Orelsan, dans son dernier album Civilisation, met sa ville natale à l'honneur avec une référence particulière : la sauce "Magic Beau Gosse".
«Cinq heures du mat sur le port, un dernier shot. C’est pour ma ville, sauce Magic beau gosse.» Pourvu qu’elles sortent de la bouche d’Orelsan, ces deux phrases valent toutes les publicités du monde.
Depuis, le restaurant tenu par la famille Pourmand voit ses ventes augmenter de 30%. Ali, co-gérant, confie au micro de RTL: "J'ai des clients qui viennent un peu de partout, de Marseille, de Belgique".
Il faut dire que la sauce "Magic Beau Gosse" est une institution caennaise. Ce mélange maison et secret de sauce blanche et samouraï est une recette travaillée depuis plus de 20 ans par la famille à la tête du kebab.
Pour Paul, client du restaurant, elle s'impose comme une évidence. Pour l'occasion, le restaurant a même sorti des sweats pour son personnel avec le refrain d'Orelsan.
C’était déjà un kebab incontournable de la place de Caen. Mais depuis qu’Orelsan chante les louanges de sa fameuse sauce « Magic beau gosse », Esmaeil, dit « le druide », et sa smala ont basculé dans une tout autre dimension.
Au pied de la tour Leroy, phare symbolique du port de Caen, le dernier album de la nouvelle star du rap a fait double buzz. Le double effet Du propre, le troisième titre de Civilisation.
Ahmad, le deuxième d’une fratrie de trois frères, entre Ali, l’aîné, et Hamid, le benjamin, sourit : « C’est fou, trois clients sur quatre nous parlent de la chanson. Orelsan est passé le jour même de la sortie de l’album. Nos réseaux sociaux se sont enflammés. La fréquentation a fait un bond de 30 %. Le jour de la sortie, nos portables ont craqué tellement on avait de messages, mes frères et moi. » Leur kebab est une affaire de famille.
Leur père Esmaeil, dit « le druide » avec sa longue barbe blanche, est le grand manitou de cette « success story ». « Les gars, ça va être du lourd ! L’histoire est belle. Elle commence en Iran, que la famille quitte en 1996 pour Caen et « une meilleure vie » .
Les parents montent un premier kebab, à deux pas de la gare en 2000 : La Panthère rose. C’est là, bien avant de déménager côté port (en 2005), qu’ils font connaissance du jeune Aurélien Cotentin, le futur Orelsan.
« Un garçon charmant. Son grand copain Ablaye habitait au-dessus de notre restaurant », raconte le papa. « Il nous a appelés un mois avant la sortie de l’album pour nous dire : « Les gars, ça va être du lourd ! » », enchaîne Ahmad.
« Ce qui nous arrive, c’est la récompense d’années de labeur », conte Esmaeil. Du mardi au lundi matin, son kebab ferme à peine les paupières. La famille cultive l’art de la discrétion. Mais aux premières loges de l’agitation noctambule, elle sait y faire.
Outre la sauce, n’importe quel client se fait appeler « beau gosse » ou « belle gosse ». A priori, le retentissement n’est pas près de s’essouffler. Si l’équipe arbore déjà des sweats et casquettes à l’effigie du papa et en écho à la chanson, Orelsan envisagerait une déclinaison « Magic beau gosse » pour sa ligne de vêtements.
Et d’intégrer le kebab dans un futur clip. Pour envoyer la sauce, rendez-vous au Magic Beau Gosse, un restaurant installé depuis 2005 à proximité du port de Caen.
« Cinq heures du mat' sur le port, un dernier shot, c'est pour ma ville, sauce Magic Beau Gosse ». Il aura suffi d’une phrase dans « Du propre », la troisième chanson de l’album Civilisation d’Orelsan pour voir les ventes dans un kebab de Caen, la ville dont est originaire le rappeur, exploser.
Selon Ahmed Pourmand, qui tient le kebab « Magic Beau Gosse », « c’est une publicité inespérée, ça a été l'euphorie sur les réseaux sociaux. On a bien augmenté de 30% la fréquentation... surtout en cette période de crise sanitaire. »
Il faut dire qu’Orelsan fréquente ce kebab depuis près de 20 ans, avant même de devenir célèbre, rappelle Le Parisien. Ahmad Pourmand a témoigné auprès du journal : « C’est une histoire incroyable. Tout est parti d’un délire entre nous. Orel nous a promis un soir qu’il ferait quelque chose sur nous. On se disait, au mieux, que, pour rire, il parlerait de nous un jour dans une interview. Mais, pas du tout. Là tout à coup, on se retrouve dans une des chansons les plus écoutées sur Deezer. Il y a des dizaines de milliers de gens qui vont chanter le nom du resto dans les salles de concert ! C’est fantastique », qui évoque « des nouveaux clients qu’on n’avait jamais vus et qui nous ont découverts grâce à cette chanson ».
Désormais, précise le journal, les gérants attendent que le rappeur vienne leur passer le bonjour, lui qui devrait revenir à Caen pour les fêtes. « Il serait question qu’ils tournent certaines images du clip ici ! », dit Ahmed.
