À l’ère des layer cakes Instagram et des desserts ultra-léchés, les rock cakes font de la résistance. Ce sont des gâteaux qui racontent une histoire : celle d’une cuisine simple, familiale, et profondément réconfortante. À première vue, les rock cakes n’ont rien pour séduire. Bosselés, irréguliers, un peu rustiques, on dirait presque qu’ils sont tombés par terre avant d’atterrir sur la plaque de cuisson. Et pourtant.
Rock Cakes
Pour comprendre les rock cakes, il faut remonter au début du XXᵉ siècle, et plus précisément pendant la Première Guerre mondiale. À cette époque, au Royaume-Uni, le beurre, le sucre et les œufs ne courent pas les rues. Ces cakes apparaissent alors comme une solution parfaite : peu d’ingrédients, pas besoin de matériel sophistiqué, et surtout aucune obligation de faire joli. On mélange, on dépose grossièrement à la cuillère, on enfourne. Le nom rock cake vient tout simplement de leur aspect irrégulier. Pas de glaçage, pas de chichis. À l’époque, on n’a pas le luxe de se soucier de l’esthétique.
Les rock cakes, c’est un peu l’anti-pâtisserie prétentieuse. Ils ne cherchent pas à impressionner. Si les rock cakes vous disent quelque chose, ce n’est pas un hasard. Ils apparaissent régulièrement dans la littérature britannique, notamment dans Harry Potter. Hagrid en prépare pour Harry et soyons honnêtes : même J.K. Mais bien faits, ils sont tout sauf durs. Ils doivent être légèrement croustillants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur.
Voici une méthode simple pour préparer des rock cakes :
Et là j'ai fait l'erreur à ne pas faire : je l'ai montré à mes filles... Depuis, elles me supplient chaque jour (je vous jure que je n'exagère pas) pour que je leur en prépare un. Voilà chose faite ! Et OMG j'ai galéré !!! Mais quel délice !! C'est délicieux, ça déborde de crème, de pâte d'amande, de confiture de framboise, mais que c'est bon ! La recette en elle-même n'est pas difficile, c'est surtout le dessus en pâte d'amande qui complique les choses. Par rapport à la recette originale, j'ai diminué les proportions car ça aurait été juste énorme, et j'ai utilisé de la confiture de framboise toute prête. Je n'ai pas fait la fleur en pâte à sucre, je l'ai faite en pâte d'amande. C'est vrai que c'est plus joli en pâte à sucre, mais c'est moins bon ^^. Depuis, ce gâteau est devenu une référence en Suède.
Prinsesstarta
Voici une version simplifiée de la recette du Prinsesstarta :
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On vous avait déjà parlé des noms de sucreries que l’on trouvait vraiment désopilants, cette fois-ci, on s’est penchés sur l’histoire des plus célèbres pâtisseries frenchy ! Paris-Brest, Opéra ou encore Financier, on vous explique d’où viennent les noms de ces délicieux gâteaux qui paradent dans les vitrines des boulangers.
Représentant une roue de vélo, le Paris-Brest est un clin d’œil à la course cycliste du même nom, créée par Pierre Giffard en 1891. C’est lui, qui quelques années plus tard, en 1910, demande à un pâtissier de Maisons Laffitte, Louis Durand, de confectionner un dessert pour rendre hommage à la course.
Paris-Brest
C’est le pâtissier Cyriaque Gavillon qui crée ce gâteau révolutionnaire et (presque) léger en 1955. Il doit son nom à l’épouse de ce monsieur qui trouvait que le gâteau évoquait la scène de l’Opéra Garnier de Paris, plate et brillante.
Ce gâteau serait né au XVIIIe siècle, quand le roi de Pologne Stanislas Leszczynski, duc de Lorraine installé à Nancy, trouvant le kougelhof trop sec à son goût, demanda à ce qu’il soit arrosé de vin Tokay, qu’on remplacera par du rhum ensuite ! Le nom « baba » vient probablement d’une recette polonaise à laquelle il ressemblait fortement.
