Le monde des porcs sauvages est vaste et diversifié, englobant différentes espèces adaptées à des environnements variés. Cet article explore les noms et caractéristiques de ces fascinants animaux, de leurs origines à leur rôle écologique.
Distribution géographique des sangliers dans le monde
C’est vers 6500 av-JC, au Proche-Orient, que les premières tentatives de domestication du porc auraient eu lieu. Certains hommes ont trouvé préférable de parquer les bêtes dans des enclos plutôt que de compter sur la chasse. L’entreprise avait du potentiel puisque 9000 ans plus tard, il existe pas moins de 90 races de porc pour 200 variétés à travers le monde.
Il existe en France certaines races locales, régionales en voie de disparition. Ces espèces dîtes rustiques bénéficient donc de programmes pour tenter de les préserver. Mais quelle race donne les meilleurs saucissons ?
Parmi les races notables, on trouve :
Souvent appelé cochon sauvage africain ou porc sauvage, le phacochère commun est un animal qui vit dans la savane africaine. On peut aussi rencontrer une autre espèce en Afrique, le phacochère de Somalie (Phacochoerus aethiopicus), aussi appelé phacochère du désert.
Phacochère commun mâle
Légèrement plus petit qu’un sanglier, le phacochère reste un mammifère massif, qui mesure à l’âge adulte jusqu’à 80 cm au garrot, 1,60 m de longueur et son poids peut atteindre 100 kg pour le mâle et 75 kg pour la femelle. Cet animal à pattes courtes revêt des poils clairsemés noirs ou marron sur la totalité du corps. Son échine et son dos portent une épaisse et longue crinière tandis que sa grande queue se termine par un pinceau.
Sur les côtés de la tête, les mâles arborent des zones calleuses, excroissances suborbitales de 15 cm de diamètre, qui leur sont bien utiles pour amortir les chocs lors de combats territoriaux. Composées de tissu conjonctif cartilagineux, ces 3 paires de verrues faciales s’associent au pelage hirsute pour protéger les phacochères des blessures lorsqu'ils recherchent de la nourriture dans des zones épineuses.
Mâles et femelles possèdent 2 défenses qui ne sont autres que des canines à croissance continue. D’une longueur de 60 cm environ chez les sujets les plus âgés, elles sortent largement de la gueule de l’animal et pointent vers le ciel. Elles représentent un symbole de statut chez les mâles. Plus les défenses sont longues et recourbées, plus le phacochère est respecté car perçu comme dominant.
Le phacochère commun colonise les savanes et les forêts d’Afrique australe. Au gré des sous-espèces, on le rencontre dans de nombreux pays tels que le Sénégal, le Congo, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, l’Angola, la Tanzanie, la Mauritanie, la Namibie, l'Afrique du Sud, le Botswana ou le Zimbabwe. On le croise long des régions côtières et en montagne (jusqu’à 3 000 m sur le Kilimandjaro).
Le phacochère commun préfère les boisements ouverts ainsi que les semi-déserts d'Afrique. Il évolue également dans les milieux boisés ayant été défrichés pour les pâturages.
Le cochon sauvage est herbivore mais peut adopter un régime omnivore si nécessaire. C’est un excellent fouisseur qui récupère une bonne partie de sa nourriture dans la terre. Le phacochère se nourrit de bulbes, de racines, de tubercules qu’il déterre sans difficulté avec son groin puissant. Il se nourrit aussi d’herbe, d’écorces, de baies et de fruits.
Le suidé est parfois considéré comme un fléau agricole car il peut occasionner d’importants dégâts dans les cultures. En cas de pénurie de végétaux (sècheresse), le mammifère se rabat généralement sur des œufs, des insectes, des petits rongeurs, des serpents et même des charognes.
Lorsque le soleil se couche et que la température baisse, cet animal diurne se retire dans son terrier pour dormir. Toutefois, lors de chaleur caniculaire, il peut se reposer le jour, et se rafraichir en se roulant dans de l’eau ou de la boue. Dans les régions où l’homme est très présent, le phacochère s’active davantage la nuit.
Famille de phacochères
Chez ce mammifère, le mâle évolue en solitaire tandis que la laie (femelle) vit avec ses petits. Les jeunes femelles restent en groupe mais une fois gestantes, elles partent fonder leur propre tribu. Un groupe peut comprendre une quinzaine de membres. Il est chapeauté par une matriarche, souvent la femelle la plus âgée et la plus grosse de toutes, qui prend les décisions concernant les déplacements et la sécurité. Son autorité n’est jamais remise en question, favorisant ainsi la cohésion au sein de la structure sociale.
