Le tableau électrique est l'élément central de toute installation électrique, regroupant les protections et assurant la distribution de l'électricité aux différents circuits. Il est essentiel de comprendre les normes qui régissent son installation et son fonctionnement pour garantir la sécurité des personnes et des biens.
La norme électrique NF C 15-100 prévoit l'obligation d'une mise hors tension de l'installation électrique d'un seul geste par un dispositif directement accessible depuis l'intérieur du logement. Les règles d’installation d’un tableau électrique dans un logement, principal ou secondaire, sont strictes et doivent être respectées à la lettre.
Considéré comme le cerveau de l’installation, le tableau électrique est régi par la seule norme qui vaut pour toutes les installations électriques basse tension (notamment résidentielles) : la norme N FC 15-100. La norme NF C 15-100 a été mise en place en 1970 par l’Union technique de l’électricité (UTE). Elle définit des règles de conception, de réalisation et d’entretien des installations électriques basse tension en France.
Le choix et l’utilisation des disjoncteurs sont réglementés par la norme NF C 15-100, qui permet de garantir un niveau de sécurité optimale pour votre installation électrique résidentielle. L’intensité maximale du disjoncteur est fonction du type de circuit à protéger.
Type de Circuit et Disjoncteur Max :
Il est donc important d’accorder le calibre du disjoncteur à la puissance du circuit protégé. Toutefois, les intensités préconisées sont des maxima. Notez également que la norme N FC 15-100 interdit désormais l’utilisation des coupe-circuits, aussi appelés fusibles. Seuls des disjoncteurs (magnétothermiques) sont préconisés pour la protection d’une installation électrique domestique.
Au-delà des disjoncteurs eux-mêmes, la norme N FC 15-100 apporte des précisions quant à leur branchement sur le tableau électrique - et sur la composition de l’ensemble de la Gaine Technique Logement (GTL). La norme indique notamment à quelle hauteur les disjoncteurs doivent être positionnés dans la GTL :
Elle préconise enfin de laisser un certain nombre d’emplacements libres sur chaque rangée afin de pouvoir ajouter des disjoncteurs (pour de nouveaux circuits) dans le logement : au moins 20% de réserves pour un logement individuel, au moins 6 modules libres pour un logement collectif.
La question de savoir s'il est possible d'alimenter un disjoncteur divisionnaire par le bas et d'alimenter l'installation par le haut est fréquemment posée. En pratique, le départ se fait côté pôles du disjoncteur, de telle manière que, disjoncteur ouvert (donc pôles ouverts), les pôles ne soient plus sous tension.
Les normes sont strictes : l'alimentation doit se faire par le dessus et le neutre à gauche. Bien que ce type de montage puisse fonctionner, il est rigoureusement interdit, tant par bon sens que par sécurité.
Tous les câbles en arrivée et départ du tableau sont repérés de manière à faciliter les raccordements et éviter les inversions, notamment en raccordant le neutre sur un autre disjoncteur coupe-circuit que la phase.
L’interrupteur différentiel a une raison d’être : la protection des personnes contre les risques électriques. Placé entre le disjoncteur général et les disjoncteurs divisionnaires, il va couper les circuits s’il détecte une fuite de courant.
Une sensibilité de 30mA signifie que l’interrupteur différentiel coupe le courant si la différence entre l’intensité qui entre dans l’installation et celle qui en sort est supérieure à cette valeur. Il est important que cette différence ne dépasse pas 50 mA (le seuil au-dessus duquel les personnes sont potentiellement en danger de choc électrique). La sensibilité permet à l’interrupteur différentiel d’assurer la sécurité des occupants.
Pour faire simple, le disjoncteur différentiel est sensible aux différences de tensions entre la phase et le neutre de l'installation électrique. Il réagit en cas de différences d'intensités électriques au sein d'une installation en coupant le courant. Ces différences peuvent en effet mener à des courts circuits et être à l'origine d'accident comme des électrocution ou même provoquer des débuts d'incendie dans les maisons.
Le parafoudre doit être câblé de même section et être situé le plus proche possible de l'alimentation principale du tableau électrique. Lors de l'utilisation d'un interrupteur différentiel commun à plusieurs circuits, l'ensemble de ces circuits ne sera plus alimenté lors de son déclenchement.
Le calibre indiqué sur un ID est égal à son pouvoir de coupure (interrupteur) et son intensité supportée. Le choix de l'intensité de déclenchement ou du calibre de chaque protection est lié à la fonction et à la section employée pour l'alimentation de ce circuit suivant la puissance pouvant être consommé.
Il est impératif de vérifier la puissance simultanée de fonctionnement des équipements alimentés depuis chaque interrupteur différentiel. dont l'indisponibilité de l'installation, des équipements électriques et électroniques concerne la sécurité des personnes (médicalisation à domicile, systèmes de sécurité incendie, alarmes techniques, etc.).
Pour installer votre interrupteur différentiel 30mA, suivez ces indications :
Attention, l’installation doit avoir été mise à la terre pour que l’interrupteur différentiel puisse fonctionner. Soyez aussi attentif au nombre de circuits protégés par un même interrupteur différentiel : la norme N FC 15-100 en recommande 8 au maximum.
Elle donne également des recommandations pour le choix de l'interrupteur différentiel (25A, 40A, 63A) à travers un calcul.
L'installation d’un interrupteur différentiel 30mA nécessite d’avoir de bonnes connaissances en matière d’installation électrique.
En matière d’électricité, il existe différents calibres afin que l’installation soit adaptée au besoin réel et à la consommation des appareils électriques. Là encore, le choix se fera selon votre installation. La première chose est d’assurer avant tout votre sécurité.
