Pluie de Viande au Niger : Explication

Au Niger, un phénomène rare et surprenant a captivé l'attention : la pluie de viande. Cet article se penche sur les causes possibles de cet événement, son impact sur les populations locales et les efforts de protection de l'environnement dans la région.

Le Niger et ses défis

L'agriculture et les territoires ruraux d’Asie du Sud-Est sont en pleine mutation à cause d’une mondialisation accélérée et d’un essor rapide des villes. Jusqu’au début des années 1990, la population d’Asie du Sud-Est était très majoritairement rurale et vivait en grande partie de l’agriculture. L’agriculture y était de type paysan, familial et vivrier, fondée sur la culture du riz et quelques spécialités régionales.

Avec les réformes économiques des marchés socialistes d’Asie (1979-1995), des processus convergents de transformation technico-économiques des agricultures se sont mis en place : révolution verte, libéralisation de la gestion foncière et ouverture des marchés agricoles. Malgré ces gains notables de compétitivité, le travail agricole en Asie du Sud-Est s’est déprécié face à une diversification économique des campagnes liée à l’essor des emplois dans les secteurs de l’industrie et des services mais aussi à l’expansion des villes avec les migrations.

Face à l’ouverture des pays au commerce international, ces agricultures paysannes doivent rivaliser avec les grandes exploitations agricoles productivistes (large scale farming) d’Amérique et d’Europe. Ce contexte force une restructuration des systèmes de production et des filières afin de gagner en compétitivité. Ce modèle asiatique, mêlant petite paysannerie en décroissance et fermes agro-industrielles en émergence, doit faire face à de nombreux défis, souvent résumés au changement global, dont l’origine peut être endogène ou exogène selon les systèmes étudiés.

L'importance de l'agriculture

Les campagnes du Sud-Est asiatique ont atteint en 2017 un pic démographique avec 335,4 millions d’habitants. Un peu moins de 100 millions de personnes vivent en partie ou totalement de l’agriculture. Ce secteur n’a jamais produit autant de denrées alimentaires, grâce notamment aux principes de la révolution verte et malgré un microfundisme agraire.

Jusque dans les années 1980, l’Asie du Sud-Est est encore connue pour des années de disettes. Le régime militaire en Birmanie rationne la population. Les productions agricoles sont limitées et peinent à atteindre en moyenne les 2000 kilocalories par habitant (seuil des besoins humains) à l’échelle de la région.

Cette progression de la disponibilité alimentaire est liée à une augmentation des productions agricoles plus rapide que la croissance démographique. L’Indonésie et les Philippines sont les premières à expérimenter la « révolution verte ». L’augmentation des rendements a été possible avec l’utilisation de nouvelles variétés de riz.

Toutes les productions agricoles ont particulièrement augmenté après les années 1990 : les tubercules (manioc, patate douce), les cultures oléagineuses (huile de palme), les produits d’élevage et de l’aquaculture et le sucre. La croissance actuelle de la production dépasse les 10 % par an.

La progression de l’agriculture se fait avec une population de travailleurs agricoles en constante diminution depuis les années 1990. La proportion de travailleurs dans le secteur agricole en Asie du Sud-Est est en moyenne autour des 30 à 40 % en 2010. Ce chiffre reste élevé au regard de l’Europe ou de l’Amérique du Nord (moins de 5 %) mais loin des 50 à 60 % des années 1990 en Asie.

Les défis de l'urbanisation

La transformation socio-économique des campagnes d’Asie du Sud-Est s’intègre dans un double processus d’urbanisation de sa population et d’ouverture croissante de ses économies à la mondialisation. L’urbanisation concerne directement le secteur agricole dans la mesure où les exigences alimentaires évoluent avec le pouvoir d’achat des nouveaux citadins.

Le développement économique rapide des villes tire une demande toujours plus abondante en produits de qualité : viande, légumes et fruits. Le développement des supermarchés tend vers la création de filières standardisées avec différents niveaux de traçabilité et de certifications et ce, depuis au moins une décennie.

Avec le développement d’une agriculture à plus forte valeur ajoutée (produits animaux, produits frais), les besoins en intrants augmentent. L’Asie du Sud-Est importe massivement des produits agricoles bruts (maïs et soja) pour nourrir ses troupeaux, signe d’une spécialisation des agricultures et d’une dépendance aux marchés internationaux.

Les campagnes d’Asie du Sud-Est sont affectées par le changement climatique. Cela se traduit par des événements climatiques extrêmes (sécheresse, inondation) qui affectent la production agricole. La hausse des températures et la modification des régimes pluviométriques ont un impact direct sur les rendements agricoles.

L’agriculture en Asie du Sud-Est est confrontée à des défis majeurs tels que la dégradation des sols, la pollution de l’eau et la perte de biodiversité. L’utilisation intensive d’engrais et de pesticides a des conséquences néfastes sur l’environnement. La déforestation liée à l’expansion agricole contribue à la perte de biodiversité.

La pluie de viande : un phénomène rare

Quand vient le temps des pluies, la terre chaude et sèche vire du rouge au vert, les oiseaux gazouillent à la cime des arbres, la terre respire à nouveau et les hommes chantent sur le chemin du retour des champs. Ce beau livre nous raconte la vie en symbiose de l’homme et des girafes, il y a un temps pas si lointain que cela. L’arrivée du troupeau avec la saison des pluies rythmait les jours.

Les girafes faisaient partie du quotidien des hommes. Elles étaient utiles aussi en aidant les arbres à répandre leurs graines et leur pollen. Mais comme bien souvent, les choses changent. Les arbres ne sont plus que du bois, la terre se couvre de fermes, de routes, d’immeubles et les girafes ne sont plus que de la viande. La pluie se fait de plus en plus rare avec le changement climatique. Malgré le retour des pluies par la suite, les girafes ne sont pas revenues dans 7 des pays d’Afrique où elles vivaient.

Au Niger, les hommes ont pris conscience de la nécessité de les protéger. Cette histoire bien écrite s’inspire de l’action de Kisilu Musya, fermier militant pour le climat. Il a raconté sa vie dans un film documentaire « Merci pour la pluie » qu’il a lui-même réalisé avec la cinéaste Julia Dahr. Une page de présentation de cette action est en introduction du livre à destination des plus grands.

L’ouvrage se termine par des explications précises sur l’impact du changement climatique sur la population des girafes. Leur territoire se réduit suite aux diverses sécheresses. On apprend aussi qu’il existe 9 espèces de girafes alors que pendant longtemps on n’a cru qu’à une seule espèce. Au Niger, il ne restait que 49 girafes d’Afrique de l’Ouest. Protégées, elles sont aujourd’hui environ 600.

Le Jour où de la Viande Crue est Tombée du Ciel au Kentucky et d’Autres Événements Étranges

Tableau récapitulatif : Évolution de l'agriculture en Asie du Sud-Est

Année Population rurale (millions) % de la population vivant en zone rurale Surfaces agricoles (millions d'hectares)
1950 140 87% N/A
1960 N/A N/A 83
1980 N/A 75% N/A
1990 300 60% N/A
2017 335.4 N/A 138
2050 (projection) 270 N/A N/A

Ce tableau illustre l'évolution de la population rurale, du pourcentage de population vivant en zone rurale et des surfaces agricoles en Asie du Sud-Est au fil des ans.

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