avec des proies variées (du lombric au micro-mammifère, en passant par de nombreux insectes selon la saison), mais attention, si on raisonne en terme de "bio-masse" (l'énergie réellement fournie par les proies consommées), les rongeurs sont inégalés et contribuent pour 90% à la satisfaction des besoins vitaux.
La Hulotte a un régime varié, les rongeurs y entrent pour environ 70%, la taupe 8 à 9%, les oiseaux 7%, les batraciens 7%… elle est susceptible d'attraper des proies assez grosses.
L'Effraie des clochers consomme 65 à 70% de rongeurs, elle se singularise par une part importante de musaraignes, un insectivore (environ 25%), catégorie de proie généralement négligée par les autres rapaces nocturnes.
Pour comprendre le rôle important joué par les rapaces nocturnes dans la nature, il est intéressant de s'intéresser à leur proie favorite, le campagnol des champs.
Ce petit rongeur (d'un poids moyen de 30g) est actif de jour comme de nuit, mais avec des pointes d'activité au crépuscule et à l'aube. Il creuse des terriers peu profonds, dont les entrées (des trous de 2,5 cm environ) sont bien visibles en surface. Ces terriers sont installés en milieux ouverts (jamais forestiers, sinon en lisière), dans les friches, en bordure de champs, de prairies, le long des talus. Le campagnol des champs est un végétarien, qui consomme de jeunes pousses, des graines et qui peut occasionner des dégâts importants dans les champs de céréales, particulièrement les années de "pullulation ".
Ainsi, les rapaces nocturnes se comportent en véritables auxiliaires de l'agriculture.
Les rapaces nocturnes rejettent 2 pelotes par 24h, contenant chacune 2 à 3 proies. Les ornithologues s'accordent à considérer que les rapaces nocturnes consomment 4 à 5 proies par 24h, avec bien sûr des variations suivant les saisons, les conditions climatiques, les régions…
Retenons l'hypothèse basse : 4 proies par jour.
Ce couple d'Effraie, de Moyen-duc ou de Hulotte élève 4 à 5 jeunes dans l'année. Retenons l'hypothèse basse, 4 jeunes. Ces jeunes naissent et commencent à être nourris en mai (en réalité beaucoup plus tôt chez la Hulotte).
Un ornithologue allemand du nom d'Uttendoerfer a analysé des dizaines et des dizaines de milliers de pelotes de réjection de Chouette effraie. Voici les résultats de son étude :
Sur 77.602 vertébrés identifiés :
Concernant les mammifères (la principale catégorie de proies):
Le grand-duc d'Europe (Bubo bubo), souvent appelé hibou grand-duc, est le plus grand des rapaces nocturnes présents dans le Luberon. Discret mais imposant, il joue un rôle important dans les écosystèmes locaux et attire l'attention des naturalistes dès que l'on aperçoit son vol ou que l'on entend son cri grave à la tombée de la nuit.
Le grand-duc est bien présent dans le Luberon, et quelques chanceux peuvent apercevoir son vol majestueux et silencieux. Très utile à la régulation de la faune, le hibou grand-duc se nourrit essentiellement de rongeurs, de lapins, de chauves-souris et de différentes espèces d'oiseaux (corbeaux, pigeons). Sa présence contribue à limiter les populations de petits mammifères et à maintenir l'équilibre des milieux.
Autrefois persécuté en raison de superstitions - il était parfois considéré comme porteur de malheur ou, à l'inverse, comme protecteur - le grand-duc a longtemps été chassé ou capturé. Il est aujourd'hui strictement protégé.
En France, l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 lui confère une protection totale. Il est interdit de le chasser, de le détenir comme animal domestique, de détruire son habitat ou de prélever ses œufs. Même si un grand-duc est trouvé mort, il est interdit de le transporter sans autorisation.
Le grand-duc occupe des milieux variés : zones rocailleuses, falaises, secteurs boisés proches d'espaces ouverts et parfois bâtiments anciens. Il chasse principalement au crépuscule et de nuit, profitant d'un vol puissant mais silencieux pour surprendre ses proies. Il est souvent fidèle à un secteur de chasse et à des sites de repos ou de nidification.
Sa silhouette est massive et imposante. La tête, surmontée de deux longues aigrettes d'environ huit centimètres, et les yeux rouge-orangé donnent au grand-duc une allure aristocratique. Son plumage est duveteux, tacheté et rayé de brun ; l'abdomen est plus clair, fauve et zébré.