Orelsan a raconté dans une interview à Konbini : « Quand il servait les kebabs au début il disait "un peu de sauce magique, beau gosse ?" et dans Caen, tout le monde a commencé à appeler le kebab Magic Beau Gosse ».
L’institution locale est en tout cas en passe de devenir une institution nationale. Civilisation, le quatrième album d’Orelsan, est devenu disque d’or avant même sa sortie, grâce à un habile système de préventes collector.
Il a également signé le meilleur démarrage pour un disque du rap français, battant les records de PNL. Au total, selon les chiffres du Syndicat National de l'Edition Phonographique (SNEP), il a vendu plus de 230 000 exemplaires de son album, double disque de platine.
Il était déjà une référence du kebab à Caen, mais depuis qu'il figure dans les paroles du rappeur normand Orelsan, il est devenu une institution. "Merci Beau gosse !", "Avec plaisir. Vous revenez quand vous voulez !"
C'est devenu l'emblème du restaurant : un surnom affectueux donné à tous les clients qui passent manger un kebab en face de la Tour Leroy. La promesse d'un moment chaleureux que son fondateur, Esmaeil, a eu à cœur d'instaurer dès le début.
Pour Esmaeil, sa femme et ses trois fils, qui connaissent Orelsan et Ablaye depuis l'enfance, c'est une belle preuve de reconnaissance. "Après vingt-deux ans, il nous donne de la force, c'est génial", se réjouit Ahmad, le fils.
En réalité, leur aventure caennaise commence à un kilomètre de là, rue d'Auge, près de la gare. Deux ans plus tard, en 2000, alors qu'Esmaeil ne trouve pas d'emploi à Alençon, la famille décide de déménager à Caen, avec une idée en tête : ouvrir un restaurant.
Quelques coups de pinceau plus tard, La Panthère rose voit le jour, rue d'Auge, en hommage à la couleur donnée aux murs. Au départ, les journées sont longues et fatigantes. Debouts dès 9 heures et parfois jusqu'à 3, voire 4 heures du matin, Esmaeil et sa femme travaillent d'arrache-pied pour faire marcher leur affaire.
Après s'être fait un petit nom près de la gare, ils déménagent en face de la Tour Leroy, en 2005, pour se rapprocher du centre-ville. Mais là-bas, la concurrence est rude.
"Au départ, les marges étaient minces, alors on a commencé à amplifier nos horaires d'ouverture", se rappelle Ahmad. On en revient d'ailleurs aux paroles d'Orelsan, qui, dans Du Propre, rend hommage à la ville de Caen.
Car s'il y a bien une chose qui fait l'essence du Magic Beau Gosse, c'est ça : les produits frais et le fait maison. Le kebab qu'ils proposent se présente comme un "mix de cultures" et de saveurs, inspirées de la cuisine iranienne.
La viande, la sauce... Au fur et à mesure, le kebab grandit, le succès s'installe et les mythes se créent. Il y a d'abord celui de la fameuse sauce magique, citée dans l'album du rappeur normand.
Puis vient l'idée du pain pita en forme de cône, un visuel propre à la maison, qui se différencie des pains en forme de briques rectangulaires style tacos qu'on voit d'habitude.
Pour des raisons financières, la famille a parfois pensé à passer à l'industriel, mais à chaque fois, Esmaeil a refusé. "Dans un métier, il est important qu'il y ait de l'amour.
Alors qu'ils avaient toujours tout fait entre eux, en famille, Esmaeil et ses fils décident de prendre du renfort et d'embaucher des salariés à partir de 2013. Puis, aux alentours de 2017-2018, la famille se constitue en société SARL (Société à responsabilité limitée).
"Mon père, ma mère, Ali, Hamid et moi. Aujourd'hui, Esmaeil se dit fier de la reconnaissance qu'ils ont obtenu. "Tout l'amour qu'on reçoit, les messages de soutien, c'est mieux que l'argent.
Eloigné de la broche depuis quelques années, Esmaeil reste le visage du Magic Beau Gosse et ne se tient jamais trop loin du restaurant. Au cœur de Caen (Calvados), à deux pas du bassin de plaisance, Arthur se marre.
En classe de seconde au lycée Dumont d’Urville, il connaît par cœur l’habituelle réplique d’Ahmad Pourmand qui prend la commande du kebab derrière le comptoir. « Beau gosse, belle gosse… Papa accueillait toujours ses clients avec sa formule. Je continue… »
Le tout est généralement accompagné de « sauce magique », à la recette tenue secrète et devenue emblématique. Au point de donner son nom au restaurant, Magic beau gosse, propulsé sur le devant de la scène caennaise à la faveur d’un discret hommage signé Orelsan, alias Aurélien Cotentin, un des rappeurs les plus en vue du moment.
Parmi les clients du kebab qui ouvre de jour comme de nuit depuis 2005, l’ancien étudiant de l’Ecole de management de Normandie fait depuis longtemps figure d’habitué. « Aurel. Son vrai prénom, c’est Aurélien. Un adorable garçon. Il arrivait tard, on rigolait bien ensemble », raconte Esmaeil Pourmand, le père d’Ahmad.
