Mangeons-nous trop et mal ? Les compléments alimentaires sont-ils utiles pour notre santé ? Acheter en vrac en toute sécurité, est-ce possible ? L'eau que nous buvons contient-elle des microplastiques ? Cet article tente de répondre à ces questions.
Cheveux secs, ongles cassants, surmenage, nervosité, inconfort digestif, sommeil perturbé, manque de tonus, « kilos » en trop… autant de désagréments qui méritent d’être combattus, voire éliminés. Le vocabulaire les décrivant n’étant toutefois pas médical, ces problèmes pourraient sembler ne pas être du ressort de la médecine. Quant aux solutions proposées, elles ne relèvent pas davantage du vocabulaire pharmaceutique : cure détox, solution minceur, boosteur d’immunité, pack vitalité, complexe relaxation, élixir anti-âge, draineur hépatique… et ne nécessiteraient donc pas d’être achetées en pharmacie.
Pourtant, au-delà de ces formules pseudoscientifiques, il est bien question de santé. Alors pourquoi ne pas en parler à son médecin ? Pourquoi ne pas demander systématiquement conseil à son pharmacien ? La réponse réside dans la perception de ces désordres par le consommateur : il estime qu’ils découlent d’un simple « déséquilibre alimentaire ». Un rééquilibrage par des compléments alimentaires devrait donc suffire.
Depuis plusieurs années, en réponse à une demande croissante des consommateurs, les produits vendus en vrac ont conquis les rayons des magasins.
L’eau est loin d’être le seul aliment dans lequel on a retrouvé des microplastiques. Du lait aux coquillages en passant par les fruits et les légumes, leur présence dans notre environnement est omniprésente. Avant 2015, on retrouvait du bisphénol A dans les bonbonnes d’eau, les biberons, les tickets de caisse, les ustensiles de cuisine en plastique. Les résines en contenant étaient également utilisées pour tapisser l’intérieur des boîtes de conserve ou des canettes.
Le problème est que le bisphénol A peut dans certaines conditions se détacher des chaînes produites par polymérisation, et donc passer des contenants au contenu. En 2017, le comité des États membres de l’Agence européenne des produits chimiques a identifié officiellement le bisphénol A comme perturbateur endocrinien. Les industriels commercialisant les produits concernés ont donc dû la remplacer par des substances chimiques possédant les mêmes fonctions technologiques. Le dioxyde de titane utilisé en tant qu’additif alimentaire (E171) a été interdit en France puis en Europe suite aux dernières évaluations des agences sanitaires.
Vous aimeriez que vos enfants aient une alimentation plus équilibrée mais ils refusent de manger des légumes et réclament sans cesse des bonbons et des sodas ? Vous n’arrivez pas à leur faire aimer vos bons petits plats ?
Le repère de cinq fruits et légumes par jour est important car ces aliments sont riches en vitamines, fibres et minéraux et donc indispensables pour la bonne croissance de vos enfants, tout comme les produits laitiers (lait, fromage, yaourt…), les céréales et les légumineuses. S’il est important de transmettre à vos enfants de bonnes habitudes alimentaires, il ne faut surtout pas les mettre au régime. Cela pourrait être dangereux pour leur santé et leur évolution.
Il est préférable de respecter les quantités suivantes, estime la Dre Laurence Plumey:
Veillez donc à proposer chaque jour à votre enfant viande (poisson ou œuf), légumes, féculent, laitage ou fromage et fruit au dessert.
Non ! Les besoins énergétiques des deux sexes ne commencent à se différencier qu'à partir de la puberté. Il faut alors compter un écart de 300 à 500 calories entre les filles et les garçons - la masse musculaire est plus développée chez ces derniers. Jusqu'à l'âge de 10 ans environ, le contenu de l'assiette des filles et des garçons (en termes de calories et protéines) est identique.
Légumes et fruits sont excellents pour la santé et c'est la recommandation actuelle du PPNS - Programme national nutrition santé. Reste cependant à savoir ce que représente une portion ! Pour vous repérer plus facilement, une portion = environ la taille du poing (de l'enfant ou de l'adulte). D'après la Dre Laurence Plumey, 5 = 2 fruits et 3 portions de légumes.
Le Crédoc - Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie - réalise tous les trois ans des études sur les comportements et consommations alimentaires en France (CCAF). Ces dernières démontrent une modification des comportements alimentaires des enfants et des ados. Les chiffres suivants ont été rappelés lors du dernier congrès annuel de la Société de pédiatrie en juin.
| Période | Consommation de lait (3-5 ans) | Enfants sous le BNM (3-5 ans) | Enfants sous le BNM (6-8 ans) |
|---|---|---|---|
| 2010 | 237 ml par jour | 4% | 20% |
| 2016 | 202 ml par jour | 20% | 37% |
Entre 2010 et 2016, la consommation de lait chez les 3 à 5 ans est passée de 237 ml par jour à 202 ml. D'où un manque de calcium. Le taux des enfants en dessous du BNM (besoin nutritionnel moyen) est passé de 4 à 20 % chez les 3 à 5 ans, et de 20 à 37 % chez les 6-8 ans.
La baisse de la diversité alimentaire est, elle aussi, continue : 45 % des enfants de 3 à 17 ans consomment moins de deux portions de fruits et légumes par jour (la recommandation est de 5).
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