Les glands, fréquemment écartés de nos cuisines en raison de leur amertume et de leur réputation toxique, cachent en réalité un trésor gastronomique. Ces fruits, accessibles dans nos jardins et forêts, deviennent les vedettes d’une recette originale et savoureuse.
Le gland, souvent considéré comme non comestible à cause de sa forte teneur en tanins, est en fait un fruit mal compris. Ces composés naturels, essentiels pour la protection de l’arbre, confèrent aux glands une amertume prononcée et peuvent être nuisibles en grandes quantités, engendrant des troubles digestifs et renforçant leur réputation de toxicité.
Cependant, cette perception est en partie erronée. Les tanins, bien qu’amers, ne sont pas intrinsèquement nocifs en petites quantités et se retrouvent dans de nombreux aliments comme le vin ou le thé. Le secret pour apprécier les glands réside dans leur préparation : en les trempant ou en les faisant bouillir, on peut efficacement éliminer les tanins, réduisant ainsi l’amertume et transformant ces fruits en un ingrédient savoureux et comestible.
Avant de consommer les glands, bien qu’ils soient comestibles, il est essentiel de les débarrasser de leurs tanins comme nous l’avons vu précédemment. Entailler l’enveloppe extérieure des glands et les cuire à l’eau bouillante pendant 15 minutes. Les concasser en morceaux grossiers, et les faire cuire une vingtaine de minutes. Répéter l’opération en renouvelant l’eau jusqu’à ce qu’ils aient perdu leur amertume. L’eau de cuisson est marron, elle redevient claire en l’absence de tanins, signe que les glands sont prêts à être consommés.
Pour accélérer le procédé, les amérindiens ajoutaient à l’eau une grosse poignée de cendres de feu de bois. La potasse contenue dans la cendre est capable de capter les tanins.
Les glands peuvent être consommés tels quels, mais sont légèrement plus fades que les châtaignes. Toutefois, il suffit de les assaisonner pour sublimer leur saveur ! Le genévrier, par exemple, se marie particulièrement bien à sa saveur. Autre solution : les transformer en farine. Il suffit pour cela de les sécher au four, puis de les moudre. Enfin il est possible de stocker les glands en hiver dans un endroit frais et sec, et d’attendre leur germination au printemps.
Pour réaliser cette purée de glands, suivez ces étapes :
Une fois transformée en purée, les glands offrent une base polyvalente pour de nombreuses recettes. Cette préparation méticuleuse révèle les saveurs cachées de ce fruit du chêne, le transformant en une pâte savoureuse et polyvalente.
Voici quelques idées pour utiliser votre purée de glands :
Les glands peuvent être utilisés de diverses manières en cuisine. Voici quelques exemples :
Avec ces recettes, vous pouvez explorer les saveurs uniques des glands et ajouter une touche originale à votre cuisine.
Il est possible de stocker les glands en hiver dans un endroit frais et sec, et d’attendre leur germination au printemps.
L’écorce, les tiges et les feuilles sont réputés astringents. Attention car cela peut impacter l’absorption de médicaments mais aussi de divers nutriments. Pour les bains, faire bouillir une poignée d’écorce par litre d’eau et laisser réduire de moitié. Quant aux feuilles, elles se prennent également en décoction : utiliser une poignée par litre, faire bouillir à légère ébullition 10 minutes puis laisser infuser 10 min.
Les bourgeons possèdent aussi des propriétés en gemmothérapie : ils permettent de lutter contre la fatigue, stimulent la corticosurrénale, sont un tonique général et sexuel. Le bourgeon frais cueilli au début du printemps peut-être mis en macération dans un mélange de solvants alcool/glycérine végétale/eau (au 1:20e). Après macération et filtration, on obtient le macérât glycériné. vous trouverez également des préparations toutes faites en magasin biologiques et en pharmacie.
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