Le sirop de Malabar évoque des souvenirs d'enfance pour beaucoup, avec son goût unique de chewing-gum rose. Cet article explore l'histoire de la marque Malabar, sa composition et comment il est fabriqué, ainsi qu'une recette maison pour créer votre propre sirop de Malabar.
L’aventure Malabar a débuté en 1958 lorsque la firme Kréma a lancé ce bubble gum en France.
Chaque chewing-gum était alors emballé dans un papier contenant une vignette.
Sous les intitulés ludiques « Le saviez-vous ?’, ‘Incroyable mais vrai !’ et ‘C’est la vie… », la marque distillait des petits récits.
Ces vignettes étaient l’œuvre de Robert Ripley, créateur du journal Believe It or Not.
Malabar lance sa première véritable série de vignettes en 1959.
En 1969, dix ans après le début de la fabrication du célèbre chewing-gum, Monsieur Malabar fait son apparition.
Crée par le dessinateur Jean-René le Mouing, Monsieur Malabar de son nom, en jette !
Il en sera l’égérie pendant près d’un demi-siècle.
C’est aussi en 1969 que les tatouages font leur apparition pour nous ravir.
Les aventures de Malabar (rebaptisé plus tard « Monsieur Malabar ») se sont longtemps déclinées sur des vignettes contenues dans l’emballage, sous la forme de courtes bandes dessinées.
De très nombreux dessinateurs se sont succédé pour créer des vignettes.
Malabar est présent à la télévision depuis 1975.
Depuis 1975, la marque est présente à la télévision dans des spots de publicités.
En mars 2011, la mascotte « Monsieur Malabar » est remplacée par « Mabulle », un chat noir arborant des lunettes et une cravate jaune brodée du « M » de Malabar.
Ce choix est justifié par un repositionnement de la marque vis-à-vis d'un public plus jeune et moins adolescent, un proche du dossier déclarant : « Il n'y avait plus de lien entre M. Malabar et son public. Il avait peut-être pris un rôle trop autoritaire sur les enfants ».
Cette décision est la conséquence de plusieurs études de marketing, Mabulle étant déjà l’emblème d'autres sucreries de la marque dans le sud de l'Europe et en Turquie.
En 2011, Monsieur Malabar prend sa retraite après 42 ans de bons et loyaux services.
Son successeur ne sera autre que Mabulle.
Un chat noir à l’allure déjantée.
D’ailleurs, ce changement d’égérie n’a pas fait que des émules, bien au contraire !
Puisqu’à l’époque les internautes étaient nombreux à réclamer le retour de Monsieur Malabar.
Si bien que Le Figaro a notamment pu titrer « Mabulle a assassiné Malabar ».
Enfin, en mai 2017, un grand nombre de marques de confiserie de Mondelez, dont Malabar et l'usine qui la fabrique, sont revendues par Mondelez et regroupées dans une entreprise créée pour l'occasion, Carambar & Co, détenue par une holding, CPK, dans laquelle le fonds d'investissement français Eurazeo est majoritaire.
Aujourd’hui, Malabar conserve une renommée et un succès incontestables.
Et ce, peu importe les générations !
Ainsi pas moins de 20 000 Malabar sont mâchés chaque jour.
Voici un aperçu des mascottes emblématiques de la marque Malabar à travers le temps :
| Période | Mascotte | Description |
|---|---|---|
| 1969 - 2011 | Monsieur Malabar | Un grand blond musclé qui aidait les enfants contre certains adultes malveillants. |
| 2011 - Aujourd'hui | Mabulle | Un chat noir avec des lunettes et une cravate jaune. |
Le Malabar, comme tout chewing-gum, est constitué d’une base élastique, insoluble dans l’eau et non ingérée, à laquelle sont ajoutés, dans un malaxeur, sucre, sirop de glucose, arômes et colorants.
Chaque gomme a sa formule spécifique, que son fabricant tient jalousement secrète.
La gomme de base est strictement réglementée : elle est soit d’origine végétale, soit obtenue par synthèse, soit mixte.
Dans sa composition, très complexe, entrent différentes gommes et des substances d’addition, telles que résines, cires, antioxygènes ou conservateurs.
Cettte composition varie selon le type d’articles : tablettes, dragées, gomme à claquer (bubble gum).
Les arômes les plus courants sont la menthe (poivrée ou douce), le menthol et la chlorophylle.
À l’origine de ce produit, qui occupe une place quelque peu à part au sein de la confiserie de sucre : le chicle, gomme obtenue à partir d’une plante de la famille des sapotacées, originaire du Mexique, abondante dans les plaines sablonneuses de Tlaxcala, de Huamantla et d’Apan, et que les Indiens baptisèrent yerba del chicle.
L’extraction de cette gomme était pratiquée par les indigènes bien avant que n’apparût le chewing-gum.
