Alimentation et interruption de grossesse : Guide complet pour les femmes

Imprévue au moment de la conception, la grossesse non désirée peut avoir de lourdes conséquences. Comment l'éviter ? Comment l'interrompre ? Jusqu'à quand ? Une grossesse non désirée est une grossesse imprévue au moment de la conception.

"A l'expression grossesse non désirée, je préfère celle de grossesse surprise, confie le Dr Bagot, gynécologue-obstétricien et auteure de "Vagin & Cie, on vous dit tout". Celle-ci peut se produire dans le cadre d'un rapport sexuel non ou mal protégé : préservatif qui craque, oubli de pilule, etc".

La femme peut, si elle le souhaite, mettre fin à sa grossesse soit par l'IVG médicamenteuse soit en ayant recours à l'IVG par aspiration sauf si la découverte se fait après les délais légaux.

Les symptômes d'une grossesse non désirée sont les mêmes que ceux d'une grossesse classique : absence de règles, fatigue, nausées, seins douloureux. En cas de doute, le premier réflexe est de faire un test de grossesse urinaire, de préférence le matin au lever, lorsque les urines sont plus concentrées.

"Une grossesse non désirée peut parfois aller jusqu'au déni de grossesse, explique le Dr. Bagot. Dans ce cas, les symptômes classiques de grossesse peuvent passer entièrement inaperçus ".

En cas de découverte d'une grossesse non désirée avant le délai légal des 14 semaines, il est possible de l'interrompre soit de façon médicamenteuse soit de façon chirurgicale (aspiration).

Rappelons également qu'il est recommandé d'avoir recours à une contraception d'urgence après un rapport sexuel non protégé ou mal protégé. Deux contraceptifs existent et sont en vente libre en pharmacie : Norlevo, un progestatif à prendre dans les 72 heures suivant le rapport sexuel et EllaOne (acétate d'ulipristal) à prendre au maximum dans les 5 jours.

Si une étude publiée en 2017 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) affirme qu'avorter n'augmente pas le risque de troubles psychologiques chez les femmes qui ont une grossesse non voulue, celles qui décident - ou sont contraintes - de garder leur enfant seraient en revanche plus sujettes à l'anxiété et moins épanouies durant les premiers mois de grossesse.

Des propos nuancés par le Dr Bagot. "Pour moi la femme qui découvre qu'elle est enceinte à un moment non désiré ou opportun et qui fait le choix de mener sa grossesse à terme va, en quelque sorte, adopter deux fois cet enfant. C'est une décision forte et assumée. Dans ce cas, je ne m'inquiète ni pour la maman, ni pour le bébé, même s'il est vrai que les débuts ne sont pas simples.

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Alimentation pendant la grossesse : ce qu'il faut savoir

Pendant la grossesse, chaque choix alimentaire compte. La femme enceinte doit adapter son alimentation pour couvrir ses besoins… et ceux de son bébé. On recommande souvent de consommer cinq fruits et légumes par jour, pour leurs apports en vitamines, fibres et minéraux.

Mais attention : tous les fruits ne sont pas forcément sans risque pendant la grossesse. Certains peuvent en effet poser problème, en raison de leur composition naturelle, de résidus de pesticides ou encore du risque de contamination par des bactéries.

Sans tomber dans l’inquiétude inutile, il est important de savoir quels fruits sont déconseillés enceinte, et pour quelles raisons. Alors, quels sont les trois fruits à éviter pendant la grossesse, et surtout, comment continuer à profiter des fruits en toute sécurité ? On vous dit tout dans cet article.

Pendant la grossesse, l’alimentation de la femme enceinte doit répondre à un double enjeu : apporter tous les nutriments nécessaires à son organisme et garantir la sécurité du bébé.

Les fruits ont naturellement toute leur place dans une alimentation équilibrée, grâce à leur richesse en vitamines, en fibres et en antioxydants. Mais dans certains cas, ils peuvent aussi présenter des risques lorsqu’on est enceinte, notamment lorsqu’ils font partie des aliments porteurs de germes.

Ces risques ne concernent pas la majorité des fruits, mais ils existent et méritent d’être connus, en particulier au premier trimestre de grossesse, une période plus sensible pour la future maman. Certains fruits peuvent en effet être porteurs de micro-organismes responsables de maladies d’origine alimentaire, ce qui explique pourquoi quelques précautions sont recommandées.

