Le pâté Hénaff, une institution bretonne, est bien plus qu'un simple pâté. Il incarne une tradition, un savoir-faire et une passion pour la gastronomie.
Au premier rang des aficionados de cette petite chose rose, moulée dans sa gelée, on retrouve les Bretons, qui consomment le Pâté Hénaff quasiment au biberon. Mais aussi leurs amis, puisque plus de la moitié des acheteurs des 32 millions de boîtes qui s’écoulent chaque année ont un lien avec la Bretagne. Et des artistes, des chefs ou des sportifs qui jouent les VIP sur son site.
Comme la sardine à l’huile, il déclenche une passion parfaitement incompréhensible pour le profane.
Pâté du mataf et des pique-niques parce qu’il s’emmène partout et se conserve des années (on dit même que, comme la sardine, il se bonifie en vieillissant), il est né du bon sens breton.
En 1907, Jean Hénaff, modeste paysan, construit à Pouldreuzic une conserverie pour conditionner petits pois et haricots verts. Pour compenser cette activité saisonnière, il décide en 1915 de mettre en boîte de la viande de porc. Il est l’un des premiers en France. Mais surtout, à la différence des charcutiers traditionnels, il utilise tout le cochon, y compris les jambons, filets et rôtis. Sa recette est toute simple : 96 % de viande, du fumet, du sel et un mélange d’épices, sur lequel on entretient encore le secret.
Ainsi depuis sa création, la famille Hénaff veille soigneusement sur son pâté, se transmettant l’entreprise depuis trois générations. Le culte est entretenu dans un petit musée, installé dans l’ancienne ferme familiale, à 800 mètres de l’usine. Seule la boîte change.
Dans les années 1960, l’entreprise la confie à un grand designer, Raymond Loewy, à qui on doit aussi le logo de LU ou le paquet de Lucky Strike. Le système d’ouverture s’améliorera également et la marque sera l’une des premières à faire de la publicité à la télévision.
Pionnière, la société Hénaff l’est aussi pour le suivi de ses produits. Les porcs proviennent uniquement d’élevages bretons. À leur arrivée à l’usine, les animaux sont laissés en bandes, pour éviter le stress qui nuirait à la qualité de leur viande.
Toute la chaîne de production a reçu les certifications les plus pointues, y compris l’agrément USDA, l’un des plus exigeants pour la sécurité des aliments et permettant notamment l’exportation aux Etats-Unis. Grâce à son système de traçabilité, on détermine ainsi en un quart d’heure le parcours d’une boîte, de l’éleveur au consommateur. Voilà qui aurait sûrement comblé Nicolas Appert, auteur, il y a tout juste deux cents ans, de l’art de la conserve.
Les puristes le mangent en tranches fines sur du pain, en en-cas ou en sandwich. Mais on peut également l’associer à un plat chaud (des frites, des haricots verts) ou le cuisiner. Il remplace par exemple le jambon ou les lardons, en dés dans une salade. Mixé, il peut farcir une tomate ou une pomme de terre. Emballé dans de la pâte feuilletée ou des feuilles de brick, on en fait un friand.
Bref, vous l’aurez compris, il est très simple de l’ajouter à vos recettes de tous les jours. En effet, au pâté traditionnel s’ajoute désormais une gamme bio !
Dans les grands classiques bretons et que ça plaise ou non, il y a le pâté Hénaff. Le pâté du mataf. Ensuite je n’en ai plus trop mangé pendant longtemps et maintenant j’en ai à peu près toujours dans mes placards, grâce à mon partenaire de vie. Pour le coup j’ai donc ressorti le fameux ouvrage et cuisiné un gratin de chou au pâté Hénaff. Finalement, c’était très bien, je n’ai même pas raté le plat et tout le monde en a mangé. C’est mystérieux mais ça doit venir de la petite (et très chouette) histoire de ce gratin, cuisiné à la base sur le Penduick de Tabarly : après avoir lu ça cette recette me semblait idéale !
Une recette proposée par La Confrérie des Toqués de la Pomme de Terre. Une recette de Nathalie Beauvais (Le Jardin Gourmand à Lorient).
Et vous, vous le dégustez comment le Pâté Hénaff ?
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