L’acide ellagique (AE) est un puissant polyphénol antioxydant. On le trouve dans de nombreux fruits, légumes et noix notamment dans les framboises, les fraises, la canneberge, la grenade.
Cet actif est souvent utilisé pour lutter contre les problèmes de pigmentation (masque de grossesse, taches solaires, pigmentations post-inflammatoires). Puissant antioxydant, anti-taches, anti-rides, l’acide ellagique est un actif prisé en cosmétique. On le retrouve au cœur de nombreux fruits, et il est utilisé dans les soins coup d’éclat.
Les plantes produisent de l'acide ellagique et du glucose qui se combinent pour former des ellagitanins, composés solubles dans l'eau plus faciles à absorber dans l'alimentation pour les animaux et les humains. L'acide ellagique est l'un des principaux constituants de nombreuses plantes à tanin produisant des tanins connus sous le nom de gallotannins. Ces plantes comprennent Terminalia chebula et Terminalia belerica, deux espèces apparentées, qui sont des ingrédients principaux d'un tonique connu sous le nom de Triphala dans la médecine ayurvédique.
Le Triphala a un troisième ingrédient, Emblica officinalis. Ces tanins porteurs de galles contiennent plus d'acide ellagique que d'autres sources telles que les framboises.
Voici une liste non exhaustive des aliments riches en acide ellagique:
Le terme « ellagitanins » vous dit peut-être quelque chose si vous avez des connaissances en œnologie. Cette famille de composés est en effet caractéristique des vins élevés en barrique. Les ellagitanins, également appelés tanins ellagiques, sont des polyphénols appartenant à la grande famille des tanins et plus précisément des tanins hydrolysables.
Parmi les tanins, le groupe des ellagitanins est en effet caractérisé par la capacité des molécules à libérer de l’acide ellagique après hydrolyse. Les ellagitanins ont des structures chimiques très complexes à l’origine leur haut poids moléculaire. Les différentes unités formant un ellagitanin (acide gallique, HHDP, etc.) sont liées au sucre grâce à des liaisons ester.
Ainsi, après hydrolyse des liaisons ester, un ellagitanin peut libérer soit directement de l’acide ellagique, soit un autre dérivé d’acide gallique, comme l’HHDP, qui pourra se réarranger spontanément en acide ellagique. L’HHDP peut se réarranger spontanément en acide ellagique, plus stable, via une réaction de lactonisation.
Les ellagitanins sont des complexes beaucoup trop gros pour être absorbés tel quel et passer la barrière intestinale. Ils doivent donc être métabolisés avant d’être absorbés. Une fois ingérés, ils vont ainsi subir de nombreuses modifications dans le tractus gastro-intestinal menant à des métabolites plus facilement assimilables.
Des études in vitro ont montré que les ellagitanins sont stables en milieu acide gastrique (pH 1,8-2) ainsi qu’en présence des enzymes digestives de l’estomac. S’il est possible de trouver de l’acide ellagique dans cette portion du tractus gastro-intestinal, c’est parce que de nombreux fruits et légumes contiennent également l’acide ellagique sous forme libre. Celui-ci est assimilable au niveau de l’estomac.
Les conditions optimales d’hydrolyse des ellagitanins se situent à un pH neutre ou légèrement basique. Dans les intestins, le pH est plus élevé (pH 7,1-8,4) et donc plus adapté à l’hydrolyse des ellagitanins.
L’acide ellagique est ensuite métabolisé au niveau de l’intestin grêle et du colon en urolithines. Ce sont les bactéries du microbiote intestinal (naturellement présentes dans les intestins) qui digèrent l’acide ellagique pour former progressivement les dérivés d’urolithines, et tout particulièrement les urolithines A et B, en bout de chaîne.
Cette chaîne métabolique des ellagitanins conduit à la formation de métabolites de plus en plus lipophiles et ainsi de plus en plus assimilables. La métabolisation des ellagitanins, indispensable pour leur assimilation, dépend donc en grande partie du microbiote intestinal. Or celui-ci, à l’instar des empreintes digitales, est propre à chaque individu : il est unique sur le plan qualitatif et quantitatif.
Les ellagitanins sont naturellement présents dans de nombreux fruits et oléagineux. Les vins vieillis dans des fûts en bois, notamment en chêne, sont également riches en ellagitanins.
L’acide ellagique est un ingrédient de choix aux multiples propriétés. Il aide à raviver l’éclat tout en luttant contre les attaques radicalaires, il ralentit ainsi l’apparition des premiers signes de l’âge.
Avec ses propriétés éclaircissantes, anti-radicalaires, anti-âge, l’acide ellagique lutte sur tous les fronts.
