Les problèmes de thyroïde sont fréquents et peuvent provoquer une variété de symptômes gênants. La thyroïde, glande située dans le cou, produit des hormones qui régulent le métabolisme. Elle est absolument fondamentale pour que notre corps fonctionne correctement. Si vous souffrez de problèmes de thyroïde, certains aliments sont à privilégier, et d’autres à limiter ou éviter.
Nous sommes ce que nous mangeons ! L’expression est parlante car les ingrédients digérés se retrouvent partout dans notre corps et participent à son bon fonctionnement. C’est particulièrement vrai pour votre glande thyroïde qui a besoin de nombreux oligo-éléments et vitamines.
En réalité, vous le verrez, la plupart ne sont pas « interdits » au sens strict du terme, mais « à éviter » ou « à limiter ». Les recommandations de cet article sont à inclure dans une hygiène de vie globale, pour les personnes ayant une dysfonction de la thyroïde, avec ou sans traitement médical. En aucun cas elles ne remplacent un traitement médical.
Pour prendre soin de sa thyroïde, et en hypothyroïdie, l’alimentation doit apporter de l’iode. Or, plus de 50% des Français seraient carencés. L’iode est un élément indispensable à la production d’hormones thyroïdiennes.
Voici une liste d'aliments bénéfiques pour la thyroïde :
L’iode se trouve dans les aliments suivants: poissons de mer, crustacés, algues (attention aux sources, afin d’éviter les métaux lourds), œufs, laitages.
Pour une bonne fonction thyroïdienne, il faudrait apporter 150µg/j d’iode (sauf en hyperthyroïdie, et pas au-delà en cas d’Hashimoto), alors que la consommation actuelle des Français est plutôt de la moitié.
On entend souvent que les aliments goitrogènes sont interdits en cas d’hypothyroïdie. En réalité, on doit simplement les limiter. En effet, consommés crus, ils ralentissent le fonctionnement de la glande thyroïde en inhibant la captation de l’iode. Or, l’iode est un élément indispensable à la production des hormones thyroïdiennes. Cependant : des études montrent que la cuisson inhibe en bonne partie cet effet goitrogène.
Donc, pour conclure, une consommation modérée d’aliments goitrogènes (hors soja) serait acceptable pour les personnes en hypothyroïdie (par ex 1 fois par semaine cru, et 2-3 fois par semaine cuits à la vapeur douce).
Dans ce cas, consommer des aliments goitrogènes crus de préférence freinera la thyroïde en sur-régime, ce qui serait bénéfique. Citons ici par exemple le chou kale: celui-ci, en plus d’avoir cette action freinatrice de la glande papillon, apporte plein de calcium bien assimilable (bien en hyperthyroïdie, qui provoque une diminution de la densité osseuse), et qui a une action anti-proliférative.
Le soja quant à lui aurait des effets goitrogènes uniquement en cas de déficience en iode et de problème de thyroïde. Il bloque l’activité de la TPO (enzyme nécessaire à la fabrication de l’hormone T4). En revanche, certaines études suggèrent que les aliments à base de soja, en inhibant l’absorption d’iode, peuvent augmenter la dose d’hormone thyroïdienne requise par les personnes hypothyroïdiennes. Ceci nécessite donc de doser l’iode régulièrement.
A noter que chez certaines personnes ayant la maladie auto-immune d’Hashimoto ou de Basedow, le soja est à éviter. Comme source de soja (si vous en consommez), je vous recommande de consommer des aliments à base de tofu lacto-fermenté, ou du miso, et de limiter néanmoins à 2 fois par semaine. A noter que le soja est à éviter en cas de cancer hormono-dépendant.
Les sucres à index glycémique élevé sont ceux qui font grimper le taux de sucre dans le sang trop rapidement. Ceux-ci, ainsi que trop de sucre d’une manière générale augmentent l’inflammation et perturbent la synthèse des hormones thyroïdiennes. Les sucres raffinés (= sucre blanc, céréales blanches) épuisent l’organisme. Selon le Dr Clayes, cet excès engendre notamment un épuisement de l’hormone T3.
