Vous avez certainement déjà vu des objets en verre dont les détails et la finesse vous ont laissé sans voix. Il s’agit d’un travail artistique très compliqué et chronophage.
La pâte de verre est une technique de travail du verre ancienne de quelque 5000 ans avant J.C. Elle se définit par un procédé de moulage à la cire perdue.
Cet art incroyable a été relancé en France pendant la période Art Nouveau par divers artistes.
L’idéal de l’Art nouveau se caractérise par la volonté de faire entrer les arts dans la vie quotidienne. Très vite, le bibelot s’impose comme un objet décoratif de prédilection, alliant l’utile au beau. Ces créations, peu onéreuses, produites en grande quantité, trouvent facilement acquéreur à travers une vaste clientèle.
La Maison Daum continue d’éblouir avec ses créations en verre contemporaines, comme le magnifique paon en cristal créé en collaboration avec la designer belge Madeleine van der Knoop, dont le prix est affiché à six chiffres.
Du verre au cristal jusqu’à la pâte de cristal, Daum a toujours su se renouveler par l’innovation et la création. D’une histoire de famille à un patrimoine universel, Daum se transforme tout en maintenant l’excellence de son savoir-faire.
« La pâte de cristal » est devenue l’identité de la Maison depuis 1968, une technique à la cire perdue, propre à la Cristallerie et un écrin historique, la Ville de Nancy, font de cette Manufacture un incontournable artisan d’art.
Spécificité chez Daum, copiée mais jamais égalée, la pâte de cristal, matériau précieux qui donne à l’objet une dimension sculpturale, n’a cessé de se développer. La pâte de cristal a cette particularité d’ajouter la translucidité aux formes qu’elle reproduit.
La brillance de cette matière, les intensités de couleurs et ses tonalités ombrées lui confèrent toute sa singularité. La pâte de cristal contient près de 30% de plomb.
La matière naît à partir d’un cristal spécialement fabriqué dans des pots. Une fois cette première sculpture terminée, elle est utilisée pour produire un moule négatif en élastomère.
Ce matériau, utilisé sous forme liquide, permet de reproduire fidèlement les moindres détails de la sculpture. Ce savoir-faire est unique grâce à la technique de la cire perdue : le modèle en cire est noyé dans du plâtre réfractaire, et placé dans un four.
Sous l’effet de la chaleur, la cire fond et s’écoule par une évacuation aménagée au préalable. On dit alors que la cire est « perdue ». On obtient ainsi le moule final pour la pièce en cristal.
Une fois la cire évacuée, c’est au cristal de prendre sa place. Ces morceaux de cristal sont aussi appelés « groisil ».
Une fois refroidi, le moule en plâtre est délicatement cassé à la main, révélant alors la sculpture en pâte de cristal. Après les opérations de finition, le contrôle de la qualité et des répartitions de couleurs a lieu.
La pièce est ensuite prête à recevoir sa touche finale : la signature Daum.
De l’École de Nancy, de l’Art Nouveau aux Arts Décoratifs, de Majorelle à Dali, Arman et Hilton McConnico, Daum n’a manqué aucun rendez-vous magiques de la création artistique et du savoir-faire moderne, ce mariage toujours renouvelé de l’art et de l’artisanat.
Le processus utilisé par Daum, s’apparentant à une sculpture à la cire perdue, est le suivant selon plusieurs étapes :
De par une palette de couleurs riche et subtile ainsi obtenue, il n’y a pas deux pièces identiques.
La mise au point d’une pièce requiert au minimum un an de travail.
L’histoire de la verrerie/cristallerie Daum commence à la fin des années 1870, lorsque Jean Daum hérite d’une verrerie en difficulté à Nancy. Suite à la guerre de 1870, Jean Daum (1825 - 1885), notaire à Bitche, vend son étude et opte pour la France.
Il s’installe à Nancy en 1876 et rachète en 1878 une verrerie. En 1878, il y associe son fils Auguste. La production de la verrerie va s’orienter vers la création artistique.
Les deux frères préparent entre 1889 et 1891 la création d’un département artistique qui est confié à Antonin. Antonin commence avec quelques modèles simples pour continuer rapidement avec la gravure à l’acide,, puis, en passant à des modèles utilisant les techniques de gravure à la roue, de verres à deux ou trois couches.
Jacques Grüber est le premier artiste de la verrerie. Recruté en 1893, on lui confie la création de pièces en vue de figurer à l’exposition universelle universelle de Chicago de 1893.
Ce fut le premier grand succès qui propulsa Daum dans le cercle fermé des industries d’art. Les Daum y gagnent la participation à l’exposition de Nancy en 1894.
