La pizza, symbole gourmand de Marseille, a su s’imposer comme un incontournable de la gastronomie provençale. Venue tout droit de Naples, elle porte en elle une riche histoire.
La pizza, un plat universel et apprécié.
On le croise au détour des rues françaises, même aux quatre coins du monde et pourtant le camion pizza est bien marseillais ! C’est en 1962, qu’il fait son apparition pour la première fois dans la cité phocéenne. À l’initiative, un certain Jean Meritan, steward naviguant en Méditerranée qui a l’idée de vendre ce plat, si apprécié à Marseille, sur la voie publique... Il fabrique alors un four sur une remorque qu’il attèle à son camion. C’est le succès immédiat et beaucoup s’en inspire, au point de créer une véritable frénésie. 225 camions occupent les rues marseillaises, certains travaillent dans l’illégalité.
Pierre Dalest et Jean-Paul Avazeri vont lancer le premier Syndicat des marchands ambulants de pizza en novembre 1973, pour tenter de structurer la jeune profession. Le pizzaïolo Francis Sposito les rejoint.
La pizza, avant d’être garnie de tomates, mozzarella ou anchois, était une simple pâte levée, proche des pains plats méditerranéens comme la pita grecque ou plus loin de nous géographiquement le naan indien. La tomate, introduite en Europe après les voyages de Christophe Colomb, a mis près d’un siècle à être acceptée comme aliment. Naples a ensuite forgé sa réputation autour de ce plat devenu emblématique. Cet ancrage au Panier marque le début d’une véritable histoire d’amour entre Marseille et la pizza.
La véritable révolution viendra en 1962 avec l’invention du camion-pizza par Jean Méritan, une innovation marseillaise qui a essaimé dans toute la France. Aujourd’hui, on compte officiellement 59 camions-pizzas sillonnant Marseille, témoins d’une tradition vivante.
Cela fait 16 ans et demi que Jean-Pierre Le Drian tient la Scala, pizzeria emblématique du centre-ville. « J’adore mon boulot ! Je viens toujours avec le sourire, c’est important ! », lance-t-il. Avec sa franchise habituelle, Jean-Pierre Le Drian, le patron de la pizzeria La Scala, rue Brizeux, ne fait pas mystère de ce qui l’a motivé à rester ouvert depuis le début de la crise sanitaire. Sa clientèle le lui rend bien, même s’il faut s’adapter sans cesse aux nouvelles directives du protocole.
« Ma première pizza, je l’ai dégustée en 1983, quand cette spécialité a débarqué dans l’Hexagone », raconte Jean-Pierre Le Drian, qui s’est vite passionné pour cette spécialité, dont il propose aujourd’hui une vingtaine de recettes. « Personnellement, ma préférée, c’est la calzone, la pizza soufflée. Contrairement à ce qu’on croit, les Italiens ne la font pas ! » Depuis plus de 16 ans, l’établissement s’est fait un nom et la clientèle lui est fidèle.
Après avoir suivi une formation de cuisinier à Vannes, ce Lorientais d’origine avait débarqué en Centre Bretagne pour effectuer sa deuxième année d’apprentissage, dans un restaurant de Gourin.
Une fois le service complété, le cuisinier travaille un temps à Lorient avant d’arriver à Carhaix dans le cadre d’un stage d’insertion à La Scala. « Je me souviens encore de la date à laquelle j’ai commencé ! C’était le 10 mars 1987 », indique-t-il. À la suite de ce stage, on lui propose un remplacement comme vendeur de légumes sur les marchés. C’est à cette époque qu’il rencontre sa future, Isabelle, qui lui donnera ses deux filles, Evaëlle et Eléa. Et puis le voici, dès 1993, barman à l’Embassy, l’un des bars en vue de la place de la Mairie. « Je crois que j’étais un bon barman », souligne-t-il. Il y restera d’ailleurs une dizaine d’années, jusqu’à ce qu’il reprenne la Scala en 2004. « Je n’ai pas bougé depuis ! ».