La délicieuse madeleine aurait été inventée au cours d’une dispute. En 1755, Stanislas Leszczynski, toujours le même que celui du baba au rhum, donne une réception au château de Commercy, en Lorraine. Au cours du dîner, il apprend qu’une prise de bec a lieu dans les cuisines entre l’intendant et le cuisinier qui rend son tablier en zappant le dessert. C’est la servante Madeleine Paumier, qui rattrape le coup en improvisant des gâteaux aux œufs délicieux. Aux anges, le roi Stanislas décide de baptiser du prénom de Madeleine le fameux gâteau. La madeleine de Commercy est née !
Celui-là est plutôt évident, on vous laisse d’ailleurs une petite seconde pour trouver pourquoi on les appelle comme ça…….. C’est bon ? C’est tout bonnement parce que ce délicieux gâteau est composé de 4 ingrédients - farine, oeufs, sucre, beurre - à part totalement égale.
L’éclair n’a pas toujours porté ce nom. Avant 1850, cette pâtisserie s’intitulait « pain à la duchesse ». C’était alors une pâtisserie en pâte à choux en forme de doigt, roulée dans des amandes. C’est Antonin Carême, l’un des plus grands pâtissiers du XIXe siècle qui a eu l’idée de moderniser les petites duchesses. Mais c’est seulement 20 ans après sa mort que la pâtisserie sera baptisée éclair.
La sublime commune de Saint trop’ et ses excès, même dans les pâtisseries… La rumeur dit qu’un pâtissier venu de Pologne du nom d’Alexandre Micka aurait crée cette tarte à base de brioche, de sucre et de crème, et qu’il l’aurait présentée à la mythique Brigitte Bardot lors du tournage de « Et Dieu créa la femme ». Elle lui aurait ensuite proposé ce nom, qu’il aurait instantanément accepté. Dur de dire non à BB après tout.
En breton, kouign veut dire “gâteau” et amann “beurre”, kouign-amann veut donc dire tout bonnement “gâteau au beurre”. On aurait pu tout aussi bien le deviner après la première bouchée.
A l’origine, le terme « profiterole », employé par Rabelais, désignait un « petit profit » , une petite gratification reçue par les domestiques. Dès le XVIème siècle, les profiteroles deviennent des boulettes de pain cuites sous la cendre, qu’on jettera quelques années plus tard dans la soupe.
Le Saint-Honoré est un grand classique de la pâtisserie française. Il a été créé par Chiboust en 1840, un pâtissier de la rue Saint-Honoré à Paris.
A l’origine des financiers, il y a eu les visitandines, du nom d’un ordre religieux féminin, des petits gâteaux aux amandes de forme ovale qui remonteraient au Moyen Age. Les visitandines ont été délaissées pendant un moment à cause de l’amande qu’elles contiennent. Selon la légende, c’est le pâtissier Lasne qui les auraient remis au goût du jour avec l’arrivée des financiers au XIXe siècle. Lasne possédait un boutique près de la Bourse à Paris. Il décida d’en changer la forme et de les cuire dans des moules rectangulaires qui rappellent la forme des lingots. A l’origine, les financiers sont à base d’amande.
Imaginez, un gâteau préparé 2000 ans avant Jésus-Christ, et pourtant encore en parfait état aujourd’hui. Cette histoire est réelle et prend vie en Égypte. Aujourd’hui, nous sommes capables de conserver des aliments durant plusieurs jours, voire mois ou même années selon les méthodes utilisées. Rien d’étonnant alors quand on voit une date de péremption d’une boîte de conserve dans plusieurs années. Mais nos sociétés modernes ne sont pas les seules à préparer des recettes qui permettent de conserver des aliments durant longtemps. Voire très longtemps.
Un récent article de Sud Ouest explique qu’un gâteau millénaire a été retrouvé en Égypte. Il s’agit d’un gâteau composé de miel, de lait et de sésame, entre deux galettes de froment. Il a été découvert dans la nécropole du Meir, et plus spécifiquement dans la tombe du vizir Pepyankh, mort il y a 4000 ans. À cette époque, il était courant de faire des offrandes de nourriture aux morts importants. Et celle-ci devait pouvoir se conserver le plus longtemps possible. Ainsi, les Égyptiens utilisaient des techniques de conservation comme nous utilisons, nous aussi, aujourd’hui. Les propriétés anti-bactériennes du miel ou anti-moisissures du sésame.
