Le triticale est une céréale hybride obtenue en croisant du blé et du seigle. La plante du triticale ressemble beaucoup au blé, avec des tiges hautes et droites et des épis contenant des grains durs et pâles. Le triticale est cultivé dans les régions tempérées du monde pour ses grains, qui sont utilisés dans l'alimentation humaine et animale.
Fleur de triticale avec des anthères.
Il y a plusieurs avantages à planter du triticale.
Bénéficiant des atouts du blé et du seigle, cette céréale rustique présente de bons rendements grain et paille.
Le principal avantage du triticale est son importante production de paille.
Plus souple que le blé et l'orge en condition d'implantation, le triticale convient à davantage de types de sol et s'adapte bien en zone d'élevage.
Les utilisations du triticale se concentrent sur l'alimentation animale, tant pour le grain que pour la paille.
La culture du triticale est confrontée au problème de la fusariose. C'est un champignon parasite dont les traitements phytosanitaires ne viennent pas vraiment à bout.
Les chercheurs ont pu améliorer la qualité des variétés de triticale avec des variétés asiatiques, qui possédaient naturellement un gène de résistance à cette maladie.
Depuis, les variétés de triticale ont acquis des résistances à d’autres maladies.
La production a ainsi gagné vis-à-vis de l'environnement en limitant l’utilisation de produits phytosanitaires, mais aussi en sûreté alimentaire, grâce à la bonne qualité des grains récoltés.
En France, on estime que le rendement du blé a plus que triplé en 40 ans, un essor expliqué pour moitié par l’amélioration génétique et pour moitié par l’évolution des pratiques de cultures.
La composition des grains est aussi devenue un enjeu de la sélection, avec le succès des « aliments-médicaments », dans lesquels le consommateur veut trouver les bonnes protéines, le bon équilibre d’acides gras ou encore des omégas 3.
Les critères de qualité physique sont les éléments de base dans les transactions commerciales et permettent de définir si les lots collectés sont « aux normes ».
Des seuils minimum sont déterminés pour chaque critère de base : taux d’humidité (primordial pour la conservation des grains), grains cassés, grains germés, impuretés.
Les grains apportent l’amidon, la protéine, les vitamines et les fibres nécessaires aux animaux.
La protéine est un critère avec une grande variabilité variétale, elle se juge avec 2 éléments.
La protéine GPD (Grain Protein Deviation) est en lien avec le rendement.
Une variété avec une note supérieure à 6 aura une faible dilution de la protéine dans le rendement.
Ce critère permet de combiner la protéine et le rendement.
Le taux de protéines pures de la variété permet de connaître le niveau intrinsèque de protéines.
Le poids spécifique (PS) est un critère logistique très regardé, quel que soit le débouché.
Une variété à bon PS augmentera la quantité de grains dans vos espaces de stockage.
Il ne reflète en aucun cas la qualité nutritive du grain, si ce n’est sur la présence de grains échaudés ou fusariés.
L’élément intéressant à regarder est le poids de mille grains (PMG) : un gros grain aura une meilleure capacité d’aplatissement.
Certaines années sont propices à des problèmes de temps de chute de hagberg faibles, qui rendent la collecte inutilisable en alimentation humaine.
La conduite du triticale est proche de celle du blé, mais avec quelques ajustements clés.
La densité de semis doit être réduite : elle ne doit pas dépasser 85 % de celle préconisée pour le blé tendre (référence ARVALIS).
En effet, le triticale talle abondamment et un semis trop dense n’améliore pas le rendement, au contraire, il augmente le risque de verse.
Ses besoins en azote sont également plus faibles : 2,6 kg par quintal, contre 3 kg/q pour le blé tendre.
La stratégie de désherbage reste comparable, bien que moins de produits soient homologués sur cette espèce.
En France, on estime que le rendement du blé a plus que triplé en 40 ans, un essor expliqué pour moitié par l’amélioration génétique et pour moitié par l’évolution des pratiques de cultures.
Chaque année, plus de 2 millions de tonnes de triticale, 450 000 tonnes d’avoine et 125 000 tonnes de seigle sont produites en France.
En France, on cultive le triticale dans deux grands bassins de production (Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire ainsi que Auvergne-Rhône-Alpes).
C’est sous sa forme grainière, et dans les zones d’élevage, comme le Massif-Central et la Bretagne, que le triticale est le plus cultivé.
| Céréale | Production Annuelle (tonnes) |
|---|---|
| Triticale | 2 000 000+ |
| Avoine | 450 000 |
| Seigle | 125 000 |
Les renseignements fournis dans ce document ne sont donnés qu’à titre indicatif et peuvent varier en fonction des conditions climatiques et écologiques ainsi que des techniques culturales.
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