Le Stade Français prépare activement la saison prochaine, malgré un avenir encore incertain. Dans ce contexte, l'arrivée et le rôle de Rory Kockott au sein du club parisien suscitent un intérêt particulier.
Rory Kockott a souvent été à l’image de l’actuelle classe politique française : insaisissable. D’abord, sur un terrain où sa puissance et son sens du jeu lui ont souvent permis d’échapper à ses adversaires, même les plus coriaces. Ensuite, au quotidien, celui qui est né à East London, en Afrique du Sud, a régulièrement désarçonné son entourage.
L’international français, fidèle à son tempérament imprévisible, est aussi celui qui a déjà pris sa retraite de joueur à deux reprises. Une première fois en 2022 avec le club tarnais avant de rechausser les crampons pour dépanner.
Avec Castres, Kockott a gagné deux titres de champion de France, disputé une finale de Top 14 et est devenu international français. Bref, il a laissé une empreinte.
À Paris, le demi de mêlée a débarqué à l’été 2023 en qualité de joker Coupe du monde et n’a disputé qu’une seule saison. "C’est vrai, mais j’ai découvert ici un groupe qui avait faim, qui avait envie de progresser, qui était intelligent et plein de finesse, et qui possédait un potentiel de croissance immense. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir."
Cette année-là, le club de la capitale s’est arrêté en demi-finale, battu de deux petits points par l’Union Bordeaux-Bègles. "Nous n’étions pas bien préparés pour ce rendez-vous. Dans ses propos perce ce léger goût d’inachevé, cette faim intacte qui l’a rapatrié à Paris pour boucler la boucle.
Pourtant, il aurait pu continuer l’aventure. Laurent Labit, alors encore manager des Soldats roses, lui avait proposé d’ajouter une saison de plus à sa longue carrière de joueur. Fin de non-recevoir. Retour à la case Afrique du Sud, où il installe son épouse et ses trois filles.
Et quand le nouvel entraîneur principal Paul Gustard lui confie son envie de travailler avec lui, l’étincelle s’allume. "C’est ma femme qui m’a poussé à accepter. Elle me connaît mieux que personne. Elle savait qu’au fond de moi, j’en avais envie. J’ai donc dit oui pour l’aventure humaine, pour développer tout le potentiel de ce groupe. Quand j’étais joueur à Paris, c’était déjà ma volonté. Toujours en disant la vérité à mes partenaires ou aux entraîneurs. Seulement, parfois, la vérité, elle ne passe pas bien."
Passé par le club parisien la saison passée en tant que joueur, l'ancien demi de mêlée Rory Kockott pourrait intégrer le staff du Stade Français cet été. Rory Kockott a intégré le staff technique du Stade français en qualité d’entraîneur de la défense.
La saison dernière, l'international français (38 ans, 11 sélections) était sorti de sa retraite sportive pour apporter à Paris son expérience sur le terrain (19 matches, 12 titularisations). Cette fois, l'ancien entraîneur de la défense de Castres (2022-2023) pourrait rebondir à Jean-Bouin en tant que coach adjoint de Gustard.
Comme évoqué il y a plusieurs semaines, Rory Kockott rejoindra bien le staff parisien la saison prochaine selon L’Équipe. L’ancien demi de mêlée, qui a terminé sa carrière de joueur en 2024 dans les travées de Jean Bouin, sera en charge de la défense.
Rory Kockott met l'accent sur l'importance de l'éducation dans le rugby et la manière dont les individus sont traités, joueurs comme staff. "Il y a quelque chose de différent que je sens", explique-t-il, suggérant une approche plus humaine du coaching.
Il s'inspire de grands entraîneurs qui ont marqué le rugby par leur vision et leur capacité à faire évoluer les choses, citant notamment Ronan O'Gara, l'actuel coach Rochelais, et les entraîneurs sud-africains.
Il dément par ailleurs les anecdotes sur des réveils à 6h du matin pour les réunions, mais confirme que la discipline est au cœur de sa philosophie, une discipline qui dépasse le cadre du rugby.
Au temps de leur rivalité, ces deux-là se sont parfois parlés fort dans la bouche, sur le terrain, comme en équipe de France lorsqu’ils luttaient pour la même tunique. "Mo" avait évidemment le talent de jouer jusqu’à 39 ans, comme moi j’ai pu le faire. Mais il n’en a pas eu envie. Je lui ai dit en arrivant que le problème, c’est qu’il n’avait pas les couilles pour continuer." Il éclate alors de rire.
Désormais, chaque jour, ils partagent le même open space. Entre eux, les échanges sont nombreux. "On a réussi à créer des choses. Parfois, ce n’est pas facile quand tu prends de l’âge. On y met beaucoup d’émotions. Mais nous sommes dans la construction et la compréhension entre nous est vraiment très bonne. Moi, j’ai l’obligation d’appréhender des choses défensivement pour que l’attaque de "Mo" soit bonne. Lui, il doit voir des choses en attaque par rapport à ma défense. Comment jouent les équipes adverses ? Quelles sont leurs habitudes, leurs systèmes tant en attaque qu’en défense ? Ce qui est important pour nous, ce sont les fondamentaux, ceux que nous mettons en place. C’est là que nous discutons beaucoup. Si moi, je vois des choses qui sont difficiles à défendre, je lui en parle. Si lui voit des choses concernant mon secteur, il me fait des suggestions et on travaille dessus. Souvent, dans un staff, chacun reste dans son domaine de compétence. Ce n’est pas ma façon de fonctionner. J’aime la relation humaine.
Le début de saison du Stade Français est jugé intéressant par Rory Kockott, avec une place de dauphin au classement avant cette nouvelle journée. Cependant, il reconnaît la fragilité de la situation et la longueur du Top 14.
Face à un adversaire de taille comme le Stade Rochelais, il souligne l'importance de retrouver les bases du jeu et de ne pas offrir de points faciles. La gestion des phases de jeu et la nécessité d'être chirurgical sont des points cruciaux travaillés cette semaine. "On donne trop de points sur des situations où nous ne sommes pas sous pression", regrette-t-il, témoignant de son exigence pour le reste de la saison. Sans oublier l'importance du jeu au pied face aux poteaux, il ne faut laisser aucun point s'envoler.
| Poste | Nom |
|---|---|
| Entraîneur en chef | Paul Gustard |
| Entraîneur de la défense | Rory Kockott |
| Responsable des trois-quarts (attaque) | Morgan Parra |
| Entraîneur de la mêlée | Perry Freshwater |
| Spécialiste du jeu au pied | Ian Vass |
En parallèle, le club continue de structurer son encadrement. L'Anglais Ian Vass, spécialiste du jeu au pied à Clermont, rejoindra son compatriote Paul Gustard. L'ancien demi de mêlée reviendra dans un club où il a évolué en tant que joueur en 2003-2004.
Il est acté que Morgan Parra, actuel responsable des trois-quarts, restera. Perry Freshwater, en charge de la mêlée de l'USAP, rejoindra le Stade Français comme révélé dès janvier.
Enfin, toujours d’après L’Équipe, le recrutement de Scott Crean a été officialisé.
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