La codéine est une substance extraite du latex du pavot somnifère (Papaver somniferum) appelé aussi pavot à opium. Depuis l'arrêté du 12 juillet 2017, une cinquantaine de médicaments contenant de la codéine sont délivrés uniquement sur ordonnance en France.
La codéine est principalement prescrite dans le cadre d'une toux sèche ou de douleurs aigües voire chroniques. Ce médicament contient un antitussif, la codéine. Ce médicament n'est à administrer qu'aux horaires où survient la toux. Par exemple pour une toux ne survenant que le soir, une prise unique peut suffire.
Substance issue du pavot, la codéine est un antalgique et un antitussif puissant. Un médicament loin d'être anodin délivré uniquement sur ordonnance.
Il est important de noter que le 7 novembre 2024, ce médicament est en arrêt de commercialisation. Il n’est plus disponible en pharmacie ou ne le sera bientôt plus. Si vous devez prendre ce médicament, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien qui pourront vous conseiller un autre traitement.
La codéine agit en bloquant les signaux de la douleur. "En s'accrochant sur les récepteurs aux opioïdes présents dans le système nerveux central et en se transformant en morphine (à hauteur de 10 %), la codéine va diminuer la transmission de l'information de la douleur, explique le pharmacologue.
Elle va également agir sur d'autres zones du cerveau - notamment sur le circuit de la récompense, la régulation des émotions, etc. - et avoir un effet décontractant et déstressant qu'il faut éviter de rechercher. En effet, la codéine n'est pas un bon anxiolytique, somnifère ou antidépresseur.
La codéine est transformée en morphine par une enzyme dans le foie. La morphine est la substance qui produit les effets de la codéine. Certaines personnes possèdent des variantes de cette enzyme, ce qui peut avoir un impact différent selon les personnes. Ainsi chez certaines d’entre elles, la codéine n'est que très peu ou pas du tout transformée en morphine par l'organisme. La codéine administrée n’aura alors pas d'effet sur leur toux. D’autres personnes sont plus susceptibles de ressentir des effets indésirables graves, car une très grande quantité de morphine est produite.
Ce médicament est pris de préférence au moment où survient la toux, en respectant un intervalle de 6 heures entre les prises.
Une cuillère à soupe (15 ml) contient 19 mg de codéine.
Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Se conformer strictement à la prescription médicale.
Pour ouvrir le flacon, il faut tourner le bouchon sécurité-enfant en appuyant.
La prise régulière et prolongée de codéine (une des substances actives de ce médicament) peut entraîner une addiction et un mésusage donnant lieu à un surdosage pouvant entrainer le décès. Ne prenez pas ce médicament plus longtemps que nécessaire. Ne donnez pas ce médicament à une autre personne.
Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
Le CMDh a également approuvé la recommandation du PRAC de contre-indiquer la codéine chez les patients connus comme étant des métaboliseurs ultrarapides des substrats du CYP2D6.
Ce médicament est généralement déconseillé en association avec l'alcool.
Ce médicament n'est pas adapté au traitement de la toux grasse, qui est un mécanisme de défense normal de l'organisme permettant l'évacuation des mucosités présentes dans les bronches.
La toux est un symptôme qui peut révéler de nombreuses maladies : consultez votre médecin si elle persiste plus de quelques jours.
Ce médicament contient un opioïde faible qui expose à un risque d'accoutumance et de dépendance. Chez les personnes dépendantes aux opioïdes ou ayant des antécédents d'abus ou de dépendance à d'autres substances, le traitement devra être de courte durée et sous surveillance médicale stricte.
Des particularités génétiques touchant un nombre significatif de personnes sont susceptibles d'être à l'origine d'un effet variable de la codéine. Il peut s'agir d'un moindre effet antitussif (environ 7% de la population caucasienne) ou au contraire d'un risque de surdosage survenant malgré une posologie normale (jusqu'à 29 % des Africains). Si vous constatez un soulagement insuffisant ou des effets indésirables gênants (confusion mentale, somnolence intense, difficulté à respirer), n'hésitez pas à en parler avec votre médecin.
Des précautions sont nécessaires en cas d'hypertension intracrânienne et chez les personnes sans vésicule biliaire.
Évitez la prise de boissons alcoolisées pendant le traitement.
Ce médicament peut induire une somnolence, parfois intense chez certaines personnes. Cette somnolence peut être augmentée par la prise d'alcool ou d'autres médicaments sédatifs. La conduite et l'utilisation de machines dangereuses sont fortement déconseillées, surtout dans les heures qui suivent la prise du médicament.
