La goutte est une forme douloureuse de rhumatisme, touchant principalement les hommes après 40 ans et les femmes après la ménopause. Cette maladie métabolique se caractérise par des inflammations récurrentes des articulations, souvent au niveau du pied, et se manifeste par des crises soudaines et violentes. Heureusement, une alimentation adaptée joue un rôle crucial dans la thérapie et la prévention des crises de goutte. Découvrons ensemble les aliments à privilégier et ceux à éviter pour maintenir un taux d'acide urique sain.
La goutte est une lourde charge pour les personnes concernées. La raison pour laquelle les personnes souffrent de la goutte, une maladie métabolique chronique, est liée à l'acide urique. Celui-ci se forme dans notre corps lorsqu'il décompose ce que l'on appelle les purines. Les purines sont des éléments constitutifs de nos cellules humaines. Mais elles sont également absorbées par l'alimentation. Notre corps se débarrasse de l'acide urique en l'éliminant par l'intestin, les reins et l'urine. Il ne peut pas décomposer l'acide urique.
Or, si notre corps produit trop d'acide urique ou ne parvient pas à en éliminer suffisamment, la concentration d'acide urique dans le sang augmente (en termes médicaux : hyperuricémie). Il forme alors des cristaux (cristaux de sels d'acide urique) qui se déposent dans les articulations et peuvent y provoquer des inflammations. Quand attrape-t-on la goutte ? La caractéristique de la goutte est qu'elle se manifeste par étapes. Les personnes concernées souffrent d'attaques douloureuses, généralement soudaines, appelées crises de goutte.
L'articulation touchée s'enflamme alors, devient très chaude, peut gonfler ou prendre une couleur rougeâtre ou bleutée. La partie malade du corps est également très sensible au toucher. Il existe cependant aussi la variante chronique de la goutte. Les patients souffrent alors d'inflammations permanentes dans leurs articulations, qui leur causent parfois des douleurs constantes. Le risque d'une évolution chronique augmente si la goutte n'est pas traitée.
D'autre part, les facteurs dits de style de vie jouent un rôle important dans la goutte. Il s'agit d'une mauvaise alimentation et d'un surpoids (dû par exemple à une alimentation trop grasse). Le risque d'apparition de la goutte augmente à partir d'un IMC (indice de masse corporelle) supérieur à 25. Statistiquement, le surpoids double le risque de crise de goutte. En revanche, un poids normal aide à ramener la concentration d'acide urique à un niveau normal. En outre, il ménage les articulations.
Le traitement de la goutte repose sur deux piliers : la thérapie médicamenteuse et la thérapie non médicamenteuse. Les médicaments sont utilisés lorsque la goutte est aiguë, c'est-à-dire lorsqu'il y a une crise de goutte. Il s'agit alors de soulager le plus rapidement possible le patient ou la patiente de ses douleurs, généralement très violentes. Les médicaments de choix sont les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les glucocorticoïdes et la colchicine.
Outre le traitement aigu par médicaments, les conseils nutritionnels et l'adaptation alimentaire qui s'ensuit jouent un rôle important en cas de goutte. Car, comme tu l'as déjà appris, notre alimentation influence également notre taux d'acide urique. Un régime dans lequel les personnes concernées veillent à consommer des aliments aussi pauvres en purine que possible et à éviter le fructose industriel peut contribuer à réduire le taux d'acide urique jusqu'à 18 pour cent.
L’alimentation va avoir un impact important pour éviter ou limiter l’apparition des crises de goutte et ainsi soulager la vie quotidienne de la personne concernée. Tout d’abord, cette augmentation du taux d’acide urique est en lien étroit avec la consommation d’aliments dits « purinogènes ». Il s’agit de denrées riches en purines, molécules favorisant la formation d’acide urique. Il faut donc limiter leur consommation régulière.
En cas de crise de goutte, on évite la viande rouge et les abats (rognons, ris de veau, cervelle, foie), riches en purines, précurseurs de l’acide urique. Il faut particulièrement faire attention aux poissons gras comme le saumon, les sardines ou le maquereau. Lorsque l’on est sujet à des crises de goutte, on doit éliminer de son alimentation les spiritueux et la bière. Il faut savoir que deux verres de bière par jour augmentent le risque de goutte de 200% en raison de la purine présente dans la levure ( y compris dans les bières sans alcool ).
En revanche, les produits laitiers favorisent l’élimination de l’acide urique par les reins. Il est donc conseillé d'en consommer de façon régulière, mais pas n'importe lesquels. Lors d’une crise de goutte, deux portions de fruits soit 300 g par jour, sont amplement suffisants. Il faut éviter les fruits secs (raisins secs, figues) qui sont riches en sucre. Il est conseillé de compléter les repas avec des aliments d’origine végétale, riches en protéines, vitamines, minéraux et fibres alimentaires.
Les personnes qui souffrent de goutte (taux trop élevé d’acide urique dans le sang) doivent composer leur repas à 80 % de fruits et légumes, conseille la diététicienne-nutritionniste. Et s’orienter vers un régime de type crétois ou méditerranéen en pensant à y adjoindre des huiles d’olive et de colza. En revanche, si les légumineuses (lentilles, pois cassés, fèves…) apportent, elles aussi, des quantités appréciables de fibres, « elles sont riches en purines, avertit la diététicienne-nutritionniste. C’est pourquoi, il faut préférez les céréales complètes comme le riz complet, le riz noir, le riz rouge, le quinoa, le sarrasin, le petit épeautre, les pâtes semi-complètes.
Nous le savons : Les personnes souffrant de la goutte doivent veiller à avoir une alimentation aussi pauvre en purines que possible. Tu vois, c'est surtout dans les légumes que tu peux frapper fort. Cela signifie également qu'une alimentation pauvre en purines est tout à fait compatible avec les régimes végétaliens et végétariens. Les personnes souffrant de la goutte devraient également consommer plus souvent du lait, des produits laitiers allégés et des œufs, car ils constituent une source précieuse de protéines. Et : boire beaucoup est important ! Il est recommandé de boire deux à trois litres d'eau par jour.
Les aliments les plus riches en purines sont les viandes, le poisson et certains légumes. Les aliments très riches en purines sont les abats (ris de veau, foie rognon, cervelle) et certaines poissons (hareng, anchois, sardines). Ils sont à proscrire en cas de crise de goutte. Les aliments riches en purines sont les viandes, les poissons et fruits de mer ainsi que certains légumes (pois, épinards, lentilles). Leur consommation est à limiter en cas de crise de goutte.
| Aliments à privilégier | Aliments à éviter |
|---|---|
| Fruits et légumes crus | Abats (foie, rognons, etc.) |
| Produits laitiers (lait, yaourt) | Viande rouge et gibier |
| Céréales complètes (riz complet, quinoa) | Fruits de mer et poissons gras (sardines, anchois) |
| Œufs | Alcool (bière, spiritueux) |
| Eau (2 à 3 litres par jour) | Boissons sucrées (sodas, jus de fruits industriels) |
En cas d’acide urique, il faut également penser à avoir une bonne hydratation « minimum 2 litres par jour, recommande Aurore Lavergnat. Il faut alterner l’eau éventuellement bicarbonatée comme Salvetat, Saint-Yorre, Vichy Célestins, Quézac… avec des tisanes. - Limiter l’apport en sucre et notamment en sucres industriels (sodas, gâteaux…).
Attention!!! Votre médecin a raison une perte de poids évitera sûrement d’autres crises mais attention à ne pas faire un régime trop restrictif qui provoquerait une crise de goutte.
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