À Caen (Calvados), comme l’explique Ali Reza Pourmand-Safa, co-gérant de l’établissement familial, la sauce magic beau gosse est la combinaison de deux préparations maison : une sauce blanche et une sauce samouraï - parsemée de poudre de sumac - une épice orientale.
La spécificité du Magic Beau Gosse vient aussi de sa broche faite maison, composée de viande de poulet mariné dans laquelle se glissent des tranches de poivrons rouge et vert ainsi que quelques lamelles de citron. De quoi rendre unique l’élément principal de ce mets qu’on pourrait manger tous les jours sans se lasser.
Une fois cuite, la viande est donc couverte de sumac, avant d’être déposée, selon votre préférence sur une pita classique - car il est difficile de trouver un boulanger qui fait des pitas - ou dans un pain tout droit sorti du four.
À part le pain, tout est ici fait maison, et on reprend les ingrédients pour garnir tout ça : en plus de l’incontournable salade-tomate-oignons (frits et faits maison), s’ajoutent les produits précédemment cités sur les frites et, encore un élément fait maison à base de marinade sucrée, le cornichon. Sans oublier, vous l’aurez deviné, la légendaire sauce magique beau gosse.
Ahmad lui-même ne connaît pas le secret de son père, qui met à exécution dans son coin chaque matin le trésor dont lui seul détient la clé. Tout ce que l’on sait, c’est que la magique beau gosse est composée de sauce samouraï et de sauce blanche faites maison par « le grand druide ».
Mais je n’ai pas dit mon dernier mot, et je pense avoir discerné une petite partie de ce secret si bien gardé : du cumin et du sumac, jamais cités concernant la magique beau gosse. Bon, accrochez-vous bien, à force d’insister j’ai réussi à faire sortir le boss des beaux gosses de son silence : « Le secret de ma sauce ?
La fameuse sauce magic beau gosse vantée par Orelsan dans son dernier album. "En plus des anciens, il devrait y avoir de nouveaux beaux gosses et nouvelles belles gosses qui viendront goûter la sauce et reviendront à n'importe quelle heure", prédit il. Pour celles et ceux que ça intéresse, le "Magic beau gosse" est ouvert tous les jours à partir de 11h00 sauf le lundi.
Dans la chanson "Du propre" il parle notamment de la sauce "magique beau gosse". La spécialité du kebab caennais du même nom situé face à la tour Leroy.
Faite maison à base de sauce blanche, de sauce samouraï et d'autres ingrédients secrets, la sauce "magique beau gosse" c'est aussi l'identité du restaurant.
Ahmad, est un des gérants de l'établissement, créé par son père, en 2005. Il l'a repris avec ses frères et pour toute la famille, cette dédicace musicale est une fierté.
"La sauce a une vraie histoire, depuis le début mon père appelait tous ses clients beaux gosses et belles gosses et il disait que sa sauce était spéciale alors quand on a repris le restaurant avec mes frères on l'a rappelé "Magic beau gosse"", explique-t-il.
"En entendre parler de manière aussi positive et en association avec la ville de Caen, c'est génial", poursuit Ahmad. Il précise que son pèreétaittrès ému quand il a écouté la chanson et vu toutes les réactions.
"À ses débuts ça avait été assez difficile donc c'est une vraie victoire", souligne Ahmad. Orelsan est venu manger plusieurs fois dans son restaurant, avec Ablaye, un de ses producteurs et acolytes de toujours. "Un mec gentil et normal", décrit Ahmad.
"On savait qu'il allait parler de nous, on avait eu des échos mais on ne savait pas comment ni dans quelle chanson", raconte le gérant, tout sourire.
Le château, le stade d'Ornano, l'hippodrome de Caen, Orelsan vient de publier ce jeudi son dernier clip : "Du propre". La fameuse chanson où il vante la sauce magique de son kebab préféré.
Le succès de « Magic beau gosse » est une affaire de famille. Le papa Esmaeil fait tous les jours la fameuse sauce « Magic », quand les enfants (de gauche à droite : Ahmad, Hamid, Ali) sont aux fourneaux et au service.
La popularité du restaurant a grimpé en flèche depuis la citation d’Orelsan. Le kebab « Magic Beau Gosse » de Caen voit sa fréquentation et ses ventes augmenter depuis qu’il a été mentionné dans une chanson d’Orelsan.
| Période | Augmentation de la Fréquentation | Facteur Clé |
|---|---|---|
| Après la sortie de "Du propre" | 30% | Mention de la sauce "Magic Beau Gosse" par Orelsan |
| Période de crise sanitaire | Augmentation significative | Publicité inespérée grâce à la chanson |
Le restaurant Magic Beau Gosse à Caen est devenu une institution grâce à sa sauce unique et à la mention d'Orelsan.
Ahmad et Ali Pourmand devant le Magic Beau Gosse à Caen
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