Ne pas traiter par ce médicament une toux grasse.
Ce médicament contient 2 % de vol d'éthanol (alcool), c.-à-d. jusqu’ à 235 mg par dose, ce qui équivaut à 6 ml de bière, 3 ml de vin par dose. Dangereux en cas d'utilisation chez les sujets alcooliques.
Ce médicament contient 9,5 g de saccharose par dose.
Ne prenez pas PADERYL 0,1 POUR CENT, sirop tant que vous allaitez.
Majoration par l'alcool de l'effet sédatif des antitussifs centraux. Majoration de la dépression centrale.
Attention aux incompatibilités avec vos traitements en cours.
Ce médicament antitussif contient un dérivé opiacé (la codéine) et un extrait de plante.
Les règles de prescription des médicaments contenant de la codéine sont renforcées pour éviter les risques de mésusage : depuis le 1er mars 2025, la prescription de ce médicament doit être faite sur une ordonnance sécurisée. De plus, la durée maximale de prescription de la codéine est réduite à 12 semaines (3 mois). Une nouvelle ordonnance est nécessaire si le traitement doit être poursuivi au-delà de ces 3 mois.
Ce médicament ne doit pas être associé avec l'oxybate de sodium : risque de dépression respiratoire.
Il peut interagir avec les antalgiques qui contiennent de la nalbuphine, de la buprénorphine, de la pentazocine, de la naltrexone ou du nalméfène.
Informez par ailleurs votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez un médicament sédatif (notamment un tranquillisant ou un somnifère de la famille des benzodiazépines), un neuroleptique, un antidépresseur (tel que la duloxétine, la fluoxétine ou la paroxétine), un anticoagulant oral, un antiépileptique, ou un médicament contenant de la quinidine, du bupropion, du cinacalcet ou de la méthadone.
De plus, de nombreux médicaments antalgiques contiennent de la codéine. Leur prise conjointe expose à un risque de surdosage et à une augmentation des effets indésirables.
L'utilisation de la codéine et de ses dérivés (codéthyline, pholcodine) ne doit être envisagée chez la femme enceinte qu'en cas de nécessité, en effet :
Il est donc important de signaler à l'obstétricien la prise éventuelle de codéine ou d'un de ses dérivés, afin que ces risques puissent être prévenus par une surveillance et un éventuel traitement adapté.
Le passage de la codéine dans le lait maternel est faible aux doses usuelles, mais des effets toxiques pour le nourrisson ont été observés dans de très rares cas. En conséquence, ce médicament est contre-indiqué pendant l'allaitement.
Les effets indésirables suivants peuvent survenir :
| Effet Indésirable | Description |
|---|---|
| Constipation | Difficulté à évacuer les selles |
| Somnolence | Envie excessive de dormir |
| Nausées | Sensation de malaise avec envie de vomir |
| Vomissements | Rejet du contenu de l'estomac |
| Vertige | Sensation de perte d'équilibre |
| Bronchospasme | Contraction des bronches causant des difficultés respiratoires |
| Réaction allergique cutanée | Éruption, démangeaisons, rougeurs |
| Ralentissement de la respiration | Respiration plus lente et superficielle |
| Abus | Utilisation excessive et non médicale du médicament |
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice.
La survenue d'effets indésirables possibles est un élément important à surveiller lors de la prise de codéine.
Un surdosage en codéine est susceptible d'entraîner la mort. "Le surdosage va engendrer des troubles de la vigilance.
L'alcool augmentant l'effet de la codéine, il est fortement recommandé d'éviter d'en consommer lorsqu'on prend ce type de médicament. "Le danger est de potentialiser les effets indésirables des deux substances et de développer des troubles de la vigilance, de l'équilibre voire une dépression respiratoire, prévient le Pr Authier.
Un surdosage peut entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé.
Un médicament contenant de la codéine n'est pas anodin. Une utilisation prolongée peut engendrer un phénomène d'accoutumance voire de dépendance. Aussi, il est important d'en discuter avec son médecin et de l'utiliser uniquement dans le strict cadre de la prescription. "Il faut être vigilant quant à la finalité d'usage de la codéine et la délivrance du traitement, confie le spécialiste.
La codéine est un opioïde faible qui expose à un risque d'accoutumance et de dépendance. Chez les personnes dépendantes aux opioïdes ou ayant des antécédents d'abus ou de dépendance à d'autres substances, le traitement devra être de courte durée et sous surveillance médicale stricte.
Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes.
Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus.
L'autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament.
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