En quelques années, l’offre de la cuisine japonaise s’est développée de manière exponentielle. Des sushis, bien sûr, mais aussi des ramens fumants, des gyozas, du poulet karaage, des bentos nappés de tonkatsu, des menus omakase… Jamais les échanges culinaires entre la France et le Japon n’ont été aussi intenses ! Il y en a pour tous les budgets : de l’adresse de luxe jusqu’à la pause déjeuner pour salaryman pressé. Découvrez notre guide ultime des meilleurs restaurants japonais de Paris mettant à l'honneur tous les visages de cette gastronomie singulière et délicate. Et comme on dit là-bas : Itadakimasu !
Voici une sélection des meilleurs restaurants japonais de Paris, chacun offrant une expérience unique et authentique :
Au rez-de-chaussée du palace Cheval Blanc, dans un cocon boisé calme comme un temple shaolin, Arnaud Donckele et Maxime Frédéric se frottent aux nipponités de Takuya Watanabe. Le résultat ? Une incroyable épopée iodée en 17 étapes où les plats s’assemblent devant nous dans une chorégraphie millimétrée. Des sushis au sommet du game parisien sont escortés de bouillons, accords et desserts élaborés par les deux chefs français.
Où ? 8 quai du Louvre, Paris 1er
Un comptoir de marbre dans une salle inox où Takuya Watanabe, maître sushi à l'origine de l’inoubliable Jin, propose des handrolls, ces makis XXL, qui plient la concurrence. Si l'on n’était pas déjà debout pour manger, on se lèverait pour applaudir ces produits en or : grains nacrés de riz tiède, soja maison et surtout du poisson de première bourre ciselé, tel le thon rouge bluefin ou le maigre de ligne.
Où ? 71 rue de Seine, Paris 6e.
Vers la Madeleine, Chiho Murata et Ignasi Elias ont ouvert le premier barbecue japonais qui propose des wagyus d’exception. On jette soi-même sur le grill des tranches millimétriques de bœuf de Kobe ou de bœuf Matsusaka, encore plus persillé et jusque-là inédit en Europe. Inutile de mâcher, tout fond sur la langue ! Chez Marie Akaneya, on apprend que la viande peut être une sensation plus qu’une matière !
Où ? 12 rue Godot-de-Mauroy, 75009
Derrière le comptoir inox, en capitaine de marmites fumantes, Keiko Matsui (Togo de son nom de jeune fille) envoie ses bols d’or de sobas so bonnes, chaudes ou froides, aux recettes pas vues partout : pâtes au radis blanc râpé et porc pané ; igname et œuf ; aubergines frites et prune salée… Pour un resto de ramen, les entrées sont loin de faire de la figuration. Les aubergines frites marinées dans un délicat dashi fondent délicieusement sous la langue. Et on était à deux doigts d’intercepter l’assiette de sushis de maquereau, riz heshiko et radis qui nous est passée sous le nez.
Où ? 33 rue Saint-Roch, Paris 1er.
On avait bien aimé la première adresse de Sho Miyashita et Jérémy Mégaly, un izakaya un peu déglingue qui faisait le grand écart entre bouffe de rue et recettes plus chiadées. Pour leur nouveau resto, ils continuent leur greffe de la junk food nippone en France mais ne proposent cette fois que du 100% friture. A la carte : tonkatsu (porc pané), karaage (poulet frit) et tempura de daurade servis dans un bol (donburi) ou pas. Il y a évidemment un mot japonais pour ça : l’agemono.
Où ? 60 bd Voltaire, Paris 11e.
Le chef Akiyoshi Yuichiro, débarqué de Fukuoka, vous fait découvrir le chakaiseki. Il s’agit d’une succession extrêmement codifiée d’assiettes qui aboutissent à la dégustation du thé au matcha préparé selon la méthode traditionnelle. Comme dans le kaiseki, le repas gastronomique, le chef, qui travaille devant son public avec des gestes d’horloger, doit varier les cuissons, les ingrédients et la vaisselle à chaque étape.
Où ? 59 rue Letellier, Paris 15e.
Suite au tragique décès de son créateur Shunei Kimura en juin 2022, cette adresse au design nordique reprend du service sous l’égide de Chizuko Kimura, sa veuve, et de la fine lame Takeshi Morooka.
Où ? 3 rue Audran, Paris 18e.
Une façade large comme un homme et une carte qui tient sur un verso d’A4 mais une immense adresse pour les amateurs de ramens, où le chef Makoto Saegusa délivre un bouillon d’anthologie. Cette dinguerie épaisse presque crémeuse, sapide et réconfortante qu’on boit jusqu’à la dernière goutte s’accompagne de splendides nouilles fabriquées du matin.
Où ? 41 rue Sainte-Anne, Paris 1er.
Après Udon Bistro, Stand Tora et Onigiri Bar, Masafumi Nomoto continue son ascension de la rue Villedo à l’enseigne de ce Charbon hardi et ardent. Dans la salle, un savant mélange de bistrot 1900 (miroirs piqués, moulures et crédence faïencée) et d’izakaya moderne.
