La boulangerie, un art ancien, repose sur des ingrédients clés dont le sel et la levure jouent des rôles cruciaux. Leur interaction est souvent source de confusion pour les boulangers amateurs et professionnels. Il est donc essentiel d’explorer comment ces deux composants interagissent pour influencer le processus de fermentation et le goût du pain. Plongez dans l’univers fascinant de la panification où sel et levure s’affrontent et collaborent pour sublimer vos pains.
La farine est l’ingrédient de base. Ses qualités ont une influence directe sur le pain. Elle lui donne son goût, sa couleur et sa consistance et détermine aussi la texture de la mie et de la croûte. L’eau sert à lier la farine avec les autres ingrédients et à dissoudre le sel. Elle permet la formation de la pâte et joue un rôle majeur dans sa qualité.
Pour 100 kg de farine, les proportions sont, en moyenne, de 62 litres d’eau, 2 kg de levure et 1,8 kg de sel.
La levure, un champignon microscopique, est essentielle à la fabrication du pain. Elle fermente les sucres présents dans la pâte, produisant du dioxyde de carbone et de l’alcool, ce qui fait lever la pâte. Cette fermentation crée des bulles de gaz qui rendent le pain léger et moelleux.
Trois types de levures sont couramment utilisées :
La levure de boulanger est un champignon microscopique d’origine naturelle.
Le sel apporte non seulement de la saveur, mais joue également un rôle crucial dans la panification. Il influence la texture, l’arôme et la durée de conservation du pain. De plus, il agit comme un agent osmoprotecteur, régulant la fermentation en contrôlant la croissance des cellules de levure. Le sel augmente la ténacité de la pâte.
Lorsqu’il est ajouté à la pâte, le sel perturbe l’équilibre osmotique à l’intérieur des cellules de levure. Le sel attire l’eau hors des cellules, provoquant une déshydratation. Cette réaction, connue sous le nom de stress osmotique, n’est pas immédiate.
Un mythe persistant est que le sel tue la levure. La réalité est que, bien qu’à des concentrations élevées, le sel puisse déshydrater et potentiellement endommager les cellules de levure, les quantités normales utilisées en boulangerie n’ont pas cet effet. Au contraire, lorsque le sel est ajouté correctement, il assure une fermentation réussie et un bon développement du goût.
Sachant que dans 1 gr de levure il ya entre 10 et 20 milliards de champignons unicellulaires.
Il est généralement recommandé de ne pas dépasser 2% du poids de la farine en sel. À ce niveau, le sel ne nuit pas à la levure et peut même renforcer son action.
En règle générale, on recommande d’utiliser environ 2 % du poids de la farine en sel.
L’incorporation du sel dans la pâte à pain est en moyenne de 20gr / kg de farine ou 30 gr par litre.
Il est recommandé d’éviter que le sel ne soit en contact direct avec la levure avant l’hydratation. Cela peut entraîner une déshydratation de la levure par absorption de son humidité. Pour y remédier, il est conseillé d’incorporer le sel séparément ou d’attendre que la levure soit déjà activée dans l’eau avant d’ajouter le sel. Il est préférable d’éviter le contact direct entre le sel et la levure avant son hydratation. En effet, le sel peut déshydrater la levure en absorbant son humidité, ce qui ralentit sa fermentation. Pour obtenir une pâte bien levée, il est donc conseillé d’incorporer le sel séparément ou d’attendre que la levure soit activée dans l’eau avant de l’ajouter.
Un sel bien dosé aide à exalter les saveurs du pain. Il agit non seulement comme un exhausteur de goût, mais aussi comme un moyen de prolonger la fraîcheur du produit. La présence de sel influence également la texture du pain. En régulant le taux d’hydratation dans la pâte, il aide à former le réseau de gluten, garantissant une structure aérée. Cela est primordiale pour obtenir une croûte croustillante et une mie moelleuse.
Etant très hygroscopique, il va retenir l’humidité et conserver ainsi à la mie son moelleux.
Les boulangers sont encouragés à expérimenter différentes méthodes d’incorporation du sel et de la levure. Chaque recette, en fonction de son type et de sa finalité, peut exiger un ajustement des quantités de sel et de levure. Il est crucial de comprendre le rôle de chaque ingrédient et son effet sur la fermentation.
Le sucre est un allié de la levure boulangère lorsqu’il s’agit de faire lever la pâte. Il sert de source d’énergie rapide pour la levure, qui le transforme en dioxyde de carbone et en alcool, créant ainsi des bulles qui rendent le pain léger et aéré. On pense souvent qu’ajouter une petite quantité de sucre permet d’accélérer la fermentation et d’optimiser la levée. Cela peut aider mais ce n’est pas indispensable.
La vérité scientifique : Les faibles concentrations de chlore dans l’eau du robinet sont rarement suffisantes pour affecter les levures utilisées en boulangerie maison. Dans la majeure partie des cas, l’eau du robinet convient parfaitement aux recettes de boulangerie fait-maison. Ce qui est plus discutable pour la production de pain à une échelle industrielle qui demande de garantir une qualité constante.
Il ralentit le blanchiment de la pâte : la farine contient des pigments caroténoïdes responsables de la teinte crème de la pâte(et plus tard de la mie) ainsi que des enzymes appelées lipoxygénases. Celles-ci, associées à l’oxygène apporté au cours du pétrissage, provoquent la destruction des pigments ainsi que certaines substances favorables au bon goût du pain.
| Ingrédient | Rôle Principal | Effets sur la Pâte |
|---|---|---|
| Levure | Fermentation | Fait lever la pâte, produit du CO2 et de l'alcool |
| Sel | Contrôle de la fermentation, exhausteur de goût | Régule l'hydratation, renforce le gluten, améliore la texture et la conservation |
tags: #sel #et #levure #de #boulanger #rôle
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic