La Belette (Mustela nivalis), également connue sous les noms vernaculaires de lai bolotte, bôlott' ou blott' en Morvan, est le plus petit mammifère carnivore d'Europe. Elle est un prédateur spécialiste dont les populations varient en fonction de la disponibilité des campagnols. Un déclin des populations de campagnols entraîne un erratisme et un déclin des effectifs de la belette.
Ce petit mustélidé, souvent confondu avec l'hermine, joue un rôle crucial dans la régulation des populations de rongeurs. Découvrons en détail son alimentation, son comportement de chasse et son importance dans la biodiversité.
La Belette se distingue par son corps mince et allongé, ses pattes courtes et ses oreilles menues et arrondies. Son pelage, ras, présente une ligne de démarcation des couleurs très nette, mais irrégulière et sinueuse, entre le dos et le ventre. La queue, relativement courte, est de la même couleur que le dos. Le menton est parfois orné de taches roussâtres.
Le dimorphisme sexuel est très prononcé : le mâle, beaucoup plus gros que la femelle, pèse en moyenne 120 g et mesure environ 23 cm (dont 5 cm pour la queue), tandis que la femelle ne dépasse pas 100 g. La Belette ne présente pas de tache noire au niveau de la queue, contrairement à l'hermine.
Taille :
Poids :
Longévité : 3 ans dans la nature
La Belette habite préférentiellement les zones de bocage, mais elle est peu abondante dans les milieux boisés et les zones de culture. Cette espèce ubiquiste exploite tous les biotopes où il existe des rongeurs.
La Belette a une activité aussi bien nocturne que diurne. Elle vit en partie sous terre, en s’abritant dans les terriers et nids de ses proies. La Belette est présente à proximité des habitations quand le Chat domestique est absent. En effet, ce super-prédateur est très efficace dans sa capture. Ce petit Mustélidé peut être capturé par les rapaces.
La Belette peut être active à toute heure du jour et de la nuit. Grâce à sa sveltesse, elle est capable de se faufiler dans la moindre galerie de campagnol. Vive, agile et souple, elle grimpe et nage bien. A terre, elle trottine avec rapidité et fait volontiers le « chandelier » : assise sur ses pattes postérieures, elle se dresse pour inspecter les environs. Elle vit le plus souvent seule, parfois en groupe familial.
Elle bâtit son nid dans une anfractuosité quelconque, un trou d’arbre, sous le foin dans les granges, ainsi que dans les galeries de rongeurs ou de taupes. Très douillet, celui-ci est constitué de substances végétales tapissées de mousse, de poils ou de plumes.
Les belettes dépendent d'habitats bien structurés avec une végétation dense. En plus d'une bonne offre en nourriture, la belette a besoin de suffisamment de cachettes. Les troncs d'arbres couchés et creux, les tas de branches et de feuilles, les mûrgiers et les murs en pierres ou les haies peuvent constituer de telles cachettes.
La belette est souvent confondue avec l'hermine. Cette dernière est plus grande et possède le bout de la queue noir. Large spectre d'habitats, depuis les lisières, les prairies jusqu'aux surfaces agricoles.
La Belette est exclusivement carnivore. Son alimentation se constitue de rongeurs jusqu’à la taille du rat, d’oiseaux ou leurs œufs, de reptiles, d’amphibiens et parfois d’insectes. Sa petite taille lui permet de pénétrer dans les galeries étroites des rongeurs.
Elle chasse en longeant les haies, les talus et murets. Prédateur spécialiste, ses populations varient en fonction de la disponibilité des campagnols. Elle consomme également des oiseaux, des lapins et occasionnellement des vertébrés à sang froid, des insectes et des vers de terre.
Très petite, la morphologie adaptée de la femelle lui permet de se faufiler (et se défiler) dans un « trou de souris » (plutôt de campagnol !) de 15 mm de diamètre. À cause de sa taille, elle n’attaque que très rarement les animaux domestiques bien qu’elle soit présente près des habitations.