Un tableau secondaire permet de réaliser une liaison unique à partir du tableau principal, puis de distribuer les circuits à partir de ce point. C’est parfait pour équiper un comble ou une annexe.
Au niveau du tableau électrique principal, la ligne d’alimentation du tableau secondaire est protégée par un disjoncteur coupe-circuit, mais pas par un disjoncteur différentiel. La distance entre les deux tableaux est déterminée par le calibre du coupe-circuit et la section des conducteurs. Elle est, par exemple, de 6 m pour des conducteurs de 2,5 mm2 et un disjoncteur de 20 A.
La norme veut que le tableau de répartition soit installé dans un espace technique électrique de logement (ETEL). L’ETEL désigne un volume virtuel dédié à l’installation électrique du logement, au sein duquel aucun obstacle n’est admis, qu’il s’agit de canalisations de gaz ou de sources de chaleur. L’ETEL mesure à minima 60 cm de large pour une profondeur de 25 cm.
Ne pas confondre tableau électrique et compteur électrique. Le compteur (Linky par exemple) sert à mesurer votre consommation d’électricité.
La norme ajoute des précisions sur la gaine technique de logement (GTL), sorte de goulotte en PVC sur laquelle doit être fixé le tableau électrique principal du logement. En revanche, la norme précise à quelle hauteur installer les disjoncteurs : entre 0,90 m et 1,80 m, c’est-à-dire à hauteur d’homme.
De la sorte, le tableau est aussi mis à l’abri de dommages pouvant être causés s’il était proche du sol. La norme exclut toute installation de tableau dans une pièce exposée à l’humidité (salle de bain/douche, cuisine) ou poussiéreuse.
Le tableau électrique peut être installé dans l’entrée du logement, dans un cellier, dans le salon, le garage ou tout autre annexe attenante au logement. Il peut tenir dans un placard, à condition qu’il ne soit pas fermé à clé et reste accessible.
Le tableau électrique doit être installé au sec, à l’abri des vapeurs d’eau et des projections d’eau. Il est donc interdit d’installer un tableau électrique dans une cuisine. Dans le cas d’un logement où la cuisine se situe dans l’unique pièce à vivre (un studio), on essaiera de l’installer à distance de l’espace de cuisson et du point d’eau.
Bien que cette configuration soit rare (car peu esthétique et peu pratique), il est tout à fait possible d’installer un tableau électrique dans une chambre. L’installation d’un tableau électrique dans une salle de bain est strictement interdite par la norme NF C 15-100.
Depuis 2015, c’est la norme NF C 15-100 et ses arrêtés successifs qui s’appliquent à une installation électrique domestique. Elle définit les règles de conception et de réalisation de votre installation électrique (protection, circuits, section de l’alimentation, nombre de prises de courant par pièce, position des interrupteurs, etc.).
La norme NF C 15-100 établit une réglementation sur la hauteur minimale à laquelle placer les prises électriques (ou socles). La position standard d’un socle de prise électrique sous la protection d’un disjoncteur 16A est de 5 cm minimum jusqu’à 130 cm maximum. Les prises de communication (téléphone, internet) respectent la même réglementation de hauteur. Les prises pour les équipements spécifiques sous la protection d’un disjoncteur 20A et plus (four, plaques de cuisson, etc.) doivent être placées entre 5 cm et 130 cm.
Un interrupteur du circuit d’éclairage doit être placé à une hauteur comprise entre 90 et 130 cm. L’installation standard est à 110 cm de hauteur.
La norme NF C 15-100 impose un nombre minimum de prises électriques par pièce. Pour les pièces ou les dégagements de plus de 4 m² (w.c., couloir, salle de bain, etc.), le nombre de prises minimum est de 1 et passe à 3 si la surface de la pièce dépasse 28 m². Pour les prises de communication, la norme prévoit un nombre de prises qui dépend de la taille du logement ou de la maison. Ce sont au minimum 2 prises de communication RJ45 pour le salon et une prise par chambre ou pièce supplémentaire.
Attention à ne pas surcharger vos circuits si vous souhaitez installer des prises ou des points d’éclairage supplémentaires.
Il est à savoir que l'on peut placer des bornes de connexions (wago) dans la goulotte GTL ou dans le tableau électrique. Pour les petites interventions, la pince à dénuder classique convient parfaitement. Elle s’adapte à tous les diamètres de conducteurs et permet de les dénuder, sans abîmer l’âme en cuivre. Mais elle ne permet pas de régler la longueur du dénudage.
Dans ce cas, le recours à la pince automatique s’impose. Aucun réglage, sauf celui de la longueur à dénuder, et la pince s’occupe du reste, même si vous changez de diamètre de conducteur (éclairage, prises, liaison équipotentielle…).
Le peigne de raccordement permet d’alimenter tous les disjoncteurs coupe-circuits. Il y en a deux, pour la phase et pour le neutre. Sur d’autres modèles d’interrupteurs différentiels, la sortie d’alimentation s’effectue par le bas.
Travailler avec ces gants étranges où apparaissent deux triangles. En latex ou composites, ils sont isolants mais ne doivent en aucun cas vous donner envie de travailler sous tension. La règle absolue reste de couper le compteur. Jamais de connexion sans avoir coupé préalablement le compteur.
L'efficacité énergétique optimise l'utilisation de l'électricité grâce à une conception et une installation adéquates, garantissant un service et une sécurité tout en minimisant la consommation. La norme prévoit 20% de réserve disponible arrondie au module supérieur dans un tableau ou coffret électrique. Cette réserve est calculée à partir de l'intégralité des dispositifs qui le composent. Il faudra donc prévoir un tableau minimum de 23 modules.
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