Henri Bergé y est maître décorateur, c’est le deuxième artiste de l’entreprise. L’Exposition Universelle de 1900 apporte la reconnaissance internationale avec la remise d’un Grand Prix.
En 1901, Daum fondera avec les artistes Majorelle et E.Gallé l’Ecole de Nancy, fer de lance de l’Art Nouveau.
Dans les années 1920, Paul oriente la production vers l’Art déco devant la perte d’intérêt du public pour l’Art nouveau.
Après la Seconde Guerre mondiale, le cristal prend une place prépondérante, sous la direction d’Henri et de Michel Daum. L’aîné des petits-enfants d’Antonin, Antoine Froissart (1920-1971), met au point la fabrication d’un cristal particulièrement transparent et brillant.
Ce nouveau cristal favorise la création de pièces aux formes épaisses et souples, et à l’aspect lumineux.
Ce qui distinguait la verrerie Daum de ses concurrents était leur désir constant d’expérimenter et d’innover dans leurs conceptions. C’est cet esprit d’innovation qui a poussé les gérants de la Maison Daum à investir dans la méthode de la pâte de verre coulée en 1906 - technique dont les racines remontent à l’Antiquité.
Cette énergie inventive a continué à définir les conceptions en pâte de verre Daum pendant tout le vingtième siècle. Ce savoir-faire durable est si remarquable qu’il possède sa propre collection de 600 pièces au Musée des beaux-arts de Nancy.
En 1968, la cristallerie Daum joue une fois de plus l’originalité et retravaille le cristal avec la technique de la pâte de verre. Ce procédé de fonderie et de moulage à la cire perdue, une exclusivité Daum, assure une palette de couleurs riche et subtile, un grain et une précision dans les contours impossibles à atteindre avec le cristal soufflé.
En 1901, les frères Daum inaugurent leur premier atelier d’art, destiné à devenir le berceau des collaborations entre artistes et artisans. Les premiers échanges entre Émile Gallé et Antonin Daum vont plus loin, en imaginant les plus beaux luminaires de l’époque.
Les frères Daum sont alors les premiers à habiller la lumière de verre, et pour cette réalisation exceptionnelle, ils obtiennent un prix lors de l’Exposition Universelle de Paris de 1900. Sous cette impulsion, ils créent l’École de Nancy avec Majorelle, Prouvé, Gruber ou encore Weissenburger, dans le but de promouvoir l’artisanat et les industries d’art de l’Est de la France.
Le verre de différentes couleurs est broyé jusqu’à obtenir une consistance de sucre ou légèrement plus lisse ou légèrement plus rugueuse. La première étape consiste à faire des modèles.
Le modèle est ensuite entouré de plâtre. C’est ce qu’on appelle l’investissement. Lorsque le revêtement durci, la cire est fondue pour former le moule négatif.
L’intérieur du moule négatif est couvert avec la pâte de verre de couleurs appropriées. C’est ce qu’on appelle « l’estampage ». Cette première couche mince forme le relief.
Ensuite, une couche plus épaisse de n’importe quelle couleur est appliquée. Une troisième couche de quelque chose comme du plâtre est utilisée pour maintenir le dessin en place.
Le tout est placé dans un four et cuit à haute température. Les pièces sont laissées dans le four pendant que celui-ci refroidit et permet de recuire le verre. Si le refroidissement est soudain, le verre peut se fissurer.
Une fois le verre refroidi, il est séparé du moule et nettoyé. Beaucoup de travail à froid est nécessaire pour égaliser les bords.
Il existe également une autre technique pour travailler la pâte de verre. Certaines verreries n’utilisent pas le liant. Mais le moule négatif est peint légèrement avec un adhésif.
Ensuite, plus de poudre de verre est versée pour le remplir. Un plâtre est utilisé pour maintenir la poudre de verre en place avant de placer le tout dans le four.
Ce travail du verre est extrêmement difficile nécessitant des années d’expérience avant d’être maîtrisé à la perfection.
Alors qu’en France, un seul terme, soit pâte de verre est utilisé, les anglo-saxons en utilisent deux. Ils distinguent ce qu’ils appellent « pâte de verre » et « kiln casting glass ».
Ainsi, selon le verrier et auteur Keith Cummings, la pâte de verre est uniquement le procédé consistant à remplir un moule avec des grains de verre puis le monter en température jusqu’à ce que la poudre de verre fusionne et qu’une forme soit obtenue.
