Le quinquina, quina ou kina, a connu une transformation fascinante, passant du statut de médicament essentiel à celui d'apéritif apprécié. Négligé pendant plusieurs décennies, il revient aujourd'hui sur le devant de la scène, en sublimant son héritage.
Au sens premier, le quinquina est une écorce importée du Pérou depuis le 17ème siècle afin de soigner le paludisme et d’autres formes de fièvre. L'appellation même de la plante témoigne de son importance dans la culture locale.
L'introduction du quinquina en Europe est entourée de récits parfois contradictoires, entre histoire et légende. L'une des histoires les plus connues concerne Ana de Osorio (1599-1625), épouse du vice-roi du Pérou, Luis de Cabrera, 4e comte de Chinchón. Selon cette version, son mari aurait apporté le quinquina en Europe en 1632 et fait connaître ses vertus fébrifuges à la Cour d'Espagne, après que son épouse eut été guérie grâce à cette plante. Cette histoire est si célèbre que Carl von Linné, père de la taxonomie moderne, donna le nom de genre Cinchona à la plante (en oubliant le premier "h" du nom Chinchón).
Cependant, plusieurs historiens considèrent aujourd'hui que ce récit pourrait être largement mythifié. Les documents historiques attribuent un rôle déterminant aux missionnaires jésuites dans l'introduction et la diffusion du quinquina en Europe. En 1642, le père Alonso Messia Venegas fut chargé d'en emporter à Rome. La Compagnie de Jésus établit rapidement un véritable réseau de distribution à travers l'Europe. Chaque jésuite voyageant d'Amérique du Sud vers l'Europe emportait dans ses bagages de grandes quantités d'écorce de quinquina. Ce réseau efficace permit une diffusion rapide du remède à travers tout le continent. Dans les années 1650, le médicament était déjà connu dans les collèges jésuites de Gênes, Louvain, Lyon et Ratisbonne2. Selon d'autres sources, le quinquina n'aurait été rapporté du Pérou en Espagne qu'en 16384.
Ainsi, le «vin au quinquina» fut d’abord un breuvage médicinal, tonique et apéritif obtenu par macération de cette écorce et d’autres plantes dans du vin fortifié. De l’officine des apothicaires, il gagna vite le zinc des cafés, tandis que les médecins continuaient de le prescrire sur ordonnance aux estomacs fatigués.
L'efficacité du quinquina contre les fièvres intermittentes et notamment le paludisme (malaria) fit rapidement sa renommée. Au début du XIXe siècle, les chimistes français Pierre Joseph Pelletier et Joseph Bienaimé Caventou réussirent à isoler la quinine et la cinchonine, les principaux alcaloïdes du quinquina.
C'est à Java, dans les Indes néerlandaises (l'actuelle Indonésie), que la culture du quinquina connut son plus grand succès. Les Hollandais développèrent une agriculture savante qui leur permit d'établir pratiquement un monopole sur la production mondiale.
Face à l'amertume prononcée de la quinine, des pharmaciens et liquoristes eurent l'idée ingénieuse de la dissoudre dans du vin, adouci avec du sucre et aromatisé avec diverses plantes et épices. La transformation débuta par la création de toniques, à la frontière entre médicament et boisson de plaisir.
Une partie du succès des quinquinas s'explique par des campagnes publicitaires innovantes. Des affiches Art déco aux couleurs vives, créées par des illustrateurs de renom, ornaient les murs des villes françaises. Le fameux slogan "Dubo, Dubon, Dubonnet" a marqué plusieurs générations.
Le quinquina est une plante médicinale reconnue pour ses nombreuses vertus dans le domaine de la santé. Son principe actif, la quinine, serait en effet un remède contre les fièvres liées au paludisme. Grâce à sa composition riche en vitamines et minéraux, elle agit positivement sur le fonctionnement des organes vitaux et peut contribuer à prévenir diverses maladies et améliorer votre bien-être général.
Le quinquina (Cinchona spp.) est un arbre originaire des forêts humides d'altitude de la cordillère des Andes. L'écorce de quinquina était utilisée depuis des temps immémoriaux par les populations locales pour traiter différents maux, particulièrement les fièvres intermittentes.
Le quinquina rouge, dont le nom latin est Cinchona pubescens Vahl, est un petit arbre qui appartient à la famille des Rubiaceae. Ses fleurs sont blanchâtres et disposées en grappes au sommet des rameaux. Ses fruits sont des capsules ellipsoïdales et oblongues. Et son écorce, qui mesure 2 à 6mm d'épaisseur, est gris brunâtre à l’extérieur et d’un brun rouge foncé à l’intérieur. D’où le nom de quinquina rouge.
L’écorce du quinquina rouge est riche en alcaloïdes, dont la teneur varie de 5 à 8%. En particulier des alcaloïdes* quinoléiques, dont la quinine et la quinidine. Ces molécules sont connues pour leur action contre les fièvres liées au paludisme. Le principe actif du quinquina rouge, la quinine, a en effet été le premier grand médicament actif contre la malaria.