Strictement carnivore, le régime alimentaire de la belette se compose presque exclusivement de petits mammifères : campagnols, mulots, souris, rats jeunes ou affaiblis. Si ces proies constituent l’essentiel de son menu, le mustélidé sait diversifier son alimentation selon les circonstances. Par exemple, au printemps et en été, lorsque les nids d’oiseaux sont nombreux, la belette capture parfois des oisillons ou des œufs. Elle peut aussi s’attaquer à de petits reptiles, des grenouilles ou des insectes. Si la nourriture se raréfie, elle ne dédaigne pas une charogne fraîche.
Pour survivre, ce prédateur énergivore doit consommer chaque jour l’équivalent du tiers de son poids. Cette dépendance à la chasse quotidienne explique sa vivacité et son activité quasi constante.
Vitesse, souplesse, ouïe fine, odorat développé, ruse… autant d’armes qui font de la belette une chasseuse implacable. Son ouïe particulièrement fine lui permet de percevoir les bruits les plus faibles émis par un rongeur sous la terre ou sous la neige.
Dans les zones ouvertes, la belette avance en bondissant, marquant de courtes pauses pour écouter et renifler. Elle explore murets, souches et herbes hautes jusqu’à localiser une proie. S’approchant alors à pas feutrés, elle saute sur sa victime à une vitesse fulgurante.
Elle tue ses proies en les mordant avec ses dents acérées et ses mâchoires. La belette doit partir à la chasse tous les jours pour survivre. Elle doit consommer le tiers de son poids quotidiennement.
La belette chasse quasiment exclusivement des petits rongeurs, lorsqu’elle vient dans un poulailler, c’est à la recherche de rongeurs. Une fois sur place, le fait que les poules ne fuient pas vont l’exciter et elle pourra réaliser de gros carnages.
On compte généralement 2 portées par an, de 4 à 9 petits chacune. L’accouplement a lieu en mars et en juillet-août. La gestation est de 35 jours environ. Les jeunes naissent aveugles et nus. Ils sont allaités pendant 2 mois environ et acquièrent leur indépendance vers 3 ou 4 mois.
D’environ 5 semaines, la femelle met bas 4 à 6 petits, aveugles et dépendants. Pendant 3 à 4 semaines, la mère reste au terrier, se consacrant entièrement au nourrissage et à l’éducation des jeunes, tandis que le mâle ne participe pas à l’élevage.
À la naissance, les bébés belettes dépendent totalement du lait maternel, une véritable crème énergétique riche en graisses et en protéines, mais pauvre en sucre. Durant les premières semaines, la femelle les allaite plusieurs fois par jour de manière à favoriser le développement du pelage, des muscles et du système nerveux, tout en leur apportant les anticorps essentiels pour résister aux infections. Grâce à cette alimentation énergétique, les nouveaux-nés doublent leur poids en quelques jours.
Vers l’âge de 3 à 4 semaines, la mère commence à introduire des proies mortes dans le terrier : d’abord des morceaux tendres de rongeurs, puis des animaux entiers. Au fil des jours, elle accompagne cette transition en apprenant à sa progéniture l’art de la chasse : reconnaître les odeurs, suivre une piste et infliger la morsure fatale.
En consommant chaque jour plusieurs rongeurs, la belette contribue à maintenir les populations à un niveau stable, évitant les pullulations nuisibles à l’agriculture et à la biodiversité. À savoir qu’une belette adulte peut ingérer entre 5 et 10 rongeurs par jour, parfois davantage si les proies sont petites. Dans les campagnes, elle contribue ainsi à limiter les dégâts agricoles causés par les campagnols sur plusieurs hectares et protège indirectement les graines, jeunes pousses et cultures. De nombreux agriculteurs la considèrent d’ailleurs comme une alliée naturelle, même si sa présence reste méconnue.
Par son alimentation, la Belette joue un rôle essentiel dans la régulation des rongeurs, et notamment des campagnols, des mulots et des souris.
La belette une espèce chassable qui peut être tuée en nombre illimité par tout détenteur d’un permis sur l’ensemble du territoire entre les dates officielles d’ouverture et de fermeture de la chasse, soit entre début septembre et fin février.
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