Le Plan d'Épargne Retraite (PER) est un produit d’épargne retraite créé par la loi Pacte de 2019. Il a pour objectif de simplifier et de rassembler les anciens produits d’épargne retraite, qui ont d’ailleurs cessé d’être commercialisés en 2020 : le Perp, le Préfon, le contrat Madelin, le Perco ou encore l’article 83 pour citer les plus connus. Le PER constitue une alternative d’épargne retraite unique qui permet de placer votre argent pour préparer votre retraite.
Pour conserver la diversité du fonctionnement de ces produits, le PER est divisé en 3 types :
De même, le PER recèle 3 compartiments pour recevoir les différentes sources d’épargne : le compartiment individuel, le compartiment collectif et le compartiment obligatoire.
Structure du Plan Épargne Retraite (PER)
Le PER est le résultat de la fusion d’une multitude de contrats d’épargne retraite qui existaient sur le marché (Perp, contrat Madelin, Perco, etc.) et créaient une certaine confusion. Chacun de ces produits possédait, en effet, son propre fonctionnement. Généralement, un PER s’ouvre auprès d’un conseiller financier, mais les banques et assurances peuvent également en proposer. Tout le monde peut ouvrir un PER. Ce qui va différencier les PER entre eux, c’est leur composition interne. En effet, il faut comprendre que le PER n’est qu’un véhicule financier qui regroupe différents types d’investissements.
Au sein du PER, vous pouvez donc retrouver :
Pour alimenter votre PER, la méthode principale consiste à programmer des versements réguliers, qui peuvent être complétés de versements additionnels, au moment d’une prime ou avant la fin de l’année pour bénéficier d’avantages fiscaux par exemple.
Il existe trois différents types de PER :
La principale différence entre ces trois PER réside dans la personne qui décide de son ouverture, de sa composition et de sa gestion. Tous ces PER contiennent différents compartiments : les versements volontaires, l’épargne salariale (participation, intéressement, etc.) et les versements obligatoires. Les 3 PER possèdent un compartiment individuel. Celui-ci recueille les versements volontaires effectués par l’épargnant. Nous allons ici nous focaliser uniquement sur le premier compartiment qui contient les versements effectués par l’épargnant.
Peu importe le PER dont vous disposez, vous pouvez effectuer des versements libres quand bon vous semble. Cela vous offre une flexibilité totale dans la gestion de votre argent. Vous pouvez décider du montant que vous souhaitez investir. En ce qui concerne la répartition de votre argent sur les différents supports, tout dépend du mode de gestion choisi. Avec une gestion libre, vous répartissez vous-même votre épargne. Une gestion pilotée à horizon consiste à confier cette répartition à des professionnels.
Généralement, si vous souhaitez chercher du rendement, les supports en unités de compte seront privilégiés. Inversement, si vous souhaitez sécuriser votre capital, le capital sera placé en fonds euro. L’âge de l’épargnant doit également être pris en considération. Plus vous approchez de la retraite, plus votre épargne doit être sécurisée. Chaque contrat prévoit un minimum de dépôt, mais celui-ci est faible, de l’ordre d’une centaine d’euros, et donc accessible à tous.
Les versements volontaires ont un avantage majeur : ils peuvent être déduits de votre revenu imposable et donc venir réduire votre impôt sur le revenu. Grâce au PER, vous allez pouvoir diminuer votre impôt en diminuant votre revenu imposable. Pour faire simple, chaque euro déposé sur un PER va pouvoir être déduit de votre revenu imposable, en respectant la limite de certains plafonds.
Par exemple, si votre revenu imposable est de 22 500 euros et que vous décidez de déposer, en une fois ou en cumulant vos versements mensuels, la somme de 2500 euros, alors vous allez être imposé sur : 22 500 euros - 2500 euros = 20 000 euros. Quand on sait que la tranche marginale d’imposition (TMI) correspondant à 10 778 euros - 27 478 euros est imposée à 11 %, cela revient à faire 275 euros d’économies d’impôt (2500 euros x 0,11).
Cette astuce fiscale est particulièrement utile lorsqu’une partie de vos revenus dépasse la tranche d’imposition suivante. Très concrètement, si vous êtes à 30 000 euros de revenu imposable, tout ce qui dépasse les 27 478 euros sera imposé à hauteur de 30 %. Il convient dans ce cas d’effectuer un versement de 2 522 euros sur son PER pour ramener son revenu imposable sous le seuil de la tranche marginale précédente : 27 478 euros imposés à 11 % seulement.
La limite de cet avantage fiscal réside dans son plafond qui est à hauteur de 10 % de vos revenus de l’année précédente, dans la limite de 32 908 euros ou de 4 114 euros si ce second montant vous est plus favorable. Cela signifie, tout simplement, que vous pouvez déposer sur votre PER autant d’argent que vous souhaitez, mais vous ne pourrez déduire de vos revenus imposables qu’un certain montant plafonné par an. On tient compte des versements effectués sur le PER du 1er janvier au 31 décembre de l’année en cours.
Il peut donc être intéressant de calculer votre impôt quelques semaines avant le Nouvel An et d’effectuer un versement libre vous permettant de descendre d’une tranche d’imposition. Cette opération implique d’avoir des milliers d’euros de liquidité, ce qui n’est pas évident.
Plafonds de déduction fiscale pour les versements PER en 2023
En choisissant d’investir dans le compartiment individuel d’un PER, vous allez pouvoir avoir un contrôle sur la croissance de votre capital retraite. Toutefois, les options qui s’offrent à vous sont assez complexes, il est difficile de gérer un PER soi-même et de trouver le bon couple rendement/risque. Il convient d’être accompagné et de déléguer la gestion à des professionnels, ce qui est d’ailleurs le mode de gestion par défaut du PER. En effet, lorsque vous souscrivez un contrat, il est géré selon le principe de la gestion pilotée à horizon. Toute la difficulté réside dans le fait de trouver le bon gestionnaire qui saura vous conseiller dans votre intérêt et vous expliquer pourquoi il vous propose telle ou telle solution.
Enfin, le PER est conçu pour épargner sur le long terme. Les versements volontaires effectués, et les gains générés, ne peuvent pas être récupérés avant votre départ à la retraite, sauf cas exceptionnel (décès de l’époux, invalidité ou surendettement). Cela signifie que vous acceptez de diminuer votre pouvoir d’achat dans l’immédiat pour pouvoir bénéficier d’un complément de retraite au moment de la sortie du plan. Il faut donc bien calibrer le montant à placer pour ne pas se mettre en difficulté dans son quotidien.
Pour maximiser les avantages fiscaux des versements volontaires et pour éviter de trop impacter votre pouvoir d’achat, il est important de trouver le bon équilibre. Cela passe par une planification financière minutieuse. En ce qui concerne l’aspect fiscal, vous devez anticiper le montant à venir de l’impôt. Cela vous permet, dès le 1er janvier de l’année, de mettre en place des versements libres programmés. Si vous souhaitez réduire votre revenu imposable de 3000 euros par exemple, il sera plus facile pour vous de déposer 12 fois 250 euros que de sortir 3000 euros en une fois en fin d’année avec un versement libre.
De même, effectuez un bilan et un suivi financier de votre situation personnelle. Si vous souhaitez avoir plus de flexibilité et pouvoir récupérer l’argent placé plus facilement, alors d’autres options telles que l’assurance vie peuvent être la bonne solution.
N’oubliez pas de garder un œil sur l’évolution de votre PER et partez du principe que la répartition du portefeuille est évolutive.
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