L'Ill est une rivière française qui baigne la plaine d’Alsace. C’est un important affluent du Rhin, qui coule dans les départements du Haut-Rhin (68) et du Bas-Rhin (67). La longueur de son cours d'eau est de 223 km. L’Ill prend sa source dans le Jura alsacien à Winkel avec une résurgence à Ligsdorf. Il contourne alors Ferrette par l’est.
La connaissance et la gestion de l'alimentation de l'Ill sont essentielles pour plusieurs raisons, notamment pour la préservation de la biodiversité, la gestion des ressources en eau et la conformité avec la réglementation environnementale. Cet article explore la définition de l'alimentation de l'Ill, son importance écologique et les enjeux liés à sa gestion.
La loi biodiversité du 8 août 2016 a créé l’article L. 215-7-1 du code de l’environnement pour définir la notion de cours d’eau : "Constitue un cours d'eau un écoulement d'eaux courantes dans un lit naturel à l'origine, alimenté par une source et présentant un débit suffisant la majeure partie de l'année. L'écoulement peut ne pas être permanent compte tenu des conditions hydrologiques et géologiques locales".
Relative à la cartographie et l’identification des cours d’eau et à leur entretien, demande aux services en charge de la police de l’eau (DDT) d’établir dans chaque département une cartographie complète des cours d’eau pour l’exercice de la police de l’eau. Pour connaître le statut de chaque écoulement du Bas-Rhin, vous pouvez consulter la carte interactive suivante. Des travaux de caractérisation des écoulements sont réalisés régulièrement et conduiront à une mise à jour de la carte. Celle-ci sera actualisée chaque année au 1er septembre.
Cette cartographie a été élaborée par la DDT du Bas-Rhin et l'Office Français de la Biodiversité avec l'aide de divers acteurs de la profession agricole, du monde associatif, des industriels, des forestiers, ...
Cette cartographie présente à la fois :
La distinction entre fossé et cours d'eau emporte des conséquences administratives substantielles. Ainsi une intervention sur un fossé peut se faire sans démarche administrative particulière au titre de la loi sur l’eau, alors qu’une intervention sur un cours d’eau - allant au-delà de l’entretien courant par le propriétaire riverain (modification du profil en long ou en travers du cours d’eau) - ne peut se faire que dans le cadre d’une déclaration ou d’une autorisation "loi sur l’eau".
Pour les fossés, les travaux de simple curage ne sont pas soumis à ces formalités. Mais avant d’entreprendre de tels travaux, il faut toutefois s’assurer que le « fossé » n’a pas en réalité un statut de cours d’eau. Si tel était le cas, le curage serait alors soumis à une procédure réglementaire, avec constitution d’un dossier spécifique au titre de la Loi sur l’Eau.
Au contraire du curage de fossés, les travaux et opérations d’entretien sur un cours d’eau ont des répercussions sur son écosystème et sont très encadrés par la réglementation. Il est donc indispensable de bien s’informer sur le statut de l’écoulement.
Dans un cours d’eau, seuls les travaux répondant à la définition de l’entretien régulier (sans modification du profil en long ou en travers du cours d’eau) peuvent s’effectuer sans dossier préalable. Pour les autres travaux, et notamment le curage des berges ou du fond du lit, relevant d’une procédure réglementaire préalable, la constitution d’un dossier spécifique est obligatoire.
D’alimentation de captage) l’ensemble des surfaces où toute goutte d’eau tombée au sol est susceptible de parvenir jusqu’au captage, que ce soit par infiltration ou par ruissellement. En vertu de cette définition, la délimitation de l’AAC doit a minima inclure les différents niveaux de Périmètre de protection des captages (PPC) et venir s’articuler avec les dispositifs de protection déjà existants de manière cohérente et complémentaire (des actions de lutte contre les pollutions diffuses étant parfois déjà incluses dans les prescriptions du PPR (Périmètre de Protection Rapprochée).
L’extension des surfaces composant l’AAC est généralement plus vaste que celle des PPC (cf. Cette zone est délimitée dans le but principal de lutter contre les pollutions diffuses risquant d’altérer la qualité de l’eau prélevée par le captage.
Le débit de l'Ill a été observé pendant une période de 35 ans (1974-2008), à la station hydrométrique de Chasseur-Froid, commune de Strasbourg, chef-lieu du département, situé peu avant le confluent de l'Ill avec le Rhin. L'Ill présente des fluctuations saisonnières de débit fort peu importantes. Les hautes eaux se déroulent en hiver et sont caractérisées par des débits mensuels moyens allant de 66,2 à 68,6 m³ par seconde, de décembre à mars inclus (avec un très léger maximum en février). Dès le mois d'avril, le débit baisse très doucement jusqu'aux basses eaux qui ont lieu en été de juillet à octobre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusque 48,5 et 48,4 m³ aux mois d'août et de septembre, ce qui reste très abondant.
Toutefois les crues peuvent être assez importantes, sans être vraiment dévastatrices, d'autant plus que des canaux de décharge existent (avant Strasbourg notamment). Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 140 et 170 m³. Le débit instantané maximal enregistré à Strasbourg, depuis 1974, a été de 280 m³ par seconde le 17 février 1990, tandis que la valeur journalière maximale avait été de 236 m³ par seconde le jour précédent, 16 février.
Au total, l'Ill est une rivière abondante, puissamment alimentée par les fortes précipitations vosgiennes, partiellement compensées cependant par la faiblesse des précipitations sur la plaine d'Alsace. La lame d'eau écoulée dans le bassin versant de l'Ill est de 398 millimètres annuellement, ce qui est assez élevé, nettement supérieur à la moyenne d'ensemble de la France (plus ou moins 320 millimètres), et même supérieur à la totalité du bassin du Rhin (375 millimètres environ) bénéficiant pourtant des très importantes précipitations alpines.
| Mois | Débit Moyen (m³/s) |
|---|---|
| Décembre | 66.2 |
| Janvier | 68.0 |
| Février | 68.6 |
| Mars | 67.5 |
| Juillet | 48.5 |
| Août | 48.5 |
| Septembre | 48.4 |
| Octobre | 48.5 |
La pluviométrie désigne les quantités de pluie mesurées sur un territoire donné. Elle constitue un indicateur essentiel pour évaluer l’état hydrique d’une région et détecter d’éventuels déséquilibres climatiques.
Le bassin versant est un territoire géographique bien défini : Il correspond à la surface recevant les eaux qui circulent naturellement vers une même sortie, appelée exutoire (cours d’eau, lac, mer, océan…). Le bassin versant est limité par une ligne de partage des eaux qui correspond souvent aux lignes de crête. Les eaux de pluies de part et d’autre de cette ligne s’écoulent dans deux directions différentes.
Contrairement aux départements qui sont des entités administratives décorrélées de la logique hydrographique, le bassin versant est une entité géographique cohérente pour apprécier l'état de sécheresse d'un territoire. Info-sécheresse illustre le déficit pluviométrique sur 30 jours, 90 jours et 180 jours. En utilisant l’indicateur pluviométrique standardisé (IPS), ces trois périodes sont comparées aux données historiques (depuis 1950). Un indicateur rouge signifie qu'un tel déficit se produit en moyenne une fois tous les 50 ans.
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