Bonne nouvelle : l’amertume, celle de nos endives entre autres, est bonne pour notre santé. L'amertume est l’une des cinq saveurs principales perçues par nos récepteurs gustatifs. Si nous aimons tous le sucré, nos sentiments face à l’amertume sont partagés. Parfois adorée ou détestée, la saveur amère est très particulière.
Elle aide à la digestion, et nous permet de trouver le bon équilibre alimentaire. En gros, l’amertume favorise la digestion et désintoxique l’organisme. Les aliments amers stimulent le foie, favorisent l'élimination des toxines responsables du teint terne, soutiennent la digestion et participent à l'équilibre général.
On vous en a déjà parlé, l’amertume, c’est la mal-aimée des saveurs. Surtout pour nos enfants. Bien sûr, tous les goûts sont dans la nature : certains adorent le fromage, d’autres le détestent. Certains apprécient l’amertume, d’autres beaucoup moins.
Mais avec les aliments amers, il y a plus qu’une simple histoire de goût : il y a aussi un mécanisme naturel de méfiance. Ce sentiment nous vient des premiers hommes, les cueilleurs qui se méfiaient des baies amères. Mais aujourd’hui, avec les contrôles de qualité des aliments, vous ne risquez rien à manger amer… Bien au contraire!
En fait, manger des aliments amers tels que notre chère endive nous pousserait à manger plus lentement. Ainsi, on ne se jette pas sur les aliments, mais on les apprécie, et on contrôle ainsi notre appétit. Le fait de manger au ralenti favorise en plus la sensation de satiété (sentiment d’avoir assez mangé).
Ok, la saveur amère en fait grimacer certains. Mais l’autre point bénéfique de l’amertume, c’est qu’elle nous fait TOUS saliver. En fait, une fois en bouche, elle stimule les récepteurs du goût placés sur notre langue, qui stimulent à leur tour la production d’enzymes digestives dans le foie, l’estomac et le pancréas.
Le rôle de ces enzymes est par ailleurs d’améliorer notre digestion : elles digèrent les aliments, les réduisent en minuscules morceaux, favorisant ainsi leur digestion. Et qui dit meilleure digestion, dit meilleure absorption des nutriments.
Et pour cause, le goût amer est nécessaire pour stimuler les sucs digestifs et améliorer le fonctionnement du foie et des voies biliaires. Pour commencer, le goût amer est nécessaire pour stimuler la production de sucs digestifs, ce qui améliore le fonctionnement du foie et des voies biliaires.
La saveur amère est une sonnette d’alarme et de protection contre des substances qui pourraient être toxiques pour notre corps, en nous permettant d’éviter l’ingestion d’aliments nocifs. Il faut noter que la saveur amère peut être considérée comme faisant partie d’un système d’alarme et de protection contre les composés potentiellement toxiques.
Aimés ou détestés, les ingrédients amers sont nombreux. L'amertume est l’une des cinq saveurs principales perçues par nos récepteurs gustatifs. Cette saveur est perçue quand nos récepteurs gustatifs situés au milieu et au fond de la bouche entrent en contact avec des substances comme les glucosides, les alcaloïdes, les sels minéraux (ex.
Le plupart des composés amers que nous retrouvons dans la nourriture provient du monde végétal : pour se protéger contre les prédateurs herbivores, les plantes développent des substances de défense au goût dissuasif. En effet, l’immense majorité des composés amers viennent du monde végétal. Pour se protéger des prédateurs herbivores, les plantes élaborent des systèmes de défense au goût dissuasif.
Pour commencer, plusieurs ingrédients appartenant à la famille des crucifères ont un goût amer, donné par une substance appelée glucosinolate : le choux, le brocoli, le brocoli-rave, le choux de Bruxelles, le radis et le daikon (ou radis blanc). Qu’elles soient rands ou petits, les artichauts contiennent de la cynarine, la substance responsable de leur goût amer.
Le goût unique et intense du céleri a souvent une pointe d’amertume puissante. Nous connaissons tous le goût amer des endives ! Pour enlever en partie leur amertume, il faut retirer le cône situé à la base des feuilles, où leur goût amer se concentre.
Tout le monde connaît la saveur intense et amère de la pamplemousse, due à une substance appelée naringine. Les autres agrumes comme le citron et l’orange ont plutôt une saveur acidulée et/ou douce, mais leur peau est amère, à cause de la présence de flavonoïdes.
Les fèves de cacao ont un goût amer très prononcé. Réduites en poudre et mélangées avec le beurre de cacao elles sont à la base de la fabrication du chocolat, souvent complété par l’ajout de sucre et d’autres arômes comme la vanille.