Agressée par les radicaux libres générés par le tabac et la fumée de cigarette (qui altèrent la vascularisation et l’oxygénation de l’épiderme), la peau des fumeuses est mise à rude épreuve et souffre de vieillissement prématuré : collagène détruit plus rapidement, peau plus fine, rides et ridules précoces, teint terne allant parfois jusqu’à être grisâtre ou "jauni", pores dilatés.
Aurélie Guyou : "La peau des fumeuses est ultra agressée et contient beaucoup de radicaux libres. Mais "par voie cutanée, l’action est beaucoup plus précise", assure Aurélie Guyou.
En cosmétique, l’acide ellagique est souvent extrait de la grenade, quand il n’est pas de synthèse. Ce super-fruit possède un fort pouvoir antioxydant. La poudre de grenade montrerait l’activité anti-radicalaire la plus forte (VS toute autre partie du fruit). Dans le derme, "les extraits de grenade prolongent la durée de vie des fibroblastes et stimulent la régénération des cellules dans le derme et l’épiderme" souligne Aurélie Guyou.
Comme beaucoup de polyphénols, les ellagitanins et leurs métabolites agissent à différents niveaux ce qui leur confère une large gamme d’activités biologiques. Les ellagitanins sont ainsi bien connus pour exercer des effets bénéfiques sur la santé humaine.
Les ellagitanins ont des structures chimiques favorables pour exercer des propriétés antioxydantes. Riches en fonctions hydroxyles (OH), les ellagitanins ont en effet la capacité de donner des atomes d’hydrogène pour piéger efficacement les espèces réactives de l’oxygène (EROs). L’efficacité antioxydante des ellagitanins est ainsi directement corrélée à leur degré d’hydroxylation : plus la molécule possède de fonctions OH, plus elle sera un antioxydant efficace.
Or, comme nous avons pu le constater précédemment, les métabolites des ellagitanins perdent progressivement des fonctions hydroxyles. Ainsi, l’urolithine A présente une activité antioxydante 10 fois inférieure à celle des punicalagines[3].
Les ellagitanins étant rapidement métabolisés en urolithines, il est donc tout naturel d’imaginer que les ellagitanins n’exercent pas d’activités antioxydantes dans l’organisme. D’autre part, les ellagitanins exercent leur super pouvoir antioxydant en local au niveau du système digestif, avant d’être métabolisés.
Il est bon de rappeler que le système gastro-intestinal est particulièrement affecté par les dommages oxydatifs liés aux EROs. La nature des aliments que nous absorbons influence fortement le microbiote intestinal en favorisant la croissance, ou à l’inverse l’épuisement, de bactéries bénéfiques.
Les polyphénols sont des actifs bien connus pour contribuer positivement à l’enrichissement bactérien de la flore intestinale. Des recherches utilisant des isolats bactériens ont notamment montré que la grenade et les punicalagines pourraient contribuer à inhiber la croissance de bactéries néfastes (Escherichia coli, Pseudomonas aeruginosa…)[4].
De plus, la prise de grenade pourrait favoriser la multiplication de bactéries microbiotiques comme les lactobacilles et les bifidobactéries[5].
Les propriétés de l’acide ellagique ne se limitent pas uniquement au domaine esthétique. La science s’intéresse également à ses propriétés anti-cancer.
Les fruits «rouges», framboise, cassis, mûre, groseilles, fraise, myrtilles (mais aussi la grenade ou la noix) ont des taux importants de ce polyphénol antioxydant, un détoxifiant également réputé pour prévenir le cancer, en luttant contre la prolifération des cellules cancéreuses, et pour protéger des maladies cardiovasculaires. Des études montreraient aussi un effet bénéfique sur la peau. L'acide ellagique résiste bien à la chaleur et à la congélation.
L’ingrédient actif est l'acide ellagique. Il a la capacité d’inhiber deux facteurs de croissance (VEGF et PDGF) impliqués dans la formation de nouveaux vaisseaux dans les tumeurs7. L’acide ellagique se trouve principalement dans les framboises, mûres, fraises, l'extrait de pépins de framboise, les feuilles de framboise, et les raisins. Il y en a également dans la grenade mais ce fruit est assez sucré.
L’acide ellagique de la framboise a été testé en laboratoire dans les conditions d'un médicament et s'est révélé aussi efficace que les médicaments connus pour bloquer l'angiogenèse des cellules cancéreuses.
Voici quelques règles diététiques anticancer, issues de la recherche:
En conclusion, l'acide ellagique est un polyphénol aux multiples bienfaits, présent dans une variété d'aliments. Son intégration dans une alimentation équilibrée peut contribuer à améliorer la santé de la peau et à prévenir certaines maladies.
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