Le quinquina rouge est également un tonique amer, utilisé pour stimuler les sécrétions gastriques et l’appétit. De nos jours, le quinquina rouge est inscrit comme plante médicinale dans la liste A de la pharmacopée. Et la quinine entre dans la composition de médicaments considérés comme “médicaments essentiels” par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).
En France, dès la fin du XVIIe siècle, alors qu’une maladie identifiée plus tard comme le paludisme se propage, l’écorce de l’arbre à quinquina montre son efficacité. On raconte que le fils de Louis XIV, qui avait contracté la maladie lors de l’assainissement des marais de Versailles, fut guéri grâce à elle.
En 1820, deux chimistes français parviennent à extraire le principe actif principal : la quinine. Celle-ci devient alors le premier médicament efficace contre le paludisme.
Dans le cadre d’un usage interne, le Quinquina est aussi très efficace contre l’état grippal. Il est à noter que même si le paludisme a complètement disparu dans toute l’Europe, d’autres continents comme l’Afrique en souffrent encore. Chaque année, cette maladie entraîne 400 000 décès.
Renforcement des Défenses Immunitaires : Les gélules de quinquina sont réputées pour leur capacité à renforcer la résistance physiologique de l’organisme, particulièrement en période de conditions climatiques difficiles. Elles agissent en stimulant les mécanismes de défense naturels de notre corps, aidant ainsi à combattre les agents pathogènes et à prévenir les infections. En soutenant l’activité des macrophages, des globules blancs, ainsi que des lymphocytes B et T, le quinquina renforce notre système immunitaire et nous aide à rester en bonne santé, même face aux assauts de l’hiver.
Santé Gastro-Intestinale et Digestion : Outre ses bienfaits sur le système immunitaire, le quinquina est également bénéfique pour la santé gastro-intestinale. Son action favorise une digestion saine et équilibrée, aidant à prévenir les troubles digestifs tels que les ballonnements, les flatulences et les maux d’estomac. En soutenant la fonction digestive, les gélules de quinquina contribuent à maintenir un confort intestinal optimal, essentiel pour notre bien-être général.
Soutien de la Santé Nerveuse : Une autre vertu remarquable du quinquina est son effet bénéfique sur la santé nerveuse. En contribuant à la transmission de l’influx nerveux et à la contraction musculaire, le quinquina aide à maintenir un système nerveux sain et réactif. Cela peut se traduire par une amélioration de la concentration, de la coordination et même de l’humeur. En prenant soin de notre santé nerveuse, nous favorisons un équilibre mental et émotionnel essentiel à notre bien-être global.
Le Quinquina se décline en plusieurs formes : en vin, en décoction ou en médicament de synthèse. Quelle que soit la forme que vous choisissez, ce remède agit contre l’asthénie grippale, les états de fièvre et le paludisme.
Le Quinquina est aussi employé en usage externe. Grâce à ses propriétés fortifiantes, le Quinquina protège les cheveux contre la casse. En guise de soin capillaire, le Quinquina rouge est le plus adapté. De plus, ce remède est très facile à préparer. Et contrairement aux produits industrialisés, il est moins cher. En ce qui concerne la préparation, il vous suffit de faire bouillir de l’eau. À ébullition, incorporez les écorces et laissez infuser.
Si vous avez envie de confectionner votre propre vin de Quinquina, la préparation est facile. Commencez par mélanger les épices et le Quinquina. Les mettre dans l’alcool. Après 7 jours, faites chauffer le vin à l’intérieur d’une casserole. Incorporez ensuite le sucre. À l’aide d’une spatule, remuez doucement sans vous arrêter. À une température tiède, enlevez la casserole du feu. Versez par la suite la préparation dans le bocal. Y rajouter la solution alcoolique de Quinquina. Laissez macérer durant au moins 3 jours.
Voici quelques exemples de marques de quinquina :
La plupart des plantes aux vertus thérapeutiques ne sont pas adaptées au cours de la période de grossesse et de l’allaitement. Cette plante est également déconseillée chez les femmes dont les menstruations sont abondantes. Il est à noter que l’écorce de Quinquina peut entraîner des allergies chez les individus qui manifestent une intolérance à la quinine.
En cas de mauvaise utilisation, la quinine peut entraîner de graves conséquences sur la santé. Mal employée, la quinine peut avoir des effets secondaires graves sur la santé. En cas de surdosage, la quinine peut entraîner des effets secondaires. Ensuite, un excès de quinine peut entraîner la thrombopénie. Il s’agit de la quantité anormale de plaquettes dans le sang, qui risque de causer des hémorragies. Et enfin, un surdosage de quinine peut provoquer ce que l’on appelle la microangiopathie thrombotique.
Les contre-indications et les recommandations sont importantes à prendre en compte. Vu la forte concentration en quinine, cette plante peut entraîner des allergies de la peau, des saignements du nez voire des irritations de l'estomac.
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