Caractérisé par son goût amer, intense et unique, le café est riche en polyphénols, les responsables de son amertume. Pour d’autres aliments, le côté amer apparaît, au contraire, lors de leur transformation (torréfaction du café par exemple…).
Nous vous avons déjà expliqué comment réduire la saveur amère de certains ingrédients. Si vous souhaitez enlever le goût amer d’un plat ou d’une sauce, ajoutez-y 1/3 de cuillère à café de bicarbonate de soude, qui neutralise l’amertume des légumes.
La plupart d'entre nous ont développé, souvent dès l'enfance, une forme de distance vis-à-vis de l'amertume. Notre palais est avant tout façonné par l'éducation culinaire reçue, mais aussi par de lointains réflexes de survie : l'amertume signalait autrefois le danger, associée à des plantes toxiques dans la nature.
Résultat : face à une salade scarole ou au fenouil, il n'est pas rare que l'on préfère les laisser de côté. Nos aversions alimentaires peuvent révéler des indices sur notre état de forme. Certains nutritionnistes observent que la répulsion face à l'amertume pourrait traduire une faiblesse du foie ou un organisme saturé de douceurs et d'aliments ultra-transformés.
Commencer par de petites doses, jouer sur les associations (par exemple, radis noir râpé avec pomme ou endive, adoucie par une pointe de miel). Le secret ? Apprivoiser progressivement l'amertume, jusqu'à la trouver subtilement plaisante. Apprécier l'amertume, c'est parfois accepter de sortir du schéma classique du « tout doux, tout sucré », et s'ouvrir à la richesse du vivant.
La médecine chinoise lui reconnaît pourtant de nombreuses vertus. La saveur amère fait partie des cinq saveurs de la diététique chinoise, aux côtés de quatre autres : acide, sucrée, salée et piquante. Ces saveurs sont ainsi reliées chacune à un organe, une saison ou encore une couleur.
La saveur amère est liée à l’élément feu et au cœur. Elle a la propriété d’assécher, de raffermir et de favoriser la digestion. Cette saveur n’a pas vraiment le vent en poupe pourtant certains aliments sont toujours très appréciés : comme l’asperge, le blé, la bière, le chocolat, la salade, le pamplemousse, le thé ou encore le café.
En médecine traditionnelle chinoise, la saveur amère est associée à l’épreuve, à l’apprentissage et au mouvement. Elle draine la chaleur se manifestant en excès dans n’importe quelle partie du corps. La chaleur en médecine chinoise correspond souvent à une hyperactivité physiologique ou pathologique qui peut entraîner un teint rouge, des inflammations oculaires ou des éruptions cutanées…
Aussi le sentiment de colère, les insomnies ou l’irritabilité peuvent être des manifestations de chaleur dans l’organisme. L’amer tonifie les tissus, éveille le palais et met en mouvement tous les fluides vitaux du corps. C’est est une véritable aide pour le discernement et le sens de la mesure.
Cette saveur liée au monde sauvage permet de développer et d’éveiller la curiosité, la vivacité d’esprit et la fraîcheur dans une époque où le goût sucré est parfois consommé à l’excès. Consommer des aliments amers favorise les fonctions du cœur, de l’intestin grêle et stimule les fonctions de l’estomac.
Le goût amer est formé des éléments air et ether. C’est le goût le plus refroidissant et le plus léger, il est aussi assez assèchant. De par sa qualité rafraîchissante, l’amer est très recommandé pour le Pitta, surtout lorsque son système digestif est en déséquilibre. Ce goût seul est rarement apprécié, mais dans la plupart des aliments il est associé à d’autres goûts (comme dans l’aubergine, le chocolat, le sésame…).
Les aliments typiquement amers incluent les pissenlits et les légumes verts à feuilles. Au printemps, surtout en mars et avril, on peut profiter de plus grandes quantités de légumes amers : les jeunes pousses de pissenlit, avant que leur goût ne soit trop prononcé, accompagnent en douceur la détox du foie.
| Bienfait | Explication |
|---|---|
| Amélioration de la digestion | Stimule la production d'enzymes digestives et favorise l'absorption des nutriments. |
| Détoxification de l'organisme | Soutient la fonction hépatique et aide à l'élimination des toxines. |
| Équilibre alimentaire | Aide à manger plus lentement et à contrôler l'appétit. |
| Stimulation des organes | Favorise les fonctions du cœur, de l'intestin grêle et de l'estomac (selon la médecine chinoise). |
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