« L’ambiance est là, malgré mon côté râleur. Râleur gentil, hein ! C’est ma force ! », assure-t-il.
Jean-Pierre Pomel, pizzaïolo de Raon-l'Étape, décroche la médaille de bronze au Championnat de France de pizza avec sa pizza tarte au citron. Ce concours, organisé depuis presque 20 ans, rassemble les meilleurs pizzaïolos du pays dans diverses catégories, telles que la pizza classique, la pizza à deux, la pizza rapide ou encore la pizza acrobatique.
Jean-Pierre Pomel a brillé dans la catégorie pizza dessert avec une création unique : une pizza tarte au citron. Inspiré par une recette de son père, il a revisité ce dessert en ajoutant un palais breton dans la pâte à pizza, un crémeux citron, un coulis de limoncello, un tartare de confit de citron et de la meringue suisse montée au beurre, accompagnée d'une barbe à papa au citron vert. Un mélange audacieux qui lui a permis de décrocher la médaille de bronze.
Avec ce podium, Jean-Pierre Pomel n'a pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin. Son objectif ? Participer au Trophée mondial de la pizza à Menton et au championnat du monde de la pizza à Rome. L'ambiance y sera très différente, mais avec sa créativité et son talent, il est bien parti pour se distinguer encore plus sur la scène internationale.
Jean-Pierre Pomel n'est pas le seul représentant de la Lorraine dans ce concours. Julien Richard, pizzaïolo à Pizza Gogo à Golbey, a participé dans la catégorie pizza classique et s'est classé 25e. Enfin, la Lorraine a aussi un ambassadeur mondial de la pizza picante : Daniele Carrubra Valentino, pizzaïolo italien à la pizzeria La Traviata à Nancy. Ce dernier a remporté le titre d'ambassadeur mondial de la pizza picante en 2024, un concours où l'art de maîtriser la juste intensité du piquant est essentiel.
Avec ces performances exceptionnelles, la Lorraine se confirme comme une région où l'on sait faire de la pizza. Du titre d’ambassadeur mondial à la médaille de bronze, ces pizzaïolos talentueux contribuent à faire rayonner la région sur la scène gastronomique française et internationale.
Vanessa et Nicolas devant leur four à bois. Nicolas a été militaire à Solenzara, en Corse, puis en Franche-Comté et pompier volontaire. En 2014, il décide d’une reconversion, suit une formation à l’école Lionel Lombardi à Lyon et devient pizzaïolo.
Les desserts également cuits au four, à 3,90 euros, tels le fiadone, le crumble aux pommes ou le coulant au chocolat.
Le patron de la pizzeria La Scala, Jean-Pierre Le Drian, estime que le couvre-feu avancé à 18 h aura un impact non négligeable sur ses ventes à emporter. Pour le pizzaïolo, le couvre-feu oblige aussi à repenser toute son organisation : « Cela devrait se traduire par une perte de 60 % sur mon activité, estime-t-il. J’espère qu’il n’y aura que 15 jours à tenir comme ça ! Les clients n’ont pas faim à 16 h ! ». Malgré les sacrifices, le restaurateur emblématique de la rue Brizeux ne perd pas sa bonne humeur : « J’adore mon boulot. Je viens toujours avec le sourire, c’est important, et je reste toujours optimiste ».
La pizzéria Jean-Pierre à Bollène est un lieu prisé, réputé pour ses pizzas faites maison et un accueil chaleureux. Si certains clients ont critiqué la pâte et des erreurs de commande, beaucoup louent la qualité des ingrédients et l'ambiance familiale. Avec un large choix de pizzas à prix abordables, c'est un endroit idéal pour passer une soirée conviviale. Malgré des retours mitigés, le sens du service et l'atmosphère agréable en font une étape recommandée.
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