Le phacochère ne présente pas de comportement territorial, les domaines vitaux des différents groupes pouvant se chevaucher. Chez cette espèce polygame, les 2 sexes s'accouplent avec plusieurs partenaires.
Les femelles sont fertiles 4 à 5 mois après la saison des pluies et les naissances se produisent pendant la saison sèche. En période de reproduction, la femelle phacochère urine abondamment, de sorte que les mâles peuvent sentir son odeur à longue distance.
La gestation dure de 173 jours en moyenne, au terme de laquelle la laie met bas jusqu’à 7 petits. Elle abrite sa portée dans un terrier, l’allaite puis l’autorise à sortir au bout de 7 semaines environ. commence vers la 21e semaine mais les jeunes mâles continuent de vivre avec leur mère jusqu’à 2 ans (nous avons vu plus haut que les femelles partaient dès qu’elles étaient gestantes).
Les lions, lynx du désert (caracals), aigles, chacals, hyènes, pythons, léopards, guépards et lycaons représentent les principaux prédateurs du cochon sauvage africain. La mortalité des jeunes durant leur première année est d'environ 50%, due principalement à la prédation.
On constate des extinctions localisées de phacochères communs du fait de la sécheresse dans certaines zones, du recul constant de leur habitat et de la chasse. Le phacochère se révèle aussi très sensible au virus de la peste bovine qui a causé la mort de 80% de sa population dans certaines zones de son aire lors des épidémies de 1981 à 1985.
Bien que le phacochère ne soit pas considéré comme une espèce menacée, il n’est pas une espèce protégée. Sa chasse est même autorisée et souvent argumentée par la crainte qu’il puisse transmettre des maladies. L’espèce est en effet susceptible de contaminer les élevages de porcs domestiques avec la peste porcine, une infection transmise par les tiques.
Le mammifère peut aussi transmettre le trypanosome aux humains, un parasite responsable de la maladie du sommeil. Le phacochère constitue également un hôte intermédiaire pour le ver déclenchant l’échinococcose larvaire. Enfin, il peut développer des signes cliniques graves suite à l’infection par le virus de la fièvre aphteuse (transmissible aux troupeaux).
Le sanglier, mammifère omnivore, appartient à la vaste famille des suidés où l’on retrouve ses cousins phacochères, potamochères et babiroussa. Nos porcs restent interféconds - ils l’ont toujours été - avec le sanglier, Sus scrofa. Ils peuvent prétendre à une descendance commune fertile parfois appelée sanglochon ou cochonglier. Tout cela fait pencher en faveur d’une seule espèce… certes variable, d’où les deux noms.
Sanglier mâle
En effet, la domestication des suidés à l’origine du porc s’est produite en plusieurs foyers indépendants à différentes époques et les lignées de nos porcs domestiques actuels sont très imbriquées. Il semblerait que les domestications les plus anciennes remonteraient au neuvième millénaire avant J.-C. en Turquie et à Chypre. Leur arrivée en Europe de l’Ouest est confirmée vers 5000 avant J.-C. avant que les Européens ne commencent à domestiquer aussi leurs sangliers locaux.
Pour les celtes, les germains et les romains, le porc sauvage est symbole de force et de courage. En effet, le sanglier traqué se défend, ce qui rend la chasse au sanglier périlleuse, et donc glorieuse. Être tué par un sanglier à la chasse, comme le fut peut-être Philippe IV le Bel en novembre 1314, correspond à une mort héroïque.
Outre le phacochère et le sanglier, il existe d'autres espèces de porcs sauvages, notamment :
Les porcs sauvages sont des animaux intelligents aux grandes capacités d’adaptation. Ils sont omnivores et vivent en groupes familiaux mixant généralement femelles et petits, les mâles ne rejoignant la harde que lors des périodes de reproduction.
Les suidés se caractérisent par un corps en forme de bonbonne, des pattes minces, un cou bref, une grosse tête et des canines en forme de défenses servant aux combats entre mâles, comme arme défensive face aux prédateurs ou encore d’outil pour déterrer truffes et glands enfouis sous la terre. Ils ont également une queue fine en forme de pinceau, mobile et en tire-bouchon et chaque patte se termine en fourche avec 2 gros sabots centraux et 2 petits sabots latéraux bien utiles sur les sols meubles.
Le groin, ce disque de cartilage où siègent les narines, est un attribut caractéristique des suidés qui leur sert de pelleteuse pour fouiller le sol et chercher la nourriture grâce à leur odorat exceptionnel.
Voici une liste de noms de porcs sauvages classés par nombre de lettres :
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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