L’alimentation joue un rôle important en cas de dérèglement de la thyroïde. Selon la Fondation de la Thyroïde, 200 millions de personnes dans le monde seraient concernées par un trouble de la thyroïde. Cette petite glande située dans la partie avant du cou assure le bien-être de nos fonctions vitales. Lorsqu’elle marche au ralenti (hypothyroïdie) ou qu’elle s’emballe (hyperthyroïdie), le capital forme peut diminuer, le sommeil peut être altéré, le poids peut varier, le transit et l’humeur peuvent fluctuer.
Hormis les traitements thérapeutiques, l’alimentation joue également un rôle dans la régulation de la thyroïde. Quels sont les aliments conseillés ? Au contraire, ceux interdits ?
La thyroïde est une glande située au niveau du cou qui sécrète des hormones thyroïdiennes contenant de l’iode, élément indispensable à la thyroïde et à la production de ces hormones thyroïdiennes. Elles sont essentielles au métabolisme de base, dans la régulation de la température corporelle, à la reproduction, à la croissance, de la production de cellules sanguines ainsi qu’au développement du système nerveux et du fonctionnement des muscles.
Si elle témoigne d’un dysfonctionnement, de nombreux symptômes peuvent apparaître, comme une prise ou perte de poids, une augmentation des risques de maladies cardiovasculaires, la fatigue, ou encore une perte de mémoire. En effet, une alimentation spécifique adaptée à chacune des pathologies va stabiliser les besoins en hormones thyroïdiennes.
Les aliments à favoriser en cas de dysfonctionnement de la thyroïde sont ceux qui contiennent le plus d’iode, une substance qui entre dans la composition des hormones thyroïdiennes. Élément indispensable à notre organisme, il faut en consommer ni trop, ni trop peu. Attention, un excès d’iode peut déclencher ou aggraver une hyperthyroïdie.
La thyroïde est une glande située dans la zone du cou. En cas de dysfonctionnement (activité trop basse, trop intense ou irrégulière), c’est tout l’organisme qui trinque ! Humeur, digestion, muscle, fréquence cardiaque, énergie, croissance, peau…, la thyroïde intervient à plusieurs niveaux et fonctions vitales de l’organisme, en régulant le métabolisme de nos cellules.
La glande thyroïde ne produit pas assez d’hormones, ce qui ralentit les fonctions vitales de votre organisme : c'est l’hypothyroïdie. À l’inverse, la glande produit en excès des hormones, accélérant le métabolisme, c'est l’hyperthyroïdie. On constate chez les patients une perte de poids rapide et importante : les calories sont grillées par l’organisme. D’autres symptômes tels que des palpitations, un dérèglement du cycle menstruel, une modification corporelle du visage, etc.
On peut aussi citer les cas de nodules thyroïdien, le cancer de la thyroïde ou l’affection des glandes parathyroïdes localisées à l’arrière de la thyroïde : c'est la dysthyroïdie. Avant tout, contactez TOUJOURS votre médecin si vous ressentez certains symptômes afin de procéder à un diagnostic plus précis. Le choix de l’alimentation dépend en effet des résultats.
L’iode est un oligo-élément indispensable à votre santé qui est contenu dans les aliments en quantité peu importante. Certains aliments sont de meilleurs pourvoyeurs que d’autres. Lesquels ?
Pour une bonne fonction thyroïdienne, il faudrait apporter 150µg/j d’iode (sauf en hyperthyroïdie, et attention si au-delà en cas d’Hashimoto), alors que la consommation actuelle des Français est plutôt de la moitié. En cas d’hypothyroïdie, vous pouvez consommer 5g d’algues sèches en paillettes ou 30g réhydratées non cuites. Vous les trouverez en magasin bio : dulse, wakamé, haricots de mer, laitue de mer, et nori qui en contient moins. Les algues ne vous disent rien ? Je vous recommande de tester le tartare d’algues !
À l'inverse, en hyperthyroïdie (hors maladie de Basedow), on conseille généralement de limiter l’apport en iode, donc le sel iodé, les poissons de mer, les algues, les laitages. En cas de maladie auto-immune de Basedow, des études ont montré que bon nombre de personnes étaient en fait carencées en iode. Donc dans ces cas, je vous recommande plutôt de faire vérifier votre statut en iode, avant de limiter tout apport iodé.
