Tous les malades de cancer peuvent un jour avoir du mal à s'alimenter. Troubles de la déglutition, aphtes douloureux, difficultés à mâcher... La solution est dans le mixeur ! Se retrouver dans l’incapacité de mâcher transforme chaque repas en un enjeu de sécurité et de plaisir. La mastication n’est pas qu’un geste mécanique : elle prépare le bol alimentaire à la déglutition et participe à la digestion. Quand la mastication devient difficile, le plaisir d’un repas savoureux semble s’éloigner.
Des enquêtes menées dans plusieurs pays montrent que jusqu’à 30-40 % des personnes âgées déclarent des difficultés de mastication ou de déglutition, ce qui souligne l’importance d’une prise en charge adaptée. La perte de ses dents dûe à l’âge, une maladie ou une infection, peuvent rendre l’alimentation difficile, voire douloureuse. Les mets sont donc souvent simplifiés par manque de connaissances des alternatives qui s’offrent à nous, on se tourne vers les purées, potages, poissons très tendres… Le premier réflexe que l’on a est aussi de prendre les plats préférés de la personne âgée et de les mixer jusqu’à une texture de purée ou quasi liquide.
Les premiers concernés par la modification dans leur équilibre alimentaire, sont évidemment les victimes de cancers ORL (langue, gorge, œsophage par exemple), surtout s’ils ont subi une ablation d’une partie de la langue ou de la thyroïde. Mais parfois aussi, la chimio provoque de telles irritations des muqueuses buccales que tout patient en traitement peut éprouver des difficultés à mâcher ou à déglutir. Souvent, les troubles disparaissent après quelques semaines, ou quelques mois, et tout revient dans l’ordre à la fin des traitements, une fois la cicatrisation terminée ou après une période de rééducation à la mastication encadrée par un kinésithérapeute ou un ergothérapeute. Mais en attendant, il faut bien prendre des forces, donc se nourrir. Alors autant mettre toutes les chances de son côté pour faire des repas des moments de plaisir.
Quand se nourrir devient un pensum, le risque est de manger moins, donc de perdre du poids. Pensez alors à fractionner vos repas en six prises minimum par jour, aux heures qui vous sont le plus agréable. Manger mixé est une lourde contrainte, mais de nombreux plats peuvent s’adapter. Il suffit d’un bon blender, d’un chinois, et d’un peu d’imagination !
Une alimentation adaptée combine trois exigences : sécurité (éviter l’étouffement), équilibre nutritionnel et plaisir gustatif. Il est prudent d’écarter les aliments durs, secs ou friables comme le pain très croustillant, les noix, et certains bonbons. Adapter des recettes du quotidien évite la monotonie et permet de couvrir les besoins nutritionnels.
Lorsque l’alimentation devient difficile (difficultés de déglutition ou de mastication, fausses routes), il devient nécessaire de hacher ou mixer de manière plus ou moins lisse les aliments. Lorsque les difficultés ou risques sont minimes, une alimentation dite tendre ou hachée peut être préconisée. L’ajout de matières grasses et de sauces présente l’avantage de lier les aliments. Les viandes peuvent être, au besoin, hachées à l’aide d’un hachoir ou d’un moulin avec du jus. Il est préférable de choisir des morceaux de viande non maigres, de les cuire à cœur mais sans excès (8 à 10mn). Une marinade préalable et/ou la préparation d’un jus ou sauce permettront d’éviter des mets trop secs. Il est possible de mouler les viandes hachées à l’aide de nombreux ustensiles.
Pour les légumes et les féculents, il convient de prolonger la cuisson au-delà des temps usuels pour obtenir une texture plus tendre pouvant s’écraser facilement à la fourchette. Il faut ajouter la sauce qui accommodera le mieux le plat tout en restant à votre goût. Les produits carnés, produits de la pêche et les œufs sont des aliments essentiels pour leur apport important en protéines. Lorsque les viandes tendres même coupées finement sont difficiles à manger, il convient de les hacher pour faciliter le repas, à condition d’y ajouter du jus ou de la sauce.
La modification de la texture des aliments constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité de vie. Les aliments doivent être préparés de manière à offrir une consistance fluide ou homogène. La cuisine à texture modifiée consiste à changer la consistance d’un repas, à un degré plus ou moins élevé, pour la rendre plus facile à manger pour les personnes ayant des difficultés à mâcher ou avaler. Il y a plusieurs types de textures modifiées, mais il existe aussi des plats avec des aliments dont la cuisson les rend facile à manger, car ils fondent simplement dans la bouche grâce à une cuisson adaptée. La texture hachée : la viande va être coupée en de tout petits morceaux grâce à un masticateur de viande par exemple.
Les plats à texture modifiée ne peuvent pas être distribués sans prescription médicale. Bien qu’on puisse les trouver plus faciles à mâcher et à avaler, ils ne sont pas adaptés pour tous. Alimenter un résident d’EHPAD ou un proche âgé avec la mauvaise texture d’aliments peut être dangereux et avoir de graves conséquences. Également, un plat entièrement mixé pour une personne âgée qui n’en a pas besoin peut susciter de l’incompréhension et de la frustration.