Grand-duc d'Europe
Le poids varie généralement de 2 à 3 kg selon le sexe. Sa hauteur est de 60 à 75 cm et son envergure peut atteindre 1,88 m. Son vol, très puissant mais silencieux, permet des attaques efficaces sur des proies de taille variée.
Le grand-duc est un prédateur opportuniste : il capture principalement des rongeurs (campagnols, mulots), des lapins, des oiseaux et parfois des chauves-souris. Il joue un rôle clé dans la régulation des populations de petits mammifères.
La période de reproduction débute au début du printemps. La femelle pond généralement 2 à 4 œufs qu'elle couve pendant environ 30 jours. Pendant cette période, le mâle assure l'essentiel des captures pour nourrir la femelle et les jeunes.
L'espérance de vie d'un hibou grand-duc dans son milieu naturel est d'environ vingt ans. Les principales menaces sont la destruction des sites de nidification, les dérangements humains, et les collisions (routes, lignes électriques).
Pour observer le grand-duc sans le déranger : rester discret, éviter d'approcher les falaises ou bâtiments suspects au printemps, privilégier l'écoute au crépuscule et utiliser une lampe tamisée si nécessaire. Ne tentez pas de visiter ou d'approcher un nid : le dérangement peut compromettre la reproduction.
En tant que grand prédateur nocturne, le grand-duc contribue à l'équilibre des milieux naturels du Luberon en contrôlant les populations de petits animaux.
Commençons par la taxonomie : le grand duc fait partie de l’ordre des Strigiformes, qui comprend tous les rapaces nocturnes. Plus spécifiquement, il fait partie de la famille des Strigidae. Il semblerait qu’il existe en Europe depuis environ 300 000 ans. En France, il vit dans les zones rocheuses de l’est, du centre et du sud et se retrouve aussi bien en montagne qu’en plaine. Comme on peut le retrouver un peu partout, il niche dans des milieux très variés.
C’est le plus grand, et même aussi le plus gros rapace nocturne : il peut peser jusqu’à 2,8 kg pour le mâle et 4,2 kg pour la femelle, pour une envergure de la taille d’un humain adulte environ. Cela ne vous aura sans doute pas échappé, le hibou grand-duc est un prédateur. Par conséquent, il a une ouïe et une vue particulièrement développées.
Opportuniste, son régime alimentaire est varié et évolue selon ce qu’il lui tombe sous les serres : même s’il mange principalement des rongeurs et petits mammifères comme les campagnols et les hérissons, il peut s’attaquer à des renardeaux ou des martres des pins.
Les animaux que l’on appelle communément les hiboux possèdent des aigrettes sur la tête. Elles n’ont pas de fonction auditive particulière, si ce n’est que ce sont des plumes qui se dressent sur la tête lorsque le hibou se sent stressé et menacé. On pourrait même dire qu’elles « servent » à exprimer leurs humeurs.
Le hibou grand-duc est un oiseau généralement solitaire en dehors de la période de reproduction. Il affectionne les zones rocheuses, les forêts et les falaises, où il peut nicher à l’abri des regards. C’est un oiseau où ses plumes lui permettent de voler sans bruit.
Ce rapace est carnivore, se nourrissant de rongeurs, de lapins, de hérissons, d’oiseaux et parfois même de chauves-souris ou de reptiles. Grâce à ses serres et à son bec crochu, il peut capturer et dépecer ses proies avec efficacité.
La reproduction du hibou grand-duc a lieu entre fin janvier et début mars. Le couple est généralement fidèle et se reforme chaque saison. La femelle pond en moyenne 2 à 4 œufs, qu’elle incube seule pendant environ 35 jours pendant que le mâle chasse pour elle. Après l’éclosion, les jeunes sont nourris par les deux parents et prennent leur envol au bout de 9 à 10 semaines.
Pendant longtemps, le hibou grand duc a été considéré comme un oiseau de mauvaise augure. Il était cloué sur les portes pour protéger les habitants du “mauvais sort”. Dorénavant, il est classé comme espèce protégée.