Mieux comprendre pourquoi certains fruits sont déconseillés permet d’adapter son alimentation sans tomber dans l’excès de prudence.

Pourquoi certains fruits sont-ils déconseillés ?

  • Des enzymes actives pouvant provoquer des contractions: Certains fruits contiennent naturellement des enzymes actives, comme la broméline ou la papaïne. Consommées en grande quantité, ces enzymes pourraient favoriser le ramollissement du col de l’utérus et, dans certains cas, provoquer des contractions prématurées.
  • Des résidus de pesticides potentiellement nocifs: Les fruits peuvent également poser problème en raison de résidus de pesticides présents sur leur peau ou dans leur chair. Ces substances peuvent avoir un impact sur la santé de la future maman et le développement du bébé.
  • Un risque de contamination par des bactéries ou parasites: Enfin, les fruits peuvent être porteurs de micro-organismes responsables de maladies d’origine alimentaire, comme la listériose ou la toxoplasmose. Ces risques sont liés à la culture, à la récolte, au transport ou à une mauvaise hygiène lors de la préparation.

Pour toutes ces raisons, certains fruits sont déconseillés, voire à éviter pendant la grossesse, en particulier au premier trimestre. L’objectif n’est pas de supprimer les fruits de son alimentation, mais de faire des choix éclairés pour continuer à en profiter en toute sécurité.

Quels sont les trois fruits à éviter pendant la grossesse ?

Même si les fruits sont globalement recommandés dans une alimentation équilibrée et qu’ils font partie des apports quotidiens conseillés en fruits par jour, certains d’entre eux présentent des risques spécifiques pendant la grossesse. Leur composition naturelle, leur mode de culture ou leur niveau de transformation peuvent les rendre moins adaptés, en particulier au premier trimestre de grossesse.

Voici les trois fruits le plus souvent déconseillés chez la femme enceinte, et les raisons pour lesquelles il vaut mieux les éviter.

  1. Ananas: L’ananas est souvent cité parmi les aliments à éviter pendant la grossesse, surtout au premier trimestre. Ce fruit exotique contient une enzyme appelée broméline, principalement présente dans la tige, mais aussi en petite quantité dans la chair. Consommée en grande quantité, la broméline pourrait ramollir le col de l’utérus, favoriser des contractions prématurées et augmenter le risque de fausse couche.
  2. Raisin noir: Le raisin noir fait partie des fruits à éviter pendant la grossesse, non pas pour sa composition naturelle, mais pour une autre raison majeure : les résidus de pesticides. Ce fruit est en effet souvent traité lors de sa culture.
  3. Papaye verte: La papaye verte est clairement déconseillée pendant la grossesse. Elle contient du latex, riche en papaïne, une enzyme dont le fonctionnement est comparable à celui d’autres enzymes actives présentes dans certains fruits. La papaïne peut ramollir le col de l’utérus, provoquer des contractions, et augmenter le risque de fausse couche.

La papaye verte mûre contient beaucoup moins de latex. Toutefois, par mesure de sécurité, la papaye est généralement exclue de l’alimentation de la femme enceinte, en particulier lorsqu’elle est consommée crue ou insuffisamment mûre.

Le tableau ci-dessous résume les fruits à éviter et ceux à privilégier pendant la grossesse, ainsi que les raisons de ces recommandations.

Fruit Recommandation Raison
Ananas À éviter (surtout au premier trimestre) Contient de la broméline, qui peut provoquer des contractions.
Raisin noir À éviter (sauf bio et bien lavé) Riches en résidus de pesticides.
Papaye verte À éviter Contient du latex et de la papaïne, qui peuvent provoquer des contractions.
Agrumes (orange, clémentine, pamplemousse) Recommandé Riches en vitamine C et antioxydants.
Fraises et fruits rouges Autorisé (bien lavés) Riches en vitamines et antioxydants.
Banane et pomme Recommandé Faciles à digérer, riches en fibres et potassium.

Quels fruits peut-on consommer sans risque pendant la grossesse ?

Bonne nouvelle : pendant la grossesse, la grande majorité des fruits peut être consommée sans danger. Vous pouvez donc manger votre portion de fruits quotidienne ! Ils font même partie intégrante d’une alimentation équilibrée pour la femme enceinte, à condition de privilégier des fruits entiers, riches en vitamines, minéraux, fibres et antioxydants.