Tout sucre est-il donc interdit en cas de troubles thyroïdien? Non, nous en avons besoin, mais privilégiez les versions semi-complètes ou complètes si vos intestins les supportent bien sûr. Vous pouvez aussi avantageusement les remplacer par du quinoa, des tubercules (courges par exemple), du sarrasin.
Dans les produits transformés et surtout ultra-transformés, vous pourriez y trouver des acides gras « trans » ou « partiellement hydrogénés » ou « hydrogénés ». Plusieurs études ont montré qu’ils sont associés à plusieurs maladies chroniques comme les maladies de la thyroïde, les troubles cardio-vasculaires, cardiaques, le diabète, etc. De même, trop d’acides gras saturés sont pro-inflammatoires et rigidifient les membranes des cellules, qui ne peuvent fonctionner plus de manière optimale. On trouve les acides gras saturés principalement dans les viandes et laitages, et dans les produits frits et panés. Les viennoiseries en contiennent une bonne dose aussi.
Sans rentrer dans les détails ici, sachez juste que ceux-ci sont des perturbateurs endocriniens. Ils perturbent donc le fonctionnement hormonal du corps, et ainsi celui de la thyroïde. Mieux vaut donc consommer des aliments biologiques, naturels.
L’hypothyroïdie d’Hashimoto et l’hyperthyroïdie de Basedow (ou Graves) sont d’origine auto-immunes, ce qui nécessite aussi de revoir son alimentation. Dans ces cas, les laitages via la caséine et le gluten sont encore plus impliqués dans l’inflammation. Ainsi, la gliadine (protéine contenue dans le gluten) et la caséine (dans les laitages), pro-inflammatoires, se retrouvent dans la circulation sanguine. On a retrouvé des taux significativement élevés d’anticorps anti-gluten chez des personnes ayant la maladie d’Hashimoto.
De fait, un régime sans gluten améliore sensiblement l’état de santé des personnes ayant une maladie auto-immune, et singulièrement l’hypothyroïdie d’Hashimoto. Parallèlement, et pour les mêmes raisons, le lait animal (de vache surtout, mais aussi brebis et chèvre) favorise aussi les maladies auto-immunes, à cause de la caséine.
Dans ces deux cas, faire une éviction (au moins sur plusieurs mois) du gluten et des laitages est nécessaire, pour voir les effets. Procéder à cette double éviction en même temps n’est pas conseillée car trop difficile. Le gluten se trouve dans les céréales suivantes : seigle, avoine (sauf ceux « sans gluten »), blé, orge, l’épautre, le petit épautre, le kamut.
L’iode (symbole I dans le tableau périodique des éléments) compte parmi les oligo-éléments essentiels. L’iode est indispensable au bon fonctionnement de la glande thyroïdienne, qui produit les hormones thyroïdiennes qui, à leur tour, agissent sur les grandes fonctions de l’organisme comme la régulation de la température corporelle, la croissance, le fonctionnement nerveux ou encore l’utilisation des glucides, lipides et protéines de l’alimentation pour la production d’énergie.
L’apport en iode est crucial pendant la grossesse: si la mère a subi une carence en iode pendant sa grossesse, ceci provoque le crétinisme endémique (une surdimutité et un retard mental) dès la naissance, ce qui induit une croissance et un développement lents. Il est vital à veiller aux bons apports d’iode au quotidien - les références nutritionnelles pour la population pour les adultes est de 150 mcg/j.
Tableau des Références Nutritionnelles pour l'Iode
| Groupe d'âge | Apport Journalier Recommandé (mcg/j) |
|---|---|
| Enfants (1-3 ans) | 80 |
| Enfants (4-6 ans) | 90 |
| Enfants (7-9 ans) | 120 |
| Enfants (10+ ans) et Adultes | 150 |
| Femmes enceintes et allaitantes | 200 |
La pénurie d’iode peut provoquer des modifications de la glande thyroïde qui conduisent à un mauvais métabolisme et à d’autres problèmes de poids.
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