Elle se faisait de façon artisanale : « Ils commencent par moudre l’herbe qu’ils ramassent, puis ils la pressent pour concentrer ensuite le jus par le moyen de la chaleur, jusqu’au degré de densité voulu.
Ils versent ensuite la substance dans des moules, d’où elle sort en se refroidissant en forme de maquettes ou pains qui sont ainsi livrés au commerce.
Les Mexicains avaient coutume de mâchonner de petites bandes de cette gomme tout au long de la journée.
Les Indiens d’Amérique du Nord mâchaient, quant à eux, la gomme du sapin.
Et certains Américains eurent l’idée de mélanger cette gomme avec de la cire d’abeilles.
Ce fut le cas de John B. Curtis, qui, en 1848, lança la première gomme à mâcher, the State of Maine Pure Spruce Gum.
Le même, en 1850, commercialisa des gommes de paraffine parfumées, qui rencontrèrent un plus grand succès.
Néanmoins, c’est du Mexique que vint le chewing-gum…
En effet, chassé de son pays par la révolution, en 1869, et ayant choisi de s’exiler aux États-Unis, le général Antonio López de Santa Anna (1794-1876) s’installa dans une maison de Staten Island (New York), avec, dans ses bagages, une abondante provision de chicle.
Il espérait que cette gomme pourrait devenir un substitut du caoutchouc et… faire sa fortune.
En revanche, Thomas Adams (1818-1905), Américain du New Jersey installé à Brooklyn, qu’il avait chargé de traiter l’affaire, conserva le stock de gomme lorsque le général, amnistié, rentra au Mexique.
Ayant remarqué une fillette mâchant de la parafine White Mountain dans une pharmacie et se souvenant de l’habitude des Mexicains de mastiquer du chicle, il renonça à la transformation de celui-ci en caoutchouc synthétique souhaitée par le général et à laquelle il s’était essayé sans succès.
Il déposa, en 1871, un brevet pour une machine destinée à la fabrication de la gomme à mâcher, et créa, avec son fils Horatio, dans le cadre de son entreprise Adams & Sons (2), une gomme pure à base de chicle, sans parfum, façonnée en bâtonnet et enveloppée dans un papier de couleur.
L’accueil réservé à l’Adams New York Gum, « Snapping and Stretching », vendue dès 1871 dans les pharmacies au prix d’un penny la pièce, fut tel que la firme se mit à en vendre par millions et que, pour répondre à la demande, une immense usine modèle fut construite.
Dès lors, Thomas Adams expérimenta divers parfums - à commencer par la salsepareille.
Et en 1884, il lança son premier article parfumé, l’Adams’ Black Jack, aromatisé à la réglisse, lequel fut aussi le premier chewing-gum façonné en bâtonnets, forme qui est parvenue jusqu’à nous.
Le succès fut immédiat- une popularité que le Black Jack allait conserver jusque dans les années 1970.
En 1888, un nouveau chewing gum, Tutti Frutti, fut la première gomme à mâcher vendue dans une machine distributrice, et ce dans une station de métro de New York City.
Devenue la plus importante fabrique de chewing gum du pays, la firme d’Adams s’unit, en 1899, à six des plus gros producteurs de chewing gum des États-Unis et du Canada, pour détenir le monopole de cette production (3).
Inévitablement, d’autres « fabricants » n’avaient pas tardé à s’intéresser au produit, qui pouvait se présenter sous diverses formes : bonbons, pastilles, etc.
Certains apportèrent même des améliorations.
Ainsi, en 1880, John Colgan inventa un procédé pour que le chewing gum conservât son goût plus longtemps.
D’autre part, l’ajout au chicle d’un sirop de glucose aromatisé à la menthe revient à un certain Williams J. Whit, qui lança le Yucatan Chewing Gum.
Quant à William Wrigley Jr., pionnier de la publicité pour le chewing-gum au tout début du XXe siècle, il allait contribuer à l’essor de sa consommation dans le monde entier.
En 1914, il créa la marque Wrigley Doublemint.
Le chewing-gum fut introduit en Europe en 1917, avec l’arrivée en France des troupes du général Pershing ; son succès fut immédiat, mais il ne dura pas.
Le goût de la gomme à mâcher ne s’y implanta véritablement que lors de la Seconde Guerre mondiale, à la faveur de la venue des troupes américaines, et elle s’y fit, à partir des années 1950, presque autant d’adeptes qu’outre-Atlantique.
Un homme participa largement à cet engouement : C. E. Parfet, agent général pour l’Europe de la société américaine Beechnut.
Voici une recette simple pour préparer votre propre sirop de Malabar à la maison.
Conseils:
Ce sirop est idéal pour parfumer vos boissons, gâteaux et entremets. Il fera le bonheur des enfants lors des goûters d'anniversaire.
Il existe également des sirops de Malabar commercialisés, comme ceux de la marque Monin.
Ingrédients:
Préparation:
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