Pour profiter pleinement de leurs bienfaits, il est recommandé de choisir des fruit frais, bien lavés, afin de concilier santé et plaisir des fruits au quotidien.

Certains fruits sont particulièrement intéressants pendant la grossesse, tant pour leurs bénéfices nutritionnels que pour leur bonne tolérance. Voici ceux que l’on peut consommer sereinement.

  • Agrumes: Les agrumes occupent une place de choix dans l’alimentation de la femme enceinte. L’orange, la clémentine ou encore le pamplemousse sont reconnus pour leurs bienfaits des agrumes, notamment leur richesse en vitamine C, en antioxydants et en eau. Leur apport en vitamines contribue au bon fonctionnement du système immunitaire et favorise l’absorption du fer, un nutriment essentiel pendant la grossesse.
  • Fraises et fruits rouges: Les fruits rouges comme les fraises, les framboises, les myrtilles, les mûres ou les groseilles sont tout à fait autorisés pendant la grossesse. Toutefois, en raison de leur proximité avec le sol, ces fruits doivent être lavés avec une grande attention, même lorsqu’ils sont issus de l’agriculture biologique, afin de réduire les risques de contamination.
  • Banane et pomme: La pomme et la banane font partie des fruits les plus faciles à intégrer au quotidien pendant la grossesse. Pratiques, rassasiants et bien tolérés, ces fruits peuvent être consommés régulièrement par la femme enceinte, en collation ou au cours des repas.

Règles d’hygiène pour éviter les risques alimentaires

Pendant la grossesse, l’attention portée à l’alimentation ne concerne pas seulement le choix des aliments, mais aussi leur préparation. Même des fruits autorisés et bénéfiques peuvent devenir problématiques s’ils sont mal lavés ou mal manipulés, augmentant ainsi le risque de contamination. L’hygiène alimentaire joue donc un rôle clé pour protéger la femme enceinte et son bébé.

Comment bien laver les fruits ?

Pour réduire au maximum les risques de contamination, quelques règles simples doivent être respectées au quotidien :

  • Laver soigneusement tous les fruits à l’eau, y compris les fruits bio.
  • Éviter autant que possible les fruits précoupés, plus exposés aux bactéries.
  • Nettoyer régulièrement le plan de travail, les couteaux et les ustensiles.
  • Consommer les fruits rapidement après lavage.

Interruption volontaire de grossesse (IVG)

Oubli de pilule, rupture du préservatif, rapports sexuels non protégés… De nombreuses situations peuvent mener à une grossesse non désirée. Plusieurs solutions permettent de prévenir ou d’interrompre ces grossesses.

Une grossesse sur quatre à travers le monde est une grossesse non désirée, selon une étude publiée en juin 2019 par l’Organisation mondiale de la Santé.

Suite à un rapport sexuel non ou mal protégé, deux contraceptions d’urgence, permettent de réagir avant la fécondation. Dans les quelques jours qui suivent après un rapport sexuel non protégé ou mal protégé, il est possible de prendre une pilule du lendemain. Objectif : empêcher la fécondation de l’ovule par un spermatozoïde.

Les méthodes d'IVG

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse peut être pratiquée par un médecin ou une sage-femme, à l’hôpital, en centre de santé ou de planification familiale ou en cabinet de ville. Si elle est réalisée en médecine de ville, elle est autorisée seulement jusqu’à la septième semaine d’aménorrhée (absence de règles), soit la fin de la cinquième semaine de grossesse. Si elle se déroule à l’hôpital, elle peut être utilisée jusqu’à la neuvième semaine d’aménorrhée.

L’interruption volontaire de grossesse chirurgicale (par aspiration) est pratiquée en établissement de santé (hôpital ou clinique autorisée à pratiquer l’avortement). Depuis le 2 mars 2022, en France, l’avortement peut être pratiqué jusqu’à la fin de la 14e semaine de grossesse - soit 16 semaines après le 1er jour des dernières règles. Il se déroule à l’hôpital sous anesthésie générale ou anesthésie locale. Dans le premier cas, l’hospitalisation dure près de trois heures.

Rappel : l’IVG n’est pas un moyen de contraception.

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