La courbe de cuisson est étudiée afin que le verre ne s’écoule pas, ne se mélange pas au sein du moule. Bref, il souligne que cette technique est celle qui nécessite le plus de minutie et de délicatesse car la poudre de verre mélangée à des éléments agglutinants est mise en place directement au pinceau dans des moules qui restent souvent ouverts.
Avec le temps, la pâte de verre de votre Daum va perdre de son éclat et de sa brillance. On s’aperçoit qu’une fine pellicule blanche s’y dépose, synonyme d’un assèchement.
Pour lui rendre sa beauté originelle, munissez-vous de vaseline préalablement achetée en pharmacie (tout corps fera l’affaire). Massez la pâte de cristal en effectuant des mouvements circulaires.
Nous effectuons ce petit rituel une fois par an au sein de notre boutique.
Depuis sa création en 1878, la cristallerie Daum a toujours nourri ses collections d’échanges et de partenariats avec le monde de l’art. En 1968, la famille Daum donne un nouvel élan à la verrerie en lançant les premières collaborations artistiques avec les plus grands artistes de l’époque, tels que Dali, César ou encore Arman.
Depuis, la cristallerie a collaboré avec plus de 400 artistes de mouvements différents, de Dali à Villeglé, de Manolo Valdés à JonOne. Certains artistes s’inscrivent dans la durée, partageant le même ADN que la cristallerie, et restent en résidence, comme Jean-Philippe Richard, Marie-Paule Deville-Chabrolle, Sylvie Mangaud, Laurence Bonnel ou encore Madeleine van der Knoop.
D’autres signent des collections capsules, sous forme d’œuvres uniques, comme Gé Pellini, Jean Faucheur, Kongo ou encore Kriki.
Daum, cristallerie historique, soutient l’art international avec conviction, sans jamais oublier de faire briller dans son catalogue la scène artistique française, avec des artistes tels que Gérald Vatrin ou Jean-No.
La Maison Daum utilise son ADN des Arts Décoratifs à travers ses trois thèmes de prédilection : la femme, la flore et la faune, en signant des œuvres en éditions limitées, toutes numérotées.
La cristallerie Daum vous présente ses collections en pâte de cristal. Vases, coupes, éditions d’art, flacons de parfum, découvrez la boutique en ligne Daum. Toutes les pièces étant uniques par essence même.
Vessière Cristaux, c’est plus de 540 créations de la Maison Daum France. Plus de 350 collaborations artistiques disponibles en ligne, avec de nombreux avantages.
La cristallerie présente l’une des plus grandes collections de vases parmi les cristalliers Lorrains. L’art plaisir, l’art investissement.
La manufacture Daum édite un grand nombre de sculptures, nouant chaque année de nouveau partenariat.
La pâte de cristal, issu du moulage à la cire perdue, relève bien plus de la sculpture que de la verrerie. Les oeuvres sont pour la majorité éditées en édition limitée.
Le visiteur pourra découvrir la collection de verrerie Daum, présenté sous forme de scénographie. Plus de 100 ans d’histoire de la manufacture dans un lieu unique.
Plus de 140 pièces exposées, grâce à un effort financier de la ville, de la région, et du ministère de la culture, afin de conserver à la Lorraine cette collection témoin de son passé récent.
La salle située au rez-de-chaussée du Musée des Beaux-Arts de Nancy présente la collection Daum. Les œuvres sont disposées dans l’ordre chronologique, aucune date, aucun numéro d’ordre ne vient perturber la vision du visiteur.
La plus ancienne des pièces de la collection date de 1890, les dernières sont plus récentes. Cette exposition ne doit pas faire oublier que Daum est aussi une industrie.
Chacune des pièces sortant de la manufacture se voit apposer la signature Daum France.
| Étape | Description |
|---|---|
| Développement du produit et modelage | Création d'un premier exemplaire en plâtre à partir d'une sculpture existante, en collaboration avec un designer ou en interne. |
| Moulage | Ajout des éléments techniques nécessaires à la reproduction de la pièce en pâte de verre. |
| Fonte à la cire perdue | La cire est coulée dans le moule en élastomère, puis démoulée et réparée. |
| Moule en plâtre | Un moule en plâtre réfractaire est construit autour du modèle en cire. |
| Décirage du moule | Le moule en plâtre est placé dans une étuve pour libérer la cire. |
| Enfournement et cuisson | Le moule est placé dans un four pour une durée variable selon la taille de la pièce. |
| Démoulage et nettoyage des pièces | Opération délicate pour éviter de casser les pièces fragiles. |
| Finitions | Découpage, réparation des défauts, polissage. |
| Contrôle qualité et signature des pièces | La pièce est contrôlée et signée avec la signature Daum et celle de l'artiste. |
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