En réalité, le gâteau du vizir Pepyankh n’a pas été découvert récemment, mais plutôt au début du siècle dernier, en 1913. De nouvelles analyses ont cependant été menées durant une campagne scientifique de 2024. De nouvelles techniques ont été choisies pour mieux analyser ce gâteau d’exception, qui a traversé le temps et les âges, comme la spectrométrie de masse. Si vous souhaitez découvrir ce gâteau éternel, il faudra vous rendre à l’Alimentarium de Vevey, un musée dédié à l’alimentation en Suisse.
La marque l'Alsacienne a été créée en 1904. Rachetée par BSN en 1987, elle a fusionné avec Belin puis LU. Les Schoks ont débarqué en 1974. Les gaufrettes s'appelaient Résille d'or, il y avait plusieurs parfums : chocolat, vanille, noisette, chocolat-café et aussi... Cola, quelle drôle d'idée ! Je pense qu'on est nombreux à se souvenir des Crok’images, de jolis biscuits décorés de dessins au caramel, ils sont apparus en 1982. En 1985 sont également apparus les cookies Booggy. Les 20 autocollants. On trouvait ces très appétissants gâteaux, sortes de grands Napolitain, fourrés notamment au café avec un glaçage café.
On se souvient tous des pains d'épice Prosper, de son ours attachant, le roi du pain d'épice, et de ses petites oursonnes qui vocalisent dans les pubs du début des années 80. Chez Vandamme, il y a eu également Captain choc et son délicieux gâteau aux pépites de chocolat (à partir de 1982). Il existait en version familiale ou individuelle. La pub était géniale et je suis certaine que vous l'avez tous en mémoire : le pirate chantant sur un air de Carmen avec le perroquet qui crie "Aux pépiiiites de chocolat" ! La pub était magnifique et exotique.
En 1885, Pierre-Jean-Félix Brun, négociant en grain, créé la biscuiterie Brun à Grenoble. Le 31 décembre 1989, l'entreprise grenobloise ferme définitivement ses portes. Le biscuit "Thé Brun" à la saveur légèrement vanillée était un produit emblématique de la marque. Les biscuits Prince ont été commercialisés en France à partir de 1948. La marque, née à Nantes en 1897, est totalement indissociable du choco BN, le goûter des enfants depuis 60 ans !
C'est en 1870 que Charles Delacre, un pharmacien bruxellois, décida de vendre du chocolat. A cette époque, le chocolat était surtout prescrit comme fortifiant ou médicament. Il ouvrit une boutique à côté de sa pharmacie puis déposa la marque Delacre en 1873. Il se lança ensuite dans la fabrication de biscuits afin de diversifier ses activités. Le biscuit Delichoc a été créé en 1957. On a tous connus ces boites chez nos grands-parents. La marque a été fondée en 1886 à Zaandam aux Pays-Bas.
Chez Verkade, on connait surtout les gaufrettes fourrées (chocolat, vanille, café, noisettes) et son inoubliable pub de 1982 : "Ca croustille sous la dent et dans la bouche c'est fondant ... L'entreprise a été renommée Cadbury-Schweppes en 1969, à la suite de sa fusion avec la marque de soda. On connait surtout les Fingers de Cadbury, tellement bons qu'ils sont trop courts ! Il y a eu aussi les Z'animo et les Z'additions. En 1997, tous les biscuits Belin passent sous la marque LU. Vous vous souvenez de Guêt-apens ? C'était un biscuit rond fourré au chocolat. Et des petits biscuits Chapi Chapo en 1976.
Chez 3 Chatons, il y avait également les coquelines. Les biscuits Paille d'or date de 1905. Les Figolu datent de 1961. C’est en 1982 que Mikado est lancé. Les cookies "Hello !" datent de 1986. Le Petit écolier est apparu en 1985. J'aimais bien la pub où un monsieur très bien volait le paquet de biscuits à des ados dans le métro. "C'est pour qui cette délicieuse tablette de chocolat sur ce croustillant petit-beurre ?... A partir des années 60, Lu fusionne avec de nombreuses entreprises. En 1987. En 1997. La recette du biscuit REM, originaire de Reims, a été rachetée par la société LU. En 1978 apparait Monsieur Plus, le personnage emblématique de la marque.
Le Macaron à la noix de coco est un des Bredele des plus populaires en Alsace, il est aussi le premier biscuit proposé par notre Maison à nos clients.Cuits dans un four, nos “petits dômes cannelés” ont la singularité d’exhaler des senteurs de sucre chaud et de noix de coco. Ces parfums aux notes de fête foraine ont très rapidement séduit notre clientèle.
Installé alors dans une petite boutique-atelier de 22 m² au 49 de la rue du Général de Gaulle au cœur même de Riquewihr, le Fondateur de notre Maison, Jean-Marc MULLER, confectionnait à la main et vendait ces délices sucrés. C’est à notre spécialité, le Macaron de Riquewihr, que nous devons notre premier nom : “COCO-LM”. En effet, avec l’ingrédient principal : la noix de “COCO” nous avons rattaché les initiales patronymiques de M.Devant le succès quasi immédiat de nos Macarons de Riquewihr, plusieurs déclinaisons verront le jour. Chocolat et Rhum-raisin seront les premières variations de notre recette originale, la même qui de nos jours demeure inchangée ! Par la suite, plusieurs recettes associant des parfums différents viendront étayer cette gamme : pistache, orange...
Aux Macarons de Riquewihr s’ajouteront d’autres spécialités comme les “Bredele” sablés et moelleux : des recettes traditionnelles alsaciennes inspirées par des livres de recettes familiales. Plus que jamais inspirée par notre terroir et nos traditions, notre Maison imagine un nouveau Bredele, composé d’une pâte généreuse en amande qui se caractérise par une texture onctueuse, à laquelle sera ajoutée une pâte d'écorce de citron confit : le Liabsti citron est né ! Très rapidement, ce petit gâteau remportera un vif succès auprès d’une clientèle déjà conquise par nos premières réussites et une autre en quête d’un certain raffinement pour l’accompagnement du café et du thé.
Dès leur arrivée, les visiteurs sont accueillis par cette nouvelle boutique qui leur donne un premier aperçu de nos spécialités. Que l’on entre dans Riquewihr ou que l’on atteigne son sommet, chacun peut désormais découvrir notre univers au fil de sa visite. Le succès croissant de nos Biscuits et la pluralité de notre offre nous obligeront à abandonner notre production de biscuits au 49 de la rue du Général de Gaulle à Riquewihr tout en y conservant la vente. Notre Maison étudie la possibilité de servir ses clients sur tout le territoire national : la toute première version de notre site Internet est mise en ligne ! Alors que le e-commerce n’en était qu’à ses balbutiements en France, notre Maison s’est montrée précurseuse : les gourmands pouvaient déjà commander et recevoir nos “petits morceaux d’Alsace” aux quatre coins du pays.
Que ce soit dans des évènements de renom comme le Salon International de l’Agriculture à Paris, notre Maison représente toujours fièrement l’art biscuitier alsacien. S’installer au pied de la Cathédrale de Colmar s’est imposé comme une évidence pour notre Maison. Notre troisième boutique à Colmar, prolonge notre histoire dans cette ville que nous aimons tant. Pouvant rappeler une autre spécialité appréciée des alsaciens, l’Anisbredele, nous nous sommes lancés en 2009 dans le “macaronage” pour élaborer notre gamme de Macarons fins.
Gâteau emblématique de l’Alsace, cette brioche souffre parfois de la mauvaise réputation d’avoir une mie trop sèche. Il n’en fallait pas plus à notre Maison pour relever le défi d’un Kougelhopf doté d’une mie moelleuse et aux qualités organoleptiques idéales.
À proximité immédiate de la Place de la Réunion, notre boutique Henriette s’inscrit dans l’un des quartiers les plus vivants et emblématiques de Mulhouse.
L’Alsace est une région qui possède un patrimoine culturel riche, fait de traditions populaires vivantes qui s’expriment dans son “folklore” mais aussi dans sa cuisine ou ses spécialités culinaires, boulangères et biscuitières. Les fêtes pascales ont été l’occasion pour notre Maison d’une rencontre entre l’art biscuitier et celui du chocolat. Notre Maison a alors eu l’idée d’un “dialogue” entre le chocolat et les biscuits. Imaginez un biscuit sablé, pur beurre cela va de soi, surmonté d’une généreuse couche de praliné et recouverte d’une fine plaque de chocolat marquée à l’effigie d’un bestiaire de Pâques... En deux ans cette spécialité est devenue un incontournable de notre Maison. Le nom de l'entreprise devient Maison Alsacienne de Biscuiterie.
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