Qu'est-ce qu'un hibou ? Le hibou est un rapace nocturne, doté d'un bec crochu et de serres puissantes qui lui servent à chasser les petits prédateurs dont il se nourrit. La durée de vie de cet animal au bec crochu est d’une vingtaine d’années. En cas de stress, ses aigrettes ou plumes se dressent. Comme les autres rapaces nocturnes, son vol est agile.
Le hibou est un animal nocturne qui chasse ses proies la nuit et les attrape directement en vol. Il est discret et malgré sa grande taille son vol est silencieux. Cependant, il n'est pas rare de l'entendre d'ululer pour protéger son territoire ou pendant la saison des amours.
À l’âge d'un an, il atteint sa maturité sexuelle et se reproduit entre janvier et février. L’incubation dure entre 30 et 36 jours et la femelle couve 2 à 4 œufs. Le mâle, quant à lui, a le devoir de rapporter à manger pendant la nuit.
C’est vers l’âge de trois mois qu’ils parviennent à bien voler et à chasser. Les couples de hiboux sont fidèles et restent ensemble toute leur vie. Bien qu’il soit doté d’une vision immobile, il peut tourner sa tête sur elle-même à 270 degrés. Ce rapace hulule, hue ou bouboule.
Le hibou vit dans les nids abandonnés par les autres oiseaux et se retrouve en Europe, en Asie, en Afrique du Nord et en Amérique du Nord.
Le hibou grand-duc mesure 70 cm pour une envergure de 1,90 m et un poids d’environ 2 kg. Ses grandes pattes sont munies de puissantes serres, et sa tête est ornée de plumes dressées, similaires à des oreilles. Son plumage est jaunâtre avec des taches sombres.
Le hibou grand-duc a un mode de vie de solitaire, chasseur qui se nourrit de lapins, de canards, d’autres rapaces. On retrouve des hiboux grands-ducs sur tout le continent eurasiatique, du Portugal à la Chine.
Le hibou des marais s’alimente surtout de petits mammifères. Lorsqu'il vit près le long des côtes, il peut aussi se nourrir d’oiseaux marins.
Avec sa vision nocturne optimale et son ouïe extrêmement développée, le hibou peut attraper sa proie dans l’obscurité totale. Ses plumes arrondies lui permettent de voler silencieusement. La nuit, on peut entendre son cri à des kilomètres, mais on le voit rarement.
Véritable prédateur, cet oiseau aime chasser et peut même manger des rapaces qui appartiennent à sa propre espèce. Toutefois, cet animal sait varier sa nourriture en consommant des chauves-souris, des petits oiseaux, des insectes, divers petits rongeurs, tels que le campagnol, le mulot ou la souris.
Étant donné qu’il consomme les rongeurs qui abîment les récoltes, il est d’une grande utilité pour l’agriculture.
Parmi les prédateurs du hibou : la fouine, le renard et les hiboux eux-mêmes. Selon les croyances et les époques le hibou peut porter bonheur ou, au contraire, être synonyme de malheur, voir même un présage de mort.
Pour les amérindiens, le hibou et plus particulièrement son cri, était annonciateur de mort. Pour rester en bonne santé, ce rapace doit être bien nettoyé et nourri tous les jours. De très grandes cages lui permettront de voler et de faire suffisamment d’exercices.
Étant donné que la majorité des vétérinaires ne sont pas formés pour s’occuper des hiboux, le propriétaire doit suivre une formation appropriée avant d’obtenir le permis. Le hibou est un rapace nocturne doté d'une ouïe et d'une vision nocturne très développée. C'est un chasseur hors pair qui se déplace rapidement et en silence.
Le Petit-duc scops, ou Hibou petit-duc, est le plus petit des rapaces nocturnes européens. Il se distingue par sa silhouette svelte et bien droite. Invisible la journée, de part son immobilité et la coloration de son plumage rappelant l'écorce d'un arbre, le Petit-duc scops révèle sa présence la nuit avec son chant.
Le Petit-duc ne construit pas de nid et s'installe généralement dans les trous de vieux arbres. Son régime alimentaire est constitué d'arthropodes (surtout des insectes), mais aussi de petits batraciens et mammifères. La reproduction et la ponte ont lieu de mai à juin. Après quoi, les parents s'occupent de leurs petits jusqu'à ce qu'ils soient autonomes, c'est à dire entre quatre et six semaines. Le Petit-duc scops est protégé sur l'ensemble du territoire français.
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