Où ? 5 rue Villedo, Paris 1er.
Quand il n’est pas sur Insta à expliquer au commun des mortels comment servir le saké ou prendre ses baguettes, Go Sato, aidé par sa mère, propose dans son izakaya une bombe de poulet karaage, une escalope Label rouge craquante, juteuse et iodée par des algues nori.
Où ? 4 rue de Port-Mahon, Paris 2e.
Sho Miyashita et son comparse Jérémy Mégaly dépotent avec cet izakaya décomplexé aux murs grattés, banquettes en skaï et hip-hop à balle. Au menu, un mélange qui déménage de japonités nerveuses et de junk food désinhibée comme l’okonomiyaki, l’omelette japonaise lestée de chou blanc, poireau, mayo et sauce bulldog ou l’aile de raie vapeur à émietter et plonger dans une sauce ponzu au chili oil ou kiffant tonkatsu pané aux Doritos.
Où ? 82 rue de la Folie-Méricourt, Paris 11e.
Ne vous fiez pas à ses lambris style Leroy-Merlin et à sa clim’ volumineuse à l’étage bas de plafond : cette cantine japonaise est le véritable coffre aux trésors de Little Tokyo !
Où ? 7 rue des Moulins, Paris 1er.
Une adresse brute et chic tout en pierres à vif et baies vitrées où se pressent (pas de résa possible) les cadres du coin. Depuis la cuisine ouverte, les maîtres ramens envoient des balles de bols comme ce toripota, un butyreux bouillon de poulet plus riche que Bernard Arnault dans lequel flottent nouilles, œuf mollet, algue nori et deux tranches de porc braisé. Un délice sapide et velouté.
Où ? 29 rue d'Argenteuil, Paris 1er.
Le décor s’oublie, la qualité reste. Car une fois que vous aurez fait le plein de photos de cette reproduction Instagram des anciennes halles aux poissons de Tokyo (poissons en plastique dans des caisses en polystyrène, faux pavés, serveurs en mareyeur), vous aurez quand même envie de revenir plonger, baguettes les premières, dans les ramens iodés proposés ici. Notre chouchou ? Le « paitan de daurade royale » avec émietté de daurade grillée, tamago (gros œufs mollets marinés) et chashu de porc fermier basque de chez Peïo Errecart.
Où ? 12 rue de Richelieu, Paris 1er
Frédérique Picallo, Benjamin Tremoulet et Marwane Rizk ont importé avec succès le concept de kissaten, mélange typiquement japonais de salon de thé, coffee shop et sandwicherie.
Où ? 62, rue de Vaugirard, Paris 6e.
Nanyo Kurihashi et Terutaka Izumi, passés par Issé et par là, ont planté leurs couteaux aux abords de la place d’Aligre et c’est une bonne nouvelle pour les amateurs de sushis qui ne veulent pas faire seppuku leur PEL. Au déjeuner, leur frais bento de sashimi et nigiri de thon, daurade, maquereau, crevette, saumon et riz, avec wasabi et gingembre laminé ne nous mène pas en bateau.
Où ?
Fresques pop, carrelage de boucherie et ambiance pétaradante… Pas de rigorisme nippon au menu de cet izakaya de poche où Kenji Hoori turbine le midi des donburi plein pot, de tendres hiyayakko (tofu lové dans un tartare d’algues) ou des quatuors de gyozas. Le soir, l’ambiance monte encore d’un cran avec des tapas nocturnes à base de joufflus inari (petits sacs de tofu fourrés de riz et pickles) ou de soupe miso éclatante… à faire couler avec des jajas nature.
Où ?
Impassible derrière son comptoir béton de cette petite salle minimaliste, devant un public de huit convives baguettes aux aguets, Isao Horai, qui prend la relève du légendaire Masayoshi Hanada, compose une formidable symphonie nipponne aux notes toujours justes : sushis préparés minute (barbue, encornet-yuzu, trio de thon…) ; makis thon-caviar ; suaves encornets enlaçant un raisin blanc.
Où ? 5 rue Rameau, Paris 2e.
Cette adresse brutaliste au sol bétonné, pierres à vif et silence de sanctuaire trace une voie très personnelle dans le paysage gastronomique nippon de la capitale. D’abord avec le menu omakase du maître kyotoïte Daisuke Endo, scotchant par son esthétique, sa maîtrise et sa palette aromatique (comme ce turbot cuit à la vapeur de saké et asperges blanches plongées dans un dashi de miso blanc).
Où ? 37 rue de Montpensier, Paris 1er.
Ce décor austère, avec comptoir sombre en merisier, grosses pierres apparentes et silence de cathédrale seulement troublé par le cliquetis des baguettes, sert d’écrin monacal à la cuisine lumineuse et allègre du chef Katsutoshi Kondo. Délicat tartare de crevettes et calamar crus, extatique tataki de filet de bœuf mariné au yuzu kosho, ou encore boulettes de poulpe, lamelles de chou-fleur cru et profond dashi.