Lorsqu’une personne éprouve des difficulté à mâcher, cela peut être lié à des problèmes dentaires, des problèmes moteurs et neurologiques au niveau de la mastication. Attention, une personne âgée sans dents va en effet avoir des difficultés à mâcher, mais elle peut aussi avoir des problèmes de déglutition et des troubles de l’alimentation. Dans tout cela, notamment si la personne est en EHPAD ou en maison de retraite, il est important que l’on lui serve les mêmes repas que tout le monde dans la mesure du possible !
Il existe deux manières de préparer les plats à texture modifiée : à chaud et à froid. Dans tous les cas, ne laissez pas plus de 2h s’écouler entre le moment où vous cuisinez et le moment où le repas sera consommé. Les ustensiles les plus utilisés pour préparer ces repas sont les blenders, centrifugeuses, mixeurs, masticateurs de viande, etc. Pour des textures onctueuses et sans morceaux, il est préférable de mixer les aliments dans un bol. Petite astuce logique mais importante, si des aliments comportent des grains, de la peau, des pépins, n’oubliez pas de filtrer avant de mixer le tout. Notamment lors de la préparation de verrines de crudités ou encore de smoothies et jus de fruits ! Épaissir une préparation ? Rien de plus simple.
Un régime bien équilibré est indispensable, même lorsque l’on doit adapter la texture des aliments. Quand mastiquer ou déglutir devient compliqué, on a naturellement tendance à diminuer, voire éliminer, certains ingrédients. Or, l’organisme a besoin d’une alimentation variée et équilibrée pour couvrir ses besoins en énergie. Sachez par exemple que les protéines favorisent la cicatrisation des tissus après une intervention chirurgicale, une radiothérapie ou une chimiothérapie, et aident à combattre les infections. Parfois même, vous devrez en augmenter la teneur dans votre alimentation. Petite astuce: cassez un œuf dans vos potages et sauces, en prenant soin de l’ajouter hors du feu pour qu’il ne coagule pas.
Il est indispensable de bien s’hydrater. Mais lorsque le mécanisme de fermeture de la trachée ne se fait plus très bien, les liquides peuvent passer dans les poumons et provoquer, là encore, une fausse route. Privilégiez dans ce cas l’eau gélifiée. Commercialisée en pharmacie ou sur internet, elle peut également être réalisée à la maison en mélangeant des feuilles de gélatine ramollie dans de l’eau tiède à du sirop, du jus de fruits ou un bouillon. Les smoothies de jus de fruits ou de légumes sont également à privilégier.
Pour limiter les risques de fausse route, certains aliments sont à bannir tandis que d’autres sont parfaitement adaptés.
La variété en cuisine permet de combattre la monotonie qui mine parfois l’appétit. Présenter des repas colorés et bien décorés permet d’éveiller les sens. Manger est la base de la vie quotidienne. C’est tellement naturel et primaire que lorsque l’on perd notre aptitude à s’alimenter correctement, les journées perdent en couleur… Et il est évident que ce n’est pas parce que l’on est plus capable de mâcher ou d’avaler que l’on ne veut pas se faire plaisir avec de bonnes saveurs et de bons plats.
Exemple : remplacez les herbes fraîches par des huiles essentielles d’herbes aromatiques. L’huile essentielle de basilic remplace avantageusement le basilic frais et peut s’utiliser toute l’année. Si vous n’avez ni l’envie ni le courage de cuisiner, contactez la société Saveurs et Vie qui propose des formules de repas livrés à domicile. Les diététiciennes sont à votre disposition par téléphone, pour établir avec vous un programme adapté à vos besoins, vos goûts et vos envies.
Il existe de nombreuses recettes adaptées aux personnes confrontées à des difficultés de mastication. Les recettes proposées reposent sur la sélection d’ingrédients frais et faciles à travailler.
Un plat nutritif qui marie délicatesse et simplicité. Le poisson blanc se combine harmonieusement avec les légumes mixés pour obtenir une consistance homogène.
Le flan de légumes est une option riche en fibres et en protéines. Les œufs apportent une texture crémeuse, tandis que les légumes apportent une touche de fraîcheur.
La décoction des ingrédients génère une soupe onctueuse et savoureuse. L’ajout d’épices permet de relever ce mets tout en évitant les textures trop grossières.
Au-delà des recettes, plusieurs astuces de préparation peuvent rendre l’expérience du repas plus conviviale et sécurisée.
Utiliser des couverts spécialement conçus simplifie la prise en main. Ces outils permettent de réduire le stress et d’encourager le confort lors de la prise alimentaire.
Certains aliments présentent un risque accru d’étouffement quand la déglutition est difficile. Les aliments trop fibreux, à peau épaisse ou croustillants doivent être consommés avec précaution.
Les liquides trop fluides peuvent représenter un danger lors de la déglutition. Cet ajustement permet une meilleure coordination lors de l’avale et réduit les risques de fausse route.
Impliquer la personne en difficulté dans la préparation du repas stimule son autonomie. Favoriser une ambiance chaleureuse lors des repas rend l’expérience conviviale et moins anxiogène.
En adaptant les textures et en diversifiant les préparations, chacun peut continuer à savourer des repas équilibrés malgré les difficultés de mastication. Les conseils pratiques, l’adoption d’ustensiles ergonomiques et l’utilisation d’agents épaississants contribuent également à une expérience plus sûre et agréable.
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