Le magazine 60 Millions de Consommateurs s'est penché sur l'alimentation des Français, et notamment sur la présence croissante d'aliments ultra-transformés dans nos assiettes. Ces produits, souvent pratiques et rapides à préparer, peuvent avoir des conséquences néfastes sur notre santé. Examinons de plus près les recommandations et les constats de ce guide.
Selon le magazine 60 Millions de Consommateurs, il y a plus d'aliments ultra-transformés dans l'assiette des enfants que dans celle des adultes. Ces produits sont rapides à cuisiner et faciles à conserver. Savane, BN à la fraise, Flamby, cordon bleu Le Gaulois : nos enfants les adorent, mais tous ces aliments sont gonflés aux additifs, colorants et autres conservateurs.
Le magazine 60 Millions de Consommateurs dresse une liste de produits ultra-transformés et ce n'est pas vraiment une surprise pour les parents. "Les préférences vont souvent vers des choses très transformées. Selon le magazine, il y a plus d'aliments ultra-transformés dans l'assiette de nos tout-petits que dans celle des adultes. Car, très souvent, l'emballage de ces produits donne l'illusion d'aliments sains.
Pour les médecins, les risques pour la santé sont multiples. "Les produits ultra-transformés sont dangereux. Ils augmentent le risque de cancer, de maladies cardiovasculaires, de diabète, d'obésité et de maladies inflammatoires de l'intestin", explique le Dr Damien Mascret, médecin et journaliste.
De la colo Kinder aux revues scientifiques, les industriels déploient des stratégies redoutables pour nous faire avaler leurs produits. Panorama.
En utilisant les codes visuels de la naturalité et de l’authenticité, certains aliments trompent les plus vigilants d’entre nous.
Les scientifiques souhaitent que plusieurs produits soient interdits. Enquête.
Les recommandations officielles du Programme national nutrition santé (PNNS) prônent la consommation de fruits et légumes variés et de saison, parce qu’elle contribue à préserver la santé. Aucun argument ne va dans le sens d’une perte de poids. Pour ces raisons, lorsqu’une perte de poids est préconisée par le diététicien ou le médecin nutritionniste, l’augmentation de l’apport en fruits et légumes (associée à une réduction de l’apport calorique et à une activité physique régulière) est un levier précieux.
En augmentant les dépenses physiques tout en diminuant les apports caloriques et en consommant plus d’aliments rassasiants comme les végétaux, certaines personnes voient leurs dépenses énergétiques devenir supérieures à leurs apports. Ce qui leur permet de maigrir.
« Il faut se couper de l’idée que l’on développe l’obésité parce que l’on ne mange pas de fruits et légumes, que l’on est glouton et inactif. Pour Alina Constantin, patiente partenaire, présidente de l’association ExpO (Expertises obésités), « stigmatiser les patients en leur disant qu’ils sont en obésité parce qu’ils ne mangent pas assez de fruits et légumes peut avoir des conséquences graves sur leur santé. Finalement, le fait d’augmenter la ration quotidienne de fruits et légumes permet-il de diminuer la consommation de produits gras et sucrés ? Tout dépend.
« Si l’on introduit les fruits et légumes (alors qu’on n’en mangeait pas ou peu, auparavant), il faut diminuer la consommation d’autres aliments. De petites actions au quotidien peuvent améliorer grandement la façon dont nous nous alimentons.
Comment manger sainement dans la durée sans bouder son plaisir ? Compiler nos apports caloriques, chaque jour pendant une semaine, sans tricher avec nous-mêmes, pourrait permettre de mettre en évidence un gros excès, et nous inciter à rectifier le tir. C’est le cas, par exemple, si nous consommons 2200 kilocalories au lieu de 1800, alors que nous sommes une femme plutôt sédentaire. Révisez vos habitudes, petit à petit.
Si vous n’êtes jamais allé le consulter, n’hésitez pas : ce site est bien fait, avec en particulier une rubrique « Recettes, idées d’activités et astuces pour manger mieux et bouger plus petit à petit », qui mérite qu’on aille y piocher.