Où ? 8 rue Casimir-Delavigne, Paris 6e.
Késako un shokudo ? Cela peut se traduire par une cantine, un réfectoire. Un lieu sans chichis où harponner des plats du quotidien. Au menu de cette émanation parisienne du genre, une vingtaine de tapas à prix plancher : du karaage suintant, des donburi poulet panko au riz de Niigata ou des sashimis fondants sous la langue.
Où ? 154 rue du Faubourg-Saint-Antoine, Paris 12e.
Voilà une discrète adresse, ouverte en 2017 par Yujiro Yagi et Julien Beaudoux, qui propose une délicate cuisine nippone hyper variée. Le midi, on pioche dans une carte format bottin parmi 35 (rien que ça !) menus : chirashi, sashimis, tempura… Au dîner, on monte en gamme avec un menu omakase carré ou une ribambelle de petites assiettes cuisinées avec talent.
Où ? 8 rue de Ventadour, Paris 1er
La déco chicos signée Studio KO invente l’izakaya de luxe avec ses tables marbrées, ses luminaires en osier et ses banquettes à motifs paon, tandis que la cuisine envoie une offre unique entre inspi nipponne à la sauce Lignac, sushis de compète et plats introuvables à Paris comme ces oursins marinés au tosazu.
Où ? 25 rue du Dragon, Paris 6e.
Dans un espace poli et pocket, on trouve des tables à touche-touche pour une quinzaine de paires de fesses, quelques luminaires à filaments et, en guise de déco, deux trois bouteilles de saké. Depuis le petit comptoir en bois blond, le docteur ès sushis au sourire malicieux nous débite une douzaine de nigiris plutôt bien troussés.
Où ? 55 boulevard des Batignolles, Paris 8e.
Depuis 2005, l’adresse de Katsuki Sakurai a satellisé très haut la nouille soba, façonnée et découpée par ses soins tous les jours. Parfaitement cuites, elles se mangent froides nappées d’une sauce soja (mori soba), sésame (gomadare) ou escortées de tempura. En version chaude, on les retrouve avec quelques noix de Saint-Jacques nacrées (hanamaki soba) ou dans un bouillon léger avec du canard et des poireaux.
Où ? 22 rue Saint-Benoît, Paris 6e.
Ni luxueuse ni sacralisée, simplement gourmande, voilà une discrète adresse, très prisée de la diaspora nipponne, qui se fond dans la masse des bouis-bouis pseudo japonais (ceux baptisés d’un nom de ville… méfiance) de la rue de la Roquette.
Où ? 43, rue de la Roquette, Paris 11e.
1958… Telle est la date de naissance de Takara, ni plus ni moins le plus vieux restaurant japonais de Paris ! Et rien ne semble avoir changé depuis : ni les tables à touche-touche, ni les estampes cramponnées au mur, ni le kimono des serveuses. Outre le folklore, cette adresse mythique nous délecte d’une cuisine ultra-précise comme le shabu shabu, un délicieux bouillon d’algues kombu où faire mijoter soi-même fines lamelles de bœuf ; plateau de sashimis ou donburi à l’anguille.
Où? 14, rue Molière, Paris 1er.
Une petite cantine couloir discrète comme un ninja agoraphobe où Akiko Nakada, la taulière passée du tourisme à la popote, cuisine sa spécialité, le curry nippon, plus doux que la recette indienne. Elle le décline en version légumes, poulet, bœuf dans une épaisse et revigorante sauce bien épicée. La formule pré-inflation comprend du thé à volonté et un délicieux mochi maison.
Où ? 26 rue de Chabrol, Paris 10e.
| Restaurant | Adresse | Spécialité |
|---|---|---|
| Hakuba | 8 quai du Louvre, Paris 1er | Sushis gastronomiques |
| Takuto | 71 rue de Seine, Paris 6e | Handrolls |
| Marie Akaneya | 12 rue Godot-de-Mauroy, 75009 | Barbecue Wagyu |
| Echizen Soba Togo | 33 rue Saint-Roch, Paris 1er | Sobas |
| Haikara Deep Fried | 60 bd Voltaire, Paris 11e | Friture Japonaise (Agemono) |
| Chakaiseki Akiyoshi | 59 rue Letellier, Paris 15e | Chakaiseki |
| Menkicchi | 41 rue Sainte-Anne, Paris 1er | Ramen |
| Takara | 14, rue Molière, Paris 1er | Cuisine japonaise traditionnelle |
| Ika | 26 rue de Chabrol, Paris 10e | Curry Japonais |
Entre les buffets à volonté et les bouibouis japonais pas toujours très frais, on reste trop souvent sur notre faim à Paris. Chez Time Out, on a pensé à vous et on vous a dégoté les meilleures tables pour déguster ce met délicieux et toutes sortes de spécialités nippones. Et comme on dit là-bas : Itadakimasu !
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