L’iode se trouve dans les aliments suivants: poissons de mer, crustacés, algues (attention aux sources, afin d’éviter les métaux lourds), œufs, laitages. Le sel de table enrichi en iode n’est pas idéal car raffiné et contenant des additifs ; le sel doit dans tous les cas être utilisé avec modération, et être non raffiné, en raison des risques sur le plan cardio-vasculaire, des œdèmes, et de son effet acidifiant.
Il est essentiel à plusieurs fonctions vitales du corps humain. Environ 15 mg d'iode dont 80 % sont stockés dans la thyroïde. Pour une fonction thyroïdienne adéquate pour fonctionner au niveau optimal, il faut consommer entre 100 à 150 microgrammes par jour. Les meilleures sources d'iode sont les produits de la mer, poissons, algue.
Outre l'iode, d'autres nutriments jouent un rôle crucial dans la santé de la thyroïde :
Si vous souffrez de problèmes de thyroïde, certains aliments sont à privilégier, et d’autres à limiter ou éviter. En réalité, la plupart ne sont pas « interdits » au sens strict du terme, mais « à éviter » ou « à limiter ». Les recommandations sont à inclure dans une hygiène de vie globale, pour les personnes ayant une dysfonction de la thyroïde, avec ou sans traitement médical. En aucun cas elles ne remplacent un traitement médical.
On entend souvent que les aliments goitrogènes sont interdits en cas d’hypothyroïdie. En réalité, on doit simplement les limiter. En effet, consommés crus, ils ralentissent le fonctionnement de la glande thyroïde en inhibant la captation de l’iode. Or, l’iode est un élément indispensable à la production des hormones thyroïdiennes. Cependant : des études montrent que la cuisson inhibe en bonne partie cet effet goitrogène.
Donc, pour conclure, une consommation modérée d’aliments goitrogènes (hors soja) serait acceptable pour les personnes en hypothyroïdie (par ex 1 fois par semaine cru, et 2-3 fois par semaine cuits à la vapeur douce). Dans ce cas, consommer des aliments goitrogènes crus de préférence freinera la thyroïde en sur-régime, ce qui serait bénéfique. Comme dit plus haut, les crucifères notamment sont super intéressants à plein de points de vue.
Les sucres à index glycémique élevé sont ceux qui font grimper le taux de sucre dans le sang trop rapidement. Ceux-ci, ainsi que trop de sucre d’une manière générale augmentent l’inflammation et perturbent la synthèse des hormones thyroïdiennes. Les sucres raffinés (= sucre blanc, céréales blanches) épuisent l’organisme.
Tout sucre est-il donc interdit en cas de troubles thyroïdien? Non, nous en avons besoin, mais privilégiez les versions semi-complètes ou complètes si vos intestins les supportent bien sûr. Vous pouvez aussi avantageusement les remplacer par du quinoa, des tubercules (courges par exemple), du sarrasin.
Dans les produits transformés et surtout ultra-transformés, vous pourriez y trouver des acides gras « trans » ou « partiellement hydrogénés » ou « hydrogénés ». Plusieurs études ont montré qu’ils sont associés à plusieurs maladies chroniques comme les maladies de la thyroïde, les troubles cardio-vasculaires, cardiaques, le diabète, etc.
De même, trop d’acides gras saturés sont pro-inflammatoires et rigidifient les membranes des cellules, qui ne peuvent fonctionner plus de manière optimale. On trouve les acides gras saturés principalement dans les viandes et laitages, et dans les produits frits et panés. Les viennoiseries en contiennent une bonne dose aussi.
Ceux-ci sont des perturbateurs endocriniens. Ils perturbent donc le fonctionnement hormonal du corps, et ainsi celui de la thyroïde. Mieux vaut donc consommer des aliments biologiques, naturels.
L’hypothyroïdie d’Hashimoto et l’hyperthyroïdie de Basedow (ou Graves) sont d’origine auto-immunes, ce qui nécessite aussi de revoir son alimentation. Dans ces cas, les laitages via la caséine et le gluten sont encore plus impliqués dans l’inflammation.
De fait, un régime sans gluten améliore sensiblement l’état de santé des personnes ayant une maladie auto-immune, et singulièrement l’hypothyroïdie d’Hashimoto. Parallèlement, et pour les mêmes raisons, le lait animal (de vache surtout, mais aussi brebis et chèvre) favorise aussi les maladies auto-immunes, à cause de la caséine.
Dans ces deux cas, faire une éviction (au moins sur plusieurs mois) du gluten et des laitages est nécessaire, pour voir les effets. Procéder à cette double éviction en même temps n’est pas conseillée car trop difficile.
tags: #aliment #riche #en #iode #et #hyperthyroïdie
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic