La pâtisserie et la confiserie sont des domaines où la passion, la créativité et le savoir-faire se rencontrent pour créer des expériences gustatives inoubliables. Parmi les artisans qui ont marqué cet univers, deux noms se distinguent : Jacques Genin et Jacques Bellanger. Leurs parcours, bien que différents, témoignent d'un amour profond pour leur métier et d'une quête constante de l'excellence.
Lorsqu’il était enfant, Jacques Genin se rêvait comédien ou chercheur.
Jacques Genin n’est pas passionné mais amoureux de son métier. Il en a inventé le nom : « fondeur en chocolat ». Explication : « Je ne fabrique pas mes couvertures. Je les fais réaliser par un couverturier comme Valrhona, avec les fèves et la torréfaction que je veux. Puis, comme en fonderie pour la fabrication du métal, je refonds le minerai pour faire des chocolats. »
Ses alliages précieux intègrent différents ingrédients (café, basilic, menthe, thé, orange…) dont les saveurs se fondent sans affaiblir la puissance du cacao.
Cet autodidacte du goût a appris la cuisine en acquérant son premier restaurant. Il a développé l’offre de pâtisserie de la Maison du Chocolat, avec l’espoir d’entrer en chocolaterie. S’en voyant refuser l’accès, il est parti pour ouvrir un labo de 23 m² et apprendre seul à travailler le chocolat - sans arrêter la pâtisserie.
Ses créations ont figuré de façon anonyme sur la carte de 220 grands chefs parisiens pendant des années.
Au 133, rue de Turenne, l’actuelle boutique de 200 m² aux grandes voûtes et pierres apparentes en impose. Le magasin, d’une surface de 200 m², en impose par ses volumes et son architecture mise en valeur.
À l’étage se trouve le labo, où le patron est à l’œuvre au milieu de ses employés.
Après avoir connu des rythmes affolants entre les années 2008 et 2013 (jusqu’à 1 500 gâteaux par jour le week-end), il a repris la main sur le plaisir de travailler. D’autres varient selon la saison - fraîcheur oblige.
Avec l’expérience du métier, il fonctionne en s’aidant d’une palette de goûts : « Quand j’imagine une recette, j’en ai le goût avant de l’avoir réalisée », explique le chocolatier, tel un musicien capable d’entendre une musique en lisant une partition.
« Mais j’ai encore des craintes. J’ai beau savoir faire les pâtes de fruits, ce matin j’avais peur de les rater. Et je les goûte toujours pour savoir si j’ai réussi la cuisson. D’une fraise à une autre, ce n’est pas la même cuisson. Les fruits ne poussent pas pareil partout et ne sont pas toujours cueillis au même stade.
Parce que seul l’humain peut ressentir ces nuances, il a fait le choix d’un travail entièrement manuel. « La qualité est bien meilleure qu’avec une machine, qui ne se demande jamais si elle aurait pu procéder différemment pour obtenir plus de craquant. »
Cela oblige, certes, à des tâches répétitives. « Je pense à autre chose et retiens le côté émouvant de mon métier, pas le côté rébarbatif », sourit celui qui n’a pas voulu faire grossir son affaire, afin de rester tous les jours au contact du produit.
Cela ne l’empêchera pas de moderniser le labo pour le transmettre à sa fille Jade, puisqu’elle souhaite prendre la suite. « Les jeunes veulent du temps libre plus que du salaire », constate-t-il. L’équipe est surtout féminine.
« Hommes ou femmes, je prends des gens compétents et illuminés par le métier », affirme Jacques Genin. Ce qui explique ses difficultés actuelles à recruter pour reconstituer l’équipe désagrégée par la crise.
Un magasin qui reflète l’esprit du fondeur : volume, architecture.
Jacques Genin dans son laboratoire.
L’histoire débute en 1982 : Jacques Bellanger père devient Meilleur Ouvrier de France dans la catégorie Pâtissier Confiseur. Alors employé dans la chocolaterie Béline au Mans, ses créations font des merveilles.
Ce n’est qu’en 1998 que Jacques rachète avec sa femme Maryse la chocolaterie et sa charmante boutique de centre-ville, place saint Nicolas. De son côté, Vianney Bellanger a alors 18 ans. Il devient ingénieur et parcourt le monde à la recherche de l’évidence qu’il trouvera finalement au Mans, ses origines.
Le chocolat et ses parfums, la magie de la création, la minutie, la fièvre des périodes de forte activité ! A force de travail et de détermination sa place est faite.
Lorsqu’on aborde avec Vianney Bellanger les points essentiels de son métier, il évoque d’abord « la qualité de la matière première, le beurre de cacao. C’est d’abord un aliment sain, contenant des acides aminés (dont le corps a besoin) et des flavonoïdes (molécules qui apportent du bien-être). Le chocolat apporte du bon cholestérol, celui qui aide à éliminer le mauvais cholestérol des parois des artères. »
Ensuite, Vianney sélectionne les meilleurs crus de chocolat, selon des critères liés à la fève et son origine, qui apporteront au produit fini « des notes de baies rouges pour la fève du Pérou ou des notes florales pour la fève du Brésil. »
Ensuite viendra le choix du taux de cacao dans chaque recette. Plus le pourcentage est élevé pour un chocolat noir, plus le chocolat va être puissant et moins il va être sucré.
« Un bon chocolat, c’est d’abord un bonbon qui met en avant le chocolat utilisé. Je choisis toujours une épice ou une infusion qui met en valeur le chocolat, et non l’inverse.
Logo de Chocolats Bellanger.
Dans l’une de ses quatre boutiques, dont trois sont situées au Mans, vous pourrez vous délecter de ballotins, tablettes, truffes, mais aussi pâtisseries, nougats, macarons, et bien d’autres gourmandises.
Au Mans, le pâtissier chocolatier Vianney Bellanger produit du miel depuis trois ans. L’idée d’un miel Bellanger vient de l’envie viscérale de maîtriser une partie de nos matières premières.
D’abord l’envie d’apporter notre pierre à la bonne santé de l’écosystème local, au niveau écologique et économique. Ensuite, il a semblé logique de mettre en valeur le savoir-faire de Jocelin qui s’est formé à l’apiculture par passion.
Par ailleurs et dans un même esprit, nous fabriquons une partie de nos tartes et pâtes de fruits avec les pommes récoltées au verger de mon père.
Le miel a une valeur et des qualités nutritionnelles supérieures au sucre. Il est donc naturel de vouloir l’utiliser parfois en remplacement de ce dernier. Mais il est malheureusement plus rare et donc plus cher que le sucre.
Nos clients étant friands de notre miel, nous le vendons au détail en pot.
Le chocolatier Jacques Bellanger est un leader dans l’univers du chocolat.
Jacques Bellanger naît dans un monde de passion pour le chocolat et la pâtisserie. Il devient après quelques formations et études acharnées le meilleur ami de tous les amoureux du chocolat dans toute la France. L’excellence est le seul mot qui règne dans le palais du goût de Jacques Bellanger.
Le chemin de Jacques Bellanger est tracé depuis son plus jeune âge. Jacques Bellanger tombe sous le charme de la confiserie. Il décide d’approfondir sa connaissance en la matière et obtient son CAP à Laval en 1972. En 1974, il reçoit son Brevet de Maîtrise (BM1) au Mans avec Mr Tumeau. Deux ans après, Jacques Bellanger obtient un Brevet de Maîtrise (BM2) à Paris.
Il est membre des « Relais et dessert » depuis 2003. Cette association rassemble des pâtissiers de renom français. Par la suite, en 2005 et 2009, il est élu coq d’or et super coq d’or par le Guide des Gourmands, carnet d'adresses des chefs et référence des amateurs.
En 2011, il reçoit sa quatrième tablette par le "Club des Croqueurs de Chocolat" pour sa créativité et la qualité de ses produits.
Derrière sa réussite comme sa perfection dans le métier de pâtissier chocolatier se cache un soutien solide de la famille de Jacques Bellanger.
Actuellement, ce grand chocolatier entraîne son fils Vianney Bellanger dans l’environnement de son atelier et il intègre « la confrérie » de l'association Relais et Desserts en 2012.
Il est conscient que pour avoir sa paie dans le métier, la qualité et la créativité dans les produits doivent être exceptionnelles et uniques. Son objectif est simple «donner aux passionnés de la gourmandise un moment de plaisir sur chaque bouchée».
Jacques Bellanger s’est donné pour mission la perfection pour surprendre et émouvoir ses clients. Il va jusqu’à chercher les meilleures fèves de cacao (Madagascar, Brésil et Tanzanie) pour la réalisation de ses magnifiques tablettes.
Et pour répondre encore plus aux attentes des amateurs des innovations de Jacques Bellanger, il crée une variété de produits dans son atelier : divers types de chocolat et toutes sortes de pâtisserie.
Depuis plus d’un siècle, Chocolat Jacques perpétue la tradition du chocolat belge avec passion et audace. Créateur du fameux bâton chocolaté multifacettes, la marque combine histoire, savoir-faire et innovation.
L’histoire de Chocolat Jacques commence à Verviers, en 1896, lorsque Antoine Jacques, passionné par la confiserie, lance sa première fabrique de chocolat, confiseries et pains d’épices.
Vers les années 1920, la production est étendue vers Eupen tandis que le siège social reste en Wallonie.
Un des moments marquants de la marque est l’invention du bâton de chocolat divisible en six morceaux, breveté en 1936, qui deviendra l’un des produits emblématiques de Chocolat Jacques.
Au cours du XXᵉ siècle, Chocolat Jacques évolue, traverse les périodes de guerre, modernise ses installations et diversifie ses créations. Malgré des difficultés - notamment l’annonce de la fermeture de l’usine d’Eupen en 2019 - la marque continue d’exister.
Le chocolat Jacques porte l’âme d’une maison qui a grandi autour des valeurs de son fondateur. L’engagement de produire un chocolat riche, pur et sans compromis est un focus constant.
Bien que forte de son héritage, Jacques n’est pas restée figée. Chocolat Jacques vise à s’inviter dans les moments de plaisir et de partage - que ce soit en famille, entre amis ou lors d’occasions spéciales.
Le logo de Chocolat Jacques met en scène un chevalier, symbole de noblesse, de tradition et de défi, affirmant le positionnement premium de la marque. Autre élément notable : pendant une grande partie du XXᵉ siècle, les emballages de Jacques contenaient des chromos à collectionner, thématiques variées (famille royale, transports, géographie), qui ont marqué plusieurs générations.
Tablette de Chocolat Jacques.
Plongez dans l’histoire du chocolat belge avec Chocolat Jacques, une marque emblématique qui fait partie du patrimoine gourmand de la Belgique depuis 1896.
Sur Shop Belgium, retrouvez toute la gamme Chocolat Jacques : les célèbres bâtons praliné ou moka-rhum, les tablettes classiques, les blocs à pâtisser et bien d’autres douceurs.
Chocolat Jacques, c’est une madeleine de Proust pour les Belges et une découverte savoureuse pour tous les amoureux du chocolat authentique.
C’est à cette adresse que Gérard Bannwarth rentre en apprentissage, à 14 ans, au début des années 1950. Après un passage comme ouvrier en Suisse, il sera mobilisé sous les drapeaux en 1958.
Gérard épouse la fille aînée du couple, Marlyse, et reprend avec elle le fond de commerce de ses parents.
Le couple va rapidement développer l’affaire. Gérard perfectionne son approche de la pâtisserie grâce à sa rencontre avec le désormais célèbre Monsieur Lenôtre.
Au début des années 1980, leur fils Michel Bannwarth entre en apprentissage chez le grand pâtissier Lucien Peltier à Paris. Il réintègre l’entreprise familiale en 1989.
Voici un tableau récapitulatif des informations concernant l'entreprise Jacques Genin :
| Information | Détail |
|---|---|
| Inscription Insee | Depuis le 01/01/1985 (mise à jour le 06/12/2025) |
| Immatriculation au RNE (INPI) | Depuis le 17/01/1985 (mise à jour le 19/05/2024) |
| Effectif salarié (2023) | 20 à 49 salariés |
| Date de création | Non spécifiée |
| Convention collective | IDCC 1267 - Convention collective nationale de la pâtisserie |
| Labels et certificats | Alim'Confiance (résultats de contrôles sanitaires) |
tags: #patisserie #confiserie #jacques #histoire
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