Quelques recommandations pour une alimentation plus saine :
Les lecteurs de 60 Millions connaissent bien ce logo allant de A (vert) à E (rouge) apposé sur la face avant de certains produits, selon le bon vouloir des fabricants. Dans un rayon donné, un Nutri-Score A (vert) indique un produit nutritionnellement correct, tandis qu’un produit affichant D (orange foncé) l’est beaucoup moins (ses nutriments défavorables l’emportent sur ceux favorables). En utilisant le Nutri-Score pour choisir ses aliments, on s’oriente plus facilement vers des produits intéressants d’un point de vue nutritionnel.
Il intègre désormais les avancées scientifiques relatives à l’impact de la nutrition sur la santé. Et cela conduit à noter plus strictement les produits très sucrés. On verra donc, par exemple, certaines céréales du petit déjeuner reculer au classement. Et plus aucune ne pourra obtenir un A, en dehors de mueslis très peu sucrés.
Inversement, la présence de fibres ne sera désormais valorisée qu’à partir d’un certain seuil : seuls les produits le dépassant gagneront des points favorables. Les nouveaux produits sont d’office concernés par le nouvel algorithme, tandis que les fabricants ont deux ans pour l’appliquer aux produits déjà disponibles avant le 1er janvier.
Même si vous préparez tous vos repas vous-même, il est très probable que vous dépassiez la quantité dont votre corps a besoin, soit de 1 à 2 g par jour pour un adulte. Le sodium du sel est un micronutriment essentiel au fonctionnement normal de nos cellules. Sans lui, pas de transmission nerveuse ni de contraction musculaire (entre autres). Mais, en excès, il a des conséquences néfastes pour la santé.
On part de très loin : l’apport moyen de sel des adultes en France est de 7 g par jour en moyenne pour les femmes et de 9 g pour les hommes, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). 80 % proviennent du sel présent dans les aliments (en particulier les pains, les plats tout préparés, la charcuterie, les fromages, les biscuits apéritif…). Scrutez les étiquettes des produits. Soyez raisonnable pour le pain, la charcuterie et le fromage (qu’ils soient industriels ou pas).
Qui dit sucre en excès dit stockage sous forme de graisse dans le tissu adipeux et dans le foie. C’est aussi la porte ouverte à l’insulinorésistance et au diabète de type 2. Sans parler, bien sûr, des caries. Préférez, au goûter, une banane et un yaourt nature (auquel, bien sûr, vous n’ajouterez pas de sucre), plutôt que deux biscuits choco et un yaourt aux fruits.
Ces longues molécules glucidiques présentent la particularité de ne pas être digérées dans notre intestin. Elles ne nous apportent donc pas de calories. En revanche, elles améliorent le transit intestinal et favorisent la sensation de satiété, ainsi que le bon fonctionnement de nos bactéries intestinales (notre microbiote). Essayez de respecter le plus souvent possible les « cinq portions de fruits et légumes par jour » (plus de légumes que de fruits), tout en ajoutant des légumineuses, des produits céréaliers complets et des fruits à coque. Remplacez vos riz et pâtes raffinés par des riz et pâtes semi-complets (au rayon bio en général).
Il est préférable, pour notre santé, de limiter la quantité de viande et de charcuterie que nous mangeons : pour un adulte, pas plus de 500 g de viande et pas plus de 150 g de charcuterie par semaine. Précision qui a son importance, dans ces recommandations, « viande » signifie porc, bœuf, veau, mouton, agneau et abats ; la volaille n’est pas concernée.
La clé est de diversifier les sources de protéines : privilégiez la volaille (nature, pas des nuggets ou des cordons-bleus !), le poisson et les œufs, sans oublier les produits laitiers.
On peut apprécier un bon vin, une liqueur ou une bière, sans pour autant se voiler la face : « La notion de seuil de consommation “sans risque” a vécu. Désormais, au vu de la littérature scientifique, on peut seulement parler de seuil de consommation “à faible risque”. » Ce n’est pas 60 Millions qui le dit, mais le groupe d’experts mandatés en 2017 par Santé publique France et par l’Institut national du cancer, pour évaluer et réviser les repères de consommation d’alcool pour la population française adulte.
tags: #60 #millions #de #